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Labo Golf: Réduire la dispersion latérale avec le driver selon la méthode Trevino

Labo Golf: Réduire la dispersion latérale avec le driver selon la méthode Trevino - Crédit photo : Mark Newcombe

Au cours du test d’un outil de mesure des performances sur le parcours, le système ARCCOS 360, j’ai pu constater que malgré la longueur de certains drives, la mise en jeu était le compartiment le plus pénalisant d’un point de vue du score. Après cinq parties, j’avais des statistiques précises sur la dispersion latérale, et une forme d’irrégularité s’agissant de la profondeur. Taper un drive à 245 mètres droit sur le fairway, une fois de temps en temps, ne suffit pas pour scorer. J’ai donc demandé Xavier Bretin, consultant pour le site, quelle pouvait être la source de cette irrégularité. Après un travail vidéo, et surtout l’usage du trackman, nous avons identifié quel point clé était source du problème… Une expérience qui peut-être vous aidera à votre tour.

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Apprendre de ses points faibles…

Actuellement en pleine phase de test du système GPS ARCCOS 360 qui nécessite 6 parties complètes de 18 trous pour utiliser la fonction caddie.

Une fonction qui vous aide à choisir les bons clubs selon vos propres mesures, et tenant compte de la force et la direction du vent, j’ai pu expérimenter quelques bonnes parties, et quelques déconvenues.

A la fin de chaque partie, l’intérêt de cet outil de mesure statistique d’une grande simplicité d’usage est de pouvoir revenir en détail sur sa partie pour comprendre les points de performances, et les points de contre-performances.

Ces points sont traduits en index théorique par compartiments du jeu : Drive, Approche, Chipping, Sable, et putting.

Jusqu’à présent, je n’avais jamais passé autant de temps à chercher distinctement mes points forts et mes points faibles, n’en ayant finalement qu’une vague idée.

Profil de joueur long au drive, (moyenne de 245 mètres), je pouvais faussement considérer que ce secteur de jeu était plutôt un point fort, et au contraire, considérer que le petit jeu autour du green était mon point faible.

Ces derniers mois pour ne pas dire ces deux dernières années, j’ai mis l’accent sur l’entraînement autour du green, n’hésitant pas à délaisser le driving.

Comme souvent au golf, quand vous lâchez un compartiment pour un autre, vous avez la sanction.

Des 5 parties jouées sur différents golfs pour l’essai, j’ai constaté en moyenne avec surprise, que selon le système ARCCOS 360, la qualité de mes mises en jeu ne me classait pas mieux que 30 d’index !

En revanche, 5 pour les approches, 6, au chipping, et même 7 pour les sorties de bunker.

Concernant le putting, selon les parties jouées entre 33 et 37 putts, l’index théorique a oscillé entre 2 et 18.

Seul le driving est resté dangereusement au-dessus de 30 ! Pourquoi ?

Ce que disent les statistiques…

Les chiffres sont une nouvelle fois une bonne aide pour comprendre la réalité concrète du jeu sur le parcours.

Sur une partie de 18 trous (exemple sur le golf de Grenoble Charmeil), je drive en moyenne à 206 mètres (déjà, ce n’est plus 245…) avec un écart-type de + ou – 30 mètres, soit la profondeur.

Le drive le plus long a été de 252 mètres sur le 18, un par-5, où justement derrière, j’ai fait le par. On peut considérer que sur ce départ, je n’ai pas perdu de points à cause du drive.

En réalité, sur 14 départs, je n’ai touché le fairway qu’à 5 reprises, soit dans seulement 35,7% des cas ! C’est la première explication d’un manque de performance sur les mises en jeu.

Les professionnels sur le tour (pour les meilleurs) touchent plus de 60% de fairways en régulation. Les plus longs frappeurs et les moins précis voient ce ratio éventuellement tomber à 50%.

Si nous reprenons le cas du drive au 18 lancé à 252 mètres profitant d’un sol dur en été, celui-ci est en fait sorti d’un mètre du fairway, un dog-leg droit. Il ne fait donc pas partie des drives sur la piste !

La qualité d’un drive, c’est long et sur la piste !

Pas seulement l’un ou l’autre, et pour preuve, sur mon deuxième coup, j’ai opté pour une stratégie prudente alors qu’il ne me restait plus que 180 mètres pour toucher le green en deux.

Du fait d’être dans le rough, même léger, j’ai finalement coupé la distance en deux coups de wedges à 90 mètres pour prendre le green en régulation.

Si j’avais été sur le fairway, j’aurais éventuellement pu décider d’attaquer en deux avec un fer fermé.

Ceci étant, le green était très bien défendu avec de l’eau à droite, et des bunkers à gauche. C’est une autre histoire.

Dans ce qui nous intéresse avec le driving, ARCCOS nous fournit d’autres données, et notamment la dispersion des drives.

Si 35% touchent le centre, 28% sont à gauche, et 36% à droite ! Autant dire qu’il en y a de tous les côtés !

Il faut donc identifier deux facteurs de contre-performances :

La dispersion latérale avec grosso modo un tiers au centre, un tiers à gauche, et un tiers à droite !

La dispersion en profondeur avec un écart-type de plus de 30 mètres par rapport à la moyenne avec des coups à 180 ou 250 mètres.

Au moment de calculer un index moyen de jeu au driving, ces données ne peuvent que faire monter le score.

Jusqu’à présent, sans une mesure aussi précise, je n’aurai pas pris conscience d’être aussi peu dans le coup dans ce domaine.

C’est d’autant plus frustrant que dans le reste du jeu, je peux jouer moins de 5 d’index, et parfois scratch !

Que faire ?

Au cours d’une séance de travail avec le coach Xavier Bretin, ce dernier m’a fait taper des drives, tout en filmant mon geste, et en prenant des mesures au trackman.

Il n’a pas mis longtemps à identifier le problème !

Avec une vitesse moyenne de swing effectivement élevée (95 mph), je prends très régulièrement le centre de la face (au moins au practice), soit un ratio de smash factor pouvant aller au maximum possible, soit 1.53

Mon problème ne vient donc pas du centrage de la balle à l’impact. Sur les vidéos, nous avons pu voir que c’était flagrant.

Mon driving a pourtant deux caractéristiques négatives : une tendance à lancer trop haut (ce qu’il faut compenser en fermant le loft à 9,5 degrés), et une dispersion latérale très importante (autour de 15 mètres en moyenne).

Sur ce deuxième point, une dispersion de plus de 15 mètres par rapport au centre du fairway sur le practice se transforme justement en seulement 35% de fairways pris au centre sur le parcours.

Concernant le premier problème de trajectoire haute, si j’ai le malheur de ne pas planter mon tee très haut sur le départ, il m’arrive de taper la balle avec la partie très inférieure de la face, et parfois même la leading edge, partie entre la face et la semelle.

Résultat, le coup est hors de contrôle et à une distance qui ne dépasse pas les 170 mètres.

C’est l’explication de mon écart-type de distance à plus de 30 mètres, une fois sur le parcours.

Mon angle de lancement moyen au drive est autour de +5°.

Autant sur un fer, il faut un angle d’attaque négatif pour compresser la balle, autant, le driver ainsi que le putter sont les deux seuls clubs du sac qui justifient un angle positif.

Cet angle peut effectivement osciller entre 0 et +5° pour créer de la portée au drive.

Simplement à 5°, il ne faut pas placer la balle trop bas sur le tee.

Sur le parcours, vous pouvez facilement vous déconcentrer, et ne pas être précis sur ce petit moment où vous placez le tee…

Ceci étant, ce n’est pas le problème le plus important, et le facteur explicatif de la dispersion latérale.

Un seul élément explique ce phénomène, et le trackman l’illustre parfaitement avec le critère de la direction du swing !

J’ai un swing atypique depuis toujours, et à l’inverse de la majorité des golfeurs.

A savoir, je n’ai pas de problème de slice, mais plutôt l’inverse. Cela tient dans un chemin très intérieur-extérieur-intérieur.

Cela ne m’empêche pourtant pas de prendre la balle « pleine plaque » d’où la distance.

Et comme me le signifie Xavier « Le point positif avec ton swing, c’est que tu reproduis toujours la même chose d’un swing à un autre ».

Autrement dit, j’ai trouvé une régularité dans mon irrégularité, car clairement mon swing sort du standard des livres de méthodes.

Ce chemin intérieur-extérieur-intérieur pose pourtant un problème sérieux : la direction de mon swing qui est naturellement de +13,2° à droite !

Pour schématiser, le début de la trajectoire de balle démarre fortement à droite par rapport au centre du fairway.

A priori, ce n’est pas encore un problème… sauf sur les parcours en forêt où des arbres peuvent se trouver à 5 ou 10 mètres sur la droite du tee de départ…

Par le fait de mon geste en draw, la balle finit par revenir au centre ou à gauche du fairway selon d’autres paramètres que la direction de mon swing : le chemin du club, et l’angle de la face à l’impact.

Alors distinguons les trois critères pour être explicite !

La direction du swing est simplement « dans quelle direction vous tirez » : à droite, au centre ou à gauche.

Le chemin du club peut dépendre de la direction du swing, mais pas seulement ! Finalement, le club peut se déplacer sur un autre chemin à droite, au centre ou à gauche.

Enfin, la face du club peut arriver square, ouverte ou fermée à la cible.

Dans mes pires cas, la direction du swing peut être de 14,5 degrés à droite, avec un chemin de club 10 degrés à droite, et une face ouverte à 4 degrés. Dans ce cas, tout est très à droite, mais il y a un différentiel entre le chemin du club et la face qui explique un phénomène de draw.

Même dans ce cas, du fait du différentiel, la balle peut revenir dans l’axe !

Pour que la balle parte complètement et rectiligne à droite, il aurait fallu que la face soit ouverte à 10 degrés comme le chemin… N’étant pas le cas, la courbe de la balle se retourne légèrement à gauche du point de départ de la balle.

Avec les bons outils, aujourd’hui, identifier la nature exacte d’un problème de swing, n’est plus un gros enjeu.

Je fais partie de ceux qui considère que l’on ne peut plus recevoir d’enseignement, sans ces outils. Certains pros ne seront pas d’accord avec cette affirmation.

De mon point de vue, les élèves attendent de vrais progrès ! J’attends de vrais progrès, et de vraiment comprendre ce que je ne réalise pas correctement.

Par contre, à la différence des diseuses de bonnes aventures qui pullulent sur le net, « le golf c’est facile », la correction du problème reste la partie complexe de l’équation, outil ou pas.

Dans mon cas, une fois identifiée que je lance trop à droite, comment corriger ?

On pourrait croire que je vais corriger rapidement, et recentrer ma frappe !

Et bien non, le fait de savoir ne suffit pas. Il y a une terrible différence entre concevoir un swing et le réaliser.

En essayant des méthodes classiques, je ne suis pas parvenu à ramener la direction du swing dans l’axe.

La méthode Trevino

C’est là que Xavier et moi avons tenté de nouvelles expérimentations. J’ai d’abord suggéré de démarrer le swing nettement à l’extérieur de la trajectoire pour imaginer lancer plus à gauche.

Cela n’a que très partiellement fonctionné !

La direction du swing est passée de 13 à 10 degrés, soit toujours très à droite !

Xavier a eu l’idée de me faire tester la méthode Lee Trevino !

Partant du principe qu’il vaut mieux adapter la personne à son swing, plutôt que de chercher à la faire rentrer dans un moule standard, cette approche peut porter ses fruits.

Lee Trevino a passé sa vie à driver d’une seule manière, et très anti-conformiste par rapport à ses contemporains comme Nicklaus, Player ou Palmer.

A l’adresse, il reculait son pied gauche pour ouvrir la ligne de son bassin en direction de la gauche, tournait légèrement son pied gauche vers l’extérieur pour favoriser et accentuer une rotation des hanches, et en complément, il alignait aussi les épaules vers la gauche avec une épaule droite légèrement en avant par rapport à l’épaule gauche.

Soit, une organisation très différente de ce qui est usuel pour un golfeur qui fait du draw !

En adoptant cette posture très peu naturelle pour moi, puisque naturellement, je m’organise inconsciemment pour lancer à droite, j’ai effectivement réduit la direction du swing à seulement 6 degrés de moyenne à droite.

J’ai ainsi divisé par deux ma tendance de lancer à droite !

Par conséquence, j’ai aussi divisé par trois la tendance de mon chemin de club, passant de 9,5 degrés de moyenne à 3,5 degrés !

Tandis que l’angle de la face est passé de 5,3 degrés à 0,3 degrés, soit square !

Cela n’a eu qu’un effet limité sur le centrage de la balle dans la face, car entre les différentes séries de frappes, je suis passé de 1.52 à 1.53 !

C’est mieux, mais ce n’est pas là que j’avais un déficit de performance flagrant.

Avec la méthode Trevino, j’ai en fait modifié le point bas d’arrivée de mon club sur la balle, qui mesuré par le trackman, donne une arrivée du club sur le point bas à 8 centimètres du sol au lieu de 12 !

Là, nous avons une solution contre les balles topées au drive !

Et pourtant, l’angle de lancement de la balle n’a pas franchement baissé, restant stable à 13 degrés !

En portée de balle, ce changement d’organisation n’a pas eu d’effet sur ma moyenne, qui est restée autour de 241 mètres de moyenne dans tous les cas.

Le véritable bénéfice est venu de la dispersion latérale qui est passée de 15 mètres en moyenne à 4 mètres !

Bilan de l’opération

Ecris comme cela, on pourrait faussement croire que c’est facile !

C’est faux ! J’ai identifié le problème. J’ai une solution à appliquer, car elle semble pour l’instant marcher. Cela reste à être confirmé sur le parcours.

D’autre part, je n’abandonne pas l’idée de reprendre une posture plus conventionnelle à mesure où j’aurai appris à lancer plus au centre.

Surtout, cette organisation de lancée ne me prémunit pas d’autres fautes que nous faisons tous : une balle en pointe ou en talon !

Au cours de la séance de travail au drive, nous avons écarté les quelques balles décentrées du fait de frappe en pointe ou en talon, pour justement arriver à la démonstration qu’un changement de direction de swing permettait de réduire la dispersion.

Pour avoir refait une séance d’essais après cette première correction, j’ajoute qu’il est nécessaire de réellement insister sur l’appui avant, pour éviter les balles prises en pointe, qui du coup, partent en slice.

Pour contrer cet effet négatif, j’ai constaté qu’une meilleure concentration portée sur la balle pendant tout le geste, et un transfert de poids plus franc vers l’avant, me protégeait de balles en push slice, le revers de cette méthode.

Naturellement, le fait de lancer à droite m’incitait à rester un peu en arrière à l’impact pour inconsciemment lever encore plus la balle.

Dans la nouvelle organisation, je dois franchement insister sur l’appui avant, ce qui génère des trajectoires plus tendues.

En conclusion, non, ce n’est pas facile…


Identifier un problème dans le jeu devient de plus en plus accessible avec les bons outils (ARCCOS 360, trackman…).

Corriger le problème demande une bonne dose d’expérience et de créativité (le bon coach… Xavier en l’occurrence), et enfin, cela demande à l’élève une capacité à sentir et à reproduire. Cette dernière partie est la plus complexe.

Dans une organisation classique, présentement, je suis toujours irrégulier pour lancer mon drive au centre.

Il faut la « méthode Trevino » qui est loin d’être conventionnelle, pour que j’y parvienne, et encore, je ne suis pas à 0°, mais encore à 6° à droite.

En attendant, j’ai une véritable opportunité pour faire baisser mon index au driving, et j’imagine par conséquence, mon score total sur le parcours.

Si vous connaissez le même problème, j’espère que ce modeste exemple pourra vous servir. Si, au contraire, vous produisez l’inverse, soit des balles qui démarrent à gauche pour finir nettement à droite, le principe inverse est peut-être applicable…

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