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Labo golf: Mieux comprendre le swing pour mieux le contrôler

Labo golf: Mieux comprendre le swing pour mieux le contrôler

Dans la première partie de ce sujet en 3 actes, je me suis attaché à définir ce qu’implique le fait de bien jouer au golf. L’objectif à rechercher pour un amateur. Dans cette seconde partie de ce dossier, je vais tâcher de vous retranscrire une expérience personnelle qui peut servir un golfeur ou une golfeuse cherchant à perfectionner son jeu, et donc son score.

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L’envie de progresser

Bien entendu, ici, je ne vais pas me substituer à un pro ou à un donneur de leçon.

Simplement, vous partager ma réflexion et mon expérience d’un golfeur qui cherche à bien jouer au golf depuis des années, sans doute très obsédé par la beauté du geste, la pureté de la mécanique, plutôt que de compenser par une parfaite connaissance du terrain ou par la répétition quotidienne du même parcours, et ce pour développer une sorte de capacité à résoudre l’équation d’un seul parcours, puisque l’index n’est pas conditionné à un score à produire sur plusieurs parcours.

Non, moi, ce qui m’intéresse, c’est le cœur du réacteur ! Comment développer un swing si consistant qu’il permet de bien jouer en toute circonstance.

Un exemple qui peut servir

J’ai travaillé la question de la distance (ce n’est jamais assez mais où s’arrête la gourmandise) …la question de la dispersion (j’y travaille encore), et depuis trop peu de temps la question de la profondeur.

En allant voir un des consultants du site, Xavier Bretin, en particulier parce qu’il travaille avec des outils technologiques que j’utilise moi-même pour organiser les sessions de tests des clubs sur le site, soit le Trackman, auquel il adjoint une plaque de force, et des caméras haute vitesse derrière, et sur le côté, j’ai démarré un processus intéressant à vous rapporter.

Xavier m’intéressait parce qu’il utilise des outils de mesures qui ne sont pas seulement ses yeux, et qui par conséquent, peuvent être plus facilement partagés et expliqués avec le joueur.

C’est son avantage en plus de ses compétences de technicien et de pédagogue.

Xavier Bretin en action

Le radar donne les mesures à la fois sur le chemin de club, et le chemin de la balle depuis son point statique jusqu’à la fin de sa course.

La plaque de force décrit ce qui s’est passé sous nos pieds, pendant toute la phase du swing de la position statique jusqu’au finish.

La caméra haute fréquence retranscrit visuellement ce que nous avons produit physiquement.

Le fait d’utiliser tous ces outils ensembles fournit donc une vision "cartésienne d’un swing".

Comprendre les chiffres

Le fait de coupler le trackman avec la caméra donne des informations vitales sur la compréhension de ce que vous produisez, et pour quelles conséquences.

Trois mesures sont particulièrement instructives sur la qualité de votre geste, et facteurs d’explications sur ce qui va arriver à votre balle : le plan de swing, l’angle d’attaque, et l’angle de la face à l’impact.

Les données de mon swing

Le trackman donne beaucoup d’autres mesures mais ici je vais me contenter d’évoquer celles-ci.

Le plan de swing est à raccrocher avec une notion concernant le matériel : le lie.

Il se trouve que pour les besoins de la séance, j’ai tapé un fer 7 Srixon Z545 avec un lie de 62°.

En tapant des balles comme j’en ai l’habitude (sans modifications techniques particulières), cette mesure m’a permis d’apprendre une chose déterminante sur mon swing.

Une chose que vous aussi vous auriez absolument besoin de savoir, et de comprendre.

Sur quel plan arrive mon club à la balle ?

Un pro qui n’a pas de radar pourrait me dire que j’ai un swing assez plat, mais sans le radar, il ne pourrait pas dire de combien, et surtout quel différentiel avec le lie de mon club.

En l’occurrence, mon plan de swing avec un fer 7 est en moyenne de 57.5 degrés alors que le lie de mon club est de 62°.

Naturellement, je créé un différentiel de 5 degrés par rapport à ce qui serait idéal pour toucher la balle plein centre pleine face.

Qu'est-ce que le lie ?

Quel rapport avec le fait de bien scorer et de bien jouer ? Quel rapport avec la question de la distance, de la dispersion, et du contrôle de profondeur ?

Tout ! Mais pas seulement !

Pour caricaturer, imaginez que je couche le club à l’impact, et au lieu de contacter la balle avec la face bien droite, je prends systématiquement la balle dans la partie inférieure de la face.

Ne prenant que de temps en temps le plein centre de la face, à votre avis, quelle est ma capacité à contrôler distance, dispersion et profondeur ?

Sur ce premier problème, il existe deux premières solutions : technique ou matériel ou même les deux.

Techniquement, dans ce cas, il faut chercher à créer un swing plus vertical.

Au niveau matériel, il est possible de fitter le lie des clubs pour compenser un swing trop plat. Mais avant d’en arriver à une telle extrémité, il faut au moins tenter la question technique…

Deuxième mesure importante pour comprendre le geste que l’on produit : l’angle d’attaque !

Qu'est-ce que l'angle d'attaque ?

Si pour un bois de parcours, on a intérêt à ce qu’il soit positif (en remontant au moment de l’impact), pour un fer, c’est le contraire, on a besoin qu’il soit descendant à l’impact, et donc négatif pour vulgairement aller cueillir la balle « pleine plaque ».

Vous l’aurez noté ! Une face de fer a un point bas, central et haut, et le point qui génère le meilleur rendement est naturellement au centre.

Si comme moi, votre angle n’est pas assez négatif (complètement en lien avec le plan de swing), vous avez plus de chances de prendre la balle avec la partie basse de la face, et donc plus rarement utiliser la partie centrale qui pourtant génère le plus de distance, le moins de dispersion, et le meilleur contrôle de la profondeur.

Enfin, troisième élément clé dans la création des bonnes conditions de lancement d’une balle de golf, l’angle de la face au moment de l’impact.

Qu'est-ce que l'angle de face ?

Quelque part, on se moque presque de tout ce qui peut arriver avant, et après, à condition que cet angle soit square ou de zéro degré à l’impact !

Or, dans mon cas, il est le plus souvent ouvert (dans le cas présent de 3 degrés) ce qui implique systématiquement un départ de la balle à droite de la cible.

La différence entre ce que l’on croit produire, et ce que l’on produit vraiment

Depuis bientôt 20 ans, j’admets avoir toujours joué de droite à gauche sans savoir l’expliquer, et surtout totalement le maîtriser.

Mes trajectoires très push hook au fer 7

Jusque-là, mon swing avait sa part de mystère.

A l’époque où j’ai commencé à jouer au golf, les « launch monitors » n’existaient pas, et donc pour compenser une balle qui démarrait quasiment systématiquement à droite, je me suis inventé une sorte de draw par un jeu presque habile des mains et du corps.

J’ai donc toujours « donné » des balles courbes plus souvent que des traits avec une limite : la maîtrise de la courbe, et surtout de la forme de cette courbure.

Ainsi, je n’ai jamais été un sliceur mais plutôt un joueur de push hook.

Mon problème s’est souvent situé à gauche, ou au pire, sur les départs joués trop près d’un arbre à droite, qui pourrait arrêter une balle partie à droite avant de vouloir revenir à gauche.

Toutefois, j’ai compris la nature du problème !

Couplé au trackman, la caméra a révélé une orientation des épaules vers la droite de la cible au moment de l’impact ! Alors que moi j’étais persuadé que c’était de la faute de mes hanches !

Au contraire, ces dernières sont bien en ligne au moment de l’impact, et c’est bien l’alignement de mes épaules, et par conséquence de mon plan de swing qui influe sur la trajectoire de ma balle.

L’indicateur qui permet de s’autocontrôler

Pour bien scorer ou bien jouer au golf, il faut prendre plus souvent des greens en régulations.

Les différents types de vols de balles au golf

Facile à dire ! Mais quelle est la véritable solution qui ne soit pas un titre de couverture de magazine censé s’appliquer à tout le monde, et que l’on ne comprend pas du type « Arrêtez de slicer en 5 leçons ! »

Connaître son geste, le mesurer, le quantifier, savoir quoi regarder et analyser (plan de swing, angle d’attaque, angle de la face) pour produire ce que mathématiquement, nous devons correctement générer pour aller au résultat : le coup maîtrisé en distance, en dispersion, et en profondeur.

Cela suppose déjà d’avoir eu la bonne définition, les bons indicateurs, et les bonnes pistes de travail.

Je ne donne pas un cours de golf en écrivant cela.

Simplement en tant qu’amateur qui s’adresse à d’autres amateurs qui prennent ou ne prennent pas de cours de golf, je vous fais part de mon expérience de ce qu’il faut réellement apprendre auprès d’un pro.

Ce qui fait vraiment une différence ! Que faut-il viser ?

Un élément peut suffire à vous indiquer si vous êtes sur le bon chemin ou pas…le Smash factor !

Ce ratio qui relativise la vitesse de la balle à l’impact par rapport à la vitesse de swing !

Exemple : Si au driver, vous swinguez à une vitesse de 100 mph et que votre balle part à 145 mph. Votre smash factor a été de 1.45.

Au driver, la valeur maximale théorique et donc idéale est de 1.52.

Cette valeur décline à mesure que vous ouvrez la face de votre club qui caresse plus la balle (donne du spin) moins qu’il ne la cogne (smash factor).

A chacun son smash factor

Entre différents swings de golf, vous pouvez plus ou moins reproduire la même vitesse de swing. Je dirais que c’est notre cas à tous. Nous avons en quelque sorte notre vitesse personnelle, fruit de notre physique du moment, et de notre maturité technique.

Pour ma part, je swingue le fer 6 entre 75 et 85 mph, et le plus souvent à 81 mph, ce qui représente une distance de 140 m.

Pourquoi un tel écart ? La vitesse diffère selon les clubs que je teste (acier ou graphite / lame ou oversized).

Réduire la dispersion et la profondeur pour baisser son score

Sur le paramètre de la distance, le choix du matériel s’avère donc déterminant, sauf à ce que vous arriviez à changer drastiquement votre geste pour gagner en vitesse de swing.

Toujours avec un fer 7, je produis en moyenne un smash factor de 1.28 qu’il faut raccrocher avec les problèmes présentés plus haut (swing trop plat, angle d’attaque pas assez négatif, angle de la face trop ouverte).

Soit une valeur finalement assez éloignée de l’idéal qui en l’occurrence peut monter à 1.45 !

Que ce soit pour moi ou pour vous, connaître et comprendre son smash factor est un élément clé pour progresser au golf.

Il n’y a pas de fatalité !

A partir du moment où on dispose des bonnes informations, il n’y a plus qu’à appliquer les bons remèdes.

Jouer le golf pourcentage ou comment réguler le smash factor sur chaque balle

Dans mon cas, un swing naturellement trop orienté à droite (au niveau des épaules), à plat, et un angle de face trop ouvert, ce qui peut être corrigé en swinguant plus à gauche (au niveau du plan).

L’indicateur qui permet de s’autocontrôler et de voir si on suit le bon chemin pour corriger : le smash factor !

Plus la balle sera prise au centre de la face (à la fois en longueur et en hauteur) et plus le smash factor aura tendance à s’élever.

Ainsi, à vitesse de swing équivalente, la vitesse de balle augmentera substantiellement.

Et généralement, une balle prise en plein centre de la face a aussi plus de chances d’être plus droite, à condition que l’angle de la face ne soit pas trop éloigné de 0 ou que le chemin du swing soit en ligne avec la cible visée, ce qui nous règle du même coup la question de la dispersion.

Reste le troisième élément clé pour bien jouer ou scorer : le contrôle de la profondeur !

Si vous êtes comme moi, vous cherchez à taper la meilleure balle possible ! Au practice, vous pouvez accepter une bonne balle, et neuf balles moyennes sur dix.

Sur le parcours, c’est une autre histoire. Il faut sortir le bon coup au bon moment !

Pour que cela se produise, il faut déjà être capable de répéter sensiblement le même coup à l’entraînement, et donc pas une fois sur dix !

Pour cette raison, la moyenne de smash factor sur dix coups n’est qu’une donnée parmi d’autres.

Le smash factor

Ce qui compte, c’est l’écart type entre vos différents coups. Si vous produisez une balle à 1.35 de smash factor et une balle à 1.25, ok, la moyenne sera de 1.30 !

Le problème, c’est que sur le parcours, vous pouvez sortir un coup à 1.25 comme un coup à 1.35.

La vraie progression au golf vient du fait de sortir des coups dans un même périmètre de smash factor…

Comment voulez-vous contrôler la distance et la profondeur de vos coups, si une fois sur dix, vous envoyez votre fer 7 à sa distance ?

Sur la séance de travail réalisée avec Xavier, ma deuxième balle au fer 7 a été envoyée à 134 mètres.

Les deux dernières a 152 et 141 mètres ! Un écart pouvant monter à 18 mètres !

En conclusion, le travail le plus important qui m'attend, et je ne dois pas être le seul, consiste à réduire la dispersion, mais aussi la profondeur pour pouvoir vraiment espérer baisser mon index, et en fait, toucher plus de greens en régulation et avec plus de précision.

Après avoir défini les pré-requis du score au golf, mené ma propre expérience avec le concours d’un pro et son matériel d’analyse, que faire seul sur son practice ? Ce sera l’objet de la troisième partie de ce dossier.

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