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Bilan de l’European Tour 2019: Les révélations !

Kurt Kitayama, Guido Migliozzi, Andrea Pavan, Marcus Kinhult, Erik Van Rooyen, Christiaan Bezuidenhout, et Sebastian Soderberg ont tous en commun d’avoir gagné au moins un tournoi de l’European Tour en 2019. Rookies ou joueurs en devenir, ces 7 golfeurs se sont illustrés sur l’European Tour. Ils sont probablement promis à un bel avenir. Qui sont-ils ?

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Pour les deux premiers nommés, Kitayama, et Migliozzi, ils ont même remporté deux victoires

S’agissant de l’américain Kurt Kitayama, originaire de Californie, sa venue sur ce circuit est donc une pleine réussite, surtout après être sorti des qualifications fin 2018.

Sans doute inspiré par le passage réussi de Brooks Koepka en Europe, et celui de son copain, David Lipsky, qui lui-même joue déjà depuis plusieurs années sur l’European Tour, Kurt Kitayama a tenté un pari à contre-courant du chemin classique emprunté par les jeunes américains, pour se hisser au plus haut niveau.

Au lieu de disputer le Web.com Tour rebaptisé Korn Ferry Tour, l’antichambre du PGA Tour, Kitayama a brillamment passé les 3 stades des cartes européennes, avec en point d’orgue une qualification à Lumine.

Vainqueur de la Q1 à Hardelot en France, second de son Q2 à Las Colinas, Kitayama a pris la troisième place des Q3 à Lumine en -23 total à un coup de Canizares et Lombard.

Une fois sa carte en poche pour disputer l’European Tour, il n’a pas tardé à s’imposer, profitant du voyage à Maurice pour se faire connaître (vainqueur du Afrasia Bank Mauritius Open à Anahita en novembre 2018).

Trois mois plus tard, il renoue déjà avec la victoire à l’occasion de l’Open d’Oman. Avec déjà deux victoires en si peu de temps, il pouvait largement être consacré Rookie de l’année, et assurer sa présence sur le circuit en 2020, ce qui est pourtant le plus difficile pour un débutant.

A 26 ans, pro seulement depuis 2015, déjà 69eme mondial, aux portes du top-10 européen avec plusieurs autres places d’honneurs, une deuxième place en Turquie, une troisième place à l’Open d’Italie, et une quatrième place en France, Kitayama est sans doute un nom à retenir pour l’avenir.

Il pourrait très vite basculer sur le PGA Tour, et démontrer que l’école « européenne » est aussi un bon moyen d’accéder au plus haut niveau.

Il faut tout de même préciser qu’il s’entraîne aux Etats-Unis, et c’est seulement son calendrier qui est « européen ».

Guido Migliozzi, 22 ans, originaire de Vicence en Italie s’est fait remarquer avec deux victoires, au Kenya et en Belgique.

Lui-aussi est un rookie sur le circuit, et n’a disputé à ce jour que 33 tournois de l’European Tour, dont 27 pour cette seule saison. Comme Wiesberger ou Kitayama, il a été parmi les plus assidus.

Au-delà de ses deux victoires, c’est surtout un coup qui a retenu l’attention.

A l’occasion du Belgian Knock-Out, il tape un coup de fer avec une balle pourtant très haute sur le tee, et notamment pour annihiler le plus possible le spin, pour une sorte de coup punché, et assez unique en son genre.

Il avoue avoir découvert ce coup dans une vidéo sur Instagram, et avoir essayé au practice, avant de le tenter avec succès sur le parcours.

Pro seulement depuis 2016, déjà 109eme mondial, il pourrait bien faire oublier son compatriote Matteo Manassero en perdition, et déjà assuré de perdre sa carte sur l’European tour.

Migliozzi démontre la bonne santé du golf italien, toujours capable de sortir des joueurs dans la foulée des frères Molinari. Certes, l’exemple Manassero démontre qu’il ne faut crier victoire trop vite.

Les bonnes surprises de la saison 2019

A ces deux noms, on peut donc ajouter Andrea Pavan, un autre italien, et un peu plus expérimenté (147 tournois disputés), souvent coutumier de l’ascenseur avec les cartes de fin de saison à passer entre 2010 et 2017 (6 fois).

Depuis 2018, et sa première victoire en Tchéquie, il a remporté le BMW International Open à Munich, ce qui place le Romain dans le top-30 de la Race 2019.

Ces deux victoires ne sont pas le fruit du hasard. Elles coïncident avec une nette amélioration du jeu de l’italien.

En 2018, il détenait la 19eme meilleure moyenne de score sur la saison avec 70,23 coups.

Paradoxalement, ses statistiques sont mêmes légèrement en retrait en 2019, mais toujours très bonnes, pour en faire un des 40 meilleurs joueurs en Europe.

Le putting est à la base de son succès, de même que la qualité de ses coups d’approches.

Le suédois Marcus Kinhult s’était fait quant à lui remarquer en France, sur le parcours du Golf National en 2018, où il s’était longtemps mêlé à la lutte pour la victoire face à son compatriote Noren, et les espagnols Garcia et Rahm.

A 23 ans, pro depuis 2015, il s’est finalement imposé pour la première fois à l’occasion du British Masters, et non pas sans connaître un fin de parcours stressante, commettant 2 bogeys puis 2 birdies sur les 2 derniers trous, pour finalement remporter son premier grand tournoi.

La relève du golf suédois semble prête après Parnevik et Stenson.

Sebastian Soderberg, 29 ans, plus expérimenté que son compatriote Kinhult, vient lui aussi de remporter son premier tournoi, et pas n’importe lequel, l’Omega European Masters à Crans-Montana.

Pro depuis 2013, il a lui aussi lutté avec les qualifications à 4 reprises depuis, et jusqu’en 2016. A ce jour, il n’a finalement disputé que 56 tournois sur le circuit.

En 2018, il s’était classé parmi les 15 premiers du Challenge Tour pour faire son retour dans l’élite.

La victoire en Suisse lui permet d’entrer dans le top-60 européen, et sécuriser son avenir à court terme.

Autre grand pays fournisseur de talents golfiques, l’Afrique du Sud des Ernie Els et Retief Goosen, vainqueurs en majeurs, voit éclore deux nouveaux noms : Erik Van Rooyen et Christian Bezuidenhout.

Van Rooyen, encore un primo vainqueur sur le circuit, et issu des Q-School en 2016, a remporté une victoire de prestige en Scandinavie, contre Fitzpatrick et Stenson, deux stars de Ryder Cup.

Pour un Sud-Africain, c’est une victoire loin de chez lui, et signe qu’il n’a pas seulement profité du calendrier du Sunshine Tour fusionné avec l’European Tour.

Après 28 tournois disputés, il occupe le 10eme rang de la Race, après notamment une deuxième place en Turquie, battu cette fois en play-off par Tyrell Hatton.

Vainqueur de son premier tournoi avec six coups d’avances, Christiaan Bezuidenhout au nom imprononçable a écrasé l’Open d’Andalousie organisé par Sergio Garcia, confirmant que la nouvelle garde sud-africaine voyage très bien.

Pro depuis 2015, issu des qualifications en 2017, il a déjà disputé 67 tournois dont 27 cette saison pour intégrer le top-20 européen.

Crédit photo : Getty Images

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