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Seul au practice: Autocontrôler la qualité de ses coups

Seul au practice: Autocontrôler la qualité de ses coups

Troisième et dernier volet de cette trilogie qui fait une large part à une expérience personnelle et récente, mettant en avant l’usage d’outils technologiques pour mieux appréhender un swing de golf, mieux le contrôler, et in fine, rechercher une progression qui ne soit pas virtuelle, mais bien concrète. Dans ce sujet, je me mets à la place d’un golfeur qui n’aurait pas accès à un radar à 30 000 euros, et néanmoins le même besoin d’autocontrôle et de compréhension du swing.

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Seul devant sa feuille blanche...

Sorti de ma leçon de golf, comme tout amateur, je me suis retrouvé seul devant ma feuille blanche. Cet article tient compte que vous n’avez pas nécessairement un trackman à portée de la main.

Ci-dessus, je vous propose de mettre en place 5 repères qui vont servir de "cibles" pour votre chemin de club.

Ces 5 repères sont matérialisés par 4 balles, deux situées à gauche d’un tee qui lui-même symbolise le centre ou trajectoire rectiligne, et deux situées à droite.

Les 5 repères illustrent 5 chemins que votre club va pouvoir suivre selon la trajectoire que vous désirez produire.

Dans mon cas, pour simuler un swing plus à gauche, j'ajoute même une balle entre celle que je vise et la balle que je dois jouer (la rose).

Ainsi, j’ai une vision très illustrée du chemin que je dois produire avec mon club, en particulier en fin de geste, après avoir tapé ma balle.

Comme beaucoup d’amateurs sans doute, j’ai trop tendance à considérer que mon geste est terminé au moment du contact, alors que ce qui se produit après l’impact est encore très déterminant.

Au-dessus de la balle à jouer, je place un « training aid » que j’ai depuis longtemps, une sorte de barre en mousse, qui permet de forcer mon swing à ne pas partir extérieur-intérieur sous peine de toucher cette barre.

L’idée est toujours de forcer votre swing à suivre un certain chemin. Par le passé, il m’est arrivé d’utiliser des bouteilles d’eaux en plastique vides pour illustrer ce chemin.

Enfin, et c'est peut-être le plus compliqué, il serait intéressant de se munir d'un petit radar ou instrument mesurant au moins la vitesse de balle et la vitesse de swing. Un radar type ES14 est encore abordable financièrement parlant.

Pas forcément comparable à un trackman pour la richesse des données, il permet au moins de mesurer le smash factor.

Je resterai seulement en retrait sur la fiabilité des informations fournies comme par exemple le spin et la distance.

Disons que vous avez à minima besoin d’un outil qui vous donne les deux vitesses (swing et balle) pour au moins calculer le smash factor.

Vous pouvez trouver différents radars sur Internet et pour un peu tous les prix.

Dans ce cas, il ne s’agit pas d’être trop gourmand. Le radar le moins cher suffit car de toute façon, pour obtenir plus d’informations, et plus d’informations fiables, mis à part des launch monitor à 15, 20 ou 30 000 euros, rien ne sera aussi fiable.

Dans ce cas, les solutions qui se veulent intermédiaires à quelques milliers d’euros ne sont pas assez performantes pour vraiment rivaliser. Vous serez déçu. Le moins cher, c’est le mieux.

Dernier élément pour finir votre laboratoire personnel et d’autocontrôle, collez un sticker sur la face de votre club pour constater l'impact.

Vous pouvez là-aussi en trouver sur Internet ou auprès d’un magasin de golf.

Tout est en place pour travailler votre swing, et mesurer si vous touchez le centre de la face, si votre plan de swing suit le chemin désiré, et enfin, si votre smash factor est bon.

Dans le cas de mon exemple, mon smash factor moyen étant de 1.29 avec un fer 6, en suivant cette méthode, je suis monté à 1.42 en essayant d’appliquer les recommandations du pro.

Si je n’avais pas mis en place tout ce système, j’aurai pu travailler mon swing au practice, mais mis à part la visualisation des trajectoires de mes balles, j’aurais été bien incapable de mesurer la qualité de mes impacts, et le rendu en matière de smash factor.

Je considère de plus en plus que d’aller au practice sans avoir d’outils de mesures est une perte de temps, car on tape des balles sans réellement comprendre ce que l’on produit, ce qui limite par conséquence, notre capacité à agir, et à corriger.

A retenir

En conclusion, dans ce sujet et par rapport à d’autres que j’ai déjà pu écrire sur ce même thème, je vous propose d’utiliser devant vous des repères visuels pour diriger votre chemin de club (principale nouveauté de cet article), de « bloquer » le chemin idéal que vous souhaitez que votre club parcoure (bouteilles d’eaux ou training aid adapté), et enfin d’autocontrôlé la qualité de votre coup à l’aide de sticker sur la face, et d’un radar de vitesse pour contrôler le smash factor.

Le but final de cet exercice n’est pas d’obtenir un smash factor maximum, mais en fait, de taper une dizaine de balles vers une même cible avec un smash factor le plus similaire possible à chaque fois.

En lien avec les deux premières parties de ce sujet d’expérimentation, l’idée consiste à améliorer son score, en gommant les mauvais coups, et en réduisant les variations de distance, dispersion, et profondeur.

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