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Test de l’accessoire d’entraînement Arc To Arc Square pour le putting

« Motion putting guide » c’est en fait le nom de cet accessoire imaginé par Olivier Léglise et Boris Pansart, et surtout destiné au marché nord-américain. Que l’on soit débutant ou golfeur professionnel, le putting représente à la fois une part majeur du jeu de golf, et peut-être le secteur où l’on peut progresser le plus vite, à condition de développer quelques bons réflexes. Plus que les professionnels, quand Olivier Léglise a imaginé ce « tapis » d’entraînement pour le putting, il faisait le constat de l’irrégularité du putting chez les amateurs, et souvent traité avec de mauvaises réponses, là où la solution pouvait être plus simple ou plus méthodique…

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« Je constate trop souvent beaucoup d’irrégularité au putting chez l’ensemble des joueurs. En fait, ceux-ci n’arrivent pas à stabiliser leur putting. Ils ont du mal à identifier clairement, d’un jour à l’autre, les raisons d’un bon ou d’un mauvais putting. Ils ont, par conséquence, tendance à se perdre dans des recherches et changements permanents, afin de retrouver certains repères techniques ou les bonnes sensations de la veille. »

Faire les bons constats et trouver les bons repères, c’est finalement le leitmotiv d’Olivier Léglise au moment de penser une aide à l’entraînement pour le putting.

Pour ma part, en tombant par hasard sur cet accessoire rangé dans un coin d’un magasin de golf, j’étais tenté de l’essayer pour enfin en comprendre l’intérêt réel.

Le putting est certainement le point le moins faible de mon jeu, mais on toujours s’améliorer.

Fervent défenseur du principe de compter les pas de chaque putt et de varier les amplitudes en conséquence, éclairé à la méthode AimPoint par Olivier Raynal, j’étais intéressé par un des arguments de cet accessoire : La forme du Stroke.

L’arc de swing au putting varie selon les joueurs.

Il peut être relativement droit ou plat (ce qui n’est plus vraiment un arc…). On utilisera alors l’accessoire « Square », justement celui que j’ai acheté pour 59 euros.

Attention, le fabricant précise les choses. La version Square ou « symétrique » correspond aussi à la façon de placer son dos assez penché, et avec les yeux bien au-dessus de la balle.

Il peut être « standard ».

C’est-à-dire un mouvement en arc de swing, celui qui pourrait être le plus répandu bien qu’il n’existe pas à ma connaissance d’études précises sur les proportions de golfeurs, selon les arcs de swings au putting.

Dans ce cas, le golfeur est un peu plus relevé avec son dos plus vertical, et surtout, il n’a pas les yeux exactement au-dessus de la balle.

Enfin, Arc To Arc fait une différenciation entre les golfeurs qui puttent en léger arc de swing selon un profil symétrique ou asymétrique.

A l’inverse du mouvement « Square » ou relativement droit, le mouvement est plus « arrondi » du backswing au frontswing.

Il est asymétrique quand le take-away ou backswing est plus écarté de la ligne droite que le front swing ou follow through. Il est symétrique quand ce mouvement est identique en avant ou en arrière.

Précision : A l’impact, tous les mouvements doivent amener la face du putter square à l’impact.

Parler de mouvement square me paraît être un abus de langage. Que le mouvement soit plus arrondi ou plus rectiligne, tout putt a pour ambition d’amener la face square. Y arriver est une autre question…

J’ai acheté la version Square, car justement je voulais vérifier une vieille hypothèse à ce sujet, et me conforter.

Cela étant, il y a bien 3 repères fondamentaux à checker avec cet outil, et pas seulement la forme du stroke :

Le repère du chemin du club idéal pour un meilleur contact.

Les repères d’orientations de la face du club à l’adresse, et pendant tout le swing pour la maîtrise de la direction.

Les repères d’amplitudes, du backswing jusqu’au finish pour la maîtrise de la vitesse de balle.

Ce petit tapis est rangé dans un tube en plastique facile à transporter, et donc à plier ou déplier. Avantage, peu d’encombrement, je le glisse dans mon sac de golf, sachant que cela ne pèse rien…

Inconvénient, tout le temps roulé, à l’usage en indoor, ce n’est pas vraiment pratique car il ne repose jamais complètement à plat au sol.

Pour bien le caler/fixer au sol, l’idéal est de planter des tees dans les différents trous prévus à cet effet.

Sur un véritable green, cela ne pose aucun souci, en revanche, chez moi, sur des dalles ou de la moquette, les tees s’enfoncent plus difficilement.

Trêve de plaisanterie, il vous faudra laisser le tapis déroulé le plus longtemps possible, et même « l’écraser avec de gros livres » pour le maintenir relativement plat.

En supplément, Wellputt, le fabricant propose des plots en acier pour maintenir le tapis… Inconvénient, c’est en supplément, ce qui fait un peu mesquin…

C’est un peu dommage. Son utilité en indoor pendant les longues soirées d’hiver pourrait être toute trouvée.

La matière ne se déroule pas assez bien, et gondole trop. C’est sans doute le principal défaut de cet accessoire.

Son utilité est donc bien plus adaptée à l’outdoor, et justement pour utiliser en complément des tees qui vont non seulement fixer le tapis au sol, mais aussi être placé à l’avant pour délimiter un chemin à suivre plus étroit pour la balle.

En gros, une délimitation pour vérifier la direction du lancement d’un putt… En fermant le chemin avec des tees, vous pourrez justement constater si vous lancez absolument droit !

Si vos balles s’écartent de la trajectoire idéale, elles taperont dans un tee…Vous aurez l’information d’un putt raté, car justement, vous ne lancez pas assez square.

C’est une des caractéristiques d’un autre outil d’entraînement pour le putting, et notamment celui de Mickelson qui plaçait des billes à l’extrémité de sa plaque, afin de vérifier que ses balles passaient bien entre, et selon un angle plus ou moins parfait.

Une fois posé au sol sous vos yeux, vous découvrez non seulement un chemin à suivre avec le dessin d’un putter en mouvement vers l’arrière ou vers l’avant, et au milieu la face du putter parfaitement square à l’adresse ou à l’impact.

Si vous déplacez votre putter au-dessus du tapis, vous devriez constater naturellement que votre mouvement suit la « traînée » dessinée, et censée matérialiser le déplacement réel de votre putter.

C’est la première chose que j’ai donc pu vérifier. Mon stroke de putting est plutôt rectiligne.

Est-ce qu’acheter ce tapis pour seulement vérifier ce mouvement a de l’intérêt ? Certainement pas, et c’est là où à l’usage, j’ai mieux compris son intérêt.

Toujours dessiné sur le tapis, vous avez 5 traits matérialisés de 1 à 5 qui servent de repères ou butées pour déterminer l’amplitude de votre geste.

Quand vous puttez au-dessus du tapis, la balle posée au milieu sur un petit repère imaginé à cet effet, et permettant de maintenir la balle en place, vous placez vos pieds selon votre stance naturel, et dans ce cas, les traits matérialisent des repères par rapport à votre stance.

Si vous arrêtez le backswing avec votre putter au repère 1, le plus court, avant de relancer le stroke vers l’avant, votre amplitude de mouvement sera plus courte, et sans changer l’intensité de votre geste, la distance parcourue par la balle sera moindre.

A l’inverse, au repère 5, la plus grande amplitude, vous aurez le maximum de distance.

Cet outil sert ainsi à tester le putting-green de votre club, et d’en mesurer les vitesses !

Comme la méthode des pas décrites par Xavier Bretin, pro au Golf de la Sorelle, quand vous tapez plusieurs balles depuis les repères 1,2,3,4 et 5, derrière vous pouvez mesurer la longueur de vos putts, et en déterminer une règle à valoir sur les greens du parcours, et à condition, qu’ils soient préparés de la même façon.

Sur le putting-green du golf de Mionnay, par temps de pluie, j’ai pu noter que le premier repère me permettait de parcourir 3 pas, et jusqu’à 9 pas avec le repère 5. Une fois sur le parcours, vous n’avez plus qu’à répliquer ces amplitudes pour en grande partie régler le dosage de vos putts.

Le tapis n’est pas indispensable pour mesurer la vitesse d’un green. Pour preuve, je le faisais déjà sans, et me contentant de 3 repères.

Simplement, le tapis permet d’être plus précis sur la position des repères, et donc des amplitudes. Revers de la médaille, je trouve qu’il est plus difficile de mémoriser 5 amplitudes que 3, pour ensuite emmener cette stratégie sur le parcours.

Pour ma part, j’avais gardé et appliqué le système de Xavier (avant l’intérieur du pied droit, à hauteur du pied droit, et après le pied droit), soit 3 amplitudes pour 3 longueurs de putts.

Toujours dessiné sur le tapis, vous avez des répliques de la face qui se déplace, et à différent moment du stroke.

Dans l’idée des concepteurs, il s’agit de vous proposer des repères de la face du club à l’adresse, et pendant tout le swing, pour repérer quand vous manipulez trop la face.

Des 3 arguments développés, c’est peut-être le plus important, et qui rend le tapis utile.

Pour les deux premiers, vous pouvez tout à fait vous créer la même fonctionnalité en créant un conduit ou chemin de putting avec des tees, et idem pour les repères d’amplitudes.

Jusque-là, ce tapis n’est pas révolutionnaire ou même indispensable.

Pour des débutants ou des golfeurs qui ont plus de mal à contrôler la face dans la zone d’impact, cela peut être une petite aide pour apprendre à déplacer le club, et notamment la face.

Je serai modéré par rapport à ce commentaire, car à vitesse réelle, c’est difficile de vraiment faire attention au fait de passer rigoureusement au-dessus des repères de la face.

Je suis moins fan des repères d’amplitudes pour le front swing. J’aurai tendance à me ranger derrière l’avis d’Olivier Raynal : « Quand la balle sort de la face du putter, le mouvement des bras vers l’avant n’a plu une influence notable sur la trajectoire de la balle !

Plutôt que de chercher à varier les amplitudes du front swing, il paraît plus opportun de légèrement accompagner le mouvement de balancier d’arrière en avant au lieu de s’arrêter net dans la balle, et plutôt pour diriger la direction. Ce n’est qu’un avis personnel.

En conclusion, j’ai bien aimé cet accessoire utile, et certes réplicable en partie avec seulement des tees bien placés au sol.

Justement l’intérêt de l’outil, c’est de nous assister avec des repères facilement identifiables pour ne pas avoir à se poser de questions, et tergiverser.

Peu encombrant, il reste désormais dans mon sac en vue de putter avant une partie, et je le trouve complémentaire à l’outil de Mickelson, le putting tutor, notamment la cordelette qui matérialise une ligne de putt.

Pour Olivier Léglise « J’ai conçu ces 3 modèles afin d’aider les amateurs à stabiliser leur recherche au putting et notamment stabiliser leur mouvement. Par la suite, ils pourront consacrer leur entraînement à être moins technique, et en répétition pour chercher à être plus sensitif et plus visuel. »

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