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Dustin Johnson, Brooks Koepka, Claude Harmon : La fin prévisible d’un ménage à 3 !

Contrairement à ce qu’il a voulu laisser entendre dans la presse américaine, Claude Harmon, le fils du célèbre Butch, n’a pas mis fin à sa collaboration avec l’américain Dustin Johnson. C’est bien l’ex-numéro un mondial, qui a, de sa propre initiative, repris son ancien coach universitaire, Allen Terrell, sans en informer Claude Harmon, ni lui répondre sur cette décision. Cette rupture rappelle celle de Woods avec Hank Haney. Dans les faits, c’est le joueur qui rompt, et c’est le coach qui l’annonce. Dans le cas de Dustin Johnson, le ménage à trois formé avec Harmon et Koepka est très certainement la raison de ce vif volte-face d’un garçon déterminé à redevenir numéro un mondial, et gagner plus de majeurs.

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Ces derniers jours, et peut-être plus que lors des précédentes victoires en majeur de son poulain, Brooks Koepka, le coach Claude Harmon III s’est mis en avant sur les réseaux sociaux,  pour rappeler son implication auprès du nouveau numéro un mondial.

Cette stratégie de communication a visiblement eu un effet de bord, ou peut-être était-elle une réponse à ce qui allait suivre à l’occasion du Memorial, Harmon était contraint d’officialiser la rupture sèche et brutale avec son premier protégé, Dustin Johnson, un golfeur qui en 5 ans est passé du 16eme rang mondial au premier, et au passage, a gagné son premier majeur, l’US Open.

L’écurie de Claude Harmon III était bien garnie avec des golfeurs comme Rickie Fowler, Brooks Koepka, Jimmy Walker ou encore Dustin Johnson.

Jusqu’à l’avènement quasi soudain de Brooks Koepka, la collaboration réussie avec Dustin Johnson était la meilleure carte de visite de Claude Harmon III.

Toutefois, il convient de rappeler que Dustin Johnson était surtout l’élève de Butch Harmon.

Ce dernier s’est appuyé sur son fils, jusqu’à lui transmettre complètement ses joueurs l’an passé, rattrapé par son âge, 75 ans.

Fanatique des outils de mesures tels que le Trackman, dans la lignée des nouveaux coachs du circuit professionnel, Claude Harmon a fait indéniablement progressé Dustin Johnson dans le domaine du petit-jeu.

Pour l’ancien golfeur professionnel et numéro 1 français, Michel Besanceney qui a côtoyé le père et le fils, Butch et Claude, il y a une énorme différence de charisme, et une préférence clairement affichée pour le coaching plus créatif du père, versus le coaching plus robotisé et mécanisé avec un radar du fils.

Quoi qu’il en soit, Claude Harmon a eu, et a des résultats incontestables au plus haut niveau.

Cinq ans en arrière, Brooks Koepka n’était alors que dans les 90 meilleurs golfeurs du monde. Dustin Johnson, son « pote » n’avait pas trop à en souffrir, et il pouvait facilement l’accepter dans son « environnement ».

Mais voilà, celui qui était dans l’ombre de « DJ », celui dont on ne connaissait pas le nom sur la photo à côté de Dustin Johnson, celui qui était alors un « espoir » a eu l’outrecuidance de dépasser le maître, aussi bien au classement mondial (nouveau numéro 1), et gagner quatre majeurs en moins de deux ans.

Lors du dernier US PGA Championship, le public avait clairement choisi son favori : Le charismatique Dustin Johnson contre le trop placide Brooks Koepka.

Le match a eu lieu l’espace de seulement quelques trous pendant le dernier tour.

Un match que Dustin Johnson n’avait peut-être pas vu venir cinq ans en arrière.

Déterminé à rester le meilleur golfeur du monde, cette séparation avec Claude Harmon n’avait rien d’imprévisible.

D’une part, la véritable relation coach-joueur avait été initiée par Butch Harmon, avant qu’il ne décide de passer la main en 2018 à son fils, considérant qu’il ne voulait plus voyager sur le Tour (75 ans).

Pour rappel, Claude Harmon travaille avec Brooks Koepka depuis 2013, et donc bien avant de commencer à suivre Dustin Johnson.

L’ex-numéro un mondial pouvait considérer qu’il n’était pas vraiment un élève préférentiel de Claude Harmon.

Dustin Johnson avait pris Butch Harmon en 2010 quand justement Allen Terrell avait souhaité moins voyager sur le Tour.

D’autre part, le partenariat amical entre Dustin Johnson et Brooks Koepka ne pouvait pas s’éterniser à mesure que la rivalité s’exacerbe sur le parcours, entre deux candidats clairement avoués pour le titre de numéro 1 mondial.

Justement, à Bethpage pour l’US PGA Championship, Dustin Johnson avait déjà emmené avec lui son ex-coach universitaire Allen Terrell, sans prévenir Claude Harmon, justement très proche de Brooks Koepka.

De son côté, Butch Harmon tente de modérer la rupture ou le psychodrame en annonçant qu’il va continuer à suivre de loin Dustin Johnson.

Ce dernier continuerait à lui envoyer des vidéos de son swing pour recueillir son avis.

Butch Harmon admettant que le boss, c’est bien le joueur. « Il est libre de prendre une autre paire d’yeux sachant que tout fonctionne bien quand chacun connaît, et respecte bien son rôle. »

Allen Terrell connaît en effet le swing de DJ depuis qu’il est junior, et a en fait largement contribué à son swing actuel.

Dans les faits, il n’y a rien d’inhabituel à voir des golfeurs utiliser plusieurs coachs répartis par compartiments de jeu, et travaillant en équipe.

Par exemple, pour Brooks Koepka, Claude Harmon travaille sur le plein swing, alors que Pete Cowen le conseille sur le petit-jeu, et enfin, c’est Jeff Pierce qui le suit au putting.

La semaine prochaine, à l’occasion de l’US Open disputé à Pebble Beach, le match Johnson-Koepka va rependre, avec des staffs clairement établis et séparés.

DJ a déjà brillé à deux reprises à Pebble Beach, tandis que Brooks Koepka a déjà gagné deux fois l’US Open.

Claude Harmon pourra se réjouir du travail accompli pour amener ces deux garçons à ce niveau de performance. Aujourd’hui, il est dans le camp du favori, et pas dans un entre deux qui paraissait difficilement tenable, surtout que Dustin Johnson est bien déterminé à ne pas accepter le nouvel ordre établi.

Quelques mois plus tôt, à l’occasion de la Ryder Cup à Paris, Dustin Johnson et Brooks Koepka avaient été au centre de l’attention médiatique, pour une supposée bagarre dans l’avion les conduisant d’Atlanta à Paris, et puis, lors de la soirée du Trianon Palace à Versailles.

Ces incidents auraient été surtout démentis par le clan Koepka, alors que de son côté Dustin Johnson reconnaissait être dans une mauvaise passe avec sa concubine Paulina Gretsky.

Dans le caniveau de la presse à scandale, on évoquait alors une possible tromperie de Dustin Johnson…tandis que Paulina Gretsky supprimait toutes les photos de son conjoint sur Instagram.

Koepka avait derrière déclaré « Si nous nous étions vraiment battus, nous serions sortis avec des yeux au beurre noir. »

Un élément semble tout de même accréditer la thèse d’un accrochage : Jim Furyk n’a utilisé la paire Koepka/Johnson qu’à une seule reprise sur le parcours du Golf National pour une défaite contre le duo Rose/Stenson, séparant sa paire favorite à deux autres occasions, et pour le résultat que l’on connait.

Quelques semaines plus tard, Dustin Johnson remettait pourtant le titre du joueur de l’année à son supposé meilleur copain, et le tout illustré dans une vidéo qui ne respirait pas franchement la camaraderie ou alors une forme d’humour froid.

Depuis, dans la presse people, on ne cesse de s’interroger sur l’amitié réelle ou fantasmée entre les deux joueurs, les femmes de deux joueurs ne sont jamais très loin… On se perd en conjectures.

Si on revient au seul terrain sportif, la séparation entre DJ et Claude Harmon est finalement assez logique. Claude Harmon n’étais pas aussi clé dans le dispositif de l’ex-numéro un mondial par rapport à son père ou le coach universitaire, alors que la relation est plus aboutie avec Koepka.

Dustin Johnson ambitionne clairement de redevenir numéro un mondial et de gagner d’autres majeurs. Il ne veut pas être le copain ou le gars sur la photo à côté du nouveau meilleur joueur du monde, et c’est tant mieux pour le spectacle.

S’agissant justement de l’amitié entre Koepka et Johnson, affaires de cœur ou pas, les deux hommes sont amenés à s’opposer tout naturellement sur le terrain. Il serait étonnant que leur amitié survive à leur ambition respective. Il n’y a qu’une seule place au sommet.

Crédit photo ; Rich Graessle/Icon Sportswire

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