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Le chemin des mains détermine le succès d'un swing de golf

J'ai souvent été frustré de ne pas avoir le sentiment de faire ce que je voulais avec la balle de golf. Pourtant, dans beaucoup d’autres sports, football, handball, ou tennis, j’avais bien plus la sensation d’envoyer la balle là où je le voulais initialement, et plus fréquemment. Le golf est un sport de lancer. Pourtant qu'est-ce qui diffère entre le fait de lancer la balle à la main ou avec un club de golf ?

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Au cours d’exercices, je me suis demandé, si en fonction du placement de mes mains dans l’espace au backswing, j’obtenais plus ou moins une bonne compression de balle.

De là, je me suis interrogé sur la position idéale de mes mains.

Qu’est-ce que l’on observe chez les pros ?

S’agissant des pros, certains enseignants américains, et notamment ceux d’Athletic Motion Golf se sont amusés à comparer une phase très précise du swing de golf, où la position des mains est illustrée pendant le backswing.

Plus précisément, ils ont relevé la phase où le club termine la montée jusqu’au moment les mains amènent le club seulement parallèle au sol pendant le downswing. Il s’agit d’un très bref instant qui à vitesse réelle est quasi imperceptible.

La durée d’un backswing étant inférieur à une seconde, à l’œil nu, on peut à peine distinguer les différences de signatures entre les meilleurs joueurs du monde.

Signature ? Si un swing de golf a toujours le même objectif, la façon de déplacer le golf peut largement différer d’un golfeur à un autre.

Jim Furyk est connu pour sa signature de swing très particulière.

Entre Jim Furyk et Phil Mickelson, sur la seule question du swing, il est très difficile de distinguer la performance du swing de l’un contre l’autre.

A haut niveau, la précision du driving, la qualité du petit jeu, et surtout le putting font les différences de scores.

Autrement dit, plusieurs routes mènent à Rome !

Les enseignants d’Athletic Motion Golf ont donc relevé ces différences entre 9 pros dont Rory McIlroy, Justin Rose, Hideki Matsuyama, Jon Rahm, Jordan Spieth, et Dustin Johnson, tous d’excellents frappeurs de balles.

Ils distinguent trois catégories de golfeurs selon le déplacement des mains entre la fin de la montée, et le début de la descente.

Ainsi, ils dessinent trois formes de déplacements au drive : la boucle, l’arc léger, et l’arc plus ample.

Dustin Johnson a tendance à réaliser une légère boucle entre le moment où il termine sa montée, et le moment où il ramène le club quasiment parallèle au sol, bien avant l’impact.

Jordan Spieth déplace le club avec les mains pratiquement sur le même axe à la fin de la montée, ou au début de la descente.

On peut dire que dans son cas comme celui de Justin Rose, le chemin des mains est pratiquement une répétition parfaite entre l’aller et le retour.

Rory McIlroy crée un arc de swing plus ample. Ses mains montent sur un axe, et au moment de redescendre, elles descendent légèrement sur un autre plan.

De mon point de vue, le swing de Jordan Spieth ou celui de Justin Rose sont les swings qui paraissent à la fois les plus simples à répéter (les mains vont et viennent sur le même chemin), et les plus proches de l’idéale golfique.

Le swing de Dustin Johnson est très complexe.

Pourtant, quel que soit le déplacement des mains de ces grands champions, ils sont finalement tous très consistants dans leurs organisations, et mouvements divers.

Or, au golf, plus important que le comment, vous avez le combien !

Je reconnais que la quête du swing parfait est vaine. C’est bien le score qui compte.

Pourtant, ces différences pointées par Athletic Motion Golf ajoutent à ma confusion.

C’est quoi un bon chemin des mains ?

Alors c’est quoi le bon chemin des mains quand on est un simple amateur, et que l’on ambitionne seulement de contrôler un minimum sa frappe de balle ?

Comme beaucoup d’amateurs, je joue occasionnellement au golf. Il m’arrive fréquemment de rester sans jouer ou taper des balles pendant plusieurs jours.

Encore quelques heures avant d’écrire ces lignes, j’ai tapé une vingtaine de balles que j’ai mesuré avec le Trackman.

Il s’agit bien de 20 frappes à froid sans échauffement, et sans chercher à garder des bonnes ou des mauvaises balles. C’est une sorte de test à blanc de mon swing dans son état du moment.

Je ne voudrai pas paraître pour quelqu’un qui cherche absolument la perfection, mais à la lecture du graphique ci-dessus, admettons que n’importe quel golfeur dans mon cas se poserait des questions face à une telle dispersion, avec un seul et même fer 7.

La profondeur varie de 120 à 160 mètres. La dispersion latérale varie de +5 mètres à gauche à +15 mètres à droite !

Sur le parcours, par exemple sur un par 3 à 145 mètres, c’est quel coup qui sort ?

Oui, il y a des très bonnes balles, mais il y a aussi beaucoup de balles dont le contrôle est douteux.

Ces variations s’expliquent par : la vitesse de swing qui n’est jamais vraiment la même, le centrage de balle dans la face, l’angle d’attaque de la balle, le chemin du club, la face du club et surtout le plan du club.

Idéalement, on devrait admettre que le club est déplacé par l’action du corps. Dans les faits, nous jouons avec les mains.

De là, je me suis intéressé aux écrits de Jeff Obst, un pro PGA américain qui a rédigé « Le chemin de vos mains déterminent le succès de votre swing »

De quel sport de lancer parle-t-on ?

Obst reconnaît que la réussite d’un swing de golf peut impliquer la coordination de plusieurs mouvements complexes, ce qui peut légitimement intimider un amateur.

Le but d’un swing de golf qui consiste à arriver avec une face de club square à l’impact, tout en suivant un chemin de club en ligne avec la cible n’a rien de si évident, alors que pourtant on s’organise la plupart du temps pour taper un coup droit.

On se préoccupe du grip, du stance, du plan de swing, et d’autres choses dans le but de taper ce coup de golf parfait.

Dans bien d’autres sports, le mouvement des mains implique un déplacement directement en ligne avec la cible.

Il prend l’exemple du basketball où le chemin suivi par les mains est en ligne avec le panier.

Au handball, on lance la balle vers la cible avec une action des mains en ligne avec cette même cible.

Au football, on peut faire une passe en déplaçant le ballon avec pied ouvert ou en pointe vers la cible, etc…

Pourtant, au golf, c’est différent, et c’est peut-être là, le résumé de toute la difficulté !

Pour Obst, quand on swingue un club de golf, le chemin suivi par la tête de club doit être en ligne avec la cible à l’impact, alors que le chemin suivi par les mains doit être à gauche de la cible (pour un droitier) au moment de l’impact.

A l’évidence, la relation entre le chemin du club, et le chemin des mains devrait décrire un arc, surtout quand on prend la perspective d’un swing de golf dans sa globalité.

Cependant, pendant un bref instant, à l’impact, nous voudrions avoir nos mains se déplacer vers une ligne parallèle et à gauche de la ligne cible.

Si vos mains se déplacent de l’intérieur vers l’extérieur à l’impact, comme c’est très souvent mon cas, vous aurez beaucoup de chances de taper vers la pointe du club avec une tendance à courber la balle sur la gauche du fairway, selon l’écart créé entre le chemin et la face.

Inversement, si vos mains se déplacent de l’extérieur vers l’intérieur, vous aurez des chances de taper des slices.

Pour corriger, Obst donne le conseil habituel, qui consiste à surveiller la position moyenne des frappes dans la face, en collant un adhésif sur cette même face.

Selon la position moyenne de nos frappes, il nous conseille alors de taper des balles en essayant de modifier le déplacement des mains, intérieur-extérieur ou extérieur-intérieur.

Il n’oublie pas de préciser que cela prend beaucoup de temps au practice pour arriver à un résultat tangible.

L’avantage de ce conseil, c’est que cela permet de sentir la relation entre le chemin des mains, et la trajectoire de balle, puisqu’il s’agit souvent de reproduire à l’inverse de nos sensations.

L’inconvénient de ce conseil un peu vu et revu, c’est qu’il n’a rien d’innovant, et pour avoir pratiqué, je n’ai pas encore démontré que j’étais un bien meilleur frappeur de balles.

Je trouve que c’est la limite avec les conseils. On a beau faire, et pourtant, le swing ne se modifie pas tant que ça, voire pas du tout.

Oui, je crois créer un swing exagérément extérieur-intérieur en éloignant le club le plus loin de moi vers l’avant à la montée, et inversement, en tentant de le ramener plus près de moi à l’impact (comme si je tapais un fade)

Oui, je sais faire l’inverse !

Pourtant, sur le parcours, ce savoir ne me prémunit pas de sortir un mauvais coup…

Faut-il admettre qu’au golf, à un certain moment, entre compréhension et exécution, il y a une différence qui s’appelle l’instinct ou le talent naturel entre celui qui est pro, et celui qui est amateur ?

Des propos de Jeff Obst, je trouve que sa comparaison entre les sports où les mains jouent en ligne avec la cible, et le golf où c’est le club qui est en ligne est particulièrement intéressante pour comprendre la différence entre des sports où l’action de lancer est simple, et un sport où l’action de lancer est plus complexe.

En de nombreuses années de golf, je trouve que le plus difficile, c’est de sentir le déplacement des mains dans l’espace. Où sont-elles ? Comment se déplacent-elles ? A quelle vitesse ?

Sur les deux graphiques précédents, je suis organisé de manière radicalement différente.

En bleu, je suis persuadé de créer un mouvement extérieur-intérieur, et sur le vert, un mouvement intérieur-extérieur.

En réalité, dans les deux cas, je réalise finalement le même geste. Le chemin de club est dans les deux cas intérieur-extérieur ! Je ne fais qu'atténuer l'effet d'un degré.

Peut-on vraiment agir sur les mains, et donc sur son swing ?

Changer son swing de golf, et notamment agir sur le chemin des mains est très loin d’être quelque chose de naturel.

Effectivement, le chemin des mains est crucial pour la réussite d’un swing de golf.

Je n’aime pas terminer un article ou une recherche, sans arriver à une conclusion ou une solution.

Sur cet article, j’étais tenter d’arrêter là, car il n’y a pas de solutions miracles qui m’a sauté aux yeux.

Pour ne pas terminer sec, je me suis tourné vers les conseils de Jason Sutton, l’un des meilleurs pros PGA aux USA.

Là-encore, rien de nouveau sous le soleil, à part du bon sens… au moment où nous terminons la montée, il nous invite à vérifier où se situe le « butt » du shaft, et de tirer une ligne visuellement jusqu’au sol.

Là encore, on comprend bien que les mains déplacent le club. Les mains définissent donc cette ligne idéale qui va déterminer le plan de swing.

Il parle même de ligne des mains.

Pour le coach, à partir de, là, il faut descendre le club en s’assurant de rester sous la ligne !

A l’inverse, les mains ne doivent surtout pas emmener le club au-dessus de cette ligne, par une action trop précoce des épaules.

C’est ce qui déclenche du slice.

Ok, mais il oublie toutefois de préciser que s’il est nécessaire de descendre le club sous la ligne des mains… La position du club doit rester cohérente avec le lie.

Or, par exemple, dans mon cas, cela ne se produit pas. D’une manière incontrôlée, mes mains descendent un fer 7 comme si c’était un driver, et donc beaucoup trop basse.

Désolé, il n’existe pas de conseils tout fait, à coups de grandes théories pour dire « faites comme si ou comme ça », et cela va marcher à tous les coups.

Le swing de golf se mesure en degrés, et chaque degré compte…

Sur ce sujet, je n’arrive pas à vous proposer une solution ou une expérience encore satisfaisante, sauf à vous suggérer de trouver un enseignant muni d’un launch monitor pour contrôler le plan de votre swing, le chemin de votre club, et de là, vous pourrez établir un diagnostic, et commencer à chercher des solutions, qui très souvent seront spécifiques.

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