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Test comparatif drivers TaylorMade JetSpeed et SLDR

Au cours du dernier quadrimestre de 2013, TaylorMade a sorti deux drivers, le SLDR puis le JetSpeed. Pour beaucoup d’amateurs, ces sorties accélérées ont été plutôt perturbantes, alors que la même année, la marque leur avait beaucoup vanté la série R…Découvrez le fin mot de l’histoire.

Test comparatif drivers TaylorMade SLDR vs JetSpeed

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Le principe du test

Sous la houlette d’un professionnel du matériel de golf, notre consultant, Clément Morelle, nous avons testé le driver TaylorMade JetSpeed dans quatre configurations possibles, en loft 9.5 et 10.5 et monté sur deux shafts regular et stiff.

Pour le SLDR, et bien que nous ayons été les premiers à le tester en France, nous avons procédé à un nouveau test, le même jour que les JetSpeed, pour être dans la même situation. (lire notre précédent test)

Il est très imprudent d’être définitif dans un test concernant ce type de clubs, sans prendre au moins une précaution : un driver non adapté est rarement performant, et un driver à priori peu performant, une fois qu’il est adapté peut justement apporter de la performance.

Ceci étant dit, dans nos tests, nous nous focalisons aussi sur le produit standard tel qu’il peut être acheté dans une grande surface ou sur Internet, et sans le conseil d’un professionnel.

Soit un achat du produit « nu » de tout conseil, tant et si bien, que nous mesurons à un instant T, un potentiel.

Avec notre test, nous vous livrons une lecture précise et indépendante de la marque, tout en vulgarisant les notions que nous utilisons pour analyser et justifier nos jugements, pour vous livrer au final, l’avis objectif de notre rédaction.

L’organisation du test

Nous avons réalisé nos mesures au magasin US Golf de Champagne-Au-Mont-d’Or, équipé d’un radar de mesure Trackman.

Nous avons utilisé la même balle pour tous nos tests de drivers, à savoir une Srixon Z-Star.

Pour le JetSpeed, nous avons utilisé deux shafts proposés par la marque, à savoir le modèle Matrix Velox en version regular 49 grammes et stiff 50 grammes.

Ce shaft a pour caractéristique d’aider les golfeurs d’index intermédiaire à augmenter la vitesse de leurs swings.

Sur ces produits, les ingénieurs Matrix ont travaillé sur la courbure pour qu’ils puissent s’adapter à différents swings d’amateurs, et qu’ils restituent un maximum d’énergie pendant le transfert.

Entre le modèle stiff et le modèle regular, la principale différence réside dans le fait que la rigidité décroit plus rapidement du butt au tip sur le modèle regular.

(Voir notre article sur les shafts Matrix Velox)

Pour le driver SLDR, nous avons retesté le club avec un shaft différent. Lors du premier test, nous avions testé le shaft Fujikura Speeder 57 de 55 grammes proposé de série.

Et pour ce deuxième test, nous avons monté la tête SLDR sur un shaft Matrix Velox VLCT-SP regular de 57 grammes, qui possède donc les mêmes caractéristiques que les shafts Matrix Velox, étant seulement plus lourd que ceux utilisés sur le JetSpeed.

Le changement de shaft allait s’avérer déterminant dans nos mesures, entre le premier et le second test du SLDR.

Les points clés du test : Smash factor & degré d’efficacité

Rapport tolérance/puissance des drivers

  • Axe des abscisses : smash factor de 1,30 à 1,50 = tolérance (performance de la face)
  • Axe des ordonnées : degré d'efficacité de 2,20 à 2,65 = puissance (performance de la tête et du shaft)

Smash factor :

De tous les drivers TaylorMade déjà testés, le RBZ Stage 2 reste le plus tolérant avec un smash factor de 1.46, ce qui correspond assez bien à la cible de golfeurs amateurs visés par la marque, à savoir la majorité des joueurs, qui finalement ont surtout besoin de tolérance sur les coups décentrés.

Concernant notre comparatif, quand nous comparons des drivers en shaft regular, le SLDR devance nettement le JetSpeed avec un smash factor 1.45 contre 1.43 en tête 10.5° de loft.

Un premier résultat qui nous a surpris, quand on sait que le JetSpeed est justement censé être plus tolérant que le SLDR.

En fait, c’est surtout le changement du shaft, qui est à l’origine de ce phénomène.

Avec le shaft standard TaylorMade sur le SLDR, le smash factor que nous avions trouvé lors du premier test n’avait été que de 1.40.

Premier enseignement, en changeant seulement le shaft, le résultat du test du SLDR est complètement différent. Le shaft Matrix par rapport au Fujikura Speeder permet un gain de 0,05 points de smash !

Ainsi, en comparant le SLDR et le JetSpeed dans leurs deux versions standards, ce dernier est bien le plus tolérant des deux.

Encore un exemple qu’un simple changement de shaft peut complètement bouleverser la perception que l’on peut avoir d’un club.

Degré d’efficacité :

Comme pour le smash factor, à version standard équivalente, le JetSpeed est légèrement plus performant que le SLDR pour un golfeur amateur d’index moyen, confirmant que le dernier né des drivers TaylorMade a été pensé pour l’immense majorité des golfeurs.

Avec un degré d’efficacité de 2.53, le JetSpeed en version 9.5° de loft est 0,10 points au-dessus de la moyenne de notre panel.

Pour mémoire, le degré d’efficacité est le rapport entre la distance parcourue et la vitesse de la tête de club nécessaire pour faire cette distance.

Plus ce degré est élevé, et plus la distance est importante à vitesse égale.

Quand nous mesurons un club comme le JetSpeed à un degré d'efficacité plus élevé que la moyenne, c’est très valorisant pour la performance globale du couple formé par la tête et le shaft en adéquation avec le testeur.

En version 10.5° de loft, le JetSpeed est mesuré à un degré d’efficacité de 2,46, ce qui reste assez élevé par rapport à la moyenne des autres clubs.

Concernant le SLDR, le premier test avait révélé un résultat très décevant seulement 2.43, soit la moyenne de notre panel.

En utilisant un autre shaft, le Matrix Velox 57, la transformation est spectaculaire, puisque nous trouvons un rapport de 2,61, soit le plus élevé de tout notre panel de drivers 2013-2014 !

Précision, le JetSpeed arrive à la deuxième place du panel avec 2.53, donnant à TaylorMade, les deux premières places du podium sur cet argument…

Résumé intermédiaire :

Au global, comme l’illustre le graphique, nous constatons que de manière générale, les drivers proposés par TaylorMade depuis deux ans sont toujours très tolérants, et relativement puissants.

Concernant le SLDR, en changeant de shaft par rapport au modèle de base proposé par la marque, nous trouvons enfin la performance annoncée très hâtivement par TaylorMade, ce que nous n’avions pas trouvé la première fois.

Et effectivement, dans cette configuration, le SLDR se positionne nettement comme le meilleur produit du marché sur le rapport tolérance/puissance.

Attention, ce n’est pas le seul rapport à prendre en compte dans le choix d’un driver…

A titre de comparaison, le JetSpeed semble moins performant par rapport au SLDR que nous avons modifié, alors qu’en standard, si nous comparons bien les deux modèles proposés en magasin, c’est le JetSpeed qui est meilleur.

Dans la même veine, en modifiant l’angle de loft de la tête, en passant de 10.5 à 9.5 sur le JetSpeed, vous pouvez constater dans le graphique ci-dessus que fort logiquement, au cours du test, nous avons perdu en tolérance, et gagné en puissance.

Le JetSpeed en tête 10.5 donne un smash factor de 1.43, alors qu’en 9.5, une face plus fermée, nous ne trouvons plus que 1.42.

A l’inverse, en degré d’efficacité, mesure résumant la puissance, la statistique passe de 2.46 à 2.53.

Encore une démonstration qu’en matière de choix de driver, c’est surtout une affaire de compromis.

Les points clés du test : Dispersion & Précision

Rapport dispersion/précision des drivers

  • Axe des abscisses : dispersion latérale à partir du centre du fairway (de -25 m à gauche à +25 m à droite)
  • Axe des ordonnées : régularité de précision entre la balle la plus courte, et la plus longue (de 210 à 230 m)

Dispersion :

Comme il s’agit de moyenne, il faut aussi regarder concrètement les points d’arrivées des balles.

Cependant, le graphique ci-dessus permet de synthétiser une idée générale de la dispersion.

La dispersion dépend essentiellement du testeur.

Cependant, la maniabilité d’un club matérialisé par le couple tête/shaft peut avoir une influence pour atténuer ou au contraire accentuer la dispersion latérale.

Bien que moins tolérant en termes de smash factor, le couple JetSpeed en 9.5°/shaft Matrix Velox est le plus intéressant, car en moyenne, les balles ont des trajectoires plus proches du centre du fairway.

Trajectoires JetSpeed 9.5

Concernant la tête du JetSpeed en 10.5°, si la tolérance de la face est supérieure, comme le démontre le graphique, ci-dessus, ce n’est pas pour cela que le testeur produit plus des balles plus longues, et au centre du fairway.

Précision :

Quand on utilise un club de golf sur le parcours, ce qui est intéressant, ce n’est pas la meilleure balle, mais la moyenne, ou plutôt plage de distance atteinte avec ce même club.

Plus la plage est élevée, et plus la précision du club est faible. A l’inverse, une plage réduite avec des balles qui ne font pas beaucoup de distance n’est pas non plus l’idéal recherché.

Passé ces définitions, le JetSpeed en 9.5° et le SLDR 10.5° avec un shaft Matrix Velox proposent des résultats intéressants à la fois en termes de balles les plus longues et de plages de précisions, avec un très léger avantage pour le SLDR.

Notez que les performances du SLDR en configuration standard ne sont pas très éloignées du SLDR en configuration modifié avec le shaft Matrix, contrairement à ce que laissait supposer les mesures de Smash Factor, et de degré d’efficacité.

Dispersion du SLDR

Explications : Le Fujikura Speeder permet en fait une vitesse de swing supérieure au Matrix 57 (plus d’un mph de différence), par contre, le taux de spin est trop élevé à plus de 3000 tours, contre seulement 2400 tours avec le Matrix.

Résultat, en moyenne au carry, trop de spin annule le gain de vitesse de swing pour créer un écart négatif de près de huit mètres.

Ce qui se retrouve dans la mesure du Smash Factor, à 1.40 avec le Fujikura contre 1.45 avec le Matrix, et ainsi les moins bonnes balles altèrent la moyenne du SLDR en version Fujikura.

Pour être complet, notre test démontre que l’on peut taper les meilleures balles à la même distance avec les deux shafts, en revanche, la différence se fait sur les moins bonnes balles.

Résumé intermédiaire :

Par rapport aux drivers TaylorMade de 2013, c’est surtout sur ce graphique que nous pouvons constater les progrès de la marque avec à la fois, le JetSpeed et le SLDR, qui donnent des plages de distances plus importantes que le RBZ Stage 2 et le R1.

En 2013, nous ne trouvions pas d’écarts significatifs entre les drivers TaylorMade et les autres marques, et même certains drivers comme le 913 D2, le PING G25 et le Mizuno JPX 825 donnaient de meilleurs résultats.

En 2014, TaylorMade reprend de l’avance par rapport à la concurrence avec à la fois le SLDR, et le JetSpeed. L’année promet d’être passionnante dans la mesure où les autres marques vont réagir…

Résultats complets du test :

Mesures statistiques relevées au trackman

Sur le tableau ci-dessus, retrouvez l’intégralité de nos tests de drivers TaylorMade 2013-2014 avec des shafts graphites regular, en comparaison avec la moyenne générale des drivers de notre panel total.

Vitesse de swing :

Bien que les marques se plaisent à affirmer que leurs clubs sont conçus pour une grande majorité de golfeurs. Nous pouvons tout de même formulé un commentaire à partir de la vitesse de swing moyenne mesuré.

Pour un golfeur d’index compris entre 10 et 24, le JetSpeed est légèrement plus maniable, et donne une vitesse de swing moyenne plus élevé qu’un SLDR, club plus adapté pour les meilleurs golfeurs.

Un golfeur d’index 10 à 24 pourra tout à fait utiliser un SLDR, ce n’est pas contre-indiqué, mais il risque de voir sa moyenne de vitesse de swing être un peu inférieure à celle du JetSpeed.

Dans le test ci-dessus, la différence est tout de même de 3 mph (4,8 kmh).

Actuellement, la communication de TaylorMade est basée sur la vitesse, et sur ce point, nous ne pouvons pas leur donner tort.

Le JetSpeed est bien l’un des clubs qui permet la plus grande vitesse de swing pour un profil de golfeur d’index compris entre 10 et 24, ce qui le place en concurrence avec le Callaway FT Optiforce.

Loft dynamique :

En moyenne, quand nous testons des drivers de loft 10.5°, nous trouvons un loft dynamique de 17,1° pour notre testeur qui a tendance à lever la balle plus que la moyenne des golfeurs de son niveau d’index (15).

Le loft dynamique correspond à l’angle de décollage de la balle.

Entre 2013 et 2014, les clubs TaylorMade ont une légère tendance à plus lever la balle, ce qui confirme à nouveau la communication de la marque, qui a déplacé le centre de gravité de ses clubs pour aller dans ce sens, arguant que plus d’angle de lancement ajouté à moins de spin, donnaient plus de distance.

Trajectoires JetSpeed en 10.5

Sur ce point, le SLDR donne quel que soit le shaft plus de hauteur d’angle de lancement que le JetSpeed.

Trajectoires SLDR

Vitesse de balle :

Cet indicateur va de pair avec la vitesse de swing, dépendant fortement de ce premier facteur, et de la qualité de la face pour générer de la distance à l’impact.

Etant donné que la vitesse de swing du JetSpeed est meilleure que celle du SLDR, il est logique que la vitesse de balle soit aussi supérieure, même si le très bon smash factor du SLDR tend à réduire l’écart.

Sur ce point, le JetSpeed est même l’un des deux clubs actuellement sur le marché qui donne la plus grande vitesse de balle à l’impact, ce qui va de pair avec le potentiel de puissance de la face du club.

Le principal rival du JetSpeed dans ce domaine étant le Mizuno JPX-EZ, qui promet d’être l’une des révélations de la saison 2014.

Taux de spin :

De manière générale, le point fort des drivers TaylorMade depuis deux ans, est le taux de spin plutôt réduit.

Alors que la moyenne de notre panel se situe à 3000 tours, aucun driver TM n’excède ce score.

En septembre 2013, nous étions pourtant déçu par le test du SLDR qui ne donnait pas de progrès réel comme pourtant fortement clamé par la marque, en tout cas, avec le shaft Fujikura Speeder.

En revanche, en retestant le SLDR avec un shaft Matrix, nous avons enfin trouvé le gain annoncé, avec un taux de spin de 2400 tours contre une moyenne de 3000, un gain très notable.

Sur la question du spin, le SLDR est largement gagnant par rapport au JetSpeed qui sur ce point reste dans la moyenne des drivers TaylorMade.

Le match du spin en 2014 se résumera donc à un duel entre le SLDR et la Callaway X2HOT.

Carry :

Bilan des opérations, le JetSpeed bat le SLDR pour …un mètre de distance supplémentaire 192 mètres au carry en moyenne, quand on compare le SLDR 10.5° avec un shaft Matrix contre un JetSpeed 9.5° avec un shaft Matrix…

Mais à loft égal, c’est bien le SLDR qui gagne le match pour 4 mètres !

Autant dire que les écarts sont faibles entre les deux clubs.

Par rapport la moyenne totale du panel qui se situe à 183 mètres au carry, les drivers TaylorMade se situent cette année au sommet de la hiérarchie des drivers les plus longs pour les index moyens, à la lutte avec le surprenant Mizuno JPX-EZ, le Callaway FT Optiforce, et la valeur sûre, le Titleist 913 D2.

Performance finale : La distance totale

Distance mesurée au trackman

En plus du carry, pour obtenir la distance totale, l’angle d’atterrissage et donc la roule intervient dans le calcul d’un projectile lancé à une certaine vitesse.

Avec un angle d’atterrissage de 35,1 degrés alors que l’angle de lancement était de 17,9, le résultat du test démontre que malgré un angle de lancement élevé, la trajectoire du SLDR avec un shaft Matrix n’est pas nécessairement bombée, et donc favorable à la roule.

A la différence de la statistique du carry, le SLDR 10.5° arrive à dépasser le JetSpeed 9.5° confirmant qu’il est bien le driver le plus long de la marque (216 mètres pour le SLDR Matrix contre 215 pour le JetSpeed 9.5°, et 211 mètres pour le JetSpeed 10.5°).

Lors du premier test du SLDR avec le shaft standard, nous n’avions trouvé que 203 mètres, soit un mètre de moins que la moyenne de notre panel !

Deux choses à noter pour être complet sur ce test, la dispersion n’est pas le point fort des drivers TaylorMade. En moyenne du panel 2013-2014, nous trouvons un écart de 3,8 mètres, alors que les produits TM se situent entre 5 et 15 mètres.

Par contre, en précision, les plages d’écarts des deux meilleures configurations du SLDR et du JetSpeed donnent de très bons résultats, à savoir près de 15 mètres entre la meilleure et la moins bonne balle, quand la moyenne de notre panel est au double (28 mètres).

Bilan du test :

Il a été très difficile de départager deux des meilleurs drivers de ce début de saison !

Classement provisoire des drivers saison 2013-2014

Finalement, le JetSpeed l’emporte sur des aspects comme le look et le touché, ce dernier étant très agréable, donnant l’impression de bien écraser la balle dans la face, alors que le SLDR gagne le match de la performance.

En 2013, les drivers TaylorMade n’étaient pas indiscutables par rapport à la concurrence.

En 2014, il semble bien que la marque est remise la barre un cran au-dessus, cependant la concurrence s’organise, et notre prochain test du Mizuno JPX-EZ pourrait déjà créer la surprise.

L’avis de la rédaction :

De ce test, il ressort tout de même un point négatif pour la marque ! Le SLDR proposé sur le marché dans un shaft unique, le fujikura Speeder n’est pas une bonne option.

Notre test démontre qu’avec ce shaft, ce club est finalement très quelconque, alors qu’il suffit de changer de shaft pour réellement dévoiler tout le potentiel de ce club, déjà très utilisé sur le tour.

Ce deuxième test a donc permis de lever pour nous l’ambiguïté dans laquelle nous nous trouvions suite à notre premier test qui n’avait pas du tout confirmé les prétentions de la marque en termes de performances, de taux de spin, et de distance.

Comme les bois de parcours que nous avions déjà testé, le JetSpeed s’annonce comme l’un des produits les plus intéressants de l’année à venir, notamment pour son touché, sa maniabilité, et la vitesse de balle très élevée qui en découle.

En résumé

Contrairement au discours de la marque qui tend à conseiller le SLDR et le Jetspeed à une majorité de golfeurs, nous aurions plutôt tendance à suggérer dans leurs versions standards, le JetSpeed pour les golfeurs d’index 12 à 24, et le SLDR pour les index inférieurs.

En revanche, si vous pouvez configurer votre propre version de tête et de shaft à travers un fitting, tout est ouvert avec ces deux très bons clubs !

Et droit dans nos bottes, si vous ne fittez pas le SLDR, il ne vaut pas le coût…

A venir, le test du driver Mizuno JPX-EZ…

Un mot sur le choix Regular ou Stiff, 9.5° ou 10.5° concernant le JetSpeed

Dans les lignes ci-dessus, pour ne pas compliquer la lecture, nous avons volontairement omis de parler des quatre configurations testées sur le JetSpeed.

Notre panel étant majoritairement composé de club 10.5 Regular, nous nous sommes appuyés sur ce modèle pour notre comparatif.

Dispersion JetSpeed 10.5

En revanche, si nous devions retenir un choix par rapport aux quatre configurations, et bien que les écarts soient minimes, il porterait sur le JetSpeed 9.5° en stiff, soit la version la plus exigeante d’un point de vue technique.

Dispersion JetSpeed en 9.5

Pourtant, le trackman révèle que c’est avec cette version que le testeur a produit le meilleur smash factor (1.45, très proche de l’idéal et de son maximum), et le taux de spin le plus bas (2700 tours, soit 300 tours de mieux que les autres configurations).

A l’inverse, c’est avec la configuration la plus pointue, que le testeur a produit la vitesse de swing la plus lente (92.2 mph contre 93.6 mph en moyenne), ce qui confirme la légère perte en maniabilité du fait de la rigidité du shaft accru, et l’angle de la tête plus serré.

Si nous devions porter notre choix sur le seul critère de distance moyenne, ce serait alors la version 9.5° en Regular, mais à trois mètres près en longueur, ce ne serait pas assez pertinent.

Au contraire, en dispersion moyenne, et cela se corrèle avec le smash factor élevé, synonyme de tolérance de la face, la meilleure configuration est encore la version 9.5 stiff qui est nettement plus intéressante.

Cet exemple illustre le fait qu’un golfeur amateur ne devrait plus choisir un shaft stiff ou regular au prétexte de la seule vitesse de swing, du gabarit du joueur ou de son poids.

Les tests démontrent que d’un club à l’autre, d’un shaft à un autre, un amateur peut trouver de la performance avec un stiff plutôt qu’avec un regular, et l’inverse…

Désolé d’insister, mais seul le fitting permettra de connaitre le shaft que vous devrez utiliser, et ce ne sera pas forcément celui que vous pensez…

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