Objectif moins de 80: 1ère étape, comment renseigner son propre carnet de parcours?

Dans une forme d’obsession pour jouer de moins en moins de coups sur le parcours, et notamment passer sous la barre des 80, il est admis que le golf devient de plus en plus une affaire de précision. Précision des coups bien entendu, mais aussi précision des décisions, des choix de coups, des zones à viser. La performance au golf ne se résume pas seulement au matériel ou surtout au swing. Au contact des meilleurs joueurs, on peut voir dans leur attitude qu’il y a quelque chose en plus. On pourrait appeler cela un plan de jeu, ou avec un mot plus savant, une stratégie. Obsédé par l’idée de mieux jouer, j’ai voulu mettre un pied en avant dans cette direction, et donc acheté un carnet de parcours papier, dans le but de vous préparer de nouveaux sujets : Comment renseigner un carnet de parcours ? Comment utiliser un carnet avec efficacité ? et surtout bilan, est-ce qu’on gagne vraiment des coups, et environ combien ? Pour réaliser ce projet, je me suis aidé d’un véritable expert en la personne d’Arnaud Garrigues, golfeur professionnel, coach, et cadet sur le Tour Européen professionnel, notamment de Sébastien Gros, Mathieu Pavon, et Victor Dubuisson. Nous avons démarré l’expérience au Golf Club de Lyon sur le parcours des Brocards…

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Je vais donc traiter ce sujet en plusieurs parties, car il s’agit de relater un chemin que je suis en train de parcourir.

Au début de cette nouvelle histoire, je n’ai donc pas toutes les réponses, et toutes les certitudes, seulement des intuitions et des questions.

Il ne s’agit pas d’un énième sujet pour vanter l’intérêt d’un carnet de parcours, ou de redire que le golf, c’est technique, matériel, physique, mental, et stratégie.

Ici, je veux être bien ancré dans la réalité, et surtout dans celle d’un joueur amateur, et j’ajouterai le Monsieur Tout le Monde que je peux être.

A force de jouer sur le parcours, et un en particulier, le même, je peux, en réalisant une statistique sommaire, constater la réalité des progrès que je tente de réaliser, et pour l’instant principalement en travaillant ma technique, et mon matériel.

Comme beaucoup d’autres amateurs, je crains de ne pas assez aborder la question mentale, et aussi stratégique.

Après plus de 20 ans de golf, pas toujours au même niveau d’assiduité ou d’intensité, je crois avoir une idée du fait que l’on joue au golf selon un plan.

Cela étant, en toute franchise, c’est encore un peu vague dans mon esprit. Très souvent, trop souvent peut-être, golfer s’est résumé à taper des coups, et si possible les meilleurs, et dans une forme d’enchaînement.

Très ou trop souvent, à la recherche d’une forme de perfection des coups, justement obsédé par mes imperfections tellement visibles, et donc les frustrations qui s’ensuivent.

Frustrations que tous les golfeurs et toutes les golfeuses connaissent : J’ai réussi le premier coup, pourquoi pas le second ?

Bref, je crains d’avoir plus souvent subi mon golf que réellement dominé mon parcours.

Alors que ces dernières années, j’ai plus souvent cherché à jouer des parcours différents, en ayant l’opportunité d’être abonné sur un golf, et de rejouer plus fréquemment sur le même, j’ai renoué avec une vieille notion (j’étais abonné dans un golf entre 1999 et 2005) qui est celle d’optimiser le score, par une meilleure connaissance, et surtout une forme d’observation de ce qui marche le mieux sur un parcours.

Fervent adapte des outils de tracking sur le parcours, notamment dans l’espoir de progresser, et pour le citer une fois de plus, Arccos, j’avais déjà bien cette idée en tête.

Après bientôt 100 parties jouées avec cet outil qui pourrait s’apparenter à un carnet de parcours digital, je dois bien admettre que je ne suis pas tout à fait parvenu à mon objectif, et donc à une progression vraiment notable.

A force de jouer un parcours récurrent, je me suis interrogé, en me disant qu’il me manque quelque chose : Un plan de jeu de ce qui marche versus ce qui ne marche pas.

Il me manque des observations précises qui à l’occasion de la prochaine partie, pourraient me faire gagner un ou quelques coups.

Bref, il me manquait une manière rigoureuse de tirer pleinement partie de mon… expérience.

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, mais un des principaux freins à la progression au golf, c’est l’oubli !

On oublie de sorte qu’il faut toujours faire l’effort de revenir aux fondamentaux : Grip, posture, etc…

Quoi de mieux que de prendre des notes pour lutter contre l’oubli, et finalement, cela semble être exactement ce que font les golfeurs professionnels avec leurs carnets… de parcours.

Comme beaucoup trop d’amateurs, je suis tombé dans le piège du « on apprend à swinguer » pas « à jouer au golf ».

Comme beaucoup trop d’amateurs, j’ai raisonné frappe de balle, trop comment, et pas assez pourquoi ou combien.

En conséquence, et en vérité, mon score moyen sur le parcours stagne, alors qu’objectivement, ma technique a dans le même temps tellement progressée qu’elle n’est pas la raison de ce qui me freine sur le parcours.

Je n’ai sans doute pas assez conscience qu’un parcours de golf est d’abord une série d’énigmes et de défis astucieusement disposés par un cerveau qui initialement cherche à nous mettre en défaut : L’architecte.

Je n’ai sans doute pas assez conscience en plus que pour relever ce défi, il faut arriver bien mieux préparer.

Alors ok, jouons au golf !

Abordons le golf avec un véritable plan optimisé et pertinent tenant compte de ses propres capacités, et sans se mentir.

Si le système Arccos fait très bien le travail de tracking des coups, la partie Arccos caddie ne me parait pas encore assez évolué pour totalement correspondre à mon cahier des charges : Etablir le meilleur plan de jeu possible.

C’est pour cette raison que j’ai commandé plusieurs carnets de parcours papiers sur golfinthepocket.fr, et notamment sur les parcours que je peux jouer les plus fréquemment.

L’objectif était donc triple : Comment le renseigner, comment l’utiliser, et combien de coups gagnés ?

Surtout, pour un golfeur amateur, est-ce réaliste dans l’usage ? Il ne s’agit pas d’être théorique mais pratique.

Sur le site Golfinthepocket, j’ai donc acheté pour environ 15 euros des petits carnets papiers émanant en réalité d’un autre site carnetdeparcours.com qui s’est justement fait connaître pour la réalisation de carnets à destination des amateurs.

Livrés relativement rapidement, au premier regard, je dois admettre en premier commentaire, que la lecture peut en être relativement indigeste, pour un amateur modérément éclairé.

Néanmoins, j’y ai trouvé deux de mes attentes : Un dessin des trous réalistes avec de l’espace pour prendre des notes, et surtout une feuille par trou consacrée aux seuls greens.

Dans mes objectifs détaillés, c’est surtout la meilleure connaissance des greens qui provoque chez moi un secret espoir de progression, et d’amélioration du score.

Le produit livré correspond donc globalement au besoin.

La lecture est néanmoins complexe, car la légende n’est pas parfaitement claire, et il manque surtout une page expliquant la prise en main du carnet, pour parfaitement l’utiliser.

Attention, c’est encore trop un outil du type « Les experts parlent aux experts ». C’est déjà donc un premier frein à mon objectif : Démontrer que c’est accessible pour un amateur.

A la rigueur, j’aurai préféré un carnet avec moins de détails des trous, pour le renseigner moi-même plus librement. A nouveau, je rappelle que mon objectif est de me servir de mon expérience… des coups que j’ai tapés précédemment, pour en déduire une meilleure approche des trous.

C’est là que ce sujet aborde le premier point clé mis en avant par celui qui allait m’aider, Arnaud Garrigues, qui est venu avec moi sur le parcours, pour m’apprendre à renseigner un carnet de parcours : On joue des zones !

C’est la première notion déterminante que vous devez retenir de ce sujet.

On joue des zones sur le parcours. On joue des zones sur les greens.

A l’inverse, on ne tape pas des fers 5, des fers 6 ou des fers 7. On joue des objectifs de zones, et de distances.

Pour Arnaud, clairement, il faut éviter de noter des clubs joués ou à jouer, mais au contraire, privilégier des zones à jouer. C’est logique, les conditions du terrains changent, et un coup n’est plus jamais le même…

Vous pourrez jouer les mêmes parcours, mais jamais les mêmes coups. C’est pourtant la sensation que la plupart des amateurs pourront avoir, et pourtant, c’est justement ce qui nous freine dans notre progression.

Une fois sur le premier trou, nos échanges avec Arnaud ont commencé à s’intensifier, et c’est là que j’ai noté le premier frein au fait de remplir et utiliser un carnet de parcours : Le temps !

Dans une partie de quatre, et devant une autre partie de quatre en pleine journée, clairement, et réalistement, je n’ai pas eu le temps dont j’avais besoin pour faire toutes mes prises de notes.

Au bout de seulement deux trous, ce n’était plus possible de réalistement atteindre l’objectif que je m’étais fixé de prendre une quantité de notes.

C’est donc la première chose réaliste. Comment renseigner un carnet de parcours ? Cela ne peut pas se faire en jouant une partie, et dans un contexte de temps limité.

Viens donc naturellement la question suivante : Quand le faire ?

Pour le cadet professionnel « Idéalement, la première reconnaissance doit se faire en marchant le parcours. Beaucoup de joueurs et caddys ont pour habitude de le faire à l’envers, du green jusqu’au tee, pas forcément évident en fonction de la fréquentation du terrain mais très intéressant pour avoir un regard différent, surtout autour des greens. »

Les golfeurs amateurs qui préparent des Grand-Prix sont plus habitués à cette idée de reconnaissance, mais pour tous les autres, ce n’est pas courant.

La question suivante apparaît : Est-il possible de demander à un golf la possibilité de marcher le parcours sans ses clubs, et sans green-fee ? Puisqu’il ne s’agit pas de jouer mais de reconnaître ?

La réponse du golf n’a rien d’évidente. Si vous êtes membres du golf, cela ne devrait pas poser de problème, notamment pour des questions d’assurances.

A l’inverse, et pour la même raison, un golfeur non-membre pourrait ne pas avoir la possibilité de marcher librement le parcours. La direction du golf pourrait craindre que cela perturbe les autres joueurs, et surtout un éventuel accident non-couvert.

Sur ce point, je n’ai pas de réponse toute faite à proposer. C’est un véritable sujet qui illustre qu’il est plus facile d’apprendre à swinguer qu’apprendre à jouer au golf.

C’est là que parler de carnet de parcours à des amateurs si déjà ils ne peuvent pas marcher ou reconnaitre un parcours est un véritable premier gros frein réaliste.

Pour ma part, au bout de deux trous à jouer, j’ai arrêté d’être dans une logique de prise de notes. J’imagine cependant que si je joue seul, en fin de journée, et avec moins de parties autour de moi, ce sera plus abordable bien que moins optimum.

D’autant que le cadet professionnel, Arnaud Garrigues précise « Prévoir des Stylos de couleurs effaçables, une petite règle, un télémètre et quelques balles. »

Ce n’est pas tant le fait de devoir s’outiller en conséquence qui me paraît être un frein, mais bien le temps réalistement nécessaire pour jouer et renseigner son carnet, de sorte qu’il faut dire la vérité, je ne vois jamais un amateur faire cela sur le parcours, de même que je ne vois jamais un amateur utiliser un carnet de parcours !

C’est tout de même intriguant de voir que les meilleurs joueurs ne s’en séparent pas, et le consultent régulièrement, expliquant qu’à chaque passage, ils ajoutent des notes supplémentaires, et que grâce à cela, ils gagnent des coups sur les parties suivantes…

Autre point qui ne me paraît pas si simple pour nous les amateurs, Arnaud précise « Tout d’abord, il faut tenir compte des conditions de jeu (température, intensité et direction du vent, état du terrain…), également de votre « forme/tendance du jour » après votre échauffement au practice. »

Cela fait déjà beaucoup d’informations à prendre en compte, et aussi à savoir analyser.

Comment prendre en compte la température et l’incidence sur le vol de balle ?

Arnaud précise dans ce cas « Commencez par noter vos distances en tenant compte du sens du vent lors de votre partie, essayez de donner une note d’intensité allant de 1 à 3, et évaluez si le terrain est sec ou humide ».

On voit bien à travers cet exemple qu’il peut y avoir une sorte d’escalier pour l’amateur, avec un premier niveau accessible (sens et force du vent approximative), et un deuxième niveau plus élaboré (température et mesure du vent plus précise) qui fait plus appel à l’expérience d’un justement cadet professionnel, et tout cela pour évaluer des distances…

S’agissant de l’état du terrain, peut-être la notion la plus facile, oui, nous pouvons percevoir un sol qui va favoriser ou défavoriser la roule de la balle, mais cela suppose de savoir étalonner ses clubs, et notamment la différence entre portée au carry, et roule de la balle.

Quand on s’étalonne, il faut donc les deux informations : Distance au carry, et distance totale. Je sais que beaucoup d’entre vous s’intéressent aux « Mobile launch monitor » à 500 euros, et très prochainement, j’aurai l’occasion de publier un test à ce sujet (Rapsodo, Mevo, Garmin G80).

Cela étant, je crains que le niveau de précision de ces outils soient largement insuffisants pour atteindre le niveau de précision dont nous avons besoin, surtout pour distinguer carry et roule.

Mesurer un point de chute de balle à plus de 100 mètres au télémètre, c’est aussi assez compliqué à réaliser. C’est donc un vrai réel au fait de bien remplir un carnet de parcours…pour un amateur.

Arnaud Garrigues ajoute « Sur la première page de votre carnet, notez votre yardage en condition de jeu standard, afin de faire vos choix de clubs en vous appuyant sur des infos et non sur un feeling. »

Sur ce point, Arccos apporte bien la réponse avec la mesure statistique des distances par clubs. Il manque cependant une donnée supplémentaire : Les distances moyennes par clubs pour un parcours donné, et mieux selon la saison…

A ce stade du projet, je dois donc admettre que mes objectifs doivent être moins ambitieux ou alors le chemin sera tout simplement plus long et demandera plus de parties pour arriver à complètement renseigner mon carnet de parcours.

Sur ce point, cela renforce l’avantage d’un système type Arccos versus le carnet papier, car digital et équipé d’un GPS, toutes les distances s’affichent automatiquement et instantanément sans réfléchir.

Cependant, je redis ici qu’après bientôt 100 utilisations, je ne trouve finalement pas que l’outil m’aide à mieux penser mon plan de jeu…

Me fournir un pourcentage de chances de réussir un coup sur un trou est une information à la limite anxiogène, mais en rien, pertinente pour mieux jouer et construire un meilleur résultat.

C’est là où les conseils d’Arnaud sont plus avisés.

Après la partie, nous nous sommes revus pour travailler la question plus en détail.

Le cadet pro m’a rappelé une fois de plus qu’on ne note pas des clubs à jouer (c’est pourtant ce que j’ai toujours fait jusque-là), mais des zones à jouer.

Arnaud précise « Attention, en fonction des conditions météo, mais également de la position du drapeau, le club ainsi que la zone à jouer peuvent varier. »

Comment établir les zones à jouer ?

Sur son carnet, Arnaud utilise des codes de couleurs.

Il explique « Code couleurs sur les zones autour des greens, VERT, grandes chances de faire approche/putt et ROUGE, zones « mortes » risques important de « bouffer » la carte si on n’accepte pas de jouer, pour retrouver le droit chemin plutôt que de vouloir faire le héros. »

De mon point de vue, et pour compléter le précédent sujet de mon collègue Yannick Baduel, c’est l’élément qui distingue le plus un amateur d’un professionnel ou bon joueur de golf.

Nous ne savons pas assez définir ce qu’est une zone verte versus une zone rouge, et c’est un terrible handicap pour mieux jouer au golf.

Trop souvent, par cette méconnaissance de la réalité du jeu de golf, nous tentons des coups impossibles.

Renseigner un carnet de parcours, c’est donc prioritairement renseigner des zones vertes, et des zones rouges, et de ce point de vue, Arccos ne sait pas le faire. Le carnet papier devrait rester le meilleur outil personnel pour faire cela.

Arnaud poursuit « Notez les bunkers et zones de rough qui vous feront systématiquement perdre des points, et les zones qui ne vous pénaliserons pas trop, si vous jouez un coup raisonnable depuis celle-ci. »

Je suis convaincu que ce seul conseil va totalement changer ma façon de voir le parcours, et de vivre mes futures parties de golf.

Le cadet ajoute encore à la notion de « zoning » du parcours « Divisez les greens en plusieurs sections, vous verrez que depuis le centre, vous ne serez généralement pas loin de la vérité ! »

Pour ma part, je retiens l’idée de diviser le green en quatre parties égales (avant gauche, avant droite, arrière gauche, et arrière droite), et effectivement de repérer la partie la moins défendue…

Ce à quoi Arnaud Garrigues précise « Notez les pentes qui peuvent vous emmenez loin de la zone de la vérité »

C’est encore une grande différence entre amateur et pro, trop souvent, nous jouons le drapeau, alors qu’il faut viser une tombée de balle dans une zone propice, et notamment en tenant compte de l’incidence des pentes sur la balle quand elle va rouler. »

C’est là où la reconnaissance du parcours est pourtant capitale et pourquoi Arnaud nous incite à emmener plusieurs balles pendant la marche du terrain « Les balles vous permettront de les faire rouler sur le green, et aux abords, afin de voir ou les pentes et plateaux peuvent amener vos balles juste par la nature du terrain. »

A ce stade de l’expérience, et au moment de faire une première synthèse, je constate donc plus de difficultés pratiques que d’opportunités.

Acheter un carnet de parcours est déjà largement insuffisant. Cela n’a d’intérêt que si c’est pour l’amender de notes personnelles et qualitatives.

Tout ce qu’explique Arnaud n’a rien d’insurmontable, à condition d’avoir du temps et accès au parcours dans les conditions qui permettent d’avoir ce temps, sinon, il faudra se résoudre à le faire sur des dizaines de parties, et par toutes petites touches.

Cela supposera alors une véritable discipline et rigueur. Se dire que chaque partie n’a qu’un seul objectif, celui d’améliorer le carnet.

Il y a donc là un véritable sujet : Comment gagner du temps sur le temps ?

Sur ce point, Arnaud nous précise encore la méthode « Notez les distances effectuées en situation, en décrivant le lie, et les conditions de jeu, distance carry /distance total, cela vous permettra de prendre une décision plus facilement à l’avenir, en vous appuyant sur du concret plutôt que sur un ressenti. »

Pardon, mais je ne vois jamais un golfeur amateur faire cela pendant mes parties, et pourtant, cela semble être la base pour espérer mieux jouer.

Arnaud ajoute encore « Notez les bunkers de fairway qui vont forcément vous coûter un coup (sandwedge obligatoire), et ceux où vous pourrez, la plupart du temps, avancer sans trop de difficultés. Cela vous facilitera la tâche, au moment de choisir une zone ou un côté sur lequel s’appuyer lors de vos prochaines parties. »

A ce stade de mon projet en trois parties, je constate donc l’intérêt mais les difficultés pour correctement renseigner un carnet de parcours. Cela ne me décourage pas de préparer le second sujet sur comment utiliser le carnet, et surtout en faire un bilan objectif sur les coups gagnés dans une sorte de comparatif avant/après.

J’espère que vous aurez la même envie, et que nous pourrons partager nos expériences à ce sujet, notamment en coups gagnés.

En conclusion, j’ajouterai une remarque d’un ami : « Le principal intérêt d’un carnet de parcours, c’est de l’avoir en tête et de le réviser la veille de la partie pour se mettre en condition de faire les bons choix, pas nécessairement de le sortir avant chaque coup »

Prochaine étape : Avec Arnaud Garrigues, nous avons décidé de refaire une partie, pour aller plus loin dans la préparation stratégique du jeu en situation, en cherchant cette fois une fin de journée, pour avoir vraiment le temps de construire une stratégie sur-mesure pour mon jeu, et dans un troisième temps, nous ferons une partie avec l'objectif de jouer moins de 80, en mode exécution du plan.

Ce sera donc l'objet de deux prochains articles...Au-delà des incantations sur comment mieux jouer au golf, vais-je vraiment y arriver ?

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Commentaires   

fr.gounin@outlook.fr
0 #3 Rapsodo de Suresnesfr.gounin@outlook.fr 01-05-2021 20:45
Citation en provenance du commentaire précédent de :


Depuis plusieurs mois j’utilise HelloBirdie qui me permet d’avoir une planification et surtout un retour réel sur l’uti un rapsodo qui a beau ne pas être aussi performant qu’un trackman me permet de me donner un ret
La mémoire est le meilleur allié du golfeur
Et celui-ci reste le meilleur joueur en nous.

Bonjour, si vous pouvez nous faire un retour sur rapsodo, car il y a rien en Français, pour l'instant j'utilise voice caddie sc200, sympa, mais rapidement je trouve ces limites, il ne précise pas l'angle de décollage, je vais tester le sc300 mais j' ai l'impression que c'est uniquement une version deluxe du sc200, qui n' apporte pas grand chose, hormis une application sur son phone rarement mis à jour...le mevo + ou le skytrak me font de l'oeil, mais même si ce ne sont pas des budgets de trakman, cela reste toute de même un budget, pour un joueur du dimanche.
suresnes@mac.com
0 #2 hello Rapsodosuresnes@mac.com 30-04-2021 11:39
merci pour cet article qui permet de réfléchir à son golf dès le matin au petit déjeuner !
Membre d’un golf depuis plusieurs années avec accès à deux parcours, ma progression a essentiellement été basé ces dernières années sur le mental et la stratégie.
Depuis plusieurs mois j’utilise HelloBirdie qui me permet d’avoir une planification et surtout un retour réel sur l’utilisation de mes clubs. J’y associe maintenant au practice un rapsodo qui a beau ne pas être aussi performant qu’un trackman me permet de me donner un retour instantané sur ma forme du jour et mes distances véritables. Il est difficile de voir le vol de la balle sur le practice et de caler sa zone des 100 m qui va être capital pour pouvoir performer et casser les 80.
La mémoire est le meilleur allié du golfeur.
Elle permet la mise en confiance de l’inconscient.
Et celui-ci reste le meilleur joueur en nous.
fr.gounin@outlook.fr
0 #1 objectif moins de 80fr.gounin@outlook.fr 30-04-2021 09:55
Laurent, comme souvent quand je lis tes reportages, je me retrouve, toute proportion gardée, je stagne toujours entre 20/25, mais ton raisonnement, ton mode de fonctionnement me parle, et je dois bien dire que je suis un peu jaloux de toi, tu as fait ta profession, sur un sport qui te passionne, tu as en plus les outils pour t' aider à progresser, mais comme tu le dis si bien, on peut avoir les meilleurs outils, les meilleurs clubs, il faut surtout réfléchir comment faire pour ne pas continuer à faire les mêmes erreurs, le golf, me fait penser aux échecs, cela va bien au delà du simple coup, vivement la suite de ton reportage avec Arnaud, que je suis sur Youtube

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