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Différence Pro/amateur: La routine avant un swing de golf

Différence Pro/amateur: La routine avant un swing de golf

De retour de l’Open de France, après avoir observé et suivi sur le parcours un peu plus de la moitié du champ de joueurs depuis Jon Rahm à Tommy Fleetwood, sans oublier une majorité de français, et pour jouer par ailleurs régulièrement avec des amateurs, j’ai pu noter de grandes différences dans la préparation des coups, et en fait la routine. J’agrée que ce n’est pas un sujet vraiment nouveau. Cependant, pas plus tard que cette semaine, en observant une bonne dizaine d’amateurs, désolé d’affirmer que beaucoup ne regardent pas les pros jouer (pas d’intérêt pour le haut niveau ?) et pourtant gagneraient à s’en inspirer, notamment pour la routine.

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Parfois, pour mieux jouer au golf, on cherche des choses compliquées alors que des solutions simples permettent de gagner en efficacité.

La routine d’avant coup est un élément essentiel dans la réussite d’un swing de golf.

Certains enseignants vont jusqu’à dire qu’ils peuvent prédire l’échec d’un swing, rien qu’à voir le grip adopté par un golfeur.

Ce n’est pas la première fois que je vais sur un Open pour suivre et photographier les joueurs.

Ceci étant, cette année, j’ai porté plus particulièrement mon attention sur la routine, et notamment celle de Tommy Fleetwood.

En interne à la rédaction, on avait fait le pari que ce serait le futur vainqueur de l’Open de France dès le samedi.

Pourquoi ?

Parce que dès la partie de jeudi partagée avec Alexander Levy et Jon Rahm, deux cogneurs, Fleetwood était systématiquement plus court… mais sur la piste, quand ses deux partenaires tapaient vraiment plus loin, mais pas franchement sur le fairway.

Je n’ai pas réalisé de statistiques sur le nombre de fois, où dans l’objectif, j’ai vu Rahm lever le bras à gauche ou à droite… pour signifier une balle hors trajectoire.

A un moment de la journée, je me suis même demandé s’il serait en mesure de passer le cut. Finalement, Rahm a brillé dans sa capacité à redresser ses premiers coups égarés, mais il n’a pas gagné l'Open…

Cela peut paraître facile à dire après coup, surtout que c’est finalement Fleetwood qui a gagné, mais toujours est-il qu’on a attaché plus de temps et d’attention sur ce joueur, considérant que sur le Golf National, celui qui joue tout le temps droit, prend une certaine option sur le résultat.

Pour preuve, Jaidee a gagné l’an passé avec les mêmes ingrédients : En régulation tout le temps, et en puttant très bien ! C’est bêtement simple à écrire, et terriblement difficile à faire sur un parcours aussi long et tortueux.

Sur chaque tee de départ, Fleetwood a répété trois mouvements de swings courts devant lui, pour sentir la rotation des hanches, puis trois pleins swings, toujours pour sentir la rotation des hanches, et avant d’exécuter le moindre coup réel pour engager son trou.

Ensuite, avec son club, il vise le centre du fairway, puis se met finalement à l’adresse.

De retour de Paris, j’avais vraiment envie de jouer après cinq jours à marcher sur le parcours et regarder les autres jouer.

J’ai bien observé les amateurs devant, dans ma partie ou derrière.

Dans 100% des cas, plutôt des golfeurs seniors, expérimentés ou débutants, je n’ai vu personne répéter une routine de pré-shot.

Au contraire, la plupart arrivent sur la balle, se mettent à l’adresse et tapent pour des résultats qui ne sont pas toujours concluants : gratte, top, socquette, balle à gauche, courte, à droite…. Un enseignant pourrait dire « attention au grip », « attention à l’alignement », etc.

J’ai un peu l’impression que personne ne parle jamais de la routine !

Si 100% des pros ont une routine, pourquoi 80% des amateurs n’en auraient pas ?

J’admets que mon pourcentage est aventureux.

Je suis certain que si je fais un sondage sur le sujet, je vais avoir une majorité de golfeurs qui vont me répondre par l’affirmative, alors que dans les faits, il y aura un écart avec la réalité, car il y a toujours pleins de bonnes raisons d’aller vite à sa balle, et faire l’économie de 45 secondes de routine.

Idem, si l’index est inférieur à dix, j’aurai plus de réponses positives, et si l’index est supérieur à 24, mon hypothèse est que la réponse va diminuer franchement.

On pourrait parler de comment faire du draw, du fade, donner du spin… les questions les plus fréquemment posées sur le site par les internautes golfeurs… mais permettez-moi de penser que la routine est bien un sujet plus immédiatement pertinent.

Quelle est la grande différence entre un golfeur professionnel et un golfeur amateur ?

Le premier joue pour gagner sa vie.

Sur le tee de départ, il peut ressentir de l’anxiété ou de la nervosité.

Pourtant, c’est rarement le cas.

Au contraire, il est souvent parfaitement concentré.

Pour avoir assisté à des centaines de départs, quels que soient les joueurs, je ne les ai pas vu exprimer du stress, mais bien au contraire, sans dire qu’ils sont décontractés, ils sont dedans.

A l’inverse, nous les amateurs, alors que nous n’avons pas le même niveau d’enjeu, nous sommes plus facilement sujets à l’anxiété, la peur de manquer…

Cette anxiété est connue pour être destructrice sur la qualité d’un swing de golf.

La routine a justement pour objet de casser la montée d’une anxiété, et de rassurer le joueur sur des éléments fondamentaux.

La routine est aussi l'élément qui permet la constance sur toute une partie. C'est la routine qui vous met dans une organisation, et une concentration qui peut perdurer sur plusieurs trous, et non pas, seulement un.

On se doute bien que Tommy Fleetwood, à 26 ans, et dans le top 15 mondial, n’a pas trop de souci à se faire sur la qualité de son swing ou de sa rotation, pourtant il intègre ce paramètre dans sa routine.

Depuis son origine, le golf n’est pas un sport à réaction ! Ce n’est pas le tennis où vous devez envoyer votre balle selon comment vous la recevez.

Une balle de golf va juste là où vous faites en sorte qu’elle aille.

Tous les pros ont une routine. Cependant, des uns aux autres, elle peut varier.

En revanche, il est rare qu’ils en changent. La routine de Tommy Fleetwood est la même depuis plusieurs semaines (vu à l'Open de Suisse l'an passé). Elle est à la fois simple et efficace.

De ce point de vue, il n’y a pas de routine meilleure qu’une autre.

C’est très personnel, et elle doit surtout correspondre à quelque chose qui justement peut être de nature à faire monter le niveau de stress sur le tee.

Pour ma part, c’est justement la rotation des hanches qui peut être oubliée au moment du coup. Ma routine est donc focalisée sur le fait de déclencher le bas du corps en premier, et avant les bras, ce qui naturellement chez moi est plutôt l’inverse.

Pour un autre golfeur, cela pourra être complètement autre chose… comme par exemple le processus de choix du club, contrôler le vent…

La routine la plus généralement observée chez les pros consiste à se placer derrière la balle de sorte de visualiser la ligne de jeu, et la direction à donner. Il s’agit d’avoir un visuel du coup à produire.

Puis, le joueur se déplace parallèle à la ligne de jeu. Il peut effectuer un à trois swings d’essais, dans le but de ressentir le geste, et surtout ce qu’il faut produire pour taper un bon coup.

Ensuite, à l’adresse, le joueur essaie de se sentir relâché, notamment au niveau des bras, des poignets et des mains.

Une fois en posture, le joueur est prêt à taper.

Quelle que soit la routine, elle ne doit pas excéder 30 à 45 secondes pour rester dans l’esprit du jeu, et - aussi et surtout - parce qu’il est difficile de se concentrer intensément sur une plus longue durée, sauf à risquer de produire l’effet inverse de ce qui est recherché : l’efficacité optimale.

En conclusion, il n’y a pas une routine type.

Si vous avez l’occasion de regarder des professionnels sur le parcours ou à la télévision, tâchez d’observer comment il se prépare avant le coup. C’est très utile pour votre propre jeu.

Personnellement, j’ai adopté la routine de Fleetwood parce qu’elle me correspond bien, notamment pour sentir la rotation des hanches avec d’abord trois petits swings pour lancer la hanche avant les bras, puis à vitesse réelle et amplitude normale, trois swings.

Cela prend maximum 20 secondes, et j’ai la sensation d’être mieux préparé à jouer.

Concrètement, sur 18 trous déjà joué, je n’ai lâché qu’un coup franchement mauvais avec cette routine, et encore, je me suis déconcentré du fait d’un nouveau partenaire entrant dans ma partie en cours…

A l’inverse, je suis convaincu que beaucoup d’amateurs gagneraient à travailler une routine pour ressentir le swing, ce qui les aiderait ensuite sur le plein coup, et à condition, de ne pas passer un temps trop long.

Ce n’était qu’un modeste retour d’expérience de 5 jours passés à photographier les pros à l’Open de France 2017…

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