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10 choses à retenir de The Open 2015 disputé à Saint-Andrews

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Nous avons sélectionné les dix meilleures histoires dont il faudra se souvenir au sujet de ce tournoi qui a vu Jordan Spieth échoué d'un coup dans sa quête d'un grand chelem. Tandis que Tom Watson et Nick Faldo ont tiré leurs révérences, et Zach Johnson démontré qu'il ne fallait pas forcément être un cogneur pour remporter la victoire à 39 ans sur le Old Course de Saint-Andrews.

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The Open 2015 s’est achevé lundi après avoir livré un scénario à rebondissements, et nous avons retenu dix faits marquants que nous vous présentons ci-dessous, et parmi lesquels, ne figurent pas les propos sexistes de Peter Alliss, la voix du golf à la BBC, qui a déclaré à l'antenne que la femme de Zach Johnson allait enfin pouvoir se payer une nouvelle cuisine avec le chèque du vainqueur...

Zach Johnson est le 80ème golfeur à remporter plus d’un majeur

Honneur au vainqueur, l’américain Zach Johnson a eu le dernier mot aux termes d’un tournoi qui aura duré 5 jours, et quatre trous de play-offs supplémentaires.

Avec seulement un petit par sur son 76ème trou, Zach Johnson est passé du statut de champion sous-estimé sur le tour à un futur probable membre du Hall of Fame du golf.

Le dernier tour a commencé avec trois joueurs en tête pour finir par un jeu de chaises musicales avec huit joueurs qui ont tour à tour eus une chance de s’imposer pour finalement se terminer par le premier play-off sur le British depuis 2009.

Johnson a pris les commandes après un birdie au 10, et après avoir passé l’aller en 31. Il s’est définitivement positionné comme candidat idéal en rentrant un putt pour birdie de 9 mètres sur le dernier trou, et boucler son quatrième tour en 66.

Derrière, il a dû attendre une  heure et voir cinq de ses huit adversaires s’autodétruire les uns après les autres.

Il s’agit de son deuxième succès en majeur après le Masters 2007, et en 45 départs sur l’un des quatre majeurs.

Bien que de nature discrète, il a déjà complété 8 top-10 en majeurs, et pourrait bien en remporter d’autres dans les années à venir.

Zach Johnson est le 80ème golfeur à remporter plus d’un majeur

Se déclarant plus concerné par sa famille, que par les victoires en majeurs, surtout dans le but de s’enlever de la pression, Zach Johnson a du battre Louis Oosthuizen et Marc Leishman, tous trois en -15 sur quatre trous de play-off comme le veut la tradition au British.

Pour s’imposer, Zach a pris le meilleur départ avec deux birdies sur les deux premiers trous. Les choses se sont compliquées sur le 17, un des trous les plus délicats à Saint-Andrews. Il a manqué son approche, et son troisième coup est passé au-dessus du green.

Finalement, un par sur le dernier trou lui suffira pour battre Oosthuizen d’un coup !

« Cette semaine, la clé a certainement été la patience mêlée à la persévérance. Et cela a été aussi le cas pendant le play-off. J’ai juste essayé de tirer le meilleur parti des opportunités tout en sachant que les deux autres joueurs allaient en faire de même. »

Johnson est une exception dans le monde du golf professionnel. Le natif de l’Iowa est humble et bosseur. Il n’a pas le profil d’un golfeur puissant et facile techniquement, pourtant, il a pris conscience en 2012 sur le parcours du Royal Lytham où il partageait la partie du vainqueur, Ernie Els, que son tour viendrait, et qu’il lui faudrait juste être patient.

Pour son coach mental, Morris Pickens « Zach a toujours été conscient de ce qu’il pouvait faire ou ne pouvait pas faire au golf. Beaucoup de joueurs ne réfléchissent pas ainsi, et vont au-devant de désillusions. Ce n’est pas le cas de Zach. »

Après sa victoire au Masters 2007, il s’était contenté de se définir comme un simple type venant de la ville de Cedars Rapid.

Lundi soir, il a complété cette affirmation « Je suis juste un type normal de Cedars Rapid, qui vit au sud de la Géorgie, et qui a une veste verte, et quelque chose que beaucoup aimeraient avoir pour boire dedans…. », le tout en regardant la Claret Jug.

Marc Leishman retrouve le sourire après avoir envisagé le pire

Cela aurait pu être la plus belle histoire de l’année ! En avril dernier, l’australien Marc Leishman quittait Augusta en urgence pour se rendre au chevet de sa femme, Audrey, mère de ses deux enfants.

Cette dernière, atteinte d’une maladie rare n’avait que 5% de chances de survivre selon les médecins, et a été dans le coma plus de dix jours.

Pendant 24 heures, elle a d’abord été placée en soins intensifs pour tenter de diagnostic le mal qui la touchait.

Par chance, les médecins ont réussi à détecter un syndrome toxique, et une infection bactériologique rare.

Pendant ce temps, Leishman est resté à son chevet, incapable de manger ou de dormir, mais lui diffusant des musiques et des vidéos de ses deux enfants.

Il s’imaginait déjà veuf, et près à abandonner le golf pour s’occuper de ses deux garçons de 3 et 1 an.

Marc Leishman retrouve le sourire après avoir envisagé le pire

Par chance, Audrey est sorti de l’hôpital deux semaines plus tard. Sportive, elle ne pouvait même pas porter un téléphone portable, tant sa densité musculaire avait fondu avec la maladie.

Aujourd’hui, elle est en bonne voie de récupérer l’intégralité de ses moyens.

D’être à deux doigts d’abandonner le golf à manquer d’un putt, la victoire au British Open, Marc Leishman sera donc passé par tous les états en l’espace de trois mois.

« Cette expérience a changé ma façon de voir la vie. Je ne suis plus énervé après avoir tapé un mauvais coup. Je n’ai plus de frustration. Et même quand j’ai eu une mauvaise journée, je peux toujours rentrer à la maison, et embrasser ma femme et mes enfants. » 

Jordan Spieth manque d’un petit coup la perspective d’un Grand Chelem

Pour seulement quelques centimètres, Jordan Spieth a manqué de peu de lutter pour une troisième victoire en majeur, et la perspective d’un probable grand chelem en fin de saison.

Son caddy, Michael Greller était inconsolable à la sortie du 18. L’ancien prof de maths qui a participé à toutes les étapes du développement golfique du jeune homme de 21 ans pouvait mesurer plus que quiconque ce tout petit écart entre la victoire et la défaite.

Près de 85 ans après le dernier grand chelem réalisé par Bobby Jones, Jordan Spieth ne pourra donc pas le rejoindre dès cette année.

Jordan Spieth manque d’un cheveu la perspective d’un Grand Chelem

En revanche, il rattrape Arnold Palmer qui en 1960 avait traversé l’Atlantique avec le Masters et l’US Open en poche, et qui avait été battu d’un coup au British par l’Australien Kel Nagle.

Tout comme Jack Nicklaus qui en 1972, dans la même situation avait été battu d’un seul coup par Lee Trevino à Muirfield.

C’est dire à quel point, Jordan Spieth est en train de se hisser au niveau des plus grands !

« J’ai vraiment joué un très bon golf. Je n’ai pas manqué beaucoup d’opportunités, mis à part sur le 8. J’ai parfaitement tapé la balle, et je n’ai jamais été aussi à l’aise avec mon driver. Si j’avais joué de cette façon à l’US Open, je n’aurai pas gagné d’un seul coup. »

Et dire que l’américain a limité sa préparation au fait de jouer l’Old Course sur un simulateur vidéo.

Au final, il ne profitera pas de l’absence de Rory McIlroy pour lui ravir la première place mondiale. Pour cela, il aurait fallu une victoire sur le Old Course, et une fois n’est pas coutume, c’est son putting qui ne lui a pas permis d’atteindre son ultime objectif.

Il pourra toujours se consoler en se disant que la dernière fois qu’un golfeur a réussi la passe de trois (Masters, US Open et Open Championhip), à savoir Ben Hogan en 1953, l’actuel hôtel de Saint-Andrews était encore à l’état de champ ! 

Mieux vaut un bon petit-jeu qu’un jeu long efficace pour gagner sur un links

C’est un vieux débat au golf entre le lièvre et la tortue, entre le cogneur et la fine gâchette.

Bien souvent, c’est le cogneur qui gagne à la fin.

Taper un drive à 270 mètres puis un wedge à 80 pour faire birdie, ce n’est pas le même jeu que quand vous devez approcher le green avec un fer 6 pour 150 ou 160 mètres !

Zach Johnson a démontré que pour gagner la Claret Jug à Saint-Andrews, rien ne servait de seulement driver loin et fort.

Mieux vaut un bon petit-jeu qu’un jeu long efficace pour gagner sur un links

Comparativement à Jordan Spieth, l’américain est un pigmé en matière de driving ! Et pourtant, Spieth n’excelle pas dans ce domaine !

Le favori a cependant manqué d’un coup la perspective d’un play-off contre le futur vainqueur.

L’an dernier, sur le PGA Tour, Spieth a terminé à la 80ème place pour la distance au drive moyenne.

Au cours des dix dernières saisons, Zach Johnson n’a jamais été mieux classé que 140ème !

Et cette année, il est encore moins long (classé 164ème) avec une moyenne de 252 mètres, soit 35 mètres de moins que Dustin Johnson, un véritable cogneur, et leader de cet Open après deux tours.

DJ qui a terminé misérablement son tournoi avec deux cartes de 75 et une place de 49ème.

Comme quoi, le driving n’a pas été la clé de la victoire en Ecosse !

Jusqu’à présent, être membre du top-50 de la puissance au drive était pourtant une assurance pour remporter un majeur.

Le premier de ce club fermé, Bubba Watson a remporté deux Masters, McIlroy a remporté The Open, un Us Open, et le PGA, tandis que Martin Kaymer a lui aussi remporté un US Open.

Vous pouviez jouer différents parcours, la puissance était toujours de mise.

Mais cette année, les choses semblent avoir changé. Spieth a remporté les deux premiers majeurs, et Johnson, cet Open pourtant taillé pour les bombardiers.

Même Paul McGinley, l’ancien capitaine de Ryder Cup admettait « Saint-Andrews va clairement avantager les longs-frappeurs. Ce sera pratiquement impossible de rattraper l’avance prise depuis le tee. »

Saint-Andrews promettait une sorte de match entre David et Goliath…et c’est David qui a gagné.

Romain Langasque, le seul français à avoir passé le cut

The Open 2015 ne restera pas un grand souvenir pour le golf tricolore, bien que Raphael Jacquelin ait été toute à sa joie d’arracher sa qualification in-extremis au Scottish Open, aucun pro français n’a passé le cut.

Jacquelin, Dubuisson, Levy et Wattel n’ont pas participé aux deux derniers tours. La faute à pas de chance, et aussi aux conditions météos dantesques.

Sans faire le français qui râle, admettons que les français n’ont pas été dans les bonnes parties, et n’ont pas joué aux meilleurs moments de la journée.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas passés entre les gouttes !

Jacquelin a terminé sa partie à la tombée de la nuit pour échouer à deux coups du cut.

Des cinq français engagés, c’est finalement l’amateur, Romain Langasque qui a trouvé la clé de Saint-Andrews !

Romain Langasque, le seul français à avoir passé le cut

Quelques semaines après avoir dompté Carnoustie, il fallait croire qu’il était le mieux armé.

Son deuxième tour a dû lui paraître interminable, pourtant avec un score de 72, il a largement passé l’obstacle de la « coupure » comme disent nos amis canadiens.

Il avait pourtant commencé son deuxième tour la veille à 17h37 pour reprendre le matin du samedi à 7h et finir en fin d’après-midi.

Avec seulement trois coups de retard sur l'Irlandais Paul Dunne, meilleur des cinq amateurs qualifiés pour le week-end, Langasque pouvait même rêver de la célèbre Silver Medal remise au meilleur amateur sur le British. 

« Depuis le début je suis là pour me faire plaisir, donc mes objectifs ne vont pas changer parce que j'ai passé le cut. Je ne me dis pas qu'il faut finir dans le top 10, 20 ou 30, je veux juste faire le tournoi complet en jouant bien. Maintenant que j'ai passé le cut, ce n'est que du bonus. »  

Les deux derniers jours ne vont pas franchement lui sourire, il termine finalement 65ème après deux scores de 71 et 74, mais quelle expérience pour le tout jeune vainqueur du Amateur Championship ! 

Langasque est certainement le très grand espoir du golf français ! 

A 19 ans, il se place devant des références comme Wiesberger, récent vainqueur de l’Open de France, Paul Casey, Harris English, Graham DeLaet, Ross Fisher ou encore le vainqueur de majeur, Charl Schwartzel. 

Avec plus d’expériences, et d’endurances, il pourra sans doute plus facilement maintenir le niveau  de jeu qu’il a affiché sur le premier tour, soit 81% de fairways touchés, et surtout 89% de greens en régulations ! 

C’est cette dernière statistique qui a continuellement baissé au cours des quatre tours, passant de 89, à 78, 72, et finalement 67%. 

Paul Dunne a bien failli devenir le nouveau Bobby Jones

Et dire qu’avant le début de The Open, il posait tranquillement en photo avec une de ses idoles, Adam Scott !

Qui aurait pu prédire que Paul Dunne allait mener ce majeur, et même partir le matin du dernier tour avec le statut de potentiel vainqueur devant Adam Scott ?

Paul Dunne a bien failli devenir le nouveau Bobby Jones

Si Dunne avait remporté la victoire, le chèque de 1.1 millions de livres sterling aurait dû être redistribué sur l’ensemble du champ des joueurs professionnels, et lui serait entré dans la légende, faisant référence à Bobby Jones, le dernier vainqueur de Majeur avec le statut d’amateur.

La veille du troisième tour, c’était un parfait inconnu, et dimanche, il signait des dizaines d’autographes, et soulevait la passion de tout un pays, l’Irlande.

La pression a été trop forte !

Sur son premier départ, lundi, Paul Dunne a semblé être sensible à son changement de statut. Au final, il a commis un premier bogey qui allait donner le ton.

Son début de partie approximatif n’a pas pardonné en majeur.

Après avoir joué trois tours sous le par (69, 69, 66), Dunne a pu sentir la différence, et son dernier tour en 78 démontre à quel point le golf est un sport difficile mentalement.

Incontestablement, c’est un grand talent de demain, il a juste appris à ses dépens à quel point, il n’est pas facile d’être le nouveau Bobby Jones. 

Les golfeurs amateurs sont aussi bien préparés que les professionnels

La veille du dernier tour, Jordan Spieth avait souligné le fait que le golf amateur avait terriblement progressé, forcé de constater leurs performances à Saint-Andrews.

Si Paul Dunne était en tête du tournoi, ce qui pouvait surprendre par rapport à la qualité des joueurs professionnels engagés à Saint-Andrews.

Dunne n’a pas été le seul à se mettre en évidence pour la quête de la Silver Medal.

Ils sont cinq à avoir passé le cut dont notre français, Romain Langasque qui a fini à deux coups sous le par, l’anglais, Ashley Chesters et l’américain Ollie Schniederjans à -9, Dunne bien sûr, et enfin l’américain Jordan Niebrugge qui a donc remporté le gros lot avec un score de -11, et une place finale de sixième ex-aequo avec Justin Rose et Danny Willett !

Les golfeurs amateurs sont aussi bien préparés que les professionnels

Niebrugge était tout heureux d’avoir joué en compagnie de Sergio Garcia, une de ses idoles.

Malgré cette incroyable performance, le jeune américain ne pense pas passer professionnel dans l’immédiat. Il compte finir sa scolarité et sa formation.

Ce qui est aussi le cas de Paul Dunne, un irlandais qui a aussi misé sur le système universitaire américain pour parfaire son apprentissage du golf de haut niveau.

Dans le cas de Langasque, au contraire, ce n’est pas l’envie qui manque de passer professionnel, mais son statut d’amateur et de vainqueur du British Amateur lui permet de jouer le Masters à Augusta en 2016, une piste qu’il lui faut pour l’instant privilégier, avec le soutien de la FFG. 

Good-bye Mr Watson et Mr Faldo

C’est peut-être le fait le plus marquant de ce 144ème Open, le départ conjoint de Tom Watson, et Nick Faldo qui respectivement à 65 et 58 ans tirent leurs révérences à Saint-Andrews, sans doute pour le plaisir de faire la photo sur le Swilcan bridge.

C’était d’ailleurs un peu la dernière occasion avant le retour de The Open à Saint-Andrews…en 2021.

Watson aurait alors 70 ans et Faldo, 63, autant dire qu’ils auraient été moins fringants.

Peu importe, le golf sait rendre de beaux hommages à ses champions, et c’est ce qui s’est passé pour les deux hommes qui ne méritaient pas moins.

Ils n’ont pas passé le cut, mais tout de même, Faldo à 58 ans a réussi à jouer son deuxième tour en 71 s’offrant un dernier birdie sur le 17 !

Good-bye Mr Watson et Mr Faldo

De son côté, Watson n’a pas réédité son exploit de 2009 où il avait surpris son monde en bouclant le premier tour à la deuxième place à l’âge de…59 ans avec un score de 65 sur le parcours de Turnberry.

Il avait réalisé un magnifique week-end, manquant d’un cheveu de remporter son sixième Open en play-off contre Stewart Cink.

Qu’importe, il avait réussi à démontrer qu’à près de 60 ans, un golfeur pouvait toujours être au niveau d’un grand tournoi majeur !

Cinq ans plus tard, il tire sa révérence avec l’immense respect du public reconnaissant pour tout ce qu’il a fait pour le golf.

Dustin Johnson, Adam Scott, Jason Day et Sergio Garcia, les habituels perdants magnifiques

Alors que Zach Johnson avait terminé son dernier tour en 66, il lui fallut attendre la fin des dernières parties pour connaître son sort.

Et les prétendants encore en lices, étaient nombreux. A commencer par Jason Day, l’australien, un des leaders après 54 trous a terminé les 12 derniers trous dans le par pour échouer à un coup du play-off.

L’autre australien, Adam Scott a partagé un temps la tête du tournoi après un birdie au 7, mais il a finalement connu une fin de partie cauchemardesque, jouant +5 sur les 5 derniers trous, rappelant son échec de 2012 !

Touché émotionnellement à la fin de sa partie jouée en 71, Scott a déclaré « C’est difficile à digérer pour le moment. Peut-être était-ce trop demandé aujourd’hui… »

Sergio Garcia a fait du Sergio Garcia !

Dustin Johnson, Adam Scott, Jason Day et Sergio Garcia, les habituels perdants magnifiques

L’espagnol qui n’a toujours pas remporté de majeur a encore trouvé le moyen de perdre avec trois bogeys sur les huit derniers trous.

Et enfin, Dustin Johnson qui était en tête après deux tours avait déjà disparu du radar après deux tours joués en 75, très loin de pouvoir avoir une quelconque influence sur le résultat final de cet Open.

Ces quatre-là se battent pour le titre de Poulidor en majeur. Ils sont souvent aux avant-postes. On croit souvent qu’ils peuvent enfin le faire, et finalement, ils se font dépassés par d’autres qui créent la surprise.

Si DJ et Jason Day ont encore du temps pour espérer vaincre le signe indien, Adam Scott et Sergio Garcia ne peuvent pas en dire autant…

Tiger Woods de plus en plus loin de son meilleur niveau

Numéro un mondial en 2013, blessé et opéré en 2014, Woods est l’ombre de lui-même en 2015.

Voulant changer une énième fois de swing pour tenir sous pression en majeur, force est de constater qu’il n’y arrive plus !

Deux cuts manqués consécutivement en majeurs pour le tigre, c’est du jamais vu.

Tiger Woods de plus en plus loin de son meilleur niveau

Surtout qu’il est le premier à l’admettre, Saint-Andrews n’avait rien d’un monstre insurmontable.

Relégué à la fin du classement avec deux cartes de 76 et 75, Woods a connu deux journées différentes dans le contenu mais similaires dans le résultat.

Lors du premier tour, il a trouvé 88% des fairways mais seulement 56% des greens !

Lors du second tour, il a trouvé que 31% des fairways et 72% des greens alors que sa distance au drive a sensiblement augmenté entre les deux tours (+14 mètres).

L’américain n’arrive donc pas à trouver la bonne longueur ! Et si le problème, n’était tout simplement pas une forme d’usure mentale ?

Depuis 1996, Woods est à la bagarre sur les plus grands tournois. Aucun des joueurs qui ont terminé dans le top-10 de cet open n’affichent une telle longévité.

Nous focalisons sur Woods, mais Ernie Els, Phil Mickelson n’ont pas fait franchement mieux cette semaine.

La nouvelle génération est en passe de prendre le pouvoir et pousser les « vieux » dehors.

Ceci dit, il existe un motif d’espoir. Zach Johnson a 39 ans, soit l’âge de Woods, et il a trouvé la clé pour battre les jeunes cogneurs…

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Auteur

Fondateur du site www.jeudegolf.org en juillet 2010, découvre le golf à l'âge de 10 ans au travers d'une première expérience de caddy en Angleterre (Golf d'Uckfield/Essex) en 1985. Golfeur amateur depuis les années 90, d'abord en région parisienne, puis depuis 2005 en région lyonnaise.


Journaliste professionnel sur le golf, co-auteur du livre Tiger Woods, l'homme aux deux visages aux éditions SOLAR en septembre 2018.


Dans ce cadre est intervenu sur la Matinale de RTL dans la rubrique 3 minutes pour comprendre animée par Yves Calvi, et sur un reportage réalisé par la direction des sports de M6 pour le magazine du 12.45 du samedi 29 septembre.


Se déplace chaque année aux Etats-Unis pour interviewer les principaux acteurs de la filière Golf, aux sièges des marques en Californie ou au PGA Merchandise Show à Orlando.

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