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A quelle distance êtes-vous le plus performant pour approcher un green ?

Le golf est un sport avec une très forte dose de stratégie. A partir du moment où ce sport vous demande de produire des distances, vous pouvez justement gérer vos coups dans le but de rechercher votre zone de performance maximum. Beaucoup de golfeurs et de golfeuses au niveau amateur sont déjà conscients de cette notion de zone d’approche idéale, à savoir le club avec lequel, ils ou elles sont le plus en confiance pour attaquer un green. Cependant, de nouveaux outils d’analyses qui utilisent l’intelligence artificielle permettent de distinguer des niveaux de performances distincts, selon les handicaps et les zones du parcours. Cela apporte un éclairage intéressant sur les progrès à réaliser, pour faire réellement baisser son score sur le parcours.

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La vision des anciens

Récemment sur un célèbre réseau social, Roger Damiano, enseignant reconnu de longue date, et notamment sur le Old Course de Cannes Mandelieu s’inquiétait du fait que les amateurs ne cherchaient pas réellement à progresser, et prendre plus de plaisir sur le parcours.

Pour le citer « Incroyable le nombre de golfeurs et golfeuses qui ne font rien pour progresser, pour avoir plus de plaisir sur les parcours, pourtant les joueurs amateurs s’entraînent souvent sur les practices à cultiver leurs défauts, au lieu de prendre des informations pour développer leurs performances. »

De ce constat, le mot clé à retenir, c’est « information » !

Oui, mais comment prendre de l’information sur son jeu.

Bien entendu, le discours du pro est aussi un constat sur le fait que beaucoup d’amateurs ne prennent plus de cours de golf, souvent par manque de temps, manque de budget et parfois aussi par une forme de résignation.

Progresser au golf, ce n’est pas une chose si aisée. Le « Eureka moment » peut mettre des années à arriver.

Prendre des cours est très important au golf pour au moins une chose cruciale qu’une vidéo en ligne ou un article ne pourront jamais faire : Vous regardez swinguer et vous donner un feedback instantané.

Parfois, il suffit d’une petite observation pour se remettre dans le droit chemin.

Cependant, à la différence des professionnels, on ne peut pas passer sa vie avec un enseignant, et l’avoir à ses côtés sur tous les coups, et pendant toutes les parties.

Même si les amateurs prenaient plus de leçons, ce ne serait pas encore assez d’informations pour notablement progresser. C’est sans doute ce qui fait s’inquiéter Roger Damiano.

De la vieille école, et avant l’avènement de la technologie dans le golf, il a sans doute appris à se servir de ses yeux, et de sa mémoire. De sa grande expérience, il a appris à décoder les difficultés du jeu de golf pour réellement progresser.

Quand on est novice dans cet environnement golfique, on n’a pas tous les codes, et il faut parfois des années pour comprendre toutes les subtilités du jeu, surtout quand on joue en loisir, peut-être au maximum une fois par semaine.

C’est une chose de jouer au golf tous les jours, et une autre de jouer de temps en temps.

Alors si l’information est la clé, et que l’on a peu de temps pour la collecter et l’exploiter, c’est là où la technologie peut commencer à nous venir en aide.

A l’ancienne ou avec l’aide de la technologie, collecter de l’information

Effectivement, depuis des années, le niveau moyen des amateurs en France reste très majoritairement autour de 28 d’index. Roger Damiano a raison… Nous ne progressons pas vraiment.

Pour Jean Van de Velde, le premier étonnement est le fait que nous devrions tous consacrer au moins 50% de notre temps à nous entraîner au putting, puisque c’est 50% du jeu au moins.

Dans sa carrière professionnelle, il s’astreignait tous les jours à ce minimum de temps. Pour y avoir réfléchi, et puisque nous, les amateurs, ne passons pas ce temps sur les greens. La différence entre Van de Velde et les amateurs vient du fait qu’enfant, très tôt, il a développé un swing suffisamment bon pour pouvoir ensuite mieux alterner son entraînement.

Dans le cas des amateurs, qui ne manquent pas forcément de bon sens, le problème, c’est déjà d’atteindre les greens !

Dans 90% des cas, nous n’y arrivons pas avec régularité. Avant de régler le problème du putting, notre problème, c’est déjà de produire un swing, qui va à la fois permettre de tenir une trajectoire, et faire une distance.

Le score au golf dépend énormément du fait de toucher les greens, et surtout le plus près possible des drapeaux.

On en revient à la clé de ce sujet : Comment optimiser au mieux ses compétences en l’état pour y parvenir ?

Roger Damiano explique que les golfeurs amateurs passent du temps à s’entraîner sur leurs défauts. On imagine qu’il fait référence au driver, au manque de longueur et de précision.

A la suite de quoi, il formule une hypothèse bien plus positive, et loin d’être une résignation « Développer la performance » car oui c’est possible à tout âge, et quel que soit le niveau.

C’est la magie du golf ! A la fois, c’est un sport difficile, mais c’est aussi un sport qui laisse beaucoup d’opportunités pour progresser.

Oui, Van de Velde a raison… Pour progresser au golf, il faut rentrer plus de putts, mais avant cela, il y a sans doute une donnée qui échappe souvent à tout le monde.

La plupart du temps, les 3-putts ne viennent pas parce que le golfeur amateur est à un mètre du trou et tourne autour !

Le problème, c’est les putts à jouer à 30 mètres du trou…

Et pourquoi on est aussi loin du trou après le coup d’approche ?

En raison d’un manque d’information dans la plupart des cas…. Bien entendu, il y a le coup manqué ou gratté, mais il y a souvent aussi le mauvais choix de club, et en fait, une erreur de stratégie.

Arccos qui compile des millions de données sur les scores des amateurs sur le parcours dans le monde entier a récemment publié des statistiques sur la performance des amateurs par groupes de niveaux, et notamment pour approcher les greens.

On en vient à la notion de quel club pour quelle distance pour obtenir la meilleure performance possible ? Quelle stratégie sur le tee pour se mettre dans les meilleures conditions ?

Les golfeurs professionnels connaissent tous par cœur la réponse. Vous avez sans doute une idée mais l’avez-vous vraiment mesuré ?

Pour ma part, j’ai toujours cru que j’étais plus performant avec un pitch, et pourtant dans les faits, mon score moyen est vraiment nettement plus bas quand mon dernier coup à jouer sur le fairway est un coup de lobwedge 58 ou 60 degrés.

En ce moment, j’utilise plus souvent la montre ShotScope V2, mais cela revient au même par rapport à Arccos.

Dans le détail, je suis même plus performant en moyenne avec un fer 9 versus un fer 8 ou un pitch !

Dix ou vingt ans en arrière, seuls les golfeurs les plus avertis et en même temps les plus aguerris pouvaient par l’observation compiler ce type d’informations. Aujourd’hui, pour un investissement raisonnable, vous pouvez avoir accès à ce même type d’informations.

Collecter des données n’est pas votre valeur ajoutée. En revanche, interpréter et utiliser l’information est ce qui peut demain vous donner l’avantage.

Avec deux millions de parties déjà complétées, Arccos a mesuré près de 100 millions de coups, et notamment ceux pour attaquer les greens de par-4 et de par-5.

Que se passe-t-il à moins de 80 mètres et à moins de 100 mètres du green ?

A l’évidence, quel que soit le niveau de jeu, et ce n’est pas un scoop, tous les golfeurs sont plus précis à moins de 80 mètres par rapport à moins de 100 mètres.

Cependant, les statistiques révèlent ce que Roger Damiano voulait sans doute illustrer sans réellement l’exprimer : Les golfeurs peinent sur les demi-coups de wedges !

C’est le secteur clé pour progresser au golf.

Avant le putting, c’est sans doute dans ce domaine où il faut chercher les progrès les plus importants.

Les golfeurs classés entre 0 et 5 approchent le drapeau à 13 mètres de moyenne à moins de 80 mètres contre 20 mètres à la même distance pour les golfeurs qui jouent plus de 20 d’index !

7 mètres d’écarts, c’est ce qui sépare ces deux groupes de golfeurs amateurs !

Ces 7 mètres expliquent une grande quantité de 3-putts donnant l’illusion que le problème, c’est le putting.

Les statistiques, tout comme Roger Damiano, nous invitent à travailler beaucoup plus le contrôle des distances avec des wedges.

Les golfeurs classés entre 0 et 5 d’index ne constatent pas une si grande différence de précision à moins de 80 ou moins de 100 mètres. Dans les deux cas, ils sont encore relativement précis, à quelques centimètres près.

En revanche, et toujours selon les données Arccos, les golfeurs classés plus de 20 d’index perdent encore 7 mètres de plus en moyenne, et en précision !

A 100 mètres du trou, si vous vous retrouvez à 27 mètres du trou, malgré tout votre talent au putting, dans combien de cas arriverez-vous à sauver seulement 2 putts ?

Pour un golfeur classé autour de 20 d’index, la priorité absolue devrait être l’entraînement avec plusieurs wedges. C’est valable à tous les niveaux, mais c’est vraiment la clé du score au golf.

Performance moyenne à moins de 80 mètres du green par handicap

Moins de 5 d’index = proximité au trou de 13,79 mètres en moyenne après le coup d’approche

De 6 à 10 d’index = 15 mètres

De 11 à 15 d’index = 16,83 mètres

De 16 à 20 d’index = 18,40 mètres

Plus de 20 d’index = 20,81 mètres

Performance moyenne à moins de 100 mètres du green par handicap

Moins de 5 d’index = proximité au trou de 16,27 mètres en moyenne après le coup d’approche

De 6 à 10 d’index = 18,18 mètres

De 11 à 15 d’index = 20,61 mètres

De 16 à 20 d’index = 23,58 mètres

Plus de 20 d’index = 27,82 mètres

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