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C’est quoi un swing de golf en fait ?

Cet article s’adresse plutôt à des golfeurs débutants ou des golfeurs qui s’interrogent sur ce qu’est un swing de golf concrètement. Enfin, tous ceux qui essaient de comprendre en profondeur ce geste, qui peut être jugé si complexe. Cela peut paraître étonnant de tenter une définition d’un swing de golf, cependant, une expérience récente m’a apporté un bénéfice concret, justement parce que j’ai compris une composante déterminante du swing, et que jusqu’à présent, j’ignorais ou sous-estimais. J’ai pensé que, cette expérience pourrait vous être utile. (Illustrations réalisées avec un Trackman 4)

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Pourquoi définir un swing de golf ?

Le swing de golf est un mouvement. Ok, mais si on veut aller plus loin. C’est quoi un mouvement. Quelles sont les causes et les conséquences ?

Quand on parle d’un swing de golf, trop vite, trop souvent, on se focalise sur la vitesse du swing. Effectivement, plus le mouvement est rapide, et plus on a de chance d’envoyer la balle loin.

Quand on débute le golf, la première chose que l’on a envie de faire, c’est d’envoyer la balle le plus loin devant soi. La vitesse est instinctivement ce que l’on cherche à produire.

Dans ma vie de golfeur, j’ai rarement croisé des joueurs ou même des enseignants qui parlaient de direction du swing ou de relation entre le chemin du club et la face spontanément.

Pourtant, quand on comprend ce qu’est vraiment un swing, cela change fondamentalement votre façon de jouer.

Je pense que la principale difficulté que rencontre la majorité des joueurs, c’est déjà de ne pas tout à fait comprendre tout ce qui est en jeu.

Alors commençons par la vitesse de golf sans en faire la seule finalité…

Un swing de golf, c’est donc une vitesse à produire, une vitesse à transmettre.

La vitesse que vous créez avec votre corp transmise à votre club donne la vitesse du swing.

La vitesse du swing n’a pas d’autre intérêt que de transmettre à son tour de la vitesse à la balle.

Effectivement, la vitesse est un élément primordial, car sans vitesse, la balle ne pourrait pas parcourir une grande distance.

La première façon d’évaluer un swing de golf est en fait le calcul du ratio entre la vitesse de swing et la vitesse de balle, soit le smash factor.

Ce ratio sert à déterminer la tolérance d’un club.

Plus le ratio est élevé, et plus cela signifie que le joueur, avec le club, optimise le swing pour transmettre le maximum d’énergie à la balle.

La finalité d’un swing de golf, c’est de transmettre un maximum d’énergie à une balle.

Et pour ce faire, pour optimiser, il faut le plus possible prendre la balle au centre de la face, à l’endroit qui maximise le plus le ratio. C’est aussi ce qui demande le plus de pratique, et distingue les professionnels des amateurs.

Maintenant que l’on a parlé de vitesse… abordons tous les autres éléments déterminants

Un swing de golf est aussi un mouvement circulaire. On parle d’ailleurs assez souvent d’arc de swing. Si on évoque un arc de swing, il y a donc un point haut, et un point bas.

Idéalement, le point bas est censé être le point d’impact avec la balle.

Pour atteindre ce point, on développe tous un angle d’attaque vers la balle.

Il peut être positif, neutre ou négatif.

Positif, cela signifie que l’on prend la balle en remontant. Négatif, cela signifie que l’on cherche la balle avant le sol au moment du contact.

Au driver, il est conseillé d’attaquer la balle sur un angle positif pour générer un maximum de distance. Avec les fers, c’est l’inverse. Il faut chercher à compresser la balle au maximum avec le sol, selon un angle d’attaque plus négatif.

L’angle d’attaque peut conditionner trois paramètres importants : le loft dynamique, l’angle de lancement de la balle, et le pic de hauteur de trajectoire de la balle.

Chaque club de golf dispose d’un loft spécifique. Un fer 7 présente un loft compris généralement entre 30 et 35 degrés, selon la difficulté du club pour produire de la distance, et du spin.

Ce loft est dit « statique ».

Cependant, quand on swingue, on créé un loft dit « dynamique », car nous n’amenons pas toujours le club sur la balle selon le même angle, et de fait, le loft statique diffère du loft dynamique.

C’est un peu la même différence entre le loft théorique, et le loft réel.

Selon votre angle d’attaque à la balle, vous enlevez ou vous ajoutez du loft.

SI je prends l’exemple d’un test récent d’un fer 7 XXIO 10 très peu lofté (seulement 29 degrés), il m’est arrivé de taper la balle selon un loft dynamique de 24 degrés, soit 5 de moins que le loft donné du club.

Pour ce coup, mon angle d’attaque à la balle était négatif de 2 degrés.

Deuxième conséquence liée à l’angle d’attaque, l’angle de lancement de la balle…

Pour ce même coup que j’utilise en exemple, l’angle de lancement de la balle a été de 18,6 degrés par rapport au sol.

Plus cet angle est élevé, et plus la balle va décoller haut dans les airs. Inversement, plus il est faible, et plus la trajectoire de balle va être tendue.

L’angle de lancement peut être directement corrélé avec l’angle d’atterrissage de la balle.

Si vous jetez une balle avec la main, vous verrez que si vous gérez votre lancement vers le haut, l’angle d’atterrissage de la balle sera lui aussi et inversement, plus prononcé vers le bas.

A l’inverse, si la trajectoire est tendue (angle de lancement faible), l’angle d’atterrissage aura plus de chance d’être faible, et donc plus tendu.

Pour créer beaucoup de distance, toute la question consiste à trouver le bon équilibre entre angle de lancement, et angle d’atterrissage.

En jouant avec les lofts statiques des clubs, les marques agissent beaucoup sur ces angles pour vous apporter de la distance ou du contrôle.

J’en viens au point qui me semble le plus important : la direction du swing

Pendant des années, j’ai cherché consciemment ou inconsciemment à taper le plus vite, le plus loin et le plus droit possible, sans réellement comprendre que je pouvais faire mieux que ça.

Autrement dit, influer plus directement sur la trajectoire de ma balle.

Depuis plus de 20 ans, j’ai eu tendance à produire un draw naturel aux dires de mes différents partenaires de jeu. Ce draw naturel se transformant trop souvent en hook avec la fâcheuse tendance de quitter la ligne de ma cible, et finalement me faire perdre des coups.

Hook pour moi, slice pour d’autres, ces effets donnés volontairement ou involontairement nous « pourrissent » un peu la vie sur le parcours, au point que l’on peut devenir fataliste jusqu’à ce qu’on comprenne ce qui est vraiment en cause.

Dans mon cas, la direction du swing était très négative ou très intérieure ou très à gauche de l’axe idéal.

Imaginez un chemin rectiligne et parallèle au sol. Ce chemin, c’est la direction du swing sur un angle de 0 degré.

Maintenant, imaginez ce même chemin à gauche de cet axe (intérieur), et vous obtenez une tendance à enrouler la balle à gauche.

Imaginez ce même chemin à droite de cet axe (extérieur), et vous obtenez une tendance à couper la balle (slicer).

Jusque-là, rien de bien nouveau…Pourtant, c’est là où il n’y a pas de fatalité. Si vous avez la chance d’utiliser un radar, et taper des balles en suivant ce paramètre. Si vous pouvez vous ajuster pour vous rapprocher d’une direction de swing à 0 degré, vous réduisez considérablement votre dispersion.

Pour ma part, je m’aide d’une image mentale. J’imagine qu’au downswing, mon club revient en ligne et en même temps parallèle au sol.

D’une direction de swing très négative à plus de 5 degrés, j’ai réussi à ramener cette valeur proche de 0 degré.

Désormais, quand je produis un swing, j’essaie d’intégrer cette notion de direction du swing. Ainsi, j’ai la sensation que je contrôle un peu mieux mon intention.

Au cours d’une séance d’entraînement récente, j’ai découvert qu’en alignant mes pieds parfaitement en ligne avec la cible, je poussais néanmoins les balles dans une direction de lancement à gauche, alors que pourtant, j’avais réduit la direction de mon swing entre 0 et 2,5 degrés.

Notez que le résultat d’un swing de golf se joue sur très peu de degrés d’écarts avec l’idéal !

Combien même la direction du swing est proche de 0 degrés, il y a encore deux éléments qui peuvent pousser une balle hors de la trajectoire : L’angle de la face par rapport à la cible au moment de l’impact, et la position de l’impact dans la face.

Dans les exemples ci-après, il s’agit de balles de practices non normalisées avec le trackman. Les distances sont inférieures à la réalité avec une balle premium.

Pour parfaitement l’illustrer, je vous présente un coup tapé au fer 6 ci-dessus.

La direction du swing n’est certes pas parfaite. Dans ce cas, elle est 2,5 degrés intérieur extérieur. Ce n’est pas extravagant, pourtant la balle termine fortement à gauche.

On pourrait alors croire que c’est la face de club qui pousse la balle à gauche. Or, elle est quasiment square (0,7 degrés).

C’est en fait l’écart entre le chemin du club (la direction du swing mais mesuré dans la zone d’impact) et la face qui explique la trajectoire de la balle.

C’est le différentiel qui pousse la balle à partir dans l’axe (direction du lancement à 1.4 degrés), et à finir à gauche de près de 21 mètres.

Deuxième cas, toujours avec une balle à gauche de la trajectoire mais pour une autre raison…

Dans le cas ci-dessus, la direction du swing est nettement extérieure-intérieure sur un angle de -5,3 degrés. Là, je suis retombé dans un excès de mon swing.

D’ailleurs, la balle démarre immédiatement à gauche (direction du lancement à -4,4 degrés).

Par contre, elle finit à gauche de près de 15,7 mètres par rapport au centre du fairway, surtout à cause de la face, qui au moment de l’impact, est -4,8 degrés orienté à gauche !

A l’inverse du shot précédent, la relation entre le chemin et la face est en fait un peu plus cohérente. Il y a moins de différentiel.

La balle va certes aller à gauche, mais elle va moins se déporter entre le point de départ, et le point d’arrivée, car le différentiel est de seulement -1,3 degrés.

Maintenant, qu’est-ce que je peux faire pour taper un coup droit, ne pas subir mon swing, et contrôler la trajectoire de mon coup ?

Dans mon argumentaire, j’essaie juste de vous montrer comment j’ai lu les chiffres, et ce que j’en ai fait.

Toujours sur un coup de fer 6, constatant que même quand j’arrive à mettre ma direction de swing proche de 0, j’envoie naturellement la balle à gauche. J’ai résonné en inverse !

On m’a toujours appris que pour faire du draw, il fallait mettre le pied gauche en avant du pied droit dans le stance, sauf que moi, je le fais sans même bouger les pieds, et quand ils sont parallèles à la cible !

En testant, sur le visuel ci-dessus, j’ai mis mon pied gauche en avant comme si je voulais faire du draw.

Avec le trackman, j’ai noté que du coup, j’incitais directement mon swing à partir à droite de la cible, mais que cette fois, sans chercher à faire autre chose, ma face était vraiment square à l’impact, et la trajectoire de balle rectiligne.

Cela ne veut pas dire qu’il faut généraliser et que c’est la solution pour tout le monde. Cela veut dire que ça marche pour moi, parce que j’ai compris mon swing, et su en tirer partie presque malgré lui. Et en plus, je serai le refaire…

C’est l’élément clé de cet article : Apprenez de votre swing, et à retourner un défaut en compétence.

Une prochaine étape pour moi, et pour tout golfeur, serait de pouvoir atteindre le graal de la balle rectiligne : mettre tous les paramètres à 0 degré pour la balle pure et parfaite!

Plus haut, j’évoquais encore un autre facteur de balle en perte de contrôle et de trajectoire : la balle décentrée dans la face.

C’est un phénomène plus rare pour moi par rapport au problème précédent, mais quand il se produit, les conséquences sont relativement dramatiques.

Sur le coup ci-dessus avec un fer 4 dans une série pas vraiment adaptée à mon swing, on peut voir que la balle part en slice.

Le chemin du club est franchement extérieur-intérieur déjà favorable au slice (-3,9 degrés).

Surtout, dans ce cas, j’ai touché la balle côté talon, ce qui a ouvert un peu plus que de coutume la face (+1,6 degrés) et provoqué la trajectoire en slice.

Inversement, si je tape en pointe, la balle peut partir à gauche, car à l’impact, j’aurai excessivement fermé la face. Présentement, au contact, j’ai surtout « ouvert » la face vers la droite.

A en juger par le très faible smash factor (seulement 1.14 au fer 4), le problème, c’est bien la position de l’impact.

Un swing, c'est aussi..

Un swing, c’est aussi une hauteur de balle et un taux de spin.

Cependant, dans ce sujet, je voulais développer la notion de direction du swing, de point d’impact dans la face, de relation entre le chemin et la face, relativiser la vitesse de swing qui n’est pas la seule composante du swing.

La hauteur de balle est la traduction du loft dynamique et de l’angle d’attaque. Le spin est le résultat du centrage de la balle dans la face.

C’est quoi un swing de golf en fait ? C’est bout à bout tous ces petits paramètres, angles, ratios, vitesses qui ensemble contribuent à la création d’une trajectoire de balle.

Et tous ces paramètres, plus que vous ne le croyez, vous pouvez en jouer.

Pour cela, il faut en avoir conscience. Je ne suis pas professeur de golf. Je sais juste lire des chiffres dans un tableau, et je ne serai que trop vous recommander de prendre une leçon avec un pro qui utilise un launch monitor pour relever vos chiffres, et tester des ajustements pour les faire varier dans la meilleure direction possible pour vous.

Il n’y a pas une solution unique. Il n’y a pas un swing unique…

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