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10 parcours qui pourraient accueillir l’Open de France de golf et relancer la rotation

Cette année, l’Open de France de golf n’aura pas lieu en Juillet, et cela a déjà donné lieu à de nombreuses récriminations envers l’European Tour. C’est peut-être le bon moment pour lancer un nouveau débat, sur le théâtre censé toujours accueillir le tournoi masculin français. Le Golf National à Saint-Quentin-En-Yvelines a été conçu dès le départ pour être le vaisseau amiral du golf en France, en même temps que le siège de la Fédération. Alors que la France compte près de 700 structures de golf, et souffre en parallèle d’un manque de notoriété de sa destination « France Golf » à l’étranger, ne pourrait-on pas remettre l’Open de France, en circulation, du nord au sud, de l’est à l’ouest, et au passage, illustrer la beauté souvent méconnue des golfs français ? Faire contre mauvaise fortune, bon cœur… Tirer d’un mauvais pas, une bonne opportunité ! Quels seraient les 10 golfs qui pourraient accueillir le nouvel Open de France, histoire de le relancer ?

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Relancer la rotation de l'Open de France de golf en 2020 ?

Depuis 1991, l’Open de France n’a pas fait souvent d’infidélités au Golf National. Pourtant, dans l’histoire de ce tournoi initié en 1906 à la Boulie, l’exclusivité d’un seul parcours était jusqu’au début des années 90, plutôt une rareté.

De 1906 à 1912, le tournoi effectivement vécu ses premières heures à la Boulie, pour ensuite découvrir Chantilly et Le Touquet, ce qui correspondait au prestige du golf français.

Jusqu’à la seconde guerre mondiale, le tournoi français a étendu sa rotation à Saint-Germain, Saint-Cloud, Deauville, Fourqueux ou encore Dieppe.

Il faudra attendre les années 70 pour que l’Open descende aux Pays-Basques, à Chantaco et Biarritz notamment.

Depuis 1991 et son installation au « National », l’Open ne lui a fait que très/trop peu d’infidélités (Le Plan Médoc en 1999 et Lyon en 2001).

A l’heure où l’audience du tournoi semble baisser, au point d’avoir du laisser filer un sponsor titre, et ne pas avoir pu le remplacer, après avoir laissé un temps la main aux anglais de l’European Tour avec à la clé le fiasco HNA, ne serait-ce pas le moment de changer de stratégie, et se servir de l’Open de France comme un outil de démonstration du golf aux Français ?

La Ryder Cup devait permettre de franchir un cap.

Elle a fait du bien, et réanimé des anciens golfeurs et golfeuses qui avaient abandonné la pratique.

Elle explique un regain de licences, sans doute autour de +3% en 2019, un chiffre plus vu depuis des années.

Cependant, on est très loin de l’augmentation spectaculaire promise au moment de faire le chèque au comité Ryder Cup européen.

La Ryder Cup a permis de mettre en lumière le fait que les étrangers connaissaient finalement assez mal la destination golf française. « On joue au golf en France ? »

On est loin des années 20 et du prestige du golf français joué au Touquet, à Chantilly ou Saint-Cloud…

Est-ce que c’est la France qui a peu à peu disparu de l’échiquier golfique mondial, à mesure que les américains finissaient par en faire un sport ultra populaire (28 millions de pratiquants) avec en même temps Tiger Woods qui attirait tous les regards sur lui, et seulement sur lui ?

Quoi qu’il en soit, la destination France a perdu de son caractère exceptionnelle, prestigieux et unique.

Pas dans les faits, mais dans l’imaginaire des touristes golfeurs, qui - il faut bien l’admettre ont perdu de vu ce qu’étaient les atouts de la France pour privilégier les resorts gigantesques, avec des offres all-inclusives, dans des lieux pourtant souvent perdus, sans âmes, sans histoires où il était facile de construire du golf à gogo.

L’Open de France est une vitrine, et si on s’en servait ? A la fois pour le marché intérieur, et pour le marché extérieur, en refaire un événement !

Le golf National a un avantage et un défaut.

C’est un superbe parcours, très technique, un véritable défi pour les joueurs.

La zone d’activité économique et tout le panorama environnant n’a au contraire rien, mais vraiment rien de charmant, et justement évocateur de tous les points forts de la France, sa culture, sa gastronomie, et surtout la beauté de ses paysages.

Cela pourrait peut-être régénérer l’intérêt d’un sponsor titre français.

On pourrait sans aller jusqu’à imaginer la même rotation qu’un US Open ou un British Open, commencer par lui faire une infidélité tous les deux ans…

Les dix golfs qui pourraient accueillir l’événement

Le Touquet

Situé dans un environnement naturel unique entre Dunes et Forêt, le golf du Touquet est l’un des plus beaux golf français. Pour les téléspectateurs européens, ce serait une véritable surprise.

Depuis 1904, il contribue largement au rayonnement de la station balnéaire. Il présente l’avantage d’être à seulement 2 heures de Paris.

Le parcours de la mer (18 trous), links typiquement britannique construit en 1931 par le célèbre architecte Harry Colt est classé dans les 100 meilleurs parcours européens. Il a accueilli plusieurs fois l’Open de France dans les années 1970.

Ce serait un retour aux sources, et une superbe carte postale.

En termes de difficulté, les pros auraient à composer avec le vent, et le jeu typiquement britannique, ce qui ne serait pas sans favoriser nos « amis » anglo-saxons.

L’Open pourrait surtout renouer avec son prestige, et attirer encore plus de spectateurs outre-Manche.

Pont-Royal

Les qualités d’intelligence et de finesse du célèbre Seve Ballesteros, se retrouvent dans le tracé du parcours, parfaitement intégré à l’environnement naturel, alternant difficultés tactiques et techniques, entre lacs, garrigues et pinèdes.

Le club gagne en expérience avec l’organisation du Hopps Open de Provence. Surtout, ce serait l’occasion de déplacer l’Open pour la première fois en Provence, et enfin considérer la troisième plus grande région en nombre de golfeurs.

Si l’Open de France venait à durablement s’installer dans la dernière partie de l’année où la météo n’est pas le point fort de Paris, ce serait une superbe occasion de remettre un sourire sur le tournoi français.

Saint-Nom

Refaire vivre la mémoire du regretté Trophée Lancôme, peut-être le plus glamour des tournois de golf français.

Saint-Nom-La-Bretèche, plus qu’un golf, est devenu un véritable parc paysager d’exception protégé au titre de la plaine du parc du Château de Versailles.

A nouveau, la carte postale, en même temps que le clin d’œil aurait de quoi interpeller les joueurs, et les suiveurs de l’European Tour.

Les plus grands noms du golf ont foulé ce parcours : Jack Nicklaus, Arnold Palmer, Gary Player, Johnny Miller, Severiano Ballesteros, Bernard Langer, Marc O’Meara, Greg Norman, Colin Mongomery, Miguel Angel Jimenez, Fred Couples, David Duval, Sam Torrance, Ian Woosnam, Nick Faldo, José Maria Olazabal, Sergio Garcia, Retief Goosen, Jean Van de Velde et plus récemment Rory McIlroy.

Le lien avec l’histoire serait évident.

Saint-Cloud

La Tour Eiffel, qui se dresse dans l'alignement du 8 du parcours Vert et le 18 du parcours Jaune offre une vue magnifique sur Paris.

La carte postale serait fantastique pour la renommée et le prestige de l’Open de France.

Encore plus près du cœur de Paris que le Golf National, il pourrait drainer un plus grand nombre de spectateurs, ce qui ne serait pas sans poser des questions d’organisations…

Dessiné par Harry Colt, le premier véritable architecte de golf, le parcours Vert a reçu à 14 reprises l'Open de France. C'est le parcours historique des Internationaux de France Juniors - Coupe Esmond.

Le Golf de Saint-Cloud, avec 21 autres golfs français, est présent dans le guide Rolex des 1000 meilleurs parcours du monde. Comment se priver d’un tel atout pour l’Open de France ?

Dinard

La naissance du golf de Dinard coïncide avec le début des bains de mer, l’arrivée du chemin de fer et l’engouement pour un nouvel art de vivre qui mêlait tennis, voile et golf.

Entre landes et dunes face à la mer, entre les genêts et les ajoncs, le Dinard Golf Club pourrait faire revivre une forme de prestige à la française avec un soupçon de « Seaside golf ».

Le club-house chargé d’histoire contient quelques trophées prestigieux comme le British Amateur ou le premier championnat du monde féminin.

Dinard permettrait de mettre à l’honneur la côte d’Emeraude et la région Bretagne. Ce ne serait pas un petit atout pour le développement du tourisme golfique en France.

Etretat

Tout miser sur le spectaculaire d’un golf marin au sommet des falaises !

Certes, la carte postale serait encore meilleure au cœur de l’été, mais avouez que le choc visuel pourrait complètement démarquer l’Open de France de nombres d’autres Opens européens, parfois organisés dans des golfs insipides, sans relief et sans histoire.

Profondément modifié en 1992, le parcours s’étend sur plus de 6 kilomètres, offre une variété de jeu et de paysages propre à ravir les professionnels.

Aujourd’hui jumelé avec un club anglais, le Hockley Golf Club (Winchester), le golf d’Etretat perpétue la tradition d’alliance outre-manche qui présida à sa naissance, et est le témoin toujours vivace de l’âge d’or d’Étretat.

Il serait forcément bien vu par l’European Tour…

Biarritz-Le-Phare

Comment ne plus imaginer un Open de France dans le Sud-Ouest, et en particulier au Pays-Basque ?

Difficile de choisir seulement un parcours de cette région riche de golf, alors Biarritz aurait l’avantage d’être le nom !

En 1888, le golf de Biarritz le Phare accueillait déjà ses premiers joueurs.

Plus d’un siècle après, le Centre d’entraînement d’Ilbarritz, complexe unique en Europe par la beauté de son site et son niveau technique, pourrait tout à fait accueillir le practice de l’Open de France !

Biarritz est entrée dans la légende du golf, a accueilli de nombreuses épreuves internationales, a vu émerger de grands champions, et a essaimé autour d’elle bien d’autres parcours réputés.

Depuis 1971, l’Open de France n’est plus jamais revenu à Biarritz. Quel président de la FFGolf aura le courage de réparer cette injustice ?

Falgos

Ce serait un pari très osé !

Peut-être trop osé par sa nature très excentrée, et la limite d’accès que cela imposerait à beaucoup de spectateurs, mais ce serait encore une autre carte postale incroyable de la richesse et la variété des golfs français.

Les Pyrénées seraient à l’honneur, et surtout après avoir vanté les bénéfices d’un rapprochement avec les anglais via Dinard ou Le Touquet, cette fois, ce serait la proximité avec le golf espagnol qui serait en lumière. Peut-être une nouvelle cible de touristes golfeurs à imaginer ?

Si le practice n’a jamais été imaginé pour accueillir un jour un tournoi de l’European Tour, Falgos, un splendide parcours vallonné et de qualité, alliant technicité et performance pourrait non pas surprendre les professionnels, mais tout du moins leur donner envie de revenir, et découvrir un autre contexte que celui de l’actuel Golf National…

Méribel

Les Alpes françaises n’ont jamais accueilli l’Open de France. 

Tout comme Falgos, et pour les mêmes raisons, ceux qui auraient envie de dire « Non » pourraient le dire facilement.

Ce n’est bien entendu pas central, moins facile d’accès, mais pourtant de l’autre « côté », Crans-Montana a réussi à créer LA PLUS BELLE épreuve du calendrier European Tour avec l’Omega European Masters, un must !

Pourquoi ne pas imaginer emprunter un peu du succès de l’Open Suisse, et utiliser le prestige d’une station luxe.

Le golf serait alors très sportif puisque les professionnels ne pourraient pas utiliser de voiturettes pour remonter les pentes du parcours. Les caddies pourraient me maudire.

C’est une autre destination improbable, mais de charme qui pourrait faire un contre-pied complet à la situation actuelle d’un Open de France en manque de sponsor.

Golf Club de Lyon et Salvagny Golf Club

Basé pour ma part à Lyon, c’était difficile de ne pas faire un clin d’œil aux deux clubs, de Villette qui s’apprête à fêter son centenaire, et celui de Salvagny.

C’était aussi prendre le risque de favoritisme de ma part pour un Open à Lyon.

Pourquoi choisir ? Pourquoi ne pas imaginer un Open de France dans plusieurs clubs en simultané, comme c’est le cas avec le Dunhill Links Championship, une autre épreuve un peu à part, et du coup iconique dans le calendrier du circuit européen ?

Lyon profite d’une position relativement centrale, alors que le Golf Club de Lyon a déjà accueilli deux fois l’Open de France dans l’ère moderne, en 1979 et en 2001.

2001, c’est justement la dernière fois que l’Open de France a connu un autre terrain que celui du Golf National.

Ce serait prématuré de relancer une rotation en repartant de Lyon, mais il serait aussi difficile de ne pas revenir en Rhône-Alpes, deuxième région pour le nombre de golfeurs en France.

10 parcours mais il pourrait y en avoir tellement d’autres

La limite de la rotation, c’est bien entendu la logistique, et l’adaptation d’un club de golf pour la réception d’un événement aussi complexe, qui déplace à la fois beaucoup de monde, de matériel, et sur si peu de temps (moins d’une semaine).

Bien entendu, aux USA, déplacer l’US Open dans des golfs gigantesques est moins une contrainte. Ils le font aussi pour la popularité du golf, et ont su déplacer le golf aux golfeurs, et non pas l’inverse, comme on le fait souvent en France, déplacer les gens vers Paris.

Cela étant, la baisse de la fréquentation de l’Open de France doit faire réfléchir. Transformer un dilemme en opportunité de voir moins grand, mais plus beau, histoire de se relancer.

Si l’Open de France peine à faire exister un plateau très relevé, le choix d’un lieu touristique fort pourrait aider à attirer des joueurs, et ne l’oublions pas, leur famille en mal de destination pas toujours glamour.

Evian, Terre-Blanche, le Médoc, Chantilly, La Boulie, Saint-Germain, vous aurez sans doute vous aussi de nombreuses idées pour délocaliser et revitaliser l’Open de France, le redonner un peu à tous les français…

Loin de tourner le dos définitivement au Golf National et son parcours, sans doute l’un des plus techniques de France, avec un entretien du plus haut niveau mondial, il aurait besoin de cette rotation pour être lui-aussi revalorisé dans un ensemble mieux vendu à l’étranger, la destination France Golf.

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