Posté par le dans Accessoires Golf

Quel club de golf a le plus retenu mon attention en 2020 ?

Dans quelques jours, vous allez voir fleurir sur la toile d’innombrables vidéos ou articles du type « Ce driver sera le club à rattraper en 2021 » ou « Le meilleur club de l’année » ou encore « La médaille d’or », sans oublier les sempiternelles « étoiles ». C’est amusant dans un environnement industriel où tout est normé, tout est mesuré, et rien ne peut dépasser du cadre, d’imaginer qu’un driver ou un fer, sans parler d’ajustement pourrait être indiscutablement le meilleur. Alors pour ma part, je vais plus modestement vous présenter le produit, le « club » qui finalement aura retenu le plus mon attention en 2020, et non pas, pour une raison marketing, mais plus concrète, plus utile.

Découvrez nos formules d'abonnements

Driver, bois de parcours, hybrides, série de fers, wedges, putters, balles, accessoires pour l’entraînement, en 2020, malgré le confinement, j’aurai encore testé des dizaines et des dizaines d’articles, qui à l’origine, sont tous considérés, au moins par leurs concepteurs, comme de futurs « Game Changer ».

Ah ce fameux « Game Changer », ce coup de baguette magique qui pourrait soudainement transformer une citrouille en carrosse, un golfeur du dimanche en champion du tournoi des Maîtres.

Les marques en rêvent, en se rasant devant la glace le matin. Nous les golfeurs, moins concrets peut-être, plus songeurs sans doute, nous en avons une plus vague idée, mais oui certainement, nous aimerions tous, et sans doute, pouvoir crier Eureka.

Cette année, ce n’est pas un Game Changer qui m’a fait gagner 2 points d’index, et pas non plus le WHS qui plait surtout à ceux qui ont l’occasion de faire beaucoup de compétitions ou des cartes en partie solitaire qui comptent comme telles… mais bien réalistement et tout simplement le fait de mettre mis au départ de quelques compétitions.

Le Game Changer, c’est nous ! C’est celui qui tient les clubs, celui qui cherche, celui qui explore de nouvelles solutions…et parfois le hasard.

Non, le produit qui aura finalement retenu mon attention en 2020 n’a pas été un énième driver qui tape plus loin que loin. Je joue d’ailleurs une tête vieille de bientôt 4 ans.

Je porte réellement et sincèrement une très grande estime aux ingénieurs des grandes marques de matériel.

Brian Bazzel, Tom Olsavsky, Alan Hocknell, Jeff Brunski, Stéphanie Luttrell, Chris Voshall, Austie Rollinson… j’ai eu le privilège de pratiquement rencontrer tous les cadors de cette profession.

Eh oui, je reconnais leur prêter un très grand crédit. Après tout, ils ou elles sont des ingénieurs brillants.

Cependant, au fil des années, je ne peux m’empêcher de me demander si ces ingénieurs ne sont pas finalement des marketers, des hommes et des femmes qui imaginent surtout des nouveaux moyens de vendre, alors que la technique ou le process industriel touche déjà aux limites du possible.

Et si cette année, on peignait le driver en bleu ? Et si cette année, on parlait de vitesse ? Et si cette année, on parlait de spin ? Et si cette année, on parlait de moment d’inertie ?

La vérité, c’est que le matériel de golf est au maximum de ce qui peut être, et en raison des cahiers des charges strictes imposés. Les améliorations sont minimales.

Alors non, en 2020, aucun driver n’a vraiment retenu mon attention…Pas plus qu’un bois de parcours, un wedge ou une série de fers… c’est finalement un simple putter, pas le plus vendu, pas le plus populaire, et peut-être même pas le plus beau.

Imaginez la scène dans Indiana Jones et la dernière croisade, quand Indy rencontre le chevalier de la Table Ronde, et n’a qu’un seul choix pour mettre la main sur le Saint-Graal. Il ne choisit pas la coupe la plus clinquante… Il se rappelle que Jésus Christ était à l’origine un charpentier, et choisit alors la plus modeste des coupes.

Je n’irai pas jusque-là pour évoquer le Putter Cleveland Frontline Elevado, qui en portugais veut tout simplement dire « élevé » ou « haut ».

Quand j’ai reçu ce club pour essai, je n’aurai pas pensé lui décerner le titre de « Club de golf qui a le plus retenu mon attention ».

Pourquoi l’avoir choisi alors ? Ou plutôt pourquoi avoir choisi un de ses composants ?

Pour trois raisons qui me paraissent objectives : Je lance la balle plus facilement en ligne vers la cible, je place mes mains plus facilement sur le grip Lamkin d’une forme que je ne connaissais pas jusqu’à présent, et la tête de club me semble reposer parfaitement sur le sol, à l’adresse.

Je pourrais ajouter que la forme de la tête me convient, et la longueur du manche (33 inches) est aussi à ma convenance.

En réalité, de tous ces arguments, c’est surtout le grip Lamkin, qui dans le détail, a le plus retenu mon attention, car jusqu’à présent, je n’étais pas vraiment fan de cette marque de grip.

Je n’avais jamais vraiment réussi à prouver l’importance de la taille ou la forme du grip sur mon stroke de putting.

Depuis quelques années, j’ai largement épousé la mode des grips de putters SuperStrokes, ressentant plus de confort avec des grips plus volumineux.

Cela ne m’a pas empêché de connaître cette été ma plus grosse crise de yips, à savoir de trembler avant de faire un putt à moins d’un mètre du trou, et de pousser la balle à droite…

Incroyable sensation… pour la première fois de ma vie de golfeur, je me suis mis à trembler sous pression (en match-play), et pire, cette sensation est restée pendant de longues semaines, et d’autres parties, au point où j’ai été obligé de changer de putter, et abandonner mon Spider mini…

Dans un premier temps, j’ai réfléchi et opté pour une solution logique : Un putter maillet avec encore plus de moment d’inertie, un vieux putter Spider OS que j’avais depuis longtemps.

J’ai retrouvé mon meilleur niveau de putting (32 à 33 putts de moyenne avec une pointe à 29).

De tous les clubs de golf, alors que tout a déjà été inventé et réinventé, le putter est peut-être encore le club qui nous réserve le plus de mystère.

On croit avoir trouvé le bon, et puis un jour, sans raison, patatras, ce n’est plus le bon. J’aimerai pourtant être comme Tiger Woods, l’homme d’un seul putter, ne jamais le changer.

Pourtant, sur les cinq dernières années, j’en ai déjà consommé trois. C’est plus que ce que j’aurai aimé, mais après tout, dans ma position (celle de tester beaucoup de putters pour revue), la tentation est aussi grande de changer.

Quand j’ai choisi le Spider Mini, j’avais appuyé ce choix sur un test poussé et mesuré au Trackman… c’était le club avec lequel j’avais la plus grande régularité pour gérer la face à l’impact, et le plus proche de totalement square.

Aujourd’hui, sans raison compréhensible, je pousse la face à droite. J’ai perdu confiance dans l’outil.

Confiné le week-end, je putte sur un tapis dans le salon, pour essentiellement travailler le dosage, mais surtout le contrôle de la face, pour putter parfaitement en ligne avec la cible.

C’est dans ce contexte que j’ai eu l’idée de reprendre le modèle Elevado qui était au studio.

Je l’ai mis à l’adresse, et le plus naturellement du monde, sans me poser des questions, les mains naturellement placées sur le grip sans chercher une position alambiquée, tout en douceur, je me suis remis à lancer la balle parfaitement droite, signe d’une position de la face strictement square à l’impact, en même temps que bien centrée.

J’attribue ce résultat, non pas à une opération du Saint-Esprit, mais plus logiquement à l’équilibre du putter, entre le poids de la tête (pas trop lourd), son inertie, le placement du shaft en coude sur la tête, la longueur du manche, et surtout la forme du grip.

Sans faire de longues études ou une démonstration mathématique à coup de Trackman, Zenio ou Sam Putt Lab, j’ai écouté mon seul instinct.

Depuis la première fois que je l’avais utilisé, j’avais eu la sensation qu’il me tombait parfaitement bien, comme un costume taillé sur mesure.

Ce n’est pas seulement ces derniers jours, mais depuis son arrivé, et à chaque fois que je l’avais testé.

Jusqu’à présent, je ne voulais pas en faire mon putter de jeu, par fidélité et sentimentalisme pour mon putter Mini Spider, et fidèle à l’idée de ne pas changer de putter comme de chaussettes.

J’ai résisté… La crise de yips a bouleversé mes certitudes.

Mais plus que la forme, plus que la face balancée, c’est bien le grip Lamkin SINKFIT PISTOL qui m’a le plus intrigué, un grip à moins de 20 dollars.

C’est donc ce grip Lamkin Pistol qui a le plus retenu mon attention en 2020…

Le fabricant argumente sur la technologie Fingerprint (tout au golf est toujours une technologie venue de l’espace, même un simple grip…) qui est censée donner un toucher plus réactif, et plus durable.

Ce grip serait idéal pour des golfeurs avec un stroke arc to arc ou arc to straight…je retiens surtout la texture très originale du grip, une chose que n’importe quel golfeur ou golfeuse pourra observer ou ressentir facilement.

Au-delà de la texture, j’ajouterai la forme particulière du grip, plat sur le dessus, l’emplacement des pouces, et seulement plus arrondi à l’autre extrémité, sous les doigts.

La marque argumente encore que ce grip encourage un positionnement des mains propre, tout comme l’alignement des poignets, pour des coups mieux contrôlés, et plus réguliers…

Si je devais encore choisir un deuxième produit dans ma liste d’attention en 2020, j’ajouterais les grips Midsize MCC4+ de Golf Pride, que j’ai véritablement découvert cette année, et pour le reste de mes clubs.

Ce commentaire pour finalement vous avouer qu’en 2020, pour moi, ma véritable attention s’est portée sur les grips, le produit le moins considéré dans tout notre attirail, et peut-être le moins révolutionnaire, mais le plus connecté à nos mains.

En guise de conclusion, cet article ne traite modestement que de l’article qui a le plus retenu mon attention, et pas le meilleur pour tous, ou pour vous, ou encore celui qu’il faudra battre en 2021.

Le marketing des équipements de golf est prévisible pour ne pas dire répétitif et donc lassant.

Le produit à battre en 2021, le meilleur club de golf sera pour vous, une trouvaille concrète qui vous apporte un bénéfice immédiatement tangible, et même si provisoire.

Il faut continuer de chercher à s’améliorer, et le matériel est une bonne piste. Cela pourra être un driver, à condition de ne pas prendre le dernier modèle sans autre forme de réflexion. Peut-être découvrirez-vous qu’il faut le « plomber » ou au contraire l’alléger ?

Peut-être est ce le manche qu’il faudra raccourcir ou allonger ?

A contrario, peut-être que ce club ou accessoire ne sera pas aussi spectaculaire qu’un driver, mais sera tout simplement un grip, une nouvelle sensation ?

Cette année, j’ai écrit un article qui a pu être mal perçu à propos du fitting.

Je voulais faire deux choses : Relativiser le matériel par rapport à la compétence, la sensibilité du golfeur qui pour moi est plus importante… se placer au-dessus du matériel, dominer le sujet ET dénoncer le fait qu’aujourd’hui, tout le monde prétend faire du fitting, et on mélange les torchons avec les serviettes.

Je peux mettre ici un point final à cet article sur le fitting, en concluant que si le golfeur doit développer une forme de connaissance et d’intelligence du matériel, il peut rester un chercheur de détails.

Plus que les marques qui sont des fournisseurs de composants, c’est le golfeur l’avenir du matériel, et du produit de l’année.

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 747
  • 1 commentaire
  • Imprimer
Modifié le
Twitter
Facebook
G+
In
pinterest

Restez informé

Recevez notre newsletter

Ma lettre au Père Noël des golfeurs
Grips Golf Pride Concept Helix. Est ce vraiment la...

Auteur

 

Commentaires   

mhezkia@gmail.com
+1 #1 Produit de l'année.mhezkia@gmail.com 10-12-2020 12:43
Bonjour,
Merci pour voter article très intéressant. J'ai envie, aussi d'apporter ma pierre à l'édifice !
Pour moi, le produit de l'année a été le grip Pride MCC4+ Midsize au sujet duquel vous aviez écrit un article. Cet article, en son temps, m'avait interpellé, et après avoir fait un essai sur un club, je l'ai fait poser le lendemain sur tous mes clubs. On sait qu'au golf, pratiquement tout se passe dans la tête, et que très souvent, ce que l'on ressent est subjectif. Néanmoins, j'ai senti un confort plus important lors du swing. Un de mes défauts (je ne les listerai pas tous !), c'est que je casse trop mes poignets. Le diamètre plus important du grip, me permet de diminuer ce problème. En plus, comme j'avais tendance à trop serrer mon grip, là aussi, j'ai réellement senti un gain. Bref, plus de confiance dans la tenue du club et dans le swing. J'ai réellement l'impression de mieux sentir mon club. Ce grip m'a permis de moins disperser, et surtout de moins slicer... Bref, de mieux contrôler. Je ne peux que vous remercier de me l'avoir fait découvrir !

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.