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L’influence du stance sur la position de la face à l’impact pour des coups plus en lignes

En quoi est-ce que le stance est vraiment décisif pour réaliser un bon coup de golf, qu’il s’agisse d’un drive, d’un coup de fer ou d’un wedge ? Beaucoup d’enseignants vous expliquent quand vous démarrez l’activité que la position de la balle est importante, et varie selon le club utilisé. Pour le driver, la balle doit idéalement se trouver plus près du pied gauche (pour un droitier), et pour un coup avec un club au loft plus ouvert, plutôt près du pied droit (toujours pour un droitier). Oui, mais dans les faits et concrètement, qu’est-ce qui se passe ? Surtout au moment de l’impact, sachant que notre objectif le plus communément partagé est de ramener le club square à l’impact pour des trajectoires contrôlées et puissantes ? Des frappes mesurées avec un trackman ont permis de relever des données précises et instructives pour comprendre concrètement ce qu’il se passe dans la zone d’impact.

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C’est quoi un bon stance pour un coup de golf ?

Le stance caractérise l’écartement entre le pied droit et le pied à gauche, à l’adresse devant la balle, avant de frapper.

Idéalement, un stance bien « construit », suffisamment large pour permettre la stabilité du golfeur ou de la golfeuse, bien réparti en poids entre la jambe avant et la jambe arrière, et bien positionné par rapport à la balle placée au sol, autant d’éléments qui peuvent concourir à la réalisation d’un bon coup de golf.

Quand on se trouve seul au practice, sans l’aide d’un enseignant, sans outils de mesures, et pour seul moyen d’auto-contrôle, le fait de suivre la trajectoire de la balle après l’impact, on ne se rend pas toujours compte des effets de causes à conséquences.

Pourquoi ma balle part à droite ? Pourquoi ma balle part à gauche ?

On se dit que c’est le geste qui en est la cause.

Les plus avertis sur les notions de techniques pourraient se dire que cela peut provenir du chemin de club, ou même de la position de la face à l’impact.

Si le chemin du club est orienté à droite de la cible, et que la face du club est orientée à droite de la cible. Effectivement, la balle devrait partir à droite de la cible.

Dans les faits, c’est souvent plus compliqué, et c’est là où les radars de mesures apportent un éclairage très précis.

Un golfeur ou une golfeuse peut très bien générer un chemin de club dit extérieur-intérieur-extérieur, soit orienté à gauche de la cible, et toutefois tapé la balle avec une face ouverte à droite, soit deux directions opposées.

Cela peut provoquer une balle qui démarre à gauche, et termine sa course à droite en slice.

En se concentrant uniquement sur la face, combien de golfeurs pensent que la trajectoire de la balle, et donc la position de la face à l’impact est fortement influencée par la position de la balle dans le stance ?

Pour beaucoup de golfeurs amateurs, la position de la balle dans le stance est une notion connue, mais assez virtuelle ou imprécise.

Faut-il parler en centimètres, en millimètres ? De combien, faut-il vraiment écarter les pieds ? Stance large ou étroit ? Quelles causes ? Quelles conséquences ?

D’autant qu’un autre élément est sans doute complètement ignoré !

Le problème des numéros sur les fers et les véritables lofts

Partons d’un constat simple ! On vous a souvent dit, à raison, que le fer 7 impliquait une balle à peu près au milieu des pieds.

Oui, mais c’est quoi un fer 7 ?

Est-ce que l’on parle d’un fer 7 au loft classique de 34 à 36 degrés d’ouverture ? Ou est-ce que l’on parle d’un fer 7 d’un club super-improvment de loft fermé à 27, 28, 29 ou 30 degrés ?

Dans les faits, les deux clubs peuvent avoir un joli 7 dessiné sous la semelle, pourtant, ce ne sont pas du tout les mêmes lofts.

Le premier est un fer 7 tel qu’on en jouait régulièrement jusque dans les années 90 et 2000. Le second est un fer 4,5 ou 6 déguisé en fer 7 qui va aider un golfeur à mieux compresser la balle, et donc lui donner plus de vitesse de balle.

Est-ce que les deux fers 7 doivent être joués de la même façon avec le même stance ?

Souvent, le fer 7 n’est pas le seul club de la série à être modifié au niveau du loft.

Quand votre fer 7 est fermé à 30 degrés par exemple, votre fer 8 est certainement fermé à 34 degrés.

Que faut-il déduire ? Votre fer 8 est en fait le fer 7, et donc celui qui doit être joué au milieu des pieds.

Il ne s’agit pas de critiquer les marques pour le fait de fermer les lofts. Elles le font pour vous aider gérer le loft dynamique, et la compression de la balle dans la face.

Tout le monde ne peut pas taper un fer 7 à 36 ou même 37 degrés de loft, et espérer propulser la balle à 135 mètres au carry.

Cela suppose de la vitesse de swing, mais aussi, comme nous l’avons vu dans un précédent article, de la capacité à gérer le loft dynamique, à savoir la façon naturelle que vous avez de fermer la face au moment de l’impact.

Les nouveaux fers 7 plus fermés permettent de plus facilement réduire le loft dynamique, alors que les semelles plus larges limitent la contrepartie qui serait une trajectoire trop tendue par rapport à un fer 7 classique.

Cependant, les marques et les vendeurs ne font pas toujours correctement le travail d’information au moment où vous achetez votre série.

Si vos fers présentent des lofts nettement plus fermés que la normale, cela va avoir une conséquence à prendre en compte sur votre stance.

Personnellement, je m’en suis rendu compte par hasard, d’où les recherches et tests que j’ai pu faire pour la rédaction de ce nouveau sujet.

Au cours d’une séance d’entraînement, je constate qu’en tapant mon fer 8, mes balles partent trop à droite de ma trajectoire idéale (le centre du practice).

Pourtant, mon chemin de club n’était pas en cause, et la face anormalement ouverte à droite selon moi, surtout en comparaison de frappes avec un fer 6 ou un fer 4, ou plus naturellement j’amenais la face square à la balle.

De là, je me suis rendu compte que mon fer 8 ouvert à 34 degrés était placé dans un stance plutôt centre droit.

Après réflexion, je me suis dit mais « si mon fer 8 est à 34 degrés, c’est en fait un fer 7. Il faut que place la balle strictement au centre du stance. »

Dès les balles suivantes, la face était de nouveau square à l’impact, et les balles dans l’axe !

C’est vraiment tout bête, mais si on ne nous le dit jamais, on peut se tromper complètement de diagnostic sur ses trajectoires de balles.

Pourquoi est-ce que vos balles partent à droite ou à gauche ?

Sans outils de mesures, et l’œil ne me paraît pas suffisant pour détecter des détails à un degré près, vous pouvez faire le mauvais diagnostic, et chercher des causes là où elles ne sont pas.

D’où l’importance de savoir vraiment avec quoi on joue au golf !

Pas sûr qu’il y ait de mauvais clubs de golf, par contre, le pire, c’est de ne pas savoir avec quoi on joue.

Avec la bonne connaissance, vous pourrez trouver comment utiliser vos clubs au mieux. C’est parfois qu’une question d’adaptation.

On pourrait philosopher sur le fait que le joueur doit s’adapter aux clubs ou les clubs au joueur.

L’important, c’est de savoir.

Expérience avec un sandwedge pour redresser la trajectoire de balle

Premier exemple avec un wedge 50 degrés. J’ai tapé 6 coups en plaçant une balle toujours sur le même point du tapis, et j’ai modifié la position des pieds, en suivant une règle posée au sol.

J’ai sélectionné 7 positions de pieds sur près de 45 centimètres, allant du plus à gauche au plus à droite, s’agissant de la balle par rapport au stance (sachant que je joue en droitier).

La synthèse du test « wedge »

Pour illustrer cette expérience, je vous présente ci-après des tests menés au trackman.

Ce tableau synthétise les principales données à analyser. Le trackman apporte des éléments qu’il serait impossible de mesurer à l’œil nu.

Plus la balle est à gauche du stance, et plus la face à l’impact va se refermer pour aller chercher la balle plus loin devant moi.

Pour amener la face square à l’impact, il ressort que la position de la balle doit être entre le centre du stance, et le pied droit.

La distance totale produite n’est pas le critère de jugement pour la qualité du coup.

Foncièrement, la position de la balle à vitesse de swing équivalente ne joue pas nettement sur la distance.

En revanche, plus il faut aller chercher la balle pied gauche (pour un droitier), et plus le club prend de l’élan. La vitesse de swing augmente quelque peu (environ 3 mph au maximum de l’écartement).

Le smash factor ne varie pas vraiment, signe que vous aurez du mal à sentir la différence dans les mains.

C’est pourquoi seul un radar permet de vraiment analyser en profondeur ce type de relation entre face et stance.

Effectivement, avec une balle plutôt pied droit où le club a moins de temps pour recouvrir la balle, la hauteur de trajectoire sera plus faible, et donc plus tendue.

Toutefois, l’effet s’amenuise quand la balle est dans un stance très en avant du pied gauche (pour un droitier).

Entre une balle placée au centre du stance, et une balle placée à hauteur du pied droit, je trouve jusqu’à 3 degrés d’écarts concernant l’ouverture de la face, soit pratiquement 4 mètres d’écarts en dispersion latérale.

Quoi qu’il en soit, aux termes de l’expérience, j’ai réellement trouvé une position de mon stance plus propice à ramener plus facilement la face square à l’impact, alors que je pensais qu’il me faudrait travailler sur un exercice technique complexe.

Détail de l’expérience avec un wedge

Premier stance, la balle est placée à l’extérieur du pied gauche.

Mon pied droit se situe en face du repère 38 inches sur la règle « Master Mechanic », habituellement utilisée pour mesurer les manches des clubs.

L’écartement entre mes deux pieds va être constant pendant tout l’exercice, soit 15 inches (38 centimètres).

Pour aller chercher la balle aussi loin à gauche pour un wedge, naturellement, je vais refermer la face du club. La relation entre la position de la balle dans le stance et l’angle de la face à l’impact est évidente.

Second exercice, la balle est placée à 34 inches.

Dans ce cas, la trajectoire moyenne a tendance à se redresser.

Le cas précédent était bien entendu trop extrême ! Cependant, toutes les trajectoires sont à gauche par rapport au centre du fairway.

On pourrait penser que cela vient du geste. C’est simplement la position de la balle dans le stance qui explique cette tendance.

Autre problème posée par la position de la balle, certaines frappes sont irrégulières (trop courtes ou trop longues).

Troisième exercice, la balle est placée à 30 inches.

On se rapproche d’une position centrale, toutefois, la balle est encore légèrement à gauche.

Le nombre des erreurs commence à baisser. Les balles sont toujours plutôt à gauche. La face n’est pas encore complètement square (-1,1 degrés), mais on peut compter une balle à droite du fairway…. Petit à petit, on recentre les trajectoires, et simplement en déplaçant la balle dans les pieds.

Quatrième exercice, la balle est placée à 28 inches, ce qui correspond pour moi à une balle parfaitement au centre du stance.

On pourrait croire qu’avec un stance neutre, je devrais amener la face square… Et bien, ce n’est pas encore le cas, car ici, je joue un sandwedge 50 degrés ! Comme l’ouverture de ce club est plus importante, pour atteindre une face parfaitement square, il faudra que je décale encore un peu la balle dans le stance vers la droite…

Là-encore, à l’œil nu, c’est impossible à discerner. Naturellement, je referme encore la face à -1.4 degrés à l’impact. La trajectoire moyenne des balles est encore très légèrement à gauche.

Sur des frappes à 80 mètres, la balle va terminer sa course en moyenne à 2 mètres du centre, et cela, vous le verrez à l’œil nu, en vous demandant pourquoi la balle n’est pas droite !

Cinquième exercice, la balle est placée à 26 inches, soit légèrement centre droit du stance. Il va s’avérer que cela commence à être la position parfaite pour avoir une chance de ramener la face square à l’impact.

Avec cette position, notez qu’une balle est parfaitement au centre du fairway à 80 mètres ! N’étant pas une machine, ce n’est pas parce que mon stance est parfait que je ne peux pas commettre d’autres fautes. Cependant, avec ce stance, j’ai les meilleures chances de ramener la face square à l’impact.

Autre conséquence positive d’une face square à l’impact, le contrôle de profondeur est amélioré. Alors que j’arrêtais la balle sur 5 mètres pendant les autres exercices, cette fois, la balle ne roule plus que sur 2,5 mètres !

Sixième exercice, la balle est placée à 24 inches, soit intérieur talon droit.

L’angle de la face est encore très majoritairement square à l’impact.

Septième exercice, la balle est placée à 20 inches, soit quasiment extérieur talon droit.

Dans ce cas, la face à l’impact n’a pas le temps de revenir square dans la majorité des cas. L’angle de la face commence à devenir trop positif.

Avec une face ouverte en moyenne à 1,3 degrés, la direction du lancement commence à s’ouvrir à droite (1,8 degrés). Dans cette position, c’est même difficile d’envoyer une balle à gauche.

Conclusion de l’expérience wedge

Le résultat de cette expérience aboutit à un lien de causes à effets entre la position de la balle dans le stance, et la position de la face à l’impact.

Cette relation évolue selon les clubs. Dans le cas d’un sandwedge de loft 50 degrés, la position idéale pour ramener la face square se situe plutôt entre le centre droit du stance, à quelques centimètres près.

Plus que le numéro du club sous la semelle, c’est le degré de loft du club qui compte.

Pour le cas de mon fer 8 à 34 degrés, comparable à un fer 7 classique, la position idéale est bien au centre gauche du stance.

Spontanément, pensant « jouer un fer 8 » et sans y réfléchir, je l’aurai plutôt placé centre droit.

Ci-dessous le résultat du test pour illustrer l’impact de la position de la balle à quelques centimètres près ! Pile au centre, en réalité, je lance à droite de ma cible.

Je vous invite à bien connaître vos lofts, et observer vos tendances par clubs pour parfaitement établir le stance adapté à chaque coup.

Cela ne résoudra pas tous vos problèmes de trajectoires, mais au moins vous n’aurez peut-être plus la désagréable sensation d’avoir tapé un bon coup, et ne pas être droit sur la cible, à cause d’une bête faute de pieds !

La longueur du manche joue son rôle dans cette relation, de même que votre biomécanique de swing. Ici, je n’ai voulu m’attacher qu’au loft et au stance.

Ayant fait le constat que je lançais trop à droite avec le driver, j’ai appliqué la même méthode pour découvrir que dans mon cas, il fallait que je place la balle extérieur du pied gauche pour avoir une chance de ramener le driver square.

Et encore, d’autres éléments comme le chemin de club peuvent engendrer des fautes. Ceci étant, avec une face square, la dispersion tend à être limitée.

A chaque club, à chaque joueur sa vérité... Je vous encourage à vérifier votre stance pour chacun de vos clubs.

Il y a là un grand bénéfice pour le contrôle des trajectoires, sans chercher à modifier son swing pendant des heures.

Dans ce sujet, j’ai utilisé une règle de mesure pour les shafts en inches. Les données affichées dans le tableau correspondent aux repères que j’ai pris pour me positionner. Ne prenez pas ces repères comme base, il vous faudra simplement prendre une règle placée à vos pieds devant vous, et vous créer vos propres repères.

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Commentaires   

Avec
 
ybaduel@gmail.com
0 #1 Stanceybaduel@gmail.com 04-05-2018 12:04
Merci pour votre article.
Par hasard j'ai eu l'occasion de regarder les vidéos sur la page facebook de Laurent Poncelet.
Il parle justement de l'impact du stance dans l'orientation de la face, mais plus sur logique biomécanique propre à chacun.
Cela semble relatif au concept Wright Balance issus de travaux de recherches type Mike Adams...
Je vous invite à jeter un oeil au concept, je vais peut être tenter l'aventure de voir un pro qui fait ce "fitting de stance".
Vous me direz ce que vous en pensez?
Bonne journée
Yannick
 

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