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5 faits marquants du 79ème Masters d’Augusta

5 faits marquants du 79ème Masters d’Augusta

L’histoire retiendra l’éclatante victoire de Jordan Spieth, l’homme de tous les records au Masters, mais d’autres points sont à retenir concernant l’édition 2015 du premier majeur de la saison, comme la performance du japonais Hideki Matsuyama, le club cassé de Patrick Reed, le trou le plus difficile de la semaine, les premiers qualifiés pour le Masters 2016, et le bon run final de Rickie Fowler. 

Sommaire de l'article consacré à 5 faits marquants du Masters 2015

  1. Hideki Matsuyama : le phénomène japonais au Masters 
  2. Le club cassé de Patrick Reed 
  3. Le trou numéro 11 confirme qu’il est encore cette année le plus difficile à Augusta ! 
  4. Les premiers qualifiés pour le Masters 2016 
  5. Rickie Fowler confirme qu’il est un bon joueur de Majeur  

Ce Masters aura été fortement marqué par le talent du jeune Jordan Spieth qui a 21 ans seulement remporte sa première veste verte. 

Inévitablement, les commentateurs américains en sont déjà à se demander combien de vestes vertes, il pourrait gagner en plus de celle qu’il a revêtue ce dimanche. 

Trois de plus pour rejoindre les quatre de Tiger Woods ? Cinq pour égaler le record de six détenus par Jack Nicklaus ? 

Il est amusant de noter qu’à chaque vainqueur de tournoi majeur, les médias tentent de fabriquer une nouvelle icône, un peu comme le prochain messie. 

C’est dire l’importance de ce statut de champion ! 

Et pour cause, dans les années 2000, quand Tiger Woods remportait un tel tournoi, Wall Street connaissait un bond en avant ! 

Les observateurs seront donc très excités par la perspective d’une nouvelle superstar du golf.

Au-delà de la victoire brillante et sans contestation de Jordan Spieth, voyons quels ont été les autres faits marquants du tournoi. 

Et malheureusement le cut manqué de trois coups par le seul français engagé, Victor Dubuisson, ne fera pas partie de cette liste. 

Notez que dans cette liste aurait pu figurer le trou en un de Jack Nicklaus lors du concours de Par-3...

Hideki Matsuyama : le phénomène japonais au Masters 

Auteur du meilleur score du dernier tour ex-aequo avec Rory McIlroy, Hideki Matsuyama aura à sa façon marqué ce tournoi. 

Jouant -6 (66) sur le dernier tour, le japonais est lui-aussi rentré dans l’histoire en terminant cinquième au général. 

Son score le plus bas au Masters a été émaillé d’un eagle au 13 auquel il faut ajouter quatre autres birdies et aucun bogey. 

Jamais un golfeur japonais n’avait réussi une telle performance avant le double champion amateur de la zone Asie-Pacifique. 

Et Matsuyama ne compte pas s’arrêter là ! 

Matsuyama, la bonne surprise du Masters 2015

Après ce dernier tour spectaculaire, le japonais s’est fendu d’un rêve « J’ambitionne de devenir le vainqueur du Masters un jour ». 

Pour son quatrième Masters, Matsuyama qui n’a que 23 ans a montré qu’il faudrait compter sur lui pour les années à venir. 

Premier rookie à remporter l’ordre du mérite du Japan Golf Tour, il compte déjà sept victoires internationales, dont une en tant qu’amateur. 

Vainqueur du Memorial Tournament en 2014 sur le sol américain, un tournoi du PGA Tour, il a pu rencontrer Jack Nicklaus à cette occasion. 

Arrivé à Augusta au rang de 17ème mondial, Matsuyama fait partie des sept golfeurs classés dans le top 20 mondial et ayant moins de 27 ans. 

L’an passé, pour sa première apparition au Masters, il avait manqué le cut. Cette année, un jeu de fers solide lui a permis de se hisser progressivement vers le sommet du leaderboard. 

Parti avec onze coups de retard sur Spieth ce dimanche, il a réalisé un dernier tour parfait, et notamment un eagle au 13 alors que son drive a tapé un arbre sur la droite du fairway. 

En attendant de gagner prochainement un majeur, Matsuyama a complété un quatrième top-5 depuis le début de la saison, ce qui en fait un golfeur à suivre avec attention dans les prochaines semaines. 

Le club cassé de Patrick Reed 

Ce n’est pas tant le fait qu’il est cassé un club de golf en plein Masters qui est un fait marquant, mais plutôt la performance que ce golfeur américain aura accompli en jouant  un club de moins que le reste du champ de joueurs pour terminer 22ème avec un dernier tour joué deux coups sous le par en 70. 

Et ce n’est pas n’importe quel club que Reed, golfeur du team Callaway a cassé ! 

Au départ du deuxième trou ce dimanche, Patrick Reed sort son bois 3 pour le jouer sur le tee de départ. 

A l’impact, la face du club a tout simplement éclaté pour laisser un trou béant au milieu de la tête. 

« Avoir à jouer à Augusta sans bois 3 et seulement avec un driver a rendu les choses encore plus difficiles. »  selon Reed qui commenta sa performance du jour de la manière suivante « J’imagine que le fait d’avoir été plus agressif m’a aidé à certains moments, mais cela m’a aussi coûté quelques coups sur certains trous. Au final, je m’en suis bien sorti. » 

A propos de son club cassé « J’ai creusé littéralement un trou dans la tête de mon club. J’ai pris la balle en plein dans le centre de la face, et toute cette dernière a littéralement éclaté. On pouvait voir tout l’intérieur du club. » 

Après l’incident de la tête cassé au Shell Houston Open par Phil Mickelson sur un fer de la même marque, la semaine précédente, c’est une bien mauvaise publicité pour Callaway ! 

Pour vous rassurer, sachez que Patrick Reed drive à une vitesse de swing de 118 mph* (190 kmh), vous aurez sans doute de la marge avant de risquer de casser votre bois 3…

*Patrick Reed est le 29ème golfeur le plus rapide du PGA Tour pour la vitesse de swing ! 

Le trou numéro 11 confirme qu’il est encore cette année le plus difficile à Augusta ! 

Pour la deuxième année consécutive, le trou le plus difficile en témoigne les scores des quatre tours cumulés de tous les engagés au Masters aura été le numéro onze un par-4 de 461 mètres. 

En moyenne, les pros l’ont joué en 4,32 coups de moyenne contre 4,48 en 2014, un léger mieux dû aux conditions climatiques plus favorables cette année. 

Le 11 : trou le plus difficile à Augusta

A l’opposé, le 13ème trou, un par 5 a été le trou le plus abordable du parcours comme le confirme la moyenne de score de 4,54. 

Le numéro onze a donc pris la place du dix-sept en termes de difficulté surtout depuis que l’arbre d’Eisenhower a été déraciné par la tempête de 2013. 

Néanmoins, sans son arbre, le dix-sept reste un trou difficile à jouer et même le septième trou le plus ardu du Masters avec une moyenne de 4,15 coups en 2015 contre 4,24 en 2014. 

Les premiers qualifiés pour le Masters 2016 

Ils sont au nombre de douze, soit les douze premiers au classement du Masters 2015 sauf à considérer que Jordan Spieth sera dorénavant invité chaque année puisqu’il rentre dans le cercle des vainqueurs. 

S’ajoutent à son nom, ceux de Phil Mickelson, Justin Rose, Rory McIlroy, Hideki Matsuyama, Paul Casey, Ian Poulter, Dustin Johnson, Hunter Mahan, Zach Johnson, Charley Hoffman, Rickie Fowler, Ryan Moore, Bill Haas, Kevin Streelman et Kevin Na. 

L’occasion de citer les meilleurs golfeurs de ce Masters 2015 qui aura vu 32 golfeurs rentrer sous le par après quatre tours.

On a connu des éditions du Masters beaucoup plus ingrates envers le champ de joueurs. 

Si nous avons déjà commenté les performances de Jordan Spieth, Justin Rose, Phil Mickelson, Hideki Matsuyama, Rory McIlroy, notez l’excellent week-end du fantasque Ian Poulter qui a rendu deux cartes de 67, le meilleur score sur les deux derniers tours ex-aequo avec Rory McIlroy (68 et 66) pour finir à la sixième place du Masters. 

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D’autre part, l’américain Dustin Johnson s’est distingué en étant le meilleur joueur du tournoi concernant les par-5. 

Lui-aussi termine à la sixième place, il aura joué -14 sur les par-5 durant toute la semaine, à un coup du record de cette catégorie détenu par Greg Norman depuis 1995, et égalé par Tiger Woods en 2010, et Ernie Els en 2013. 

Rickie Fowler confirme qu’il est un bon joueur de Majeur 

Cela aurait pu être le grand oublié de ce 79ème Masters. Rickie Fowler a beau avoir été supplanté par Jordan Spieth au titre de meilleur espoir du golf américain, héritier des Palmer, Nicklaus, Woods… 

Fowler qui avait réussi une très belle année 2014 en majeur, étant l’un des principaux rivaux de Rory McIlroy avec ses meilleures performances toutes dans la même année : cinquième au Masters, deuxième de l’US Open, deuxième du British Open, et troisième de l’US PGA, un grand chelem de top-5 la même année !

Un sacré exploit qui était de toute façon difficile à reproduire cette année.

Avec une telle constance, on pouvait cepandant être certain que Fowler allait bientôt gagner un majeur.

Ce ne sera pas pour ce Masters entamé trop discrètement mais plutôt bien conclu à la douzième place, certes hors du top-10.

Fowler encore trop intermittent pour gagner à Augusta

Cela aurait pu être pire, sans un dernier tour joué en 67 pour grimper de 21 places ! 

En moins six total pour la semaine, Fowler pourra surtout se reprocher les 30 premiers trous de sa semaine pour lesquels il avouera ne pas avoir trouvé la clé jusqu’à six trous de la fin de sa partie vendredi. 

Sans ce raté à l’allumage, Rickie Fowler aurait sans doute pu mieux faire sur ce Masters.

D’autant qu’il considère qu’il a joué un jeu de potentiel vainqueur à certains moments du tournoi. 

A moins quatre après six trous lors du deuxième tour, il a finalement terminé dans le par en raisons d’erreurs facilement évitables selon lui. 

Cette semaine, il aurait de toute façon été loin de Jordan Spieth, bien qu'il considère toujours que son jeu soit globalement bien en place, et qu’une première victoire en majeur n’est plus très loin. 

« J’ai bien attaqué aujourd’hui. J’ai rentré beaucoup de birdies et un bel eagle au 13, mais je commet toujours quelques erreurs idiotes…des erreurs de concentrations qui m’amènent à de mauvais swing ou à me mettre dans de mauvaises situations. » 

Fowler aurait bien aimé remporter son premier majeur à Augusta, ce sera pour une prochaine fois « J’aime vraiment jouer ici. Vous avez besoin d’utiliser toute votre imagination. C’est un parcours pour bon frappeur de balle, et il faut être créatif autour des greens. »

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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