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Labo Golf : Intérêt de la caméra LiveViewGolf pour améliorer son swing

Labo Golf : Intérêt de la caméra LiveViewGolf pour améliorer son swing

Suite de l’article sur le test de la caméra à effet miroir LiveViewGolf avec une modeste expérience personnelle pour contrôler et améliorer mon swing. Dans la continuité du premier sujet, je vais tenter de vous démontrer en quoi à l’usage, cet outil m’a apporté des solutions très concrètes pour modifier ma posture, identifier le plus gros point faible de mon swing, me rassurer sur un autre point impossible à visualiser sans un miroir, et les corrections que j’ai mises en place et auto-contrôler.

Dans la lignée des articles « Labo Golf », je me place dans mon rôle du « cobaye » ou du testeur qui cherche à perfectionner son jeu de golf.

Il existe une grande quantités d’accessoires qui promettent d’améliorer le swing de golf.

Dans 90% des cas, il s’agit souvent de grosses fumisteries. Dans quelle catégorie va bien pouvoir se ranger la caméra LiveViewGolf, et son application smartphone ?

Dans la suite de cet article, je vais donc vous illustrer des images de mon swing en situation, avec des vues de derrières et de faces. Ce que j'en ai déduit et comment j'ai travaillé mon swing en conséquence.

Ces images sont le reflet de la qualité des images fournies par l’outil. Il ne s’agit pas de photos prises avec nos appareils photos ou caméras.

Vue de derrière : Le poids des mots… le choc des images !

Notez sur le premier visuel ci-dessous tiré de ma première utilisation de la caméra que la qualité de l’image n’est pas très nette.

On distingue le joueur, le club, et l’environnement. Surtout, on peut (de derrière) distinguer des éléments choquants par rapport à la qualité de la posture.

Différence flagrante entre ce que je crois produire et ce que je produis en réalité, je présente une posture en C relativement exagérée.

Il s’agit dans ce cas de ma posture naturelle, sans y prêter attention puisque de manière générale, je ne me vois pas swinguer.

A ce stade, trois choses m’ont choqué : mon dos en C (je travaille beaucoup sur un ordinateur tout au long de la journée), mes bras sont trop près du corps, et enfin, conséquence du deuxième point, je n’ai pas d’espace pour les laisser passer au backswing (ce qui pourrait expliquer une tendance à sortir les bras, et le club dans une trajectoire à droite de la cible, soit un chemin intérieur/extérieur/intérieur favorable à du hook).

Sur le moment, je n’ai pas réalisé toutes mes fautes. J’avais beau visualiser les swings enregistrés… c’est bien en rentrant au bureau que j’ai pu, à tête reposée, réaliser ce que j’avais sous les yeux.

Cette première séance au practice ne m’a servi que de point de départ.

Au cours d’une deuxième séance, j’ai voulu corriger cette posture uniquement basée sur une visualisation de derrière.

Sur la capture d’écran suivante, vous devriez constater que tout seul, sans l’avis d’un pro, j’ai changé plusieurs paramètres liés à ma posture.

J’ai redressé mon dos (ce qui veut dire que j’ai opéré par ressenti) en éloignant mes pieds de la balle.

C’est tout simplement cette faute qui me faisait me vouter au-dessus de la balle.

En déplaçant mes pieds vers l’arrière, je me suis mis en appui sur la partie avant des pieds, et j’ai surtout favorisé un redressement de la colonne en creusant le bas du dos.

Sans la caméra, je crois bien que je ne me serai jamais aperçu de cette posture en C exagérée et assez horrible visuellement.

Deuxième bénéfice du redressement et du recul des pieds dans le stance, mes bras pendent toujours devant moi, mais il y a un plus grand espace entre mes bras et mon sternum.

A ce stade, sans passer des heures d’entraînements, grâce à la caméra, j’ai radicalement changé ma posture.

Entre les deux positions, il y a plus de chances que la deuxième engendre moins d’erreurs techniques.

Je peux vous garantir que la deuxième position correspond à quelque chose de ressenti physiquement, puisque je recule mes pieds par rapport à ma tendance naturelle, et je travaille sur mon dos pour le redresser.

A ce stade, la caméra m’a déjà apporté un énorme bénéfice pour la qualité de mon swing. Il ne m’a pas fallu des heures d’entraînements. Le plus long a été d’analyser la première vidéo…

Ces premiers commentaires pour une image statique… Vous pouvez aussi analyser l’image dynamique.

A savoir, ce que vous voyez soit à vitesse réelle, soit à vitesse ralenti par deux ou par cinq.

En dynamique, et vue de derrière, ce qui va être intéressant concerne plutôt le chemin du club, et donc le pourquoi des deux lignes censées matérialiser la bonne trajectoire derrière soi (une des lignes part dans le prolongement du club, et l’autre vers les épaules).

Visualisation d’un swing dynamique filmé de derrière

Au démarrage du backswing, je peux constater que déjà les mains ne sont pas dans le plan (trop près du corps ?).

Sur le plan suivant, la tête de club sort du chemin idéal du fait de la position des mains et de l’armement des poignets mal orientés.

Sur ce plan, comme par « enchantement », le club revient dans le plan mais on peut toujours voir que l’armement des poignets est relativement faible.

Avec ce plan, j’en profite pour vous informer qu’il faut espacer la caméra de plus de 5 mètres derrière soi pour justement cadrer l’ensemble du swing.

Ici, pour ma première utilisation, je n’ai pas immédiatement détecté que la caméra était en fait trop près de moi.

Il y a une petite phase d’apprentissage par rapport au bon positionnement de la caméra, ce qui suppose de l’espace et un peu de temps au préalable.

Malgré une montée peu académique, le résultat au sommet n’est pas le plus problématique.

Premier problème lié au manque d’images par seconde quand on utilise le ralenti par deux, dans la partie la plus rapide du swing, à savoir le downswing, je n’ai pas l’image au ralenti de la phase intermédiaire entre le sommet du swing et le sol.

Bien entendu, à vitesse réelle ou en ralenti par 5, l’image existe. Il faut se familiariser à l’outil.

Techniquement, cette capture permet d’identifier deux choses cruciales que je n’arrivais pas à percevoir sans :

La première, le club revient naturellement dans le plan, et plus franchement qu’à aller alors que depuis des mois, j’étais persuadé du contraire.

Mon problème, c’est la montée, pas la descente !

Et deuxième, les hanches ne sont pas engagées. Je swingue encore trop avec le haut du corps, et pas assez avec le bas.

Pour preuve, mes hanches sont face à la balle au contact, et non pas légèrement tournée vers la cible. Je ne crée pas les conditions d’un release tardif, et je n’optimise pas ma vitesse de swing à son potentiel maximum.

A ce point précis, il y a un travail conséquent à réaliser pour améliorer mon swing en précision et en puissance.

La fin du mouvement me paraît moins intéressante à commenter à l’aide d’une prise de vue par l’arrière.

Avec cette séquence, on peut constater le bénéfice de cet outil qui n’est pas seulement d’enregistrer votre swing, mais de dessiner à votre guise des lignes personnelles tenant compte de votre taille qui vont permettre d’analyser le plan de swing, et le chemin du swing, deux éléments déterminants pour la qualité d’un coup.

Avec ces images, vous pouvez travailler sur votre swing seul, si vous en avez l'envie ou les soumettre à votre pro pour les analyser ensemble, et travailler le ressenti ou plutôt l’écart entre le réel et le ressenti.

Sur la séance suivante, en-dehors du fait que j’ai corrigé le placement de la caméra pour mieux attraper le cadrage, j’ai donc modifié ma posture comme indiqué plus haut.

Autre précision qui explique pourquoi la première fois j’ai cadré la caméra trop près !

Contrairement à ce qu’annonce le fabricant, je ne trouve pas que la fonction miroir soit si facile à utiliser ! Pour ma part, c’est bien la partie enregistrement qui est la plus utile.

Le miroir supposerait en fait que la taille de l’écran de votre smartphone ou de votre tablette soit immense pour faire des mouvements et les constater de visu en même temps.

En fait, c’est trop petit, et puis il faut tenir le smartphone dans les mains ! Je ne sais pas pour vous, pour ma part, je ne sais pas faire deux choses en même temps : Swinguer et regarder dans un petit écran !

A la rigueur, je peux constater la posture de visu, mais pas le swing et tel que je viens de vous faire l’analyse plan par plan.

A la différence de la première séquence, il semblerait que le club monte déjà un peu mieux dans le plan. Bénéfice de la posture ? Je laisserai un pro répondre à cette question.

La position des poignets me paraît toujours perfectible. Le club est peut-être encore trop « couché » ou « flat ».

Cela ne se voyait malheureusement pas très bien sur le plan correspondant de la séquence précédente, mais à ce stade, il n’y a pas réellement de différence.

Il s’agit de ma position plus usuelle, sauf que la colonne est redressée et la posture beaucoup plus « debout ».

A la différence de la séquence précédente, j’ai bien l’image intermédiaire entre le sommet du swing et l’impact.

Bénéfice de cette image, je peux vous illustrer ce que je ne ressentais pas, mais qui était tout de même positif : Je ramène le club dans le bon plan !

Entre les deux séquences, la correction de la posture ne change pas la problématique de la montée, pas plus que cela n’altère la qualité de la descente.

Les hanches ne sont pas assez engagées en direction de la cible, alors que les mains et les bras sont déjà passés.

Visualiser son swing de face

Cet article ne serait pas complet, si désormais je n’abordais pas la possibilité de visualiser le swing depuis un autre angle de vue, et tout autant pertinent.

La vue de face permet de détecter d’autres anomalies techniques que la vue de derrière ne permet pas de distinguer.

Au passage, la définition de l’image ne s’est pas amélioré… Sur ce plan, j’ai tiré un trait du sol jusqu’à hauteur de mes épaules pour vérifier la qualité de ma rotation.

A la différence des séquences précédentes, j’ai utilisé le mode ralenti par cinq afin d’obtenir plus d’images.

Vous pourrez paramétrer cela au moment de la sauvegarde des vidéos.

Sans détailler plan par plan, cette vue m’a permis de constater que je ne savais pas tourner les hanches !

En fait, au lieu de pivoter, j’avance les hanches vers l’avant, ce qui revient à glisser vers le sol et vers l’avant.

Cette énorme faute explique des grattes fréquentes et une inconsistance dans les frappes en même temps qu’un manque de régularité.

Depuis le sommet du swing, jusque-là, le problème n’est pas encore apparent.

Sur le plan suivant, je me rapproche dangereusement de la ligne rouge. La hanche n’a pas tourné, par contre, je commence à glisser.

Cette fois, la faute est visible. Le corps a franchi la ligne rouge. La hanche n’a toujours pas pivoté alors le club arrive à la balle.

La balle est déjà partie.

La hanche n’est toujours pas en train de pivoter, par contre le corps a totalement glissé à gauche en même temps que je me suis abaissé.

La tête est descendue à mesure que la colonne vertébrale s’est décalée…mais à aucun moment il n’y a eu pivot.

Alors que j’ai l’impression de pivoter, je glisse totalement, et sous l’effet de l’élan du club, je finis enfin par commencer à pivoter les hanches. C’est largement trop tard.

Les hanches sont face à la cible alors que le club est déjà en train de pointer vers le ciel.

Ce plan final illustre de combien j’ai glissé vers l’avant pensant tourner les hanches !

Le coup étant (dans ce cas) plutôt « bien » tapé, avec mes yeux, je n’ai pas suffisamment d’informations pour comprendre ce qui s’est en fait passé.

Après la séance de practice, et après avoir visionné la vidéo, je me suis penché sur la correction à mettre en œuvre pour corriger ce problème.

Le Titleist Performance Institute démontre une solution simple œuvre pour apprendre à tourner les hanches au lieu de glisser vers l’avant (slide).

Reculez le pied arrière (droit dans mon cas) dans le stance, et veillez à swinguer avec la balle plutôt pied gauche.

Dans cette configuration, vous êtes obligé de pivoter, et vous ne pouvez pas glisser.

Vous ne pouvez pas glisser, sinon vous tombez puisque l’essentiel de votre appui est sur la jambe gauche.

Cet exemple pour illustrer comment avec la vidéo, vous pouvez visualiser une faute que vous ne sentez pas, corriger avec un exercice sensitif, et revenir à la vidéo pour constater si les choses changent dans le bon sens.

Dans ce cas, le pied est reculé… la hanche droite tourne… Pour l’instant, tout va bien…

Enorme différence sur le plan suivant par rapport à la séquence de swing en anomalie, on distingue enfin une action de pivot au niveau des hanches !

Ce n’est pas encore la panacée, mais la boucle de ceinture (au centre des hanches) est en avant par rapport à la balle. Ce n’était pas du tout le cas précédemment.

D’autre part, je ne glisse plus du tout ! Le poids est certes entièrement à gauche, mais je ne descends plus la tête vers le sol.

Je ne glisse plus, mais ce n’est pas pour autant que je tourne plus complètement. Il me reste visiblement encore beaucoup de travail pour améliorer mon principal point faible : la rotation des hanches.

De plus, on peut voir que j’ai tendance à cueillir la balle (augmentation exagérée du loft dynamique).

En replaçant les pieds normalement, et en traçant à nouveau une ligne, je vais pouvoir constater si sur un swing conventionnel, je glisse toujours…

Et la réponse est non… J’ai comblé l’écart entre ma perception et la réalité. Toutefois, j’ai encore beaucoup de travail pour pivoter mieux et plus au niveau des hanches.

Bilan du test

A travers toute cette série d’exemple, je voulais vous illustrer l’intérêt de la caméra LiveViewGolf qui n’est pas en fait la fonction miroir, mais bien la possibilité de fixer facilement une caméra devant soi ou derrière soi au practice.

De pouvoir tracer des lignes pour auto-contrôler la qualité de ses coups, et les revoir ensuite.

De constater les fautes, et de chercher des corrections à appliquer, puis ensuite de nouveau contrôler la correction.

De cette manière, vous améliorez ce que vous produisez. Vous comprenez plus vite. Vous ressentez votre swing.

Vous pouvez aussi envoyer des morceaux de vidéos par mail depuis votre smartphone à votre pro pour échanger avec lui sur l’état d’avancement de vos progrès. Finalement, vous êtes assez indépendant pour travailler votre geste seul au practice, mais de manière plus efficace.

En l’utilisant l’espace de 3 à 4 séances, j’ai déjà complètement modifié ma posture et mieux appréhendé la problématique du pivot au niveau de mes hanches. Je ne doute pas qu’avec plus de pratique, je puisse améliorer rapidement des points sensibles de mon swing.

Le produit me parait perfectible sur la qualité et la définition de l’image.

Avec un peu de pratique, j’ai compris que le ralenti par cinq permettait vraiment d’obtenir un niveau suffisant d’images pour analyser le swing en détail.

Au chapitre des gros plus, vous userez plus vite la batterie de votre smartphone que celle de la caméra qui est légère, et facile à transporter dans son sac (peu encombrante).

En définitive, un produit qui en dépit de son prix élevé par rapport à la qualité de l’image présente un intérêt technique non négligeable.

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