Quels sont les mouvements qui détruisent un swing de golf ?

Pour un amateur de golf, homme ou femme, débutant ou même plus expérimenté, le swing de golf, son swing de golf peut paraître un mystère ou un secret dont on peut passer une vie à tenter de percer, ou plutôt résoudre. Beaucoup d’entre nous, cherchons à être bien souvent, plus régulier, plus long, et plus que tout, taper des coups prévisibles. Le golf n’échappe pas à une tendance de fond de notre société : Le toujours plus technologique. La technologie permet justement aujourd’hui de mieux comprendre le corps humain, le mouvement lié au golf, et non pas le swing de golf, mais votre swing de golf. Après l’avènement des « launch monitor », Trackman, FlightScope, et GC Quad, le GEARS permet justement de s’intéresser bien plus en détail, non pas sur ce que fait la balle, mais cette fois, le corps. Cela tombe bien, pour la première fois en France, un média de golf va avoir un accès permanent à cette technologie, au sein de son nouveau LAB Golf, basé à Caluire (69). En plus des outils déjà à notre disposition, le GEARS fera donc partie des outils utilisés par JeudeGolf pour préparer ses prochains sujets.

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Pour introduire le GEARS, outil qui vient d’arriver au studio, ce dernier est en cours d'installation, nous avons eu l’idée de vous présenter ce sujet consacré aux mouvements qui ruinent les chances de réussites d’un swing de golf.

Objectivement, le GEARS est un outil de mesures qui existe depuis quelques années, et déjà utilisé par de grandes marques, notamment COBRA (je l’avais testé chez eux en 2017 au siège à Carlsbad), mais aussi par des centres d’entraînements désireux d’être à la pointe de la pédagogie, et par exemple, le PGA Catalunya, où là encore, Enric Lopez nous en avait fait la démonstration, et au cours d’une émission MyGolfLab, présentée par Xavier Bretin et Guillaume Sauzet.

Aux Etats-Unis, quelques grands coachs ont eux-aussi fait l’investissement, et déjà produit des contenus très intéressants, fruits du temps passé à utiliser ces capteurs positionnés sur le corps, mais aussi le club.

Pour Guillaume Sauzet, d’ADDON Sport, partenaire de la marque en France, le GEARS se distinguerait d’autres systèmes par sa capacité unique à représenter la dynamique du shaft en mouvement.

Cela en ferait un outil critique pour la réalisation d’un parfait fitting des clubs de golf, le choix idéal et argumenté du bon manche par rapport à la bonne tête de club.

Bien connu des internautes américains depuis quelques années, Shaun Webb et Mike Granato d’Athletic Motion Golf, ont justement produit un certain nombre de contenus sur le swing de golf, et justement en se basant sur la technologie GEARS. En la matière, ils sont en quelque sorte une référence d'usage, et ont déjà produit beaucoup de sujets diffusés sur le web, et dans le but de promouvoir leur formation payante.

C'est donc en se basant sur une de leur publication que ce sujet a été préparé, et dans le but de mieux vous présenter cette technologie.

Ils ont listé une dizaine de mouvements, que nous, les amateurs de golf, sommes très susceptibles de réaliser, et qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur le swing.

La grande difficulté dans l’apprentissage du golf, c’est bien d’arriver à déterminer des liens de causes à effets.

Exemple : Je déplace le club à l’intérieur, cela produit une balle qui tourne à gauche pour un droitier, et inversement à l’extérieur, la balle tourne à droite…

Avec l’usage des Launch Monitor depuis quelques années (JeudeGolf avait déjà investi dans le Trackman 4 en 2018), on a appris beaucoup de choses ou plutôt su mettre des valeurs sur des phénomènes.

Est-ce que pour autant on ne savait pas jouer au golf avant ?

Bien sûr, Tiger Woods, Jack Nicklaus, Ben Hogan, Jean Garaialde, et des millions de golfeurs n’ont pas attendu ces technologies pour apprendre à jouer un golf magnifique.

Cependant, ces technologies, de l’aveu même du champion Webb Simpson, vainqueur d’un US Open et du Player’s Championship, ces technologies permettent d’aller plus vite dans la compréhension de son swing.

L’américain Collin Morikawa, tout juste vainqueur de son premier majeur (US PGA Championship à Harding Park) en est le plus parfait exemple.

Le jeune homme fait partie des golfeurs qui ont été formés en utilisant intensivement la technologie, pour apprendre plus vite à se servir du corps, pour être plus régulier, et produire plus de distance.

Pour Shaun Webb et Mike Granato, sans aller jusqu’à vous transformer en vainqueur de Majeur, un golfeur amateur est susceptible de commettre plusieurs erreurs qui basculent un bon swing de golf en coup raté, à commencer par le fait d’être trop assis à l’adresse devant la balle.

Trop assis devant la balle ?

Dans un article publié sur Golf.com en avril 2020, ils ont illustré ce que pouvait être une bonne ou une mauvaise posture.

Pour cela, ils ont justement utilisé le système GEARS GOLF 3D Motion Capture.

Ci-dessus, vous pourrez constater une représentation en avatar typique de ce système qui nécessite donc de placer des capteurs de la tête aux pieds, et sur le club de golf.

C’est ce qui le distingue d’une K-VEST ou autre MySwing qui ne proposent des capteurs que sur une partie du corps.

Sur le visuel ci-dessus, Shaun Webb et son collègue expliquent que pendant des années, on a appris aux golfeurs, et aux golfeuses, à se placer « assis » devant la balle, et pourtant, d’un point de vue athlétique, ce n’est pas le plus bénéfique, preuve à l’appui.

A gauche de leur graphique, le postérieur est placé après les talons (l’avatar est en posture « assise »), et par conséquent, beaucoup du poids corporel est placé derrière les talons.

Pour Webb et Granato, le swing devient plus difficile, car en plus de devoir se déplacer latéralement, pendant le swing, le golfeur risque de se déplacer d’arrière en avant pour compenser, et trouver son équilibre.

En résumé, la posture devrait être plutôt hanches au-dessus des chevilles, pour éviter un problème d’équilibre pendant le swing.

SI cette démonstration ne manque pas d’intérêt, il est dommage que les deux pros n’aient pas profité du GEARS pour aller encore plus loin, nous montrer des exemples, et prouver le lien de cause à effet. Cela dit, ils le font dans d'autres publications sur Youtube ou les réseaux sociaux.

Les questions qui ne sont pas posées ou qui auraient mérité d'être traitées ?

L'un des point fort du GEARS est effectivement de permettre des comparaisons de swings, entre plusieurs golfeurs.

C'est cette fonction qui est ici principalement utilisée par les deux coachs.

C'est instructif pour illustrer un bon et un mauvais exemple, et nous apporte un modèle compréhensible.

Cependant, l'exemple qu'ils mettent en avant ici, ne nous parle pas de la répartition du poids en avant ou en arrière ? Sujet qui pourrait être traité avec l'aide d'une plaque de force.

65 millions de golfeurs n'ont pas tous la même posture à l'adresse. Il n'existe pas que deux postures.

Le fait d'être assis implique-t-il de "coucher" plus le club derrière la balle ? Est-ce phénomène qui engendre réellement un mauvais coup de golf ?

A l'inverse, si le golfeur se tient plus droit, est-ce que le club tenu plus vertical peut engendrer un meilleur résultat à l'impact ?

Le fait d'être assis pourrait être assimilé avec le fait d'être plus ancré dans le sol. Ce phénomène ou sensation est-elle finalement à proscrire, au profit d'être plus aérien ? 

Cet article de Webb et Granato traite un point intéressant, et l'image est très parlante, mais finalement, cela ouvre d'autres questions...et le GEARS permet d'y répondre.

Un chemin de club trop intérieur au backswing ?

Je me reconnais particulièrement dans l’avatar de gauche.

Sans utiliser encore le GEARS, déjà à l’aide du Trackman, je peux en mesurer la conséquence, à défaut de la cause, le chemin de club est souvent trop intérieur, et exprimé en degrés d’écarts par rapport à une ligne « dessinée » de manière virtuelle entre la balle, et la cible.

L’intérêt du GEARS est ici de mesurer, et surtout de visualiser le placement des bras qui expliquent un chemin de club trop loin de la ligne idéale (schéma de droite selon Shaun Webb).

Les pros expliquent que la position de gauche (trop intérieur) peut engendrer d’amener le club au sommet du swing plus tardivement que nécessaire, ce qui pourrait préfigurer d’un futur mouvement « over the top » qui par enchaînement pourrait entraîner un… slice.

Les questions qui ne sont pas posées ou qui auraient mérité d'être traitées ?

Comme pour le premier cas évoqué,ici encore, d'autres questions pourraient se poser comme quid si les bras sortent cette fois vers l'extérieur de la ligne cible ?

Sur l'exemple du golfeur en "vert", le bon modèle, on peut voir une certaine extension des deux bras, alors que dans le premier cas, le golfeur en rouge, le bras droit paraît un peu plus plié, est-ce à dire que c'est cela la clé de la réussite d'un coup de golf ?

SI je prends mon cas personnel, je contredis leur théorie : Un chemin intérieur engendre bien chez moi un hook plutôt qu’un slice.

Une face exagérément fermée ?

Pour Webb et Granato, beaucoup d’amateurs ayant peur du slice - auraient tendance à fermer la face du club, et de manière exagérée avant de déclencher le swing.

Ces golfeurs auraient en fait pour objectif d’amener finalement la face de club square à l’impact, pensant que le take-away, les forcent à ouvrir la face, et donc à slicer à l’impact.

Cette logique serait mise en défaut selon les données recueillies avec le GEARS.

Ils prétendent qu’au contraire, le joueur ou la joueuse aura plus de mal à placer la face square à l’impact, au moment où cela compte le plus !

Ils expliquent que le fait d’essayer de maintenir la face en direction du sol au moment du take-away va forcer les mains et les bras à agir de sorte à compliquer plus tard le downswing.

Au contraire, ils recommandent d’ouvrir légèrement la face pour un swing plus régulier et plus simple à réaliser.

La bonne vieille astuce consiste à placer le pouce visible (celui de la main droite pour un golfeur droitier) parallèle au sol à la fin du take-away, et avant que le club ne monte vers le ciel, et comme illustré avec le visuel de droite.

Les questions qui ne sont pas posées ou qui auraient mérité d'être traitées ?

Sans l'expliquer ou l'affirmer, les deux coachs américains traitent finalement ici principalement des poignets.

Dans ce cas, ont-ils mesuré l'action spécifique des poignets, et notamment tenu compte du fait que tous les golfeurs ne présentent pas le même "mécanisme ?"

Quid de la flexion ou de l'extension du poignet dit directeur chez des golfeurs qui ne présentent pas les mêmes caractéristiques physiques ? Idem pour l'abduction/adduction ?

Dans mon cas, je présente beaucoup moins de souplesse en extension par rapport à la flexion, et vous peut-être, c'est l'inverse. Quelle incidence sur le placement de la face ?

Dans le cas illustré en rouge, le golfeur propose une très forte flexion des poignets, alors que dans le second cas, en vert, le rapport entre flexion/extension semble plus neutre, un outil comme le HackMotion permet de le mesurer.

Existe-t-il vraiment une seule solution pour taper des bons coups de golf ou amener la face square ?

Donner trop de profondeur avec les bras ?

L’avatar reproduit ci-dessus le moment où le club commence à atteindre le sommet du swing. 

Il y a un risque de confusion avec le précédent problème du chemin trop intérieur.

Ce schéma issu du GEARS permet de constater que le golfeur représenté à gauche déplace les mains trop loin de cette ligne idéale.

De mon point de vue, c’est peut-être plus une conséquence du chemin trop intérieur pendant le take-away (voir la 2ème image GEARS présentée plus haut), et qui justement contribue à écarter les bras par rapport à la ligne virtuelle formée entre la balle, et la cible.

Dans cet exemple, les pros illustrent jusqu’à 28 degrés d’écarts entre le placement des avant-bras, et la ligne vers la cible.

Toujours selon Webb et Granato, le premier golfeur illustré à gauche va trop plier son coude droit (le golfeur représenté est droitier) au moment d’amener le club au sommet du swing.

Par conséquent, ce golfeur va devoir générer des compensations au moment du downswing.

A l’inverse, avec des bras qui s’écartent moins de la ligne, le downswing pourrait être plus puissant.

Les questions qui ne sont pas posées ou qui auraient mérité d'être traitées ?

Comme dans le cas du chemin trop intérieur, quid quand le golfeur déplace les bras plus à l'extérieur de la ligne cible ?

Le placement des bras dans l'espace a-t-elle une conséquence sur le placement du club, trop vertical ou trop horizontal ?

N'est-ce pas tout simplement ici un "réglage" pour donner de l'effet à la balle, et notamment jouer sur le chemin du club à l'impact, plus intérieur pour plus de draw, ou plus extérieur pour plus de fade ?

Dans cet article, sur ce point trop synthétique, je trouve que les auteurs tentent d'illustrer finalement une seule solution de swing, alors qu'il en existe peut-être des milliers.

Effondrer le bras entraîné ?

Toujours en utilisant l’avatar de deux golfeurs via le système GEARS GOLF, le premier illustré à gauche déplace son club en pliant de manière trop importante le bras droit (pour un droitier), à savoir le bras qui est « entraîné » pendant le swing, et non pas celui qui « entraîne » (le bras gauche).

Ce bras droit, et notamment le coude se plie à environ 113 degrés, contre seulement 65 degrés dans le second cas illustré, à droite, et en vert.

Par conséquent, le placement du club est radicalement différent entre les deux joueurs, et notez sur le graphique fourni par le GEARS, que la face du club du premier golfeur à gauche est très fermée, alors que pour le second, la face est restée square.

Pour Webb et Granato, ce schéma illustre une faute couramment réalisée par les amateurs.

Pour ceux qu’ils ont testé au GEARS, ils ont mesuré entre 95 et 125 degrés d'inclinaison alors que côté des golfeurs professionnels, cet angle n’est plus que de 55 à 85 degrés !

Pour les deux spécialistes, c’est là une grande source de faiblesse dans le swing de golf, et une source de perte de puissance.

En réalité, le bras droit (entraîné chez le droitier) est une forte source d’accélération au moment de démarrer le downswing.

Plus il va rester « droit » pendant le downswing (par opposition à plié), et plus vous pourrez augmenter la rotation de vos épaules (une autre source de puissance encore plus importante).

Les deux experts GEARS assurent qu’un golfeur qui suivrait ce conseil pourrait gagner 30 degrés de rotation supplémentaire au niveau des épaules, et y compris, un golfeur senior.

Ce cas illustre parfaitement ce que le GEARS peut faire pour un golfeur amateur : Lui démontrer les raisons d’une perte de distance ou de régularité.

C’est le gros avantage ; Le problème est à la fois localisé et quantifié !

Les questions qui ne sont pas posées ou qui auraient mérité d'être traitées ?

Ce sujet est particulièrement intéressant, ou en tout cas, je me suis souvent demandé si je ne devais pas swinguer "plus connecté", à savoir avec le bras droit plus collé au buste.

Selon l'exemple illustré ci-dessus, en rouge, visiblement, j'aurai tort de vouloir aller dans cette direction.

Est-ce à dire qu'il ne faut pas swinguer "connecté" ?

L'exemple illustré en vert montre clairement que le bon golfeur n'a pas le bras droit connecté au buste. Est-ce que l'on peut justement arriver à démontrer un lien de cause à effet sur ce sujet, et sur la qualité d'un coup de golf ?

Sur les deux graphiques (ce n'est pas clairement distinct), on pourrait penser qu'en plus de l'angle du coude, les poignets ne placent pas exactement le club de la même façon au sommet du swing.

Est-ce à penser qu'il y a là justement un lien de cause à effet, entre coude et poignet ?

Bien entendu, toutes les questions que j'ai ajouté peuvent trouver une réponse avec le GEARS, dont le bénéfice ne se limite pas à donner une vision pour un seul golfeur, mais justement pour chacun...

JeudeGolf futur utilisateur du GEARS GOLF 3D Motion Capture à partir de septembre 2020

A ce stade de l’article, je ne vais pas aller plus loin, et reprendre tous les cas évoqués par Shaun Webb et Mike Granato.

Dans cet article, nous aurons abordé seulement les 5 mouvements problématiques de l’adresse au sommet du swing, et selon les deux experts.

Sur Golf.com, ils continuent l’illustration de 5 autres erreurs jusqu’à l’impact, et donc toujours en suivant la séquence d’un swing de golf.

La problématique posée par leur article est à deux niveaux : D’une part, ils essaient de résumer en un seul sujet, dix difficultés ou complexités d’un swing qui mériterait chacune un focus particulier, et détaillé.

D’autre part, comme c’est très synthétique, cela finit par manquer de démonstrations de causes à effets.

Leur sujet est finalement très théorique sur la base de mesures faites au GEARS, en s'appuyant surtout sur un mode populaire, la comparaison de swings.

Par contre, le point fort, c'est très visuel et très parlant à l'aide des images de comparaisons entre amateur et pros.

Une vigilance toutefois...Quel est le point commun entre Dustin Johnson, et Jordan Spieth ?

Justement, quelles sont leurs différences qui leur ont permis de gagner chacun des tournois majeurs ? En substance, il n'existe pas une seule manière d'arriver à la performance, alors que ce type de démonstration pourrait finir par nous faire croire qu'il n'existe qu'une seule voie possible.

C’est justement le piège dans lequel je pourrai aussi tomber à utiliser le GEARS à mon tour, ou avec le concours d’un professionnel enseignant.

Avec cet outil à la disposition de JeudeGolf, la « feuille de route » devra justement tenir compte de ces remarques : Ne pas trop synthétiser des mouvements multiples dans une seule grande explication.

Parler dans un seul article, des hanches, des bras, du déplacement des masses, des degrés de rotations des poignets…

Démontrer les liens de causes à effets, et ne pas seulement illustrer le mouvement d’un pro par rapport à un amateur, ou d’énoncer des théories.

Mais aussi, ne pas faire peur avec un vernis très mathématique et analytique, et au contraire, utiliser la technologie pour simplifier, et non pas complexifier.

Le respect de cette feuille de route doit me, nous, permettre de vous apporter une valeur ajoutée utile. Traiter des questions complexes tout en tentant d'apporter des réponses, non pas simples, mais intelligibles.

Se baser sur l’outil le plus complet pour illustrer simplement, mais pas de manière simpliste ou caricaturale.

A bientôt sur ces sujets avec le GEARS dans notre studio Indoor en cours de finalisation pour septembre 2020, et j’espère tenir ma propre feuille de route…

Crédit photo : Brian Rothmuller/Michael Wade/Icon Sportswire, Shaun Webb, Mike Granato et Gears Golf

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