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2ème tour Alstom Open de France 2014: Stadler et les français

2ème tour Alstom Open de France 2014: Stadler et les français   Crédit : ASO/Presse Sports/S.Thomas

Deuxième tour de l’Alstom Open de France au golf National de Saint-Quentin-En-Yvelines, l’américain Kevin Stadler conforte tôt dans la journée sa place de leader après un deuxième tour presqu’aussi bon que le premier.

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Côté français,  cette deuxième journée sous un ciel couvert a souri Victor Riu, héros du jour, Victor Dubuisson qui a digéré la pression du premier tour, Gary Stal, Thomas Linard, et Alexander Levy, un des derniers bleus à partir, et dont la partie a été très suivie.

Annoncé comme le duel des géants, ce rendez-vous francilien de l’European Tour n’a pas déçu. Graeme McDowell (4ème en -3), Martin Kaymer (11ème en -2) et Dubuisson (43ème en +2) ont assuré le spectacle.

Si pour le français, il fallait rattraper un retard important après un début de tournoi raté, les deux autres protagonistes, tous réuni dans la même partie se sont placés en bonne position pour le week-end.

En tête, trois hommes ont animé la journée

Parti dans les premiers, l’américain Stadler (-3 pour la journée et -10 total) n’en finit plus d’impressionner pour sa maîtrise d’un parcours qualifié de très difficile par la majorité des golfeurs engagés, et qu’il découvre pourtant.

Plus habitué des lieux, le jeune français Victor Riu (tiens un autre Victor mais que l’on attendait pas !) allait animer la suite de la matinée en prenant seul la deuxième place de l’Open en -7.

Quatrième meilleur performeur du jour, Riu s’est parfaitement positionné en principal challenger de Stadler, et dans la salle de presse, tout le monde n’avait d’yeux que pour sa performance sur le parcours.

Victor Riu mène le camp français   Crédit : ASO/Presse Sports/R.Perrocheau

Troisième ce soir, l’allemand Marcel Siem, ancien vainqueur du tournoi en 2012 a connu une journée beaucoup plus agité, marquée par une balle perdue, ou selon lui embarqué par un spectateur, qui lui a valu de reprendre le départ du trou numéro 3.

Cachant à peine sa fureur, Siem s’est parfaitement repris en terminant le trou par un sortie de bunker-putt salvatrice.

Si tôt son putt rentré, Marcel Siem lâcha à peine soulagé un « Three hours later ! » pour stigmatiser le temps qu’il lui a fallu pour boucler ce trou.

En effet, malgré le fait que le juge de l’European Tour, John Paramore le ramène en voiturette de la position supposée de sa balle au tee de départ, il perdit beaucoup de temps dans l’affaire.

John Paramore ramène Siem en voiturette au départ du 3

Gêné, il s’excusa auprès de ses partenaires de jeu, qui connaissant bien le problème des balles perdues, ne lui en tirent pas rigueur. Comme quoi, malgré la rivalité, les joueurs sont fair-play entre eux.

Dans la foulée de ce contretemps, Siem a semblé moins aérien que la veille comme en témoigne sa carte en +1 qui lui fait perdre une place et quatre coups sur Stadler.

C’est vraiment en assistant à un tournoi aux bords du fairway que l’on peut se rendre compte à quel point les joueurs ont conscience qu’un Open se joue à rien.

Chaque détail, chaque faute, chaque virgule compte, et parfois coûte très cher.

Comme ce malheureux triple au 17 pour Raphael Jacquelin sur le premier tour, son seul véritable faux pas qui lui coûte finalement le cut.

Pour rappel, Jacquelin a manqué consécutivement trois petits putts à moins d’un mètre cinquante sur le trou 17. Frustrant, d’autant que lors du deuxième tour, il joue un solide +1.

Transition toute choisie pour parler des malheurs d’une partie du camp tricolore qui ne verra pas le parcours de Saint-Quentin-En-Yvelines, samedi matin.

Les français qui rentrent à la maison dès vendredi

A commencer par l’ancien vainqueur de l’épreuve, et chouchou du public Thomas Levet.

Chouchou ? Ils n’étaient pas vraiment nombreux à suivre sa partie d’après-midi. Sans doute la faute a des performances très en retrait depuis plusieurs mois. Le parisien ne passant pas un cut !

Parti en +5, les ennuis ont commencé très tôt pour Levet, et notamment sur le trou numéro trois, où lui aussi a perdu sa balle sans pour autant pouvoir accuser un spectateur.

Son deuxième coup est mal touché, et prend un obstacle d’eau latéral sur ce premier par-5 du jour.

Levet ne passe pas beaucoup de temps à essayer de chercher sa balle, et drop, ce qui a le don de le mettre profondément en colère.

Thomas Levet dans le dur sur le 3

Clairement, Levet est loin de la sérénité, et on sent qu’il rame pour tenir le score. En +6 sur ce deuxième tour, il disparaît prématurément de l’Open.

Autre déception, Greg Havret parti le couteau entre les dents, et aux couleurs du Brésil en ce jour de France-Allemagne au Maracana, manque le cut, alors que la veille, il avait réussi une carte qui pouvait nous laisser espérer une belle suite de sa semaine allemande (2ème du BMW Open Championship à Cologne).

Paraissant tendu, Havret loupe le cut fixé à +3 pour un coup ! Idem pour Romain Wattel, et encore un exemple d’un golfeur tricolore qui a eu du mal à mettre en route.

Désillusion terrible pour Raphael Marguery qui avait créé la surprise la veille, pointant même un temps dans le top-10 du tournoi, et qui est balayé par le parcours en +7 sur le deuxième tour.

Encore un exemple qui démontre que d’une journée à une autre, le golf peut être impitoyable.

Les français qui ont le sourire

Dubuisson a très tôt levé l’angoisse des organisateurs (la FFG), et des spectateurs d’un possible rendez-vous manqué à Paris.

Dubuisson fend la foule au 9, soulagé, il passe le cut   Crédit : ASO/Presse Sports/S.Thomas

Son deuxième tour, joué très tôt lui a permis de ne pas être autant sous les feux de l’attention du public, et de se libérer pour jouer -3.

A la sortie du trou numéro 9 qui ponctuait sa deuxième journée, il paraissait réellement content, tout en étant lui-même, à savoir imperturbable.

Sans doute, la bonne attitude pour  gagner.

Partant à son tour en début d’après-midi, (proximité du restaurant avec le tee de départ du un) ce fut autour d’Alexandre Levy d’expérimenter la pression du public.

Lui aussi assez relax, il managea l’exercice avec brio, frappant un bon plein coup de drive.

Cependant, après ce bon départ, Levy craqua littéralement dans le fameux Amen Corner du National.

Défaillance qui fort heureusement ne lui coûte pas trop cher, mais pourra lui laisser des regrets dimanche soir.

Levy au départ du 1

Dans un autre registre, Julien Quesne et Greg Bourdy ont joué les laborieux pour passer le cut de justesse, et rejoindre le bataillon des huit français qualifiés.

Dix sur vingt-huit, un bien meilleur ratio que 2013, où il n’avait été que cinq à passer, et encore, le néo-pro Joel Stalter a failli les rejoindre sur un ultime putt au neuf.

A propos de néo-pro, Julien Brun, lui « l’étudiant américain » et amateur a réussi l’exploit de passer.

Tandis que nous avons aussi suivi la partie de Matthew Fitzpatrick, un très jeune anglais dont nous vous avions déjà parlé car meilleur golfeur amateur du monde, et pu constater que par rapport à des golfeurs confirmés et plus âgés, il rend encore de la distance au drive (entre dix et quinze mètres), mais son jeu de fer est un véritable régal, ce qui lui permet de compenser.

A suivre dans les années à venir, il pourrait vraiment être le prochain Luke Donald.

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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