La solution ultime pour mieux jouer au golf ? Maîtriser l’exercice des 9 fenêtres 

Au moment de taper un coup de golf, et par exemple au départ d’un trou, nous les amateurs, sommes le plus souvent focalisés sur le point de chute de la balle. Nous visons une zone ou bien nous espérons ne pas tomber dans une autre… Le point de chute est notre priorité. Il est plus rare de concevoir un coup de golf, en imaginant au contraire une fenêtre virtuelle où devrait démarrer la trajectoire de la balle… Pourtant, pour un golfeur ou une golfeuse désireux ou désireuse de progresser ou atteindre la complète autonomie sur n’importe quel parcours de golf, il faut se préparer à changer de logiciel, et au contraire, maîtriser l’exercice des 9 fenêtres….

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Avant de parler de technique, et d’imaginer comment taper une balle haute, basse ou de trajectoire moyenne, ou encore comment taper un draw, un fade, ou une balle droite, la première étape pour un amateur est déjà d’imaginer qu’un coup de golf n’est pas uniquement un coup droit devant soi et comme on peut…

Pour beaucoup d’entre nous, la difficulté c’est pourtant et déjà de taper un coup de golf cohérent avec la cible à viser.

Cependant, ce qui distingue le plus un golfeur amateur d’un autre, c’est bien justement l’intention de donner une trajectoire à sa balle, et le must, y parvenir.

En réalité, nous, les amateurs, manquons de perspectives.

On nous parle de draw, de fade, de balles hautes ou de balles basses, mais le plus souvent, on oublie de nous remettre tous ces projets de trajectoires dans un contexte global, celui de la fenêtre de tir ou plutôt les 9 fenêtres de tirs, car finalement, le golf, c’est faire passer une balle dans 9 fenêtres de tirs possibles !

Pour beaucoup d’amateurs, cette fenêtre est tout bonnement invisible ou se résume à un seul coup : le mid straight, soit la balle droite et de hauteur moyenne…

Nous sommes tous formatés dans cette pensée unique, de sorte que nous perdons de vue qu’il n’y a pas qu’une seule route qui mène à Rome, mais bien 9 !

Pourquoi se compliquer la vie ? Finalement, le but est toujours d’aller droit devant, et finalement, le plus près du drapeau ?

Oui, mais taper un coup de golf mid-straight est peut-être l’exercice le plus difficile et le plus exigeant techniquement, et surtout, il n’est pas toujours le plus recommandé dans toutes les situations…

Les architectes de golf ont passé leur temps à nous proposer des obstacles ou tout simplement des dog-legs pour tuer cette idée qu’au golf, il suffit de taper droit devant soi…

Autre élément à prendre en compte, il existe deux grandes familles de golfeurs : Les sliceurs, très majoritaires, et les hookeurs minoritaires…

Il n’existe pas en revanche une famille des golfeurs ou des golfeuses qui tapent tout droit (quoi que chez les femmes, on observe plus souvent des swings plus lents, moins longs, mais en contrepartie plus droits…)

Les golfeurs se répartissent le plus souvent en sliceurs ou hookeurs, car en cherchant à taper le plus fort possible, ils développent souvent une mécanique de swing qui impacte le chemin que suit leur club avant de toucher la balle : Extérieur-Intérieur ou Intérieur-Extérieur.

En appartenant à l’une de ses deux familles, les golfeurs ont donc d’emblée plus de mal à taper le coup « mid-straight »…car il faudra en plus une bonne dose de timing, et de contrôle de la face au moment de l’impact pour créer les conditions idéales… d’une balle droite.

Alors pourquoi ne pas faire de sa tendance un point fort ? A l’inverse, pourquoi ne pas apprendre à faire l’inverse de sa tendance naturelle ?

Au départ de n’importe quel trou, avant n’importe quelle approche sur le green, comment serait votre jeu si vous visualisiez une fenêtre composée de 9 fenêtres distinctes pour faire passer votre balle, plutôt que seulement le point de chute finale de la balle… la chose peut-être la plus difficile à contrôler sur un parcours de golf ?

En changeant d’optique de jeu, entre le démarrage de la trajectoire plutôt que la fin, ne donnerions-nous pas à notre cerveau plus d’éléments pour finalement mieux réussir notre intention ?

C’est ce que nous avons voulu creuser ci-après…

Générer 9 trajectoires de balles différentes n’est pas une qualité exclusive des seuls très bons joueurs ou même des professionnels.

Seulement quelques petits ajustements permettent de créer des trajectoires vraiment distinctes.

Et si vous-mêmes faites le test, vous pourriez être surpris de constater que finalement le coup le plus difficile à réaliser des 9 coups possibles est en fait le coup droit !

C’est pourtant ce que nous essayons tous de faire au practice ou sur le parcours !

Un golfeur plus qu’un autre aurait pourtant pu nous inspirer…

L’américain Bubba Watson n’a pas seulement remporté deux Masters à Augusta en 2012 et 2014, ou été l’un des plus longs frappeurs de la planète… Bubba Watson ne tape quasiment jamais un coup droit « straight », et créé au contraire des trajectoires courbes sur chacun de ses coups, et en fonction de la « fenêtre » dans laquelle il veut faire passer sa balle, et enfin la voir terminer loin d’un obstacle.

Sur la vidéo ci-dessus, vous aurez un bon échantillon des coups préférés de Bubba aussi bien avec un driver ou des fers.

Gaucher, il oriente très souvent ses pieds fortement vers la droite du fairway, et en fait à l’extérieur du trou pour que son club suive un chemin extérieur-intérieur très prononcé, alors que sa face de club n’est pas aussi alignée vers la droite, ce qui créé un décalage de la face par rapport au chemin, et justement les conditions d’une balle courbe qui va partir à droite, et finalement revenir à gauche.

Bubba ne craint pas les obstacles ! Il s’aligne dessus tout en sachant que son mouvement va l’en écarter !

Faire passer sa balle dans les 9 fenêtres, ce sont quelques ajustements à réaliser, et principalement le placement des pieds qui va conditionner le placement des hanches, et des épaules pour justement modifier le chemin du club jusqu’à la balle.

Pour tous les amateurs, c’est peut-être l’ajustement le plus simple à dominer, car il se fait à l’arrêt, avant de déclencher le mouvement. A l’inverse, mouvementer la face de club demande déjà un peu plus de dextérité…mais sans être insurmontable.

Avec un fer 6, la dispersion des 9 coups différents illustrés ci-dessous, n’est pas nécessairement très éloignée d’une cible au centre…

Comme évoqué plus haut, ici, l’objectif est de viser une fenêtre virtuelle, mais pas forcément d’envoyer la balle loin du centre ou de la cible…

Deux éléments peuvent grandement faire varier la courbure de la trajectoire : La vitesse du swing, et la longueur du manche (deux éléments qui peuvent d’ailleurs travailler ensemble).

Sur le visuel ci-dessus, les trajectoires ont été produites avec un fer 6 sur manche acier relativement rigide. On peut imaginer qu’avec un même fer 6 mais avec un manche souple (graphite), les courbures des trajectoires pourraient être plus fortes.

C’est important quand on imagine sa façon de jouer, son projet de jeu, de bien connaître ce que son matériel peut autoriser ou pas…

Commençons par le « low draw » ou balle en courbe de droite à gauche basse (pour un droitier)

Retour d’expérience :

Paradoxalement, on pourrait faussement croire qu’il s’agit d’un coup difficile à réaliser ! Pour produire cette balle au fer 6, il ne m’a fallu que deux coups ! Comparativement, pour d’autres trajectoires, j’ai eu besoin de beaucoup plus de coups.

La mécanique à mettre en place :

On a simplement besoin d’orienter ses pieds vers la droite, abaissé ses mains sur le grip, et placer la balle plus à droite de son stance (arrière) qu’à l’accoutumée pour un coup de fer 6.

Pour la face, l’on intention était de la placer face à la cible dans l’axe… Le décalage entre le chemin de club et la position de la face devrait suffire à créer la courbe…

Bénéfice de cette trajectoire :

La balle va rouler 20 mètres au-delà du carry.

Quand utiliser cette trajectoire :

Vous jouez sur un trou présentant un obstacle intimidant à droite. Le slice est interdit. Par ailleurs, il y a du vent, et vous voulez privilégier le fait de faire rouler la balle…

L'impact de la balle dans la face :

Il n’est pas nécessairement au centre de la face, et surtout pour un golfeur amateur. En revanche, un coup tapé plutôt en talon sera plus propice à faire tourner la balle à gauche (pour un droitier).

Le graphique ci-dessus illustre bien un chemin de club intérieur-extérieur (une direction du swing à droite de la cible), et dans le cas d’un coup tapé bas, un point bas de l’arc de swing assez près de l’impact.

Le « mid draw » ou balle en courbe de droite à gauche de hauteur standard (pour un droitier)

Retour d’expérience :

Curieusement, j’ai eu plus de mal à produire volontairement cette trajectoire, alors que c’est censé être un coup naturel chez moi. Je le fais sans le vouloir, et quand je veux le faire, j’ai paradoxalement plus de mal à le concevoir…

En réalité, la difficulté n’est pas de faire tourner la balle à gauche, mais bien de la faire partir d’abord à droite…et avant qu’elle ne tourne.

La mécanique à mettre en place :

Identique au coup précédent, sauf que l’on ne cherche pas à baisser les mains sur le grip ou à déplacer la balle dans le stance. Mis à part, la position des pieds et par conséquent, la position du corps, l’organisation est classique.

Idem pour la face qui est placée face à la cible.

Bénéfice de cette trajectoire :

Eviter à tout prix un slice !

L'impact de la balle dans la face n’est pas obligatoirement… au centre. Ici, la balle est tapée entre le centre et le talon, ce qui aide à faire tourner la balle.

Le graphique ci-dessus illustre encore un chemin de club intérieur-extérieur pour créer l’effet. A la différence de la balle basse, le point d’impact le plus bas après la balle est plus éloigné.

Le « high draw » ou balle en courbe de droite à gauche haute (pour un droitier)

Retour d’expérience :

La seule différence d’organisation avec la balle standard, c’est l’intention de lever la balle. Pour cela, on peut essayer de déplacer un peu la balle en avant dans le stance, mais c’est aussi par le finish avec des épaules plus orientées vers le ciel qui permet d’élever la trajectoire de balle.

Le danger pour un golfeur amateur, c’est de jouer trop remontant, et de toper la balle. Dans mon cas, on peut voir que mon angle d’attaque sur la balle est tangentiel (0 degré) au lieu d’être négatif pour compresser la balle.

Je suis à la limite… Si l’angle d’attaque avait été plus remontant, c’était le top assuré…

Par rapport au coup standard, j’ai élevé la trajectoire de balle de +2 Mètres (pic haut à 20 mètres).

Pour accentuer encore la hauteur de balle, il faut accélérer encore plus vite (vitesse de swing).

Bénéfice de cette trajectoire :

Réduire la roule ! Arrêter la balle plus vite sur le green avec un angle d’atterrissage qui augmente de 2 degrés à défaut d’avoir vraiment augmenter le spin.

L'impact de la balle dans la face n’est pas obligatoirement… au centre. Ici, la balle est tapée entre le centre et le talon, ce qui aide à faire tourner la balle, alors que paradoxalement, la face n’est pas vraiment fermée à l’impact…

Le graphique ci-dessus illustre encore un chemin de club intérieur-extérieur pour créer l’effet. A la différence du mid draw, le point bas de l’arc de swing est pratiquement avant la balle !

Le « low straight » ou balle droite basse (pour un droitier)

 

Retour d’expérience :

Il ne faut pas se leurrer. C’est pratiquement à chaque fois « un coup de chance » que d’arriver à taper une balle parfaitement droite.

Pourquoi ? Car il faut réussir conjointement deux faits aussi rares que difficiles : Un chemin de club à 0 degré par rapport à la cible, et une face de club à 0 degré d’écartement par rapport à la cible, soit totalement square !

Au niveau professionnel, comme au niveau amateur, arriver à un tel niveau de perfection est extrêmement difficile, et relève même pratiquement du coup de chance.

La mécanique à mettre en place :

L’orientation du corps, et des pieds se veut neutre par rapport à la cible. Simplement, pour faire une balle basse, on peut baisser la position des mains sur le grip, et reculer légèrement la balle dans le stance.

Toutefois, beaucoup de golfeurs amateurs vont s’apercevoir que même en s’organisant de manière neutre, on a vite tendance à donner un effet, soit un slice, soit un hook selon la nature profonde de son swing…

Pour réussir à taper un tel coup droit, il faut vraiment être à son maximum de concentration et aussi avoir un timing parfait, quitte à swinguer un peu moins vite pour espérer contrôler cette trajectoire. C’est de loin un des coups les plus difficiles à taper.

Bénéfice de cette trajectoire :

Augmenter la roule dans une situation où on peut guère s’écarter sur les côtés (obstacles).

L'impact de la balle dans la face n’est pas obligatoirement… au centre.

Ici, la balle est à la limite du top, prise très basse dans la face, en raison d’un angle d’attaque remontant (+3,7 degrés). En réalité, ce coup est bien un coup de chance qui ne tient qu’à un fil…

Le graphique ci-dessus illustre un chemin totalement neutre à la cible.

Dans le cas de ce coup tapé sur un tapis, le point bas de l’arc de swing est très en amont de la frappe, et c’est justement parce que le coup est tapé sur un tapis que la balle va tout de même parcourir une longue distance.

Sur un parcours, et en plus un peu gras, la balle n’aurait eu aucune chance de voler sur une longue distance…

Dans le cas d’une balle basse, il faut savoir privilégier le contact de balle et par exemple, légèrement avancer son sternum vers l’avant, pour s’assurer d’un contact balle-terre dans cet ordre.

Le gros danger quand on veut réaliser une balle basse, c’est de trop perturber sa mécanique, et finalement partir à la faute.

Le « mid straight » ou balle droite standard (pour un droitier)

Retour d’expérience :

C’est finalement la balle que tous les amateurs rêvent de réaliser le plus souvent !

C’est pourtant le coup le plus improbable, et le plus difficile à réaliser sur un parcours de golf, avec un fer ou un driver !

Pour arriver à vous illustrer cette balle, il m’a fallu plus de coups à taper que pour faire un draw ou un fade, et encore la balle n’est pas parfaitement droite.

Si la face est pratiquement square, le chemin de club est légèrement intérieur-extérieur, et du fait de la nature même de mon swing.

Tous les golfeurs ont un chemin de club naturel qui leur est propre. Avant de vouloir taper un « trait », il faut déjà en avoir conscience, pour éventuellement mettre en place les compensations nécessaires.

La mécanique à mettre en place :

Il faut à tout prix neutraliser le chemin du club, et en même temps la position de la face à l’impact. Il faut un très bon timing, et un maximum de maîtrise de son corps et de son club pour réussir un tel coup.

Ci-dessus, on s’aperçoit que la balle est relativement droite car le ratio du chemin à la face n’est pas strictement égal à 0 (-2,3 degrés). Il y a une petite marge entre le 0 absolu et un léger écart qui peut aussi être impacté par la vitesse de swing, mais aussi et surtout la position de la balle à l’impact dans la face.

Le cas présent, la balle reste relativement droite, et pourtant, à l’impact, la balle n’a pas été tout à fait prise au centre.

Le graphique ci-dessus illustre le chemin de club naturel du joueur, et donc le cas présent un chemin plus facilement intérieur-extérieur.

Quand ce joueur cherche à faire un draw, ce chemin s’accentue.

Pour faire une balle parfaitement droite, le joueur devra donc déjà se battre avec sa propre tendance naturelle ! Il part donc déjà avec un handicap à compenser. Encore une manière d’expliquer qu’il s’agit là du coup le plus difficile à réaliser.

Le « high straight » ou balle droite haute (pour un droitier)

Retour d’expérience :

Comme pour le low straight ou le mid straight, c’est difficile de taper une balle parfaitement droite, car il faut conjuguer en même temps de deux difficultés majeures pour un golfeur amateur ou même professionnel : Créer un chemin de club totalement neutre avec une face de club parfaitement square à la cible.

Ici, les valeurs de chemin et de face sont très proches de la neutralité absolue, sans pour autant y parvenir suffisamment pour que la balle ne bouge pas un peu en fin de course… Le fait de vouloir lever la balle ajoute de la difficulté.

La mécanique à mettre en place :

Comme pour le low ou le mid straight, il faut neutraliser le chemin et la face par rapport à la cible.

Ce qui distingue un pro d’un amateur, ce n’est pas sa capacité à créer ce coup, mais au contraire, à se connaître, et choisir un type de coup par rapport à une situation donnée.

A l’inverse, l’amateur sous-estime trop souvent les différents coups possibles pour arriver à une même distance ou même cible. Surtout, il ne connait pas assez bien ses compétences pour pleinement les utiliser.

Un golfeur n’est pas nécessairement professionnel parce qu’il sait taper un coup droit. Il sait surtout taper tous les autres coups, et choisir le bon au bon moment.

Pour lever la balle, comme pour le high draw, l’intention est de lever la balle en soignant le finish, et en tentant d’agir par ce biais sur le loft dynamique du club (position des épaules plus marquées vers le ciel à la fin du swing), tout en veillant à ne pas toper.

Augmenter la vitesse de swing est aussi une bonne manière d’augmenter la hauteur de balle.

Ici, la balle va voler à une hauteur maximum de 22 mètres contre 18 mètres pour un coup standard tapé à 74/75 mph (toujours avec un fer 6).

Par rapport au coup mid straight, le loft dynamique a été augmenté d’un degré, ce qui a augmenté l’angle de lancement d’un degré.

Bénéfice de cette trajectoire :

Augmenter la hauteur de balle, et l’angle d’atterrissage pour réduire la roule de la balle. C’est par exemple un coup utile quand on ne veut pas que la balle sorte… du green avec un excès de roule.

Le cas présent, la balle n’est pas encore tapée assez au centre pour être pure et parfaite.

Le graphique ci-dessus illustre un des dangers importants pour un golfeur amateur cherchant à produire une balle plus haute : Un angle d’attaque trop remontant et un risque de toper la balle.

Le cas présent, la balle est prise en remontant (angle d’attaque légèrement positif) avec un point bas de l’arc de swing trop avant la balle (4cm), ce qui sur une autre surface qu’un tapis aurait engendré une gratte.

Pour lever la balle, le mieux, c’est encore de swinguer simplement plus vite…

Le « low fade » ou balle en courbe de gauche à droite basse (pour un droitier)

La mécanique à mettre en place :

Comme pour le draw, il est d’abord nécessaire de créer les conditions d’un chemin de déplacement du club avant et après la balle qui suive une trajectoire extérieur-intérieur par rapport à la ligne de visée vers la cible.

Le placement des pieds ouvert à la cible peut favoriser le placement du bas et du haut du corps utiles à cette intention.

La position de la face de club doit elle restée en ligne avec la cible. C’est le décalage ainsi créé entre la direction du chemin, et la face qui produit la « distorsion » ou courbure de la trajectoire de balle.

Pour réaliser une balle basse, comme pour les autres coups, low draw ou low straight, on peut baisser les mains sur le grip, et légèrement reculer la balle dans le stance.

Le loft dynamique du fer 6 descend à moins de 17 degrés (en théorie 29) ce qui favorise bien un angle de lancement bas.

Bénéfice de cette trajectoire : 

La balle va suivre une trajectoire plus tendue, et permettre un roulement de la balle sur plus de 20 mètres.

Dans quelle situation privilégier ce coup :

Soit dans une situation où le vent peut compromettre l’objectif du coup, soit pour absolument terminer à droite de la cible et ou parce que l’on est contraint par un obstacle de ne pas pouvoir beaucoup lever la balle.

Le chemin du club est extérieur-intérieur, et le point bas de l’arc de swing est plus facilement bien après la balle (17 cm).

Le « mid fade » ou balle en courbe de gauche à droite de hauteur standard (pour un droitier)

La mécanique à mettre en place :

Comme pour le low fade, il est nécessaire de créer une distorsion entre le chemin suivi par le club, et la position de la face du club à l’impact.

Dans ce cas, pas besoin de baisser les mains sur le grip pour abaisser la trajectoire, c’est un coup classique, mis à part l’intention de faire du fade.

Ce coup peut être intéressant pour un golfeur qui a trop tendance à fermer sa face de club à l’impact.

Dans ce cas, en adoptant un chemin de club extérieur-intérieur, il peut sans doute arriver à mieux contrôler la direction de son coup.

A l’inverse, d’un coup bas, ce type de coup favorise une augmentation du spin donné à la balle.

Bénéfice de cette trajectoire : 

Le fade est idéal quand on veut donner de la hauteur de balle, augmenter le spin, et en fait le point d’arrêt de la balle sur un green.

Dans quelle situation privilégier ce coup :

Une attaque de green avec par exemple un drapeau situé à droite du green, mais surtout toutes les situations où on veut arrêter plus rapidement la balle sur le green.

Il est plus difficile de réaliser un fade en impactant la balle entre le talon et le centre de la face.

Chercher à faire du fade peut être un bon exercice à travailler pour un golfeur qui tape justement trop entre talon et centre de la face…

Ici, la balle peut courber en fade du fait du chemin extérieur-intérieur, et alors que la face n’est pas tout à fait square. Elle est même fermée à la cible à l’impact…C’est bien le rapport positif entre le chemin et la face qui lui permet de tourner (face to path à +2.6 degrés).

Au chemin de club extérieur-intérieur s’ajoute un point bas de l’arc de swing bien après l’impact, ce qui est aussi une meilleure idée quand on veut éviter une gratte et surtout bien contacter la balle.

Le « high fade » ou balle en courbe de gauche à droite haute (pour un droitier)

La mécanique à mettre en place :

Pour réaliser une balle haute en fade, il faut surtout avoir pour objectif d’augmenter le loft dynamique du club. 

Dans le cas de cette illustration, j’ai créé un loft dynamique de 17 degrés pour une balle basse, de 20 degrés pour une balle standard, et donc de 22 degrés pour une balle plus haute.

Cet écart de 2 degrés suffit à élever notablement la trajectoire de balle, surtout si c’est couplé à une vitesse de swing plus importante.

Dans ce cas, la balle atteint son sommet de trajectoire à 25 mètres au-dessus du sol contre 20 mètres pour le précédent test plus standard.

Il existe plusieurs astuces pour augmenter le loft dynamique d’un club, comme moins fermer la face à l’adresse ou la placer un peu plus en avant du stance. On peut aussi chercher par son finish à orienter les épaules, et en conséquence le club, dans une organisation un peu plus remontante.

Attention toutefois l’angle d’attaque ne doit pas être trop remontant avec un fer, au risque de toper la balle…

Le conseil de Tiger Woods pour réaliser une balle haute est d’amener ses mains bien au-dessus du niveau de la tête après l’impact, alors que pour une balle basse, il aurait tendance à laisser les mains finir en bas, et sous le niveau de la ceinture.

C’est peut-être l’astuce la plus évidente à retenir pour générer une balle haute ou basse, et en complément de la position de la balle dans le stance…

Bénéfice de cette trajectoire : 

Arrêter encore plus vite la balle sur le green, en limitant au maximum la roule… Le cas présent, on diminue la roule d’environ 3 mètres par rapport à un coup standard tapé à la même vitesse.

Ici, le chemin de club est extérieur-intérieur couplé à un point bas de l’arc de swing bien après l’impact (17 cm) ce qui peut générer un divot plus important. Il faut des bonnes mains pour donner un maximum de stabilité à la tête de club dans la zone d’impact.

Conclusion : Pourquoi c’est intéressant de savoir jouer toutes ces trajectoires ?

Un golfeur amateur pourrait penser que c’est trop compliqué de chercher à maîtriser toutes ces trajectoires. Pourtant, c’est vraiment le cap à passer pour être en complète autonomie sur un parcours de golf.

Au practice, plutôt que d’essayer de taper toujours la même trajectoire, et comme démontré ici, finalement la plus difficile de toute, à savoir la balle « straight » ou droite, un amateur gagnerait en expérience, compétence et habilité, à varier ses frappes.

Surtout, sur le parcours, les architectes vous proposent différentes situations qui demandent de savoir connaître ces différentes trajectoires, et dans le but d’échapper aux pièges tendus.

Parmi les « penseurs » du swing de golf moderne, l’enseignant Adam Young est un des premiers à avoir su expliquer ses concepts de trajectoires, et inspirer les golfeurs amateurs pour qu’ils s’intéressent à ces notions.

Il a notamment déclaré « C’est un cliché accepté dans le domaine du golf que de dire que l’on aider les amateurs à apprendre ou apprendre à apprendre. Cependant, mon but numéro un a toujours été d’aider les golfeurs à savoir s’évaluer. Comprendre la mécanique qui préside à une trajectoire de balle est un moyen de s’évaluer »

Parmi ses préceptes, il vous invite à vous entraîner bien plus sur le parcours qu’au practice, et si vous devez néanmoins vous entraîner au practice, vous devez privilégier justement un entraînement moins répétitif en variant les cibles… et les trajectoires de coups.

Pourquoi ne le fait-on pas ? Car souvent, au practice, quand on tape un coup et qu’il ne nous satisfait pas, on est tenté de vouloir le refaire jusqu’au point de dire « on y est arrivé ».

C’est en fait une erreur.

Quand un coup de golf est tapé, la balle est partie. Ce coup est fini ! Sur le parcours, c’est la même chose. On n’a pratiquement jamais deux fois le même coup à jouer.

Pour réaliser cet article, et démontrer les 9 coups possibles, sur certaines situations, le coup est venu très vite, comme le low draw alors qu’à l’inverse, cela a été beaucoup plus long pour taper le mid straight désiré.

C’est valable sans doute pour beaucoup d’amateurs ou même de professionnels.

Nous ne sommes pas des robots, et même Tiger Woods pourrait avoir du mal à taper instantanément l’un des 9 coups possibles et sur commande. C’est d’ailleurs illustré dans la vidéo ci-dessous où on lui demande de varier les coups.

Il commence par le coup le plus difficile : le coup droit de son propre aveu, et ensuite cherche à taper le mid-fade. Il va s’y reprendre à trois fois avant de trouver la trajectoire de balle idéale, gêné par le vent…  

Le vent, c’est une composante majeure d’une partie de golf, et savoir maîtriser les 9 fenêtres de tir, c’est justement se préparer à affronter cet adversaire supplémentaire.

Ce n’est pas un exercice facile, et vous ne taperez surement pas ces 9 coups sur « commande » mais en avoir l’intention va transformer votre jeu de golf, et surtout votre manière d’aborder le parcours, ou de préparer votre stratégie.

En tournoi, Tiger Woods témoigne du fait qu’avant chaque coup à jouer, il ne pense pas à autre chose.

Il passe son temps à évaluer dans quelle fenêtre, il va faire partir sa balle, et en fonction de ce qu’il a besoin de produire pour atteindre sa cible.

Tous les golfeurs et toutes les golfeuses pourraient ne pas se reconnaître dans ce sujet. Quel que soit votre niveau, il est pourtant très important que vous puissiez mettre vos coups de golfs en perspective, et comprendre qu'il existe bien 9 familles de coups.

Si vous ne vous sentez pas en mesure de réaliser les 9 coups, travaillez d'abord dans l'idée dans maîtriser 3, puis 6, puis 9. Si les seniors peuvent être intimidés par les balles hautes, la réalisation des balles basses et des balles mid ne doit pas être un sujet d'inquiétude.

Comme le souligne Adam Young, le fait de développer votre conscience de ces coups différents, et de développer votre capacité à les produire va notablement vous permettre de progresser dans votre approche du jeu, et par conséquent, aider votre score.

Crédit photo : Rich Graessle et Matthew Bolt/Icon Sportswire

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