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Trop crispé sur votre grip...vous détruisez votre swing de golf

Trop crispé sur votre grip...vous détruisez votre swing de golf

Ce sujet concerne beaucoup d’amateurs de golf qui en voulant donner de la puissance pour leurs swings de golf, se trompent de sujet, et produisent l’effet exactement inverse. Un excès de tension dans les bras est vraiment ce qu’il faut bannir de tout swing pour obtenir de la consistance et de la performance.

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Préambule sur le lâcher-prise au golf

Dans le domaine du golf, il y a un adage qui a fait son chemin « Si vous voulez augmenter le contrôle, vous devez au contraire lâcher prise. »

D’un point de vue purement mécanique, il s’agit de relâcher la pression exercée par les mains sur le grip, et relaxer ses bras.

Ainsi, le club va pouvoir être déplacée de manière naturelle, et par conséquence, la balle de golf va réagir de manière plus favorable que si à l’inverse, vous mettez de la tension dans la partie supérieure de votre corps.

Pourtant, c’est plus facile à dire qu’à faire !

Beaucoup d’enseignants expliquent ce phénomène, et beaucoup d’élèves l’ont déjà entendu.

Pour un golfeur qui a construit son swing et son historique dans le jeu en se crispant sur le grip, le fait d’inverser ce processus de manière durable n’est pas forcément instantané.

Si vous avez un joueur amateur sous vos yeux, et que vous lui dites de se relâcher, en règle générale, il va le faire, se sentir un peu inconfortable, mais globalement, il va vous écouter.

Une heure, deux heures, une semaine, un mois plus tard, il retombe souvent dans ce travers, car le fait de serrer fort le grip, est une façon de se rassurer, et de tenter de contrôler le swing.

Le fait d’être relax est quelque chose qui se travaille dans le temps, mais je peux vous rassurer, n’est pas inatteignable, bien au contraire.

Ici, il ne s’agit pas de simplement vous dire, de vous relaxer.

Ce serait trop simpliste.

Et aussi, car il y a d’autres enjeux dans le corps humain au moment du swing que simplement de gérer une tension dans les bras !

En résumé, je vais vous proposer de détourner votre attention des bras.

Avant cela, enfonçons le clou concernant la tension ou crispation dans les bras avec des résultats concrets.

Démonstration de ce que coûte un excès de tension dans les bras

La plupart du temps quand un amateur met beaucoup de pression, c’est pour contrôler le geste, et commander le club avec autorité pour qu’il fasse exactement ce qui est désiré….

Sauf que la plupart du temps, le geste désiré n’est pas le bon !

En psychologie, le lâcher prise consiste à faire l’inverse partant du principe qu’à force de vouloir contrôler tout ce qui nous entoure, nous gaspillons notre énergie et perdons notre sérénité.

Appliqué au golf, faites-vous confiance !

Et surtout, commencez par faire confiance à votre club pour obéir naturellement à ce que votre corps va lui demander de produire.

C’est la première erreur commise par les amateurs qui mettent de la tension dans les bras : croire que la qualité du swing dépend des bras ou du club !

Alors qu’en fait, la qualité du coup dépend de votre biomécanique intégrale, de la tête aux pieds, transmis à vos bras, par les épaules, et envoyé vers le club en dernier ressort.

A l’extrême, les bras ne sont que de vulgaires outils.

Si vous opérez les mouvements cohérents au niveau du corps, il n’y a pas de raisons que votre club ne revienne pas square à l’impact, sans bien même avoir à le manipuler.

Concrètement, quand un amateur sert le grip comme s’il voulait étrangler un serpent avec une tension énorme dans les avant-bras, au downswing, il ferme dramatiquement la face du club, et la dirige nettement trop vers le sol.

En résulte des coups qui plongent dans le sol, et arrachent des divots énormes, et avant la balle.

Or, le point bas idéal d’un coup doit permettre d’enlever un léger divot après la balle, et non pas, avant !

Ceci dit, un coup tapé avec une extrême tension dans les avant-bras engendrent un coup qui part à gauche, et termine sa course à gauche de la cible.

Démonstration avec des données de coups tapés avec ou sans pression dans les bras, et enregistrées via un radar de mesure.

Comme vous pouvez le constater, la perte de distance est le résultat principal d’un excès de pression sur le grip, alors que pourtant dans le cas énuméré, la vitesse de swing est plus importante !

Cependant, l’énergie transmise à la balle est moins bonne (smash factor et vitesse de balle), or, c’est le plus important.

Enfin, notez la position de la face à la cible qui pointe nettement à gauche.

Deuxième démonstration, en prenant cette fois plusieurs coups tapés, je vais vous illustrer qu’effectivement, avec beaucoup de tension dans les bras, en moyenne, un golfeur peut produire une vitesse de swing légèrement supérieure, mais cela ne se retrouve jamais dans une vitesse de balle optimisée, et donc plus de distance.

Ci-dessus, les données d’un de mes élèves à qui j’ai demandé de taper un fer 6 de manière naturelle.

Ci-dessus les données de ce même élève à qui j’ai demandé de taper ce même fer 6 en mettant une pression maximale dans les avant-bras.

Si la vitesse de swing est très équivalente, et légèrement supérieure, la consistance de ses coups est nettement moins bonne, et il perd en moyenne plus de 3 mètres au carry.

Comment gagner en consistance ?

La bonne nouvelle, c’est qu’il suffit de diminuer la pression dans les bras pour tout de suite retrouver un bénéfice dans le swing produit.

Comme je vous l’ai écrit plus haut.

Affirmer cela, c’est aussi une solution simpliste, et surtout pour un golfeur qui a joué pendant des semaines, des mois ou des années avec une pression forte…Il ne faut pas sous-estimer le poids de l’habitude.

Sans entrer dans des considérations de psychologies pour savoir pourquoi le joueur est obsédé par le contrôle du club, la bonne solution consiste à déplacer la pression.

En général (ce n’est pas systématique), un golfeur qui met beaucoup de pression dans les bras, et donc dans la partie supérieure du corps (la pression des bras se transmet dans les épaules, le buste…), ne la met pas nécessairement dans le bas du corps (les jambes ou les fessiers).

Ainsi, vous pouvez très bien vous trouver dans une position déséquilibrée.

Or, il est tout à fait préférable de privilégier la stabilité du bas du corps pour supporter une rotation à haute vitesse du haut du corps, lui-même tout à fait relâché.

Autrement dit, je vous invite à mettre de la pression sur ce qui fait le lien entre le haut et le bas du corps… : le fessier.

Le swing surpuissant de Lexi Thompson passe...par un muscle fessier tonique.

Ce muscle est le plus important du corps humain, justement pour son rôle de liant entre haut et bas.

Plutôt que de mettre de la pression dans les bras pour espérer contrôler le swing, il faut plutôt contracter le fessier pour être certain de pouvoir donner de l’énergie aux muscles abdominaux, qui vont avoir une plus grande utilité que les bras pour la qualité et la vitesse de votre swing.

Pour aller plus loin, sur ce sujet, je vous invite à relire l’article de mon confrère Loic Gambardella qui explique ce principe dans l’article « Les positions répétitives de la vie quotidienne détruisent votre swing »

Au-delà de déplacer la pression mise dans les bras dans un meilleur ancrage des jambes dans le sol, ou l’utilisation du muscle fessier, si vous êtes concernés, apprenez à relaxer vos bras à l’adresse devant la balle.

La tension va agir sur la face de votre club, et par conséquence, agir sur le vol de la balle, et donc le score final.

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