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Que penser du nouveau calendrier du PGA Tour avec 4 majeurs en 4 mois ?

Mi-juillet, à l’occasion de The Open, dernier majeur de la saison de golf, disputé sur le parcours de Royal Portrush, les meilleurs golfeurs du monde s’affronteront une dernière fois pour tenter de remporter un majeur en 2019. La saison a parfaitement démarré avec une victoire de Tiger Woods au Masters, suivi de l’US PGA Championship remporté par Koepka, et l’US Open par Woodland. Pour la première fois, le calendrier du PGA Tour concentre les quatre majeurs en quatre mois, de sorte que de juillet à avril prochain, vous n’aurez plus de majeur à suivre, si ce n’est les play-offs de la Fedex Cup. Ce nouveau calendrier est-il pertinent ? De l’avis de l’anglais Justin Rose, le compte n’y est clairement pas.

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Obsédé par la question des droits TV, et la saison de football américain qui accapare les annonceurs comme les spectateurs, le PGA Tour cherche toujours la meilleure formule pour concentrer et dynamiser un calendrier qui traîne en longueur d’octobre à septembre.

Trop de tournois tue l’intérêt des tournois.

C’est clairement mon avis et depuis longtemps. Le golf est un sport passionnant, mais pas 52 semaines par an avec des tournois professionnels qui mélangent des majeurs, des championnats du monde, des tournois inclassables comme le Player’s et éventuellement les dernières épreuves de la Fedex Cup, avec des tournois d’intérêt tout relatif.

Le PGA Tour n’est plus, et depuis longtemps un circuit seulement nord-américain. Il concerne le monde entier, et il suffit de jauger le champ des compétiteurs chaque semaine pour se rendre compte qu’il est toujours plus international.

Les meilleurs européens dont McIlroy, Fleetwood, Garcia, et beaucoup d’autres jouent la plupart du temps sur le circuit US.

Ce qui se passe aux USA nous concerne, surtout quand arbitrairement, ils déplacent des tournois importants pendant la semaine de l’Open de France ou recalent The Open, le seul majeur de golf disputé hors des Etats-Unis, en dernière position.

En 2019, l’insipide US PGA Championship, le moins significatif des quatre majeurs, notamment pour nous les européens a été revalorisé et replacé en seconde position du calendrier, et surtout, chaque majeur a été espacé d’à peine un mois entre avril et juillet.

Ce n’est pas si anodin et sans conséquence sur tout l’écosystème du golf professionnel.

Le but premier était de raccourcir la saison de golf de sorte qu’à partir de fin août, début septembre, les meilleurs joueurs du PGA Tour soient en vacances ou puissent disputer des exhibitions.

On a pu voir l’an passé le caractère inutile de match entre Mickelson et Woods à Las Vegas. En aucun cas, cela a été une bonne publicité pour le golf, et un moyen de développer du golf.

A vrai dire, tout le monde tourne autour du pot ! Le plus gros problème du golf professionnel est l’absence d’un seul et même circuit mondial qui harmonise les classements, et les tournois.

En dehors des majeurs, il faut bien admettre que beaucoup de tournois sont du « remplissage » pour la télé, avec un intérêt sportif relatif. Les champs de joueurs sont clairsemés, et les meilleurs mondiaux profitent du nouveau système pour jouer moins ou à la carte.

Le fait que sur 52 semaines, les stars de la profession se limitent volontairement à 18 ou 20 dates n’est pas une très bonne publicité pour le golf, et notamment en tant que sport de haut niveau.

Autre problématique qui concerne les tous meilleurs avec l’hyper concentration des majeurs, cela réduit le temps utile à la préparation, et impose qu’ils sautent des étapes.

Avant The Open, le calendrier Européen proposait au moins trois très beaux événements comme l’Open d’Espagne, l’Open d’Irlande, et l’Open d’Ecosse.

Admettons que dans les trois cas, il s’agit de très belles terres de golf qui mériteraient les meilleurs champs de joueurs possibles, et surtout des joueurs, non pas en répétition d’un majeur, mais en chasse pour la victoire.

Pour être tout à fait honnête, après la victoire de Tiger au Masters, il m’a fallu plus de trois semaines avant d’avoir envie de regarder un nouveau tournoi de golf, et pourtant, je devrais dire que c’est pour partie mon métier.

Après le dénouement du Masters entre Woods, Molinari, Finau ou encore Koepka, qui a vraiment envie de regarder le fadasse tournoi RBC Heritage disputé à Harbour Town ?

Ce parcours présente quelques très jolies vues, notamment celle du 18, mais l’absence de la ferveur du public d’Augusta autour des fairways, rend le tout très peu digeste.

Au lieu de concentrer le calendrier des majeurs, le golf, dans son ensemble, et pas seulement le PGA Tour gagnerait à créer de la respiration entre les majeurs, y compris avec des semaines sans tournois.

Le PGA Tour compte près de 50 événements cette saison, mais le tout s’arrête fin août avec le Tour Championship à Atlanta !

Quelle frustration pour les golfeurs amateurs qui prétendent encore jouer au golf jusqu’en novembre !

A contrario, une place énorme est laissée pour l’organisation de la President’s Cup, qui certes intéresse beaucoup les américains, puisque depuis plusieurs années, ils peuvent librement écraser l’équipe du Reste du Monde, ce qu’ils ne peuvent plus faire en Ryder Cup, contre l’Europe. Une compétition qui du coup, les intéresse bizarrement beaucoup moins…

Pour nous, en Europe, c’est la President’s Cup qui ne présente pas beaucoup d’intérêt, faute de réelle compétitivité de l’équipe du reste du monde, qui d’ailleurs représente trop de pays, et finalement personne.

Quel point commun entre un Japonais et un Sud-africain ?

Ce nouveau calendrier pourrait avoir le mérite de remettre sur le tapis une question utile : La création d’un cinquième majeur en Asie, et en particulier au Japon, le deuxième grand pays du golf au monde.

Les majeurs penchent trop du côté américain avec trois épreuves dont l’US PGA qui a surtout vocation à récompenser la PGA américaine.

Le PGA Tour devrait enfin se mettre à penser global, et assumer son véritable statut de seul circuit pertinent dans le monde. Cela implique de ne plus seulement penser USA, mais mondial.

La suppression d’un majeur au mois d’août va surtout nous laisser orphelin d’un très grand tournoi sur une longue période, de mi-juillet à avril 2020, date du prochain Masters. Pour le coup, si le calendrier est trop serré d’un côté, il est trop espacé de l’autre.

Ce nouveau calendrier est clairement un pas de plus dans la mauvaise direction pour développer l’intérêt du public mondial pour le golf de très haut niveau.

La saison de majeurs 2019 est passée en un éclair.

Crédit photo : Icon Sportswire

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Commentaires   

Oliverdalton40@gmail.com
0 #1 4 majeurs en 4 moisOliverdalton40@gmail.com 20-07-2019 20:03
Et pourquoi ne pas s’inspirer du tennis...? 4 majeurs espacés, et les autres sont classés en ATP 1000, 500 et même 250... la différence étant la dotation et les points mondiaux... chacun y trouve son compte en fonction de son niveau et de son « emploi du temps »....

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