Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans Golf féminin

10 raisons de s’intéresser au golf professionnel féminin

10 raisons de s’intéresser au golf professionnel féminin

Le LPGA Tour, circuit féminin de golf professionnel est depuis la fin des années 2000, l’un des tours les plus intéressants au monde. De jeunes golfeuses sont sur le point d’éclore au plus haut niveau, alors les joueuses confirmées sont toujours très compétitives, tant et si bien qu’il est difficile de faire des pronostics.

srixonc.jpg

Dans ce nouveau dossier, nous vous décrivons les principaux facteurs qui sont à l'origine du succès de ce circuit professionnel, alors que certains circuits masculins sont à la peine.

Un terrain fertile...

Dix ans auparavant, le public et les médias ont commencé à s’intéresser au golf féminin avec l’arrivée d’une certaine Michelle Wie, considérée à l’époque comme la réplique féminine de la plus grande star du golf mondial, Tiger Woods.

La popularité de ce dernier au sommet de sa forme était telle que chaque matin, les médias lui cherchaient un nouveau ou une nouvelle clone.

L’histoire a démontré depuis qu’il y a bien qu’un seul Tiger Woods.

Pour autant, le phénomène Michelle Wie a bien eu un impact positif sur l’intérêt du public et des médias pour le golf féminin.

Aujourd’hui, d’autres championnes animent le circuit LPGA, et les principales têtes d’affiches sont Jessica Korda (21 ans), Anna Nordqvist (26 ans) et Stacy Lewis (29 ans) qui ont toutes trois remporté plusieurs succès en 2014.

Pas plus tard que le week-end dernier, Stacy Lewis a remporté le Shoprite LPGA Classic pour reprendre la couronne de numéro un du tour, et meilleure joueuse du monde aux dépens de la sud-coréenne Inbee Park, qui l’an passé avait réussit l’exploit de remporter trois majeurs sur cinq.

Pour autant, d’autres jeunes joueuses ont animé le début de saison, comme notamment la jeune prodige Lydia Ko, passée pro à 16 ans seulement ou Lexi Thompson, grand espoir du golf féminin américain, vainqueur du premier majeur de la saison, le Kraft Nabisco Championship disputé dans l’un des lieux mythiques de la saison : Rancho Mirage.

Le LPGA Tour pour Ladies Professionnal Golf Association créé en 1950 ne manque pas de talents, et à chaque tournoi, le spectacle est réellement au rendez-vous.

  • Des joueuses accessibles et proches du public

Le précédent patron de ce circuit, l’américain Kraig Kann a su faire le tour de tous les points négatifs ou limitants pour un circuit  de sport professionnel féminin.

Après avoir fait cette analyse, il a réellement transformé l’organisation du tour pour le rapprocher du public et des fans.

Dans un premier temps, aux Etats-Unis et par la suite dans les autres pays qui sont traversés par des épreuves du LPGA Tour, comme la France avec l’Evian Championship.

Pour donner quelques exemples concrets, il a mis en place une plate-forme d’échanges dynamiques entre les joueuses et les réseaux sociaux pour augmenter l’interaction entre les professionnelles, et les fans.

Par exemple, les joueuses ont été formées à l’utilisation des réseaux sociaux, et pratiquement toutes ont des pages ou des comptes facebook ou twitter.

Pour pousser le bouchon plus loin, les chasubles de caddies des joueuses ont été affublés des liens twitter des joueuses.

Globalement, à la différence des circuits masculins, les joueuses sont beaucoup plus accessibles.

Pour avoir foulé les fairways d’Evian pendant le Masters, vous pouvez tout à fait déambuler au milieu des plus grandes stars comme Paula Creamer ou Nathalie Gulbis.

Clairement, les joueuses sont accessibles, et c’est un gros point fort.

Des joueuses accessibles et proches du public

  • De vraies championnes

Déjà deux victoires en 2014 pour Stacy Lewis, et au passage, elle reprend le titre de numéro un du Rolex Rankings (ordre du mérite mondial féminin).

L’an passé, elle était à la lutte avec la sud-coréenne Inbee Park et la norvégienne Suzanne Pettersen.

Lewis avait même pris la première place un court moment en début de saison avant d’être dépassée par les trois succès en majeurs de la sud-coréenne.

En fin de saison et après une victoire au British Open féminin, elle a repris des points sur Park, et finalement, à nouveau cette saison, c’est elle qui repart le plus fort, démontrant chaque semaine une grande régularité dans la performance.

Pour appuyer ce commentaire, fin 2013, Lewis a atteint dix top-10 sur dix tournois consécutifs ! Peu de golfeurs ou de golfeuses sont capables d’un tel exploit.

Cette année, elle en est déjà à neuf top-10 (classement dans les dix premiers d’un tournoi de golf) sur onze départs.

C’est incontestablement la joueuse la plus régulière au monde (garçons et filles réunis). 

De vraies championnes

  • Un circuit en bonne santé au niveau économique et en croissance 

En l’espace de cinq ans, la LPGA a fait sa révolution.

Cette année, le LPGA Tour a encore augmenté le nombre de tournois à son calendrier, signe d’une bonne santé économique.

Exemple de ce phénomène, le LPGA Championship 2014, tournoi majeur de golf féminin sera le dernier sous cette appellation pour être remplacée en 2015 par le Women’s PGA Championship (équivalent du tournoi masculin déjà existant) avec une dotation record de 3,5 millions de dollars, la somme la plus élevée jamais distribuée sur un tournoi féminin de golf.

De très grandes entreprises s’investissent à l’image de KPMG, de Danone, ou Ricoh qui sponsorisent les principaux majeurs.

Les dotations globales des tournois sont passées de 44 millions de dollars en 2011 à 48 millions de dollars en 2012.  

  • Un circuit professionnel géré de main de maître

Peu de sports professionnels dans le monde peuvent se vanter d’être aussi profitable.

Pourtant quelques années en arrière, le circuit ne comptait qu’une vingtaine de tournois (contre 33 en 2014 dont l'Evian Championship).

Alors que le circuit européen de golf se serre la ceinture, la LPGA a permis une augmentation importante des revenus des joueuses.

Des joueuses comme Stacy Lewis ont signé des contrats de sponsoring majeurs avec des sociétés comme KPMG ou Mizuno. 

L’équivalent de la Fedex Cup pour les hommes, à savoir la Race to the CME Globe permet aux joueuses de se battre jusqu’à la fin de la saison pour un bonus supplémentaire d’un million de dollars.

Encore un indicateur positif qui alimente cette croissance : L’intérêt des médias et du public a pu se mesurer lors de la dernière Solheim Cup regardé par près de 3 millions de personnes sur Golf Channel. 

  • Le golf féminin de plus en plus ouvert sur le monde

Le nouveau directeur du tour, Michael Whan cherche en permanence de nouvelles idées pour développer le golf féminin professionnel.

Dans la perspective des prochains Jeux Olympiques de Rio en 2016, la LPGA a décidé de mettre sur pied une nouvelle compétition par équipe : the International Crown en juillet prochain.

Huit pays représentés par les quatre meilleures joueuses au classement Rolex vont s’affronter pour décrocher la couronne.

  • Les golfeuses ont de très beaux swings

Même si vous n’êtes pas nécessairement un grand fan de golf, il vous sera facile d’admettre que les golfeuses produisent un swing extrêmement gracieux.

Appréciez le golf pour la beauté du geste !

A titre d’exemple, le swing de Michelle Wie est un modèle du genre.

Elève de David Leadbetter, elle a travaillé son swing à la perfection pendant des années, et aujourd’hui, elle en recueille les fruits avec une deuxième place au classement du LPGA Tour avec plus de 800 000 dollars de gains, une victoire et sept top-10.

Seul domaine où elle peut encore progresser : le putting.

Cependant, elle prend tellement de greens en régulations qu’elle est en capacité de gagner chaque semaine. 

Les golfeuses ont de très beaux swings

  • Les françaises sont de plus en plus performantes

Alors que la France du golf masculin se découvre un nouveau taulier en la personne de Victor Dubuisson, désormais 20ème golfeur à l’ordre du mérite mondial, Karine Icher fait partie des meilleures golfeuses du monde depuis plus de dix ans.

Passée pro en 2000, elle a rapidement tenté sa chance sur le circuit le plus difficile au monde pour une femme, et désormais, elle fait partie des joueuses cadres.

Dans le top-25 mondial depuis deux ans, et surtout après être devenue maman, la française a déjà réussie 33 top-10 depuis le début de sa carrière sur le LPGA.

Parmi les dix meilleures joueuses du circuit au putting, sa première grande victoire n’est pas très loin.

Précisons qu’elle a aussi déjà remporté la Solheim Cup, équivalent de la Ryder Cup pour les joueuses.

Dans les années à venir, Karine pourrait bien être rejointe sur ce circuit par une nouvelle génération de golfeuses françaises talentueuses comme Valentine Derrey qui a remporté cette année son premier titre sur le Ladies European Tour, le Turkish Ladies Open.

Du renfort ne serait pas de trop pour Karine Icher contre l’immense bataillon de golfeuses américaines et asiatiques déjà présent sur le tour. 

Les françaises sont de plus en plus performantes

  • Les jeunes golfeuses rivalisent très tôt avec les meilleures 

En début de saison, la jeune Lexi Thompson, considérée comme une des meilleures joueuses de sa génération (19 ans) a déjà remporté un premier tournoi majeur, le Kraft Nabisco Championship. 

Et cette victoire ne doit rien au hasard, chaque semaine elle fait partie des potentiels vainqueurs. Depuis le début 2014, elle a a déjà accumulé six top-10 en plus de sa victoire. 

Désormais, cinquième meilleure joueuse du monde, elle se distingue par son jeu d’attaque et ses très longs drives (251 mètres en moyenne) qui  la place au sommet de la statistique de la joueuse la plus longue du tour. 

Un peu à l’image d’un Phil Mickelson, elle fait le spectacle sur le parcours !

  • Le phénomène Lydia Ko…

Comment ne pas parler de golf féminin professionnel sans parler de la très jeune Lydia Ko ?

Lydia Ko encore amateur à Evian en 2013

Avant ses 16 ans, elle avait réussi l’exploit de remporter deux tournois sur le LPGA Tour, et alors même qu’elle était encore amateur.

Aujourd’hui à 17 ans, elle est numéro trois mondiale !

Son passage chez les pros est déjà très lucratif car sans parler de ses gains lies au sponsoring, elle a amassé près de 554 000 dollars avec cinq top-10 et une victoire au Swinging Skits LPGA Classic.

Alors que Lexi Thompson (19 ans) a un jeu agressif, Lydia Ko se distingue par son calme et un jeu posé qui en fera assurément l’une des joueuses à suivre dans les prochaines années.

  • ...ne fait que devancer une pléiade de futures stars en herbes !

La nouvelle génération arrive et elle est de plus en plus jeune.

A commencer par la britannique Charley Hull qui à 18 ans, a déjà remporté un tournoi du LET (Ladies European Tour) et participé à une campagne victorieuse en Solheim Cup.

L’australienne Minjee Lee comme son nom ne l’indique pas, c’est elle aussi déjà faite remarquer en terminant dans le top-25 du premier majeur de la saison à Rancho Mirage.

, les sœurs thaïlandaises Jutanugarn commencent à être de plus en plus connues dans le milieu du golf féminin.

En 2014, sur 13 tournois déjà disputés, on ne compte qu’une seule golfeuse de plus de 30 ans à s’être déjà imposée : l’australienne Karrie Webb qui a remporté le ISPS Handa Women's Australian Open et le JTBC Founders Cup à 39 ans.

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 2355
  • 0 commentaires
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Golfeuse, je joue au golf en tant que loisir. J'apporte ma contribution en faveur des lectrices du site jeudegolf.org sur des sujets autour de la mode, des relations sociales, et de tout ce qui peut concerner les filles au golf !!!

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.