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Bilan European Tour 2019 : Comment Matt Wallace a transformé son jeu?

A 29 ans, le natif d’Hillingdon en Angleterre, est en fait le deuxième joueur du classement à avoir disputé plus de 26 tournois sur l’European Tour. Septième de la Race avant la dernière étape, sans victoire spectaculaire, Matt Wallace a pourtant fait preuve de régularité, et réalisé quelques coups d’éclats, pour surtout confirmer son statut de nouvel animateur du golf européen. Considérant son assiduité sur le circuit européen, sur une saison complète, il a été le principal challenger de l’autrichien Bernd Wiesberger pour le titre de meilleur européen. Wallace : Un profil avec lequel il va falloir compter…

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En 2018, il avait manqué de peu de faire partie de l’équipe européenne de Ryder Cup dirigé par Thomas Bjorn. En 2020, à son rythme actuel, il pourrait faire partie de l’équipe, sans laisser le choix au capitaine Irlandais Padraig Harrington.

Troisième de l’US PGA Championship cette année, ce fan de Manchester United (club de foot), avait été le grand animateur de la saison précédente de l’European Tour avec notamment 3 victoires !

Quintuple vainqueur sur l’Alps Tour (3eme division) en 2016, il a connu depuis lors un parcours météorique, et toujours émaillé de victoires.

En 2017, alors sur le Challenge Tour (seconde division), il remporte l’Open du Portugal, pourtant un tournoi de première division, et en profite pour sauter directement une classe.

En 2018, rookie sur l’European Tour, il gagne en Inde, en Allemagne, et au Danemark, pour se faire remarquer, et jusqu’au point de faire hésiter Tomas Bjorn à le prendre dans l’équipe Européenne de Ryder Cup. Son éclosion très rapide, et son manque d’expérience n’ont pas plaidé en sa faveur.

Avec Rafa Cabrera-Bello, il fera partie des rares choix contestés de Bjorn, et très vites oubliés avec la victoire magistrale des troupes européennes au National.

Wallace est reparti en 2019 avec le couteau entre les dents.

Désormais dans le top-30 mondial, sans victoire cette saison, il a néanmoins fait preuve de régularité avec une troisième place au KLM Open, au BMW International Open, et une seconde place au British Masters.

Le point d’orgue de sa saison restera cette première grande performance en majeur avec la troisième place au PGA Championship, premier européen du classement derrière les intouchables Brooks Koepka et Dustin Johnson.

Wallace ne perd donc pas de temps, et a déjà appris à gagner ! Cette troisième place dans un majeur, et qui plus est aux Etats-Unis illustre le caractère sans limite possible de ce joueur, dont on ne peut pas dire qu’il soit un jeune premier.

On peut plutôt parler d’éclosion tardive, mais néanmoins rapide.

Brillant en Université, et notamment à Jacksonville aux USA en 2011, il gagne déjà à 2 reprises pour être nommé joueur de l’année, et signer au passage le record du score le plus bas sur un parcours (62), et pour son école.

A 21 ans, une belle carrière de golfeur professionnel devait se présenter à lui. Il passe pro en 2012.

Ce n’est pourtant qu’en 2016 qu’il exprime la pleine mesure de son talent vu à l’Université, et réalise une saison incroyable, pour se propulser vers la deuxième division européenne, le Challenge Tour.

Entre 2011 et 2016, Matt Wallace a bien failli se résigner à ranger les clubs, et à prendre un « vrai métier ».

« J’ai commencé à envoyer des mails à des sociétés de management. En retour, je n’ai reçu aucune réponse. »

Un de ces mails est arrivé jusqu’au bureau d’Andrew Chandler, chez ISM (International Sport Management). Lui non plu n’a pas répondu à Wallace. Il est pourtant devenu son manager, mais pour une carrière de golfeur professionnel.

Wallace bataillait avec son swing, sans savoir trop quoi faire, et changeant régulièrement de coach.

« Le problème n’était pas mental mais bien technique. » Ajoutant « Je ne travaillais pas sur le bon aspect de mon jeu. »

En 2015, il a va finalement trouver en Matt Belsham la solution. C’est un swing coach vraiment très technique, et ce dont avait besoin le jeune anglais.

Il ne s’attendait pas à ce que l’approche de son nouvel entraîneur soit aussi brutale. Le coach n’était pas du tout impressionné par le swing du champion universitaire, et au mieux espérait qu’il soit meilleur au petit jeu ou au putting.

La théorie développée par les deux hommes « La balle fait ce que le swing de golf veut qu’elle fasse ! ».

Alors que son swing changeait, Wallace a été approché par un cadet expérimenté, Dave McNeilly (66 ans) en 2017. Wallace croyait qu’il lui faudrait un cadet plus jeune, pour surtout bien s’entendre et parler de voitures, de golf, de sport, et de la vie en général.

Au contraire, il a compris qu’il lui fallait un caddy expérimenté qui connaissait chaque parcours comme sa poche.

« Il essaie d’obtenir le meilleur de moi-même à chaque coup, et chaque semaine, et ne se repose jamais sur ses lauriers. »

De son côté, le caddy a vu que Wallace avait du potentiel « Il est parfait parce qu’il a faim, il a de l’énergie, et de la passion, tout en étant toujours en apprentissage de ce jeu. J’ai déjà eu des joueurs comme cela, et je sais la frustration qui est en eux, comment la gérer et le faire progresser. »

Wallace a encore changé de coach, et fait appel à Robert Rock, qui joue toujours sur l’European Tour.

Le coach a aidé à réduire les erreurs, et significativement amélioré son jeu.

Robert Rock déclare « Nous avons raccourci son swing pour que sa qualité de frappe soit meilleure, et le vol de balle plus régulier. »

Wallace, sous l’impulsion de Rock a aussi fait appel à d’autres joueurs pour l’aider au petit jeu, comme Thomas Bjorn, et Paul Lawrie.

En seulement 8 mois, les résultats ont été spectaculaires. « Il n’y a pas réellement de secret. Cela a été du travail… »

Aujourd’hui, après tout ce gros travail, Wallace essaie surtout de ne rien changer…

En 2019, il n’a pas gagné de gros tournois, mais tout de même réalisé une bonne saison, confirmant même son nouveau statut de leader du circuit.

Il a aussi connu un moment moins glorieux à l’occasion d’un autre PGA Championship, le BMW, disputé à Wentworth où devant son public, il a signé une carte record de 65 sur le premier tour, avant de s’effondrer sur les trois tours suivants, et terminé 41eme.

Septième de la Race, dépassé par des stars du circuit comme Rahm, Fleetwood, Lowry, Fitzpatrick ou McIlroy, il n’en demeure pas moins l’un des animateurs de cette saison, surtout pour la qualité de son putting (1.42 putts par greens en régulations).

Il présente la 11eme meilleure moyenne de coups pour la saison 2019 (69,92 coups) devant Wiesberger…

En 2020, il pourrait très bien concourir au titre de meilleur golfeur du circuit européen, et ainsi décrocher sa place dans l’équipe européenne de Ryder Cup dirigée par Padraig Harrington.

Crédit photo : Michael Wade/Icon Sportswire

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