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Comment gagner en efficacité pour des drives plus longs?

Comment gagner en efficacité au driving ?

Pour ceux qui ont l’habitude de lire mes articles, vous avez déjà pu constater que j’utilise fréquemment des radars de mesures pour illustrer mes propos. Pour ce nouvel article sur le driving, je vais vous donner trois conseils pour gagner en distance, et comment le vérifier très rapidement.

Sommaire de l'article sur l'efficacité au drive

Cas d’école pour illustrer 3 astuces qui permettent de driver plus loin

Très récemment, au cours d’un cours avec un de mes élèves, nous avons modifié le loft de son driver de 2 degrés, et procédé à quelques petits ajustements sur son swing : Essentiellement sur le plan de swing, et l’angle d’attaque !

Résultat, il est passé d’un ratio de 2,38 mètres/mph à 2,51 mètres par miles per hour de vitesse de swing.

Ce ratio exprime la performance en distance en rapport avec la vitesse de swing nécessaire pour générer cette distance, autrement dit, une mesure de l’efficacité du joueur.

Et dans ce cas, je parle bien d’efficacité, car nous n’avons pas accentué la vitesse de swing du joueur pour augmenter ce ratio d’efficacité, soit 164 kmh (102 mph). C’est d’ailleurs tout le sens de cet article. Comment gagner en efficacité au drive même quand on ne gagne pas en vitesse de swing ?

Pour mon élève, le gain au driving a été de 13 mètres, passant de 243 mètres de moyenne à 256 mètres.

A partir de là, nous avons pu travailler sur une augmentation de la vitesse de swing, deuxième facteur majeur pour gagner de la distance.

Sur la base d’exercices de préparation athlétique pour renforcer la stabilité du bas du corps, et en améliorant sa rotation thoracique, et en travaillant sur une meilleure séquence de son swing, nous avons gagné une dizaine de miles per hour en l’espace de 8 semaines.

De 164 kmh, sa vitesse de swing a grimpé à 180 kmh.

En cumulant, une meilleure efficacité de son swing avec une plus grande vitesse de swing, mon élève a gagné jusqu’à 35 mètres de distance au drive, et sans changer de club.

Ci-dessous, je vais donc vous exposer les trois principaux facteurs qui peuvent vous permettre de gagner de la distance au drive.

Le 1er élément à travailler pour augmenter sa distance au drive : Générer un contact solide !

Le fait de frapper la balle au centre de la face du club est l’élément prédominant pour parcourir plus de distance, et frapper des balles plus droites.

Les deux éléments sont liés.

De manière générale, on s’aperçoit que plus un golfeur baisse en handicap, et plus, il est capable de centrer régulièrement la balle.

A l’inverse, les débutants ou les pratiquants occasionnels centrent très peu la balle dans la face, et c’est ce qui leur est le plus préjudiciable.

Selon des études réalisées par Trackman, la société qui produit le fameux radar, le golfeur d’index 15 a en moyenne une vitesse de swing de 93,4 mph, soit 150 kmh, et frappe des drives d’une longueur moyenne de 195 mètres.

A l’opposé, les professionnels du PGA Tour swinguent à une vitesse moyenne de 181 kmh pour générer des distances de 265 mètres en moyenne.

Comprenez que le golfeur moyen produit un ratio d’efficacité moyen de 2,09 mètres par mph alors que le pro moyen produit un ratio de 2,35.

Ce qui est intéressant de constater, c’est qu’en fait malgré cet écart significatif, les pros du PGA Tour ne sont pas les grands champions de l’efficacité.

Bien sûr, ce sont de très gros frappeurs, surtout parce qu’ils ont tendance à frapper la balle très bas et avec beaucoup de spin pour une recherche de distance maximum.

Les golfeuses du LPGA Tour affichent une efficacité moyenne encore supérieure aux pros masculins avec 2,41 de ratio d’efficacité.

Or, les golfeuses professionnelles ont une vitesse de swing à peine supérieure aux golfeurs hommes amateurs, soit 150 à 155 kmh !

Pourquoi sont-elles nettement plus efficaces que les hommes ? Tout simplement parce qu’elles ont un meilleur contact de balle.

Centrage au driving

Vous savez ce qu’il vous reste à travailler !

Si vous avez besoin de vérifier vos impacts sur vos faces de clubs, n’hésitez pas à demander en magasins que l’on vous passe quelques étiquettes. Toutes les marques ont dans leurs chariots de fitting, des étiquettes pour marquer les positions d’impacts.

Le 2ème élément à travailler : Optimiser les conditions de lancement

Reprenons l’exemple de mon élève, un golfeur d’index 4 âgé de 50 ans.

Quand nous sommes allés au practice pour mesurer sa vitesse de swing au drive à l’aide d’un trackman.

Au début, nous avions mesuré une vitesse de 165 kmh avec un angle de lancement sous les 10 degrés, et un spin moyen de 3300 tours.

Je précise que cet élève jouait un driver de 9 degrés.

Ma conviction était que nous pouvions augmenter sa distance sans même chercher à augmenter la vitesse de swing.

Pour ce faire, j’ai cherché à lui faire augmenter son angle de lancement à près de 13 degrés, et faire baisser son taux de spin 2500 tours.

La façon la plus simple pour faire baisser le taux de spin d’un joueur qui a déjà une bonne frappe de balle, consiste changer le loft de la tête du club.

Sans rentrer dans des calculs très complexes, j’avais estimé que nous pouvions faire baisser son taux de spin en baissant le loft de son driver de 9 degrés à moins de 7 degrés.

Avec cette nouvelle tête de driver hyper peu loftée, nous avons très vite réduit le taux de spin. Le premier objectif était accompli.

Maintenant, cet amateur tapant déjà des balles très basses, il fallait s’attaquer à la deuxième partie de l’équation : augmenter l’angle de lancement.

Pour ce faire, pas de changement sur le matériel, mais au contraire, un léger travail sur l’organisation du joueur.

Pour qu’il lance plus haut, je lui ai demandé de teeier sa balle plus haute, et de l’avancer légèrement dans son stance.

faire varier la hauteur du tee pour gérer la hauteur du lancement de la balle

Du fait de son plan de swing, je lui ai aussi demandé d’avoir un chemin de swing un peu plu intérieur-extérieur.

Après quelques séances de practice, nous avons trouvé la parfaite position du tee pour qu’il puisse swinguer en pleine confiance, et qu’il lève véritablement la balle à un angle de 13/14°.

A partir d’un simple changement de loft et quelques ajustements techniques, ce golfeur a gagné 13 mètres de moyenne au drive en l’espace de seulement quelques séances, et sans gagner en vitesse de swing, et travail physique spécifique à ce stade.

Je ne parlerai pas de fitting car nous n’avons pas changé d’autres paramètres que le loft du driver, mais plutôt d’une recherche de performance à travers l’usage d’un radar pour trouver les conditions optimums de lancement de ce joueur.

Si vous voulez faire de même, suivez cinq étapes :

  • Munissez-vous d’un radar de mesure (trackman, flightscope ou ernest sport), et apprenez à lire quelques mesures : vitesse de tête de club, angle de lancement, et taux de spin.
  • Trouvez un clubfitter qui vous aide à déterminer quel est le loft exact de votre driver (ce n’est pas toujours ce qui est marqué sur le club…)
  • Calculez le loft idéal de la tête de votre driver pour atteindre le spin idéal. Augmentez le loft, et cela ajoutera du spin. A l’inverse, baissez le loft et cela réduira le spin.
  • Utilisez le loft de driver qui vous est adapté.
  • A l’aide de votre radar de mesure, frappez plusieurs balles en faisant varier la hauteur de votre tee, la position de votre balle dans le stance, et la direction de votre swing jusqu’à ce que vous arriviez à vos objectifs de swing idéal.

Pour vous aider, je vous propose ci-dessous, un tableau qui va vous permettre de comprendre quel est taux de spin dont vous avez besoin en fonction de votre vitesse de swing actuel, et quel degré de lancement vous avez besoin de générer, toujours en fonction de votre vitesse de swing.

Efficacité au driving

  • Positionnez la balle plus haute sur le tee, un peu plus en avant du stance avec un chemin de swing un peu plus intérieur-extérieur pourra vous aider à frapper des drives plus haut.
  • A l’inverse, en abaissant la hauteur du tee, en reculant la balle dans votre stance, et en swinguant un peu moins intérieur-extérieur, vous pourrez abaisser votre angle de lancement.

Le 3ème élément à travailler : Augmenter la vitesse de swing

A partir du moment où vous arrivez à frapper des balles avec plus de consistance, et que vous avez optimisez vos conditions de lancement, il ne vous restera plus qu’à augmenter votre vitesse de swing.

Pour ce dernier paramètre, il ne s’agit pas de changer de club ou de technique, mais bien de physique.

Comme le décrit très bien actuellement Loic Gambardella dans son sujet le golf est un sport, et comme vous pouvez aussi le constater à travers le Projet BeAthletik actuellement mené sur le site, l’augmentation de la vitesse de swing est le résultat d’un travail à réaliser sur le joueur, et sur ses capacités athlétiques.

Mais là, à chaque joueur, le bon diagnostic et le bon remède.

A vous de jouer…

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