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Régler un problème de quick hook avec la bonne solution

Régler un problème de quick hook avec la bonne solution

Il existe plusieurs types de fautes concernant un swing de golf. Le quick hook ou big hook est assurément l'une des plus pénalisantes, car à chaque fois, c'est l'assurance d'une balle qui sort de la trajectoire idéale, et qui très souvent termine sa course dans un obstacle ou un hors-limite. En sortant des réponses toutes faites, je vais vous démontrer quelles sont les causes réelles, et ne pas me cantonner aux banalités que l'on peut habituellement trouver concernant la face ou le chemin du club. La vérité est ailleurs !

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Je sais très bien que vous pouvez taper une requête dans un moteur de recherche, et trouver une solution toute faite par rapport à un problème de swing de golf donné.

Souvent, vous allez tomber sur un site américain avec une vidéo d’un pro vantant une solution en trois étapes, ou cinq minutes. Si le golf était si simple, nous serions tous moins de cinq d’index.

Le problème avec ce type de conseil en cinq minutes, c’est qu’il s’agit de grandes généralités sur le swing qui oublient toujours un point essentiel : il ne faut pas traiter les conséquences, mais les véritables causes.

Me direz-vous, comment, moi qui ait la même problématique, vais-je vous démontrer une solution efficace pour corriger un problème aussi néfaste que le quick hook ou le big hook, selon comment on a envie d’appeler cette balle, qui part à droite et qui tourne très vite, et très fort à gauche ?

En revenant aux fondamentaux, et en vous mettant en garde contre les exercices qui marchent très bien quand c’est le pro qui l’exécute dans la vidéo, mais quand justement, c’est votre tour, cela ne change pas grand-chose.

L’autre problème des conseils sur Internet, c’est que cela ne doit pas donner l’illusion de remplacer l’œil du pro qui est à vos côtés pour vous expliquer ce qui se passe à chaque étape du swing.

Avec ce sujet, je n’ai pas la prétention de vous apporter une réponse toute faite, mais plutôt l’idée de vous mettre sur la piste, vous réconforter sur le fait que ce problème n’est pas une fatalité, et vous donner un plan de travail durable que vous pourrez soumettre à votre pro ou travailler seul, et même en vous filmant avec votre téléphone.

Une fois passée ces mises en garde, intéressons-nous à la théorie du quick hook

Deux paramètres entrent en ligne de compte à première vue….et justement, vous verrez qu’il faut savoir dépasser les réponses faciles et toutes faites !

  1. La face de club arrive trop fermée sur la balle, ce qui l’embarque à gauche
  2. Le chemin de club est trop à l’intérieur ce qui embarque la balle trop à gauche

Deux phénomènes qui contribuent à enrouler la balle à gauche, et plus on tape vite et fort, et plus le problème ne peut être qu’être spectaculaire à l’arrivée.

Jusque-là, vous trouverez cela sur n’importe quel site web ou vidéo de golf.

Dans 99% des cas, les conseils se limiteront à la surface des choses et du problème : à savoir, la face du club ou le chemin, en oubliant un point fondamental : la biomécanique de votre rotation.

Faire le bon diagnostic pour trouver la bonne solution

Si vous faites un quick hook, ce n’est pas seulement parce que vous ramenez la face fermée avec un chemin intérieur-extérieur-intérieur comme par une opération d’enchantement.

L'origine de la faute est souvent bien plus profonde, et la solution bien moins miraculeuse.

Ci-dessous, le type de conseil que l'on pourrait vous donner pour traiter la surface des choses...

Comment contrer un chemin de club trop intérieur ?

Mettre un objet (par exemple, un panier à balles) sur le chemin du club (à l'intérieur du plan de swing) pour que votre cerveau trouve une parade, et finalement conduise à ramener le club sur le bon plan !

Comment contrer des mains qui fermeraient excessivement la face du club ?

Agir avec les mains pour les tenir encore plus fermes à l’impact en direction de la cible, et en empêchant que la main droite ne recouvre la main gauche trop vite dans la zone d’impact.

Et le pompon, c’est quand on vous explique que Tiger Woods a adopté cette correction pour travailler son fade !

Soyons sérieux !

Primo, sur le parcours, vous n’avez pas nécessairement un panier pour le placer sur votre chemin à chaque coup !

L’argument du conseil vidéo en cinq minutes, c’est de vous dire que ce type d’exercices doit être fait et refait sans préciser combien de milliers de balles vous aurez besoin pour que votre cerveau finisse par enregistrer le bon swing avec la béquille.

Au passage, la réponse, c’est 10 000 heures !

On est loin du conseil ou de l’exercice en 5 minutes.

Relisez un de mes précédents sujets sur le principe de myélinisation qui explique qu’il n’y a pas de talent inné au golf, juste une quantité phénoménale de travail pour acquérir un savoir durablement.

Deuxio, le conseil qui vaut pour Tiger Woods est-il adapté à un golfeur amateur qui cherche une bonne solution à un problème qui gâche sa partie de golf ?

Agir avec les mains pour trafiquer un swing de golf n’ait en aucun cas une solution durable, et pertinente pour résoudre un problème, dont l’origine est bien plus profonde que seulement l’action des mains.

Le but recherché, c’est de taper des coups droits !

Je ne suis pas à côté de vous, pourtant, je sais que dans 99% des cas de gros hook, les problèmes se cumulent parce qu’à l’origine du mouvement, il y a un défaut de biomécanique simple.

Le gros hook arrive chez un joueur qui tourne plus vite du haut du corps que du bas du corps.

Voir ne tourne pas du tout au niveau des hanches !

Pourquoi la balle part à gauche ?

De ce fait, les bras arrivent sur la balle avant que les hanches n’aient tourné en direction de la cible, ce qui provoque cet enroulement, et la balle qui part en tournant à gauche.

Autre image, la tête de club passe avant les mains, alors que l’effet que nous cherchons à produire est plutôt l’inverse.

A ce problème, la solution ne prend pas cinq minutes !

Elle demande déjà de comprendre comment remettre en coordination la vitesse de rotation du haut et du bas du corps, et en mettant les séquences dans le bon ordre.

D’abord, le bas, et ensuite le haut qui passe.

Dans 99% des cas, ce problème est aussi le fait que le golfeur n’amène pas suffisamment ou pas du tout, le poids sur la jambe droite au moment du démarrage du downswing, et n’amène pas la hanche gauche dos à la cible.

Un swing pourrait être décrit comme un élastique que l’on tend prêt à être lancé depuis son point maximum d’extension.

Un joueur qui produit un quick hook ne tend pas l’élastique

Ce qui ne veut pas dire qu’il ne produit pas une grande vitesse au retour.

Son swing est comparable à une toupie : il tourne vite mais n’a pas chargé la force au sommet du downswing, et dans le bon plan.

Le mauvais plan ou la face de club trop fermé ne sont que des conséquences.

Et si vous avez un problème de hook, vous pouvez passer des heures à chercher à corriger les conséquences, sans jamais effleurer les causes !

Un élastique qui n'est pas tendu ne produira jamais une balle droite !

La véritable solution

Pour produire une balle droite, votre élastique doit être tendu depuis son point maximal.

Venez en appui complètement sur votre jambe droite, et si besoin, le bon conseil peut être de décaler votre pied arrière (le droit pour un droitier) de 5 à 10 centimètres dans votre stance (ouvrir plus votre stance) pour justement mieux ressentir ce déplacement de votre masse corporelle sur la droite.

Ce qui ne veut en aucun cas dire, glisser sur la droite par un déplacement des genoux et du bas du corps.

Vous devez toujours être stable !

Et au sommet du backswing, votre hanche gauche doit être dos à la cible, pour ensuite déclencher le downswing et avoir une chance de revenir square à l’impact.

Souvent, le golfeur qui produit un gros hook, n’arrête pas son swing au sommet, et repart de ce point aussi vite qu’il y est venu. C’est cette précipitation qui peut être à l’origine du coup manqué.

Tout simplement, et c’est la même problématique, le golfeur n’a pas chargé le poids sur la jambe droite, il est resté sur toute la durée de son swing avec un poids sur le côté gauche.

Pour contrer le quick hook, il faut donc venir en appui sur son côté droit, « charger » la force au sommet du downswing, et relancer le transfert de charge par une prise d’appui sur le pied avant.

Dans 99% des cas, le joueur de quick hook ne charge pas assez au backswing, et surtout, il ne produit pas la reprise d’appui au départ du downswing.

Séquence détaillée du quick hook

Le bon conseil

Présentement, je ne suis pas à côté de vous, mais déjà, je vous donne un vrai conseil qui n’est pas présomptueux.

Munissez-vous d’un filet pour taper des balles devant vous, et vérifiez ainsi si votre balle part bien parfaitement en ligne avec votre alignement de départ.

SI vos balles ne partent pas strictement dans l’axe de votre cible (toute droite), c’est que quelque part, il y a un défaut de rotation.

Si, elle parte à droite de la cible, c’est que vous êtes encore dans un schéma propice au hook, ou pire, au slice, si justement, vos mains n’ont pas compensé comme elles en ont l’habitude.

Sinon, plantez à 5 mètres devant vous et dans l’axe de votre cible, une tige ou un bâton (un ancien shaft) qui doit vous permettre de constater visuellement et rapidement, comment la balle a démarré sur les premiers mètres ?

Bien sûr qu’en tapant des balles au practice, on se rend compte de la trajectoire finale de la balle, mais le début de la trajectoire est crucial pour comprendre ce qui s’est passé, et ce qui va se passer.

Le quick hook est très souvent un problème de rotation.

Sur le parcours, vous marchez….vous vous fatiguez et rapidement, vous pouvez être à la merci d’une faute qui trouve son origine aussi bien dans le physique que la technique.

Le parcours est un révélateur de cette faute, car d’autres paramètres perturbent votre partie : le contexte, les autres, et j’y reviens…la fatigue.

Comme par hasard, quand on commence à fatiguer, on ne fait plus suffisamment l’effort de faire la bonne rotation, d’où la faute.

Le chemin de club est la résultante de la rotation.

Avant de penser à changer ce plan que vous ne pouvez visualiser qu’en vous filmant, pensez sur le parcours que vous devez revenir en permanence au basique : déplacer correctement les masses, et tendre l’élastique.

Tout défaut de tension entraîne une perte de puissance de l’élastique, et une balle qui ne part pas droite.

Cela ne prendra pas cinq minutes à corriger, mais cela ne prendra pas non plus 10 000 heures, si vous travaillez sur les vraies causes d’un big hook.

Dans cet article, pas de solutions toutes faites, ou de généralités sur le chemin du club ou la face, simplement le rappel de l’essentiel.

En résumé :

Ce qu'il faut retenir

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