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Qu’est-ce que les golfeurs aiment le moins avec le golf en hiver?

Qu’est-ce que les golfeurs aiment le moins avec le golf en hiver?

Cette année, le sujet est un peu délicat. Peut-on parler d’hiver en France ? Pourtant pour ceux qui ont déjà eu à jouer dans des conditions de froid, ou sur des greens d’hivers, le golf à cette saison n’est pas ce qu’il y a de plus motivant. Nous avons fait le tour des récriminations possibles mais aussi des avantages perçues par les golfeurs pour jouer à cette saison !

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En matière de golf et de saisons, il y a au moins deux écoles ! Les golfeurs qui rangent les clubs au garage de décembre à mars, et les golfeurs qui jouent tout le temps, et par tous les temps.

Même si cette année, les températures sont au-dessus des normales saisonnières, les jours sont tout de même plus courts, et les parties du soir après le travail un lointain souvenir.

Et dans certains cas, les parcours ont mis en place les greens d’hivers, et plantés les drapeaux sur le fairway !

Pour autant, est-ce que l’hiver est vraiment une mauvaise période pour jouer au golf ?

Quelque part, dans de telles conditions, les attentes ou les objectifs sont forcément moins élevées, et donc après un 18 trous, déjà le fait d’avoir joué, et peu importe le score, peut être une satisfaction, surtout si s’en suit une bonne boisson chaude au club-house.

Bien entendu que la plupart des golfeurs n’aiment pas le fait que leurs balles, une fois tombée sur le fairway, ne roulent pas, et s’arrêtent quasi immédiatement sur un sol trempé ou trop souple.

Ceci dit, cela peut aussi être un avantage pour trouver plus facilement sa balle au point de chute.

Les greens d’hivers sont généralement peu appréciés par les golfeurs, ce qui révèlent bien que le plaisir du golf, c’est la dualité entre le fairway et le green.

Et quand l’un manque, une part du plaisir du jeu de golf n’est pas assouvie.

La plupart des joueurs comprennent pourtant la nécessité de protéger des greens qui sont en fait fragilisés par les conditions atmosphériques.

Pourquoi protéger les greens en hiver ?

Dans un environnement humide persistant, le sol tout autour du drapeau commence à sérieusement se compacter.

De fines particules composantes du green (comme de la terre battue) peuvent commencer à remonter à la surface constituant des tâches visibles, surtout au niveau des zones qui subissent le plus de trafic.

Déjà à ce stade, cela affaiblit le gazon et altère le drainage en surface.

Pour limiter le problème, un greenkeeper peut mettre en place un programme d’aération, sachant que son objectif est prioritairement de développer des conditions de jeux les plus fermes et les plus sèches possibles tout au long de l’année.

D’ailleurs, à cette saison, il a intérêt à changer régulièrement la position des trous pour limiter la concentration de trafic pédestre sur les mêmes zones.

Ce qui peut aussi expliquer pourquoi ii peut régulièrement placer les trous aux extrémités du green, ne serait-ce que pour limiter la marche au centre du green.

En période de froid, les dégâts causés aux greens peuvent être au moins de deux ordres :

En premier lieu, quand il gèle, les tissus organiques peuvent être facilement brisés sous l’effet de la marche.

Après un dégel, il n’est pas impossible de voir des empreintes brunes pendant plusieurs semaines, en particulier autour des trous.

Et plus on met du poids sur un green pendant une période de grand froid, et plus les dégâts sont importants.

Les zones touchées peuvent rester moins épaisses pendant de longues périodes, altérant la qualité de la surface de putting, et devenant de facto plus sensibles aux maladies pendant l’été.

En deuxième lieu, des dégâts à longs termes sont causés quand un dégel brutal se produit.

Dans ces conditions, la partie supérieure du gazon, la couche externe devient plus molle, tandis que la couche souterraine reste gelée.

Sous le poids des golfeurs, les racines sont abîmées, et notamment par l’interaction d’un sol souple avec une surface gelée.

La surface de putting est alors durement affaiblie, et il faudra plusieurs semaines pour que le green récupère, et parfois, pas avant le pic de la saison d’été !

Jouer au golf l’hiver peut être amusant !

A conditions d’être parfaitement équipé ! C’est une constante chez la majorité des joueurs et joueuses interrogés.

Jouer au golf n’a rien d’amusant quand vous ne pouvez pas sentir vos mains ou vos pieds.

De ce point de vue, il peut être approprié d’emporter une deuxième paire de chaussures, de soigner son échauffement, et de ne pas oublier un petit thermos.

Partant de ce principe, le jeu de golf peut même être plus simple à cette période.

Pas de backtees reculés, pas de position de drapeaux injouables, pas besoin d’emmener trois bouteilles d’eaux, et une bonne excuse si vous ne jouez pas aussi bien que vous l’auriez voulu.

Le golf en hiver s’est aussi l’occasion de varier les formats de jeu, et de favoriser le match-play. Si le parcours n’est plus forcément le meilleur adversaire, et le plus redoutable, le fait de jouer contre un ou d’autres joueurs reste une constante, et l’occasion d’un challenge.

Toutefois, il ne faut pas tomber sur ce partenaire de jeu indélicat qui pendant une partie hivernale, réalise une bonne dizaine de coups d’essais avant de se tourner vers vous, et vous demander « Vous n’auriez pas un tee ? ».

En résumé, jouer l’hiver suppose aussi de jouer vite, et de se mettre en mouvement le plus souvent possible pour éviter d’avoir froid.

A l’inverse, pour le golfeur solitaire, jouer en hiver peut être l’occasion de découvrir des parcours moins fréquentés, plus calmes, et avec moins de problématique de jeu lent.

Pour certains, c’est même la meilleure période pour découvrir un nouveau parcours.

Si comme évoqué plus haut, la balle ne roule pas beaucoup, d’un point de vue technique, c’est une bonne occasion de travailler sa frappe de balle, la précision, et le contrôle de profondeur.

Une fois les beaux jours de retour, ce golfeur a un avantage certain sur les autres joueurs qui doivent commencer par retrouver le swing, et retrouver leurs repères visuels.

Surtout que l’hiver peut être propice au fait de rendre ses meilleures cartes de score de l’année. Les parcours sont moins longs !

Pourquoi ne pas tout bonnement fermer les golfs durant tout l’hiver ?

L’hiver 2015-2016 n’est pas un bon exemple. Globalement, les parcours sont dans de bonnes conditions de jeux.

Pourtant, certaines voix s’élèvent, se demandant si l’hiver, il ne faudrait tout simplement pas fermer les golfs, partant du principe que le jeu est à cette période, une sorte de sous-standard.

Les greens sont fermés. Il faut protéger les bunkers. Les voiturettes sont parfois interdites.

Les arguments de la fermeture étant essentiellement tournés autour de la question financière.

En fermant l’hiver, les parcours pourraient réduire les coûts d’entretiens, et proposer des tarifs réduits sur 9 mois plutôt que 12.

Sur cet argument, c’est effectivement envisageable pour les golfs qui ont externalisé et sous-traité l’entretien, et à condition de renégocier les conventions.

Pour les parcours qui disposent de leurs propres équipes, il s’agit souvent d’agents employés à l’année, et donc la réduction des coûts n’est pas vraiment envisageable.

Au contraire, dans un business où l’équilibre des comptes est parfois précaire, le chiffre d’affaires des green-fees en hiver peut être bienvenu dans les comptes.

Et si finalement, c’était tout simplement une question de vêtements adaptés ?

En définitive, le plus grand argument du non n’est pas le jeu, ni le parcours, mais vraiment le froid.

Sur ce point, il y a encore beaucoup à faire avec des vêtements techniques à la fois capable de conserver la chaleur du corps, tout en n’entravant pas le swing.

Parce que c’est bien beau de penser que l’hiver est une bonne occasion de travailler son swing ou d’attaquer les drapeaux faute de roule, encore faut-il pouvoir réaliser un swing ample, et efficace sans entraves.

Pour se faire, les sous-vêtements type Under Armour ou FootJoy sont incontournables, et ce alors qu’il n’est plus question de jouer avec de gros pulls qui justement entravent le geste, sans réellement vous maintenir au chaud, ayant trop de prises à l’air.

Idem pour les gants qui sont soi-disant « tout temps » alors qu’en fait quand ils sont mouillés, et que vous les faites sécher, ils deviennent durs et inconfortables, perdant au passage une grande part de leur imperméabilité.

La bonne parade serait plutôt à chercher du côté des gants en cuir Cabretta.

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