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Test driver Callaway X HOT et driver TaylorMade RBZ Stage 2

Deux drivers entrée de gamme

Cette semaine, notre consultant Clément Morelle (US Golf Champagne-au-Mont-D’or*) nous a proposé un comparatif entre deux nouveaux drivers « entrée de gamme » de Callaway et TaylorMade : soit respectivement les modèles X Hot et ROCKETBALL Z Stage 2.

*Ce magasin de golf basé près de Lyon présente l’avantage d’être équipé de plusieurs ateliers, dont un centre de fitting, et un simulateur doté d’un trackman, pour réaliser des mesures ultra-précises sur les performances des clubs de golf à l’essai.

L’organisation du test comparatif :

Le test a été réalisé avec un shaft regular monté en standard sur les deux drivers : Project X pour le modèle Callaway, et RocketFuel pour le TaylorMade.

On a simplement constaté que le shaft du Callaway paraissait plus rigide.

Les deux drivers testés présentaient un loft annoncé de 10.5°.

Pour démarrer le test au trackman, nous n’avons pas modifié les réglages standards de ces deux drivers ajustables.

Ensuite, nous avons sollicité deux golfeurs amateurs clients du magasin US Golf respectivement index 7 et index 16.

Afin de ne pas compromettre le test par une éventuelle fatigue, on a demandé aux deux golfeurs d’alterner les coups avec chaque driver, et, nous leur avons demandé d’utiliser à chaque fois les mêmes balles de golf.


Présentation et généralités sur les deux drivers :

Présentés au dernier PGA Merchandise Show, les deux drivers des deux Majeurs de l’industrie du golf boxent dans la même catégorie.

Pour Callaway, il s’agit d’aller chasser TaylorMade sur ses terres, et de coller à la stratégie du leader des ventes en matière de drivers, et de bois de parcours.

Alors que le R1 et le RAZR FIT Xtreme sont les deux produits phares des deux marques, les drivers X Hot et RocketbladeZ Stage 2 sont tous deux positionnés au prix de 329 euros (contre 499 € pour le R1, et 449€ pour le Callaway RAZR FIT XTREME).

carac.pngConcernant les principales caractéristiques (poids et longueur), les deux clubs sont presque identiques.


Résumé du test des deux drivers :

D’un point de vue look, si le TaylorMade est dans la continuité du modèle 2012 avec quelques éléments visuels en plus, le Callaway présente un nouveau design original qui mélange gris, blanc et noir, finalement un mélange des trois couleurs à la mode concernant les drivers.Nouveau driver 2013 : RBZ Stage 2

Ajoutons que le gris qui recouvre la tête du driver X Hot de Callaway rappelle les matières carbones des formules 1.

A l’inverse, nos testeurs n’ont pas vraiment apprécié les couleurs blanches et jaunes du TaylorMade RBZ, jugées presque chip !

D’un point de vue sensations, le X Hot déçoit, et propose des sensations de touché assez quelconque, ce qui dénote franchement avec le RBZ Stage 2 qui rend beaucoup plus de bonnes sensations en mains.

Callaway X HotD'un point de vue des performances, on ne peut pas non plus trouver de bons points pour le nouveau Callaway X Hot, pour le coup dominé par le RBZ Stage 2.

Smash factor bas, taux de spin trop élevé, et distance totale inférieure : le X Hot ne fait pas encore le poids par rapport au RBZ Stage 2.

A noter : En fixant des étiquettes de marquages sur les faces des deux drivers, on a relevé que la forme de la face du RBZ Stage 2 convient mieux au testeur numéro 2.

En effet, sur le X Hot, la majorité des balles sont prises entre le talon et le centre de la face. Curieusement, on a l’impression que les balles épousent la forme de la face de ce driver. (voir visuel ci-dessous)

On ne retrouve pas ce phénomène sur le TaylorMade RBZ Stage 2.

Comparatif des faces des deux drivers

Sur ce point précis de la face et plus particulièrement du sweetspot, il semble bien que le X HOT dispose d’une face plus petite, et légèrement moins tolérante que le RBZ.


Faut-il changer les réglages standards des deux drivers ?

Le golfeur numéro 1 (index 7) a voulu en avoir le cœur net, et a changé les réglages du driver pour réduire le loft, et voir si cela lui permettait de réduire le taux de spin produit.

Pour information, c’est la première fois que Callaway met en place sur un driver entrée de gamme, un système ajustable, et les trois positions sont classiquement : Open (O), Square (S) et Closed (C).

A savoir : Pour refermer la face, et baisser le loft d’un demi degré sur un driver 10,5°, il faut donc choisir Open, car c’est dans cette position que la face s’oriente légèrement à droite, et ferme le loft de 0.5°.

A l’inverse, en position closed, on ferme la face côté gauche, ce qui ouvre le loft de 0.5°.

Malgré ce changement, le smash factor du golfeur testeur numéro un est resté bloqué à 1.44, et cela n’a pas réellement réduit le taux de spin, qui rappelons-le au drive, réduit le roulement de la balle au contact du sol, et donc la distance.

Deux drivers très proches !

Curieux d’observer ce phénomène, Clément Morelle, notre consultant a aussi invité le testeur numéro 1 a modifié les réglages du TaylorMade, et à l’inverse du Callaway : il y a bien eu un effet positif, et une diminution du taux de spin.

A titre de comparaisons entre le système ajustable du X Hot et du RBZ Stage 2, le modèle Callaway offre moins de possibilités d’ajustements que le modèle TaylorMade.


Quel intérêt de changer le loft d’un driver ?

En hiver, il peut être intéressant d’augmenter le loft pour favoriser des trajectoires de balles plus hautes.

En été, il peut être intéressant de réduire le loft pour chercher des trajectoires plus basses et plus pénétrantes, afin de maximiser le roulement de la balle sur sol dure.

En synthèse, pour les deux golfeurs, le RBZ est devant le X Hot en termes de sensations et de performances, à la remarque près du look de ce driver, qui ne plaira pas à tout le monde.


Résultats quantifiés du test driver :

Les données ci-dessous ont été réalisés à l’aide d’un simulateur équipé d’un trackman au magasin US Golf de Champagne-Au-Mont-d’Or.

Résultats chiffrés du test entre le X Hot et le RBZ Stage 2

Pour comprendre le tableau ci-dessus, les deux premières lignes correspondent aux coups tapés par le golfeur numéro 1 (index 7), et les deux suivantes au golfeur numéro 2 (index 16).

Légende du tableauA noter : Il s’agit d’un résumé et une moyenne des coups joués par les deux testeurs, et non pas les meilleurs coups ou les moins bons coups.

Par rapport à la moyenne, on peut ajouter 15 mètres pour déterminer la distance maximale atteinte par les deux golfeurs sur un bon drive.

Légende des graphiques : Le blanc et le bleu représentent les coups joués par le testeur numéro un, et jaune et rose correspondent aux coups du joueur numéro deux.

Explication du tableau :

Les mesures réellement intéressantes à ce stade sont :

  • le « club speed » (vitesse du club pendant le swing),
  • le « ball speed » (vitesse de la balle à l’impact),
  • le « smash factor » (une mesure de l’efficacité entre la transmission de la vitesse de club vers la vitesse de la balle, qui indique à quel degré vous prenez bien la balle*),
  • le « spin rate » (nombre de rotations que la balle effectue sur elle-même pendant le vol), le « carry » (portée de la balle en vol exprimé en mètres),
  • et le « lengt » (qui indique une estimation de la distance totale vol + roule de la balle de golf).

*Le smash factor le plus élevé que l’on ait jamais relevé pour un driver se situe autour de 1.53. A titre de comparaison, Tiger Woods aurait un Smash Factor de 1.48, et Bubba Watson, un très long frappeur sur le PGA Tour serait mesuré à 1.52 !


Les données du golfeur n°1 (index 7) :

Concernant les écarts de vitesse de clubs et vitesse de balles à l’impact, notre consultant nous indique que les différences entre les deux drivers ne sont pas suffisamment notables pour avoir une forte incidence.

Par contre, le taux de spin étant de 3,125 tours par minute avec le X Hot, le golfeur n°1 considère que ce taux est plus élevé que sa moyenne habituelle avec son propre driver.

Si l’écart n’est pas extrêmement significatif avec le RBZ, il est suffisant pour que sur la moyenne de balles tapées entre les deux drivers, les indicateurs de distances soient meilleurs pour le driver TaylorMade, par rapport au X Hot de Callaway.

Les trajectoires avec les deux drivers et pour les deux testeurs

Ce point sera encore plus flagrant concernant le deuxième testeur, où l’écart de spin sera beaucoup plus important en défaveur du driver Callaway.


Les données du golfeur n°2 (index 16) :

Le smash factor est à nouveau en faveur du RBZ, ce qui confirme qu’il est plus tolérant.

Et enfin, le taux de spin est spectaculairement plus élevé avec le X Hot par rapport au RBZ, ce qui atténue les gains de distance, et profite nettement au RBZ.

Concernant la dispersion, le jeu de golf naturel de notre deuxième testeur est semble-t-il plutôt à gauche. Et là, on ne trouve pas de différences entre les deux drivers.

Dispersions au drive pour les deux testeurs

Ce qui n’est pas tout à fait le cas pour le testeur numéro 1 qui comme on peut le constater sur le diagramme de dispersion a globalement moins dispersé ses balles avec le RBZ Stage 2, par rapport au X Hot.


Le mot de la fin :

A choisir, on a bien du mal à opter pour l’un ou l’autre de ces deux drivers.

Le TaylorMade propose un look (trop) particulier, et le Callaway X Hot n’offre pas les meilleures sensations possibles.

En termes de performances, le RBZ Stage 2 a remporté ce comparatif, profitant de bonnes sensations, d’une bonne tolérance de la face, et une meilleure distance totale.

Pour les golfeurs index à un chiffre, optez pour le RAZR FIT XTREME de Callaway ou le R1 de TaylorMade, et pour les golfeurs amateurs, le RBZ Stage 2 semble être un bon compromis tolérance/distance, en attendant de vous proposer d’autres tests drivers.

Bon golf,

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