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Drivers PING G400 : Vraiment meilleurs ?

Quand vous recevez un communiqué qui commence par « PING lance aujourd’hui sa révolution G400, soit la gamme G la plus avancée du point de vue technologique jamais lancée à ce jour. »… Vous pouvez commencer à être sceptique sur la réelle avancée d’un nouveau produit par rapport au modèle antérieur. Si on veut bien se donner la peine, et réfléchir un peu, sans répéter bêtement le communiqué de la marque, on peut déjà constater, à peine sorti, que le G400 ne fera peut-être pas la différence par rapport au précédent PING G... Pourquoi ?

Si j’étais responsable de marque, je m'étonnerais que le discours de présentation commence par « Ping lance aujourd’hui sa révolution G400, la gamme G la plus avancée du point de vue technologique à ce jour… » soit à peu près le même discours que 18 mois en arrière, et encore 18 en arrière, et encore…

Le marketing n’est pas sournois. Il s’agit au contraire de comprendre, et si possible anticiper les attentes ou demandes des clients, pour générer la meilleure réponse ou offre possible.

En marketing, on peut inventer une offre qui soit performante pendant un temps.

Comme dans la vraie vie, une technique de vente qui marche n’est pas éternelle.

Il faut savoir en changer à temps, avant l’essoufflement.

Les ventes actuelles de matériel de golf dans le monde, et en France, en particulier, démontrent cet essoufflement, et pas depuis quelques semaines.

De manière générale, vous croyez de moins en moins dans le discours des marques, et pas parce que je vous influence, mais parce que vous le voyez de vos propres yeux. Le driver qui va plus loin que plus loin ?

Il y a pourtant tant d’autres choses à vanter pour inspirer un consommateur. En 2017, il y a de nouvelles pistes à explorer… J’y reviendrai à la fin.

Répéter à l’envie que la technologie Dragonfly ou le Vortex turbulator ont été améliorés pour produire le club jamais inventé touche à la limite de la pertinence.

De tous les éléments en ma possession concernant le driver PING G400, et quelle que soit la version, standard, SF Tec ou LS Tec, je ne vois rien qui me laisse penser qu’il y a un réel « gap » par rapport au précédent G.

Pourtant, je l’espérais après avoir suivi de près les acquisitions de brevets multiples réalisées par la marque de Phoenix, ce qui pouvait laisser présager des avancées beaucoup plus significatives.

Par exemple, Ping aurait travaillé sur un concept de nid d’abeilles sur la face.

Racheté à Nike des brevets sur ses drivers… Bref, beaucoup de pistes à explorer pour créer quelque chose de franchement différent, et du niveau du dernier vrai gros coup réalisé par PING, le G30.

Peut-être ai-je été trop indulgent avec le G à sa sortie !

Déjà à l’époque, ce driver ne marquait pas en fait une franche distinction avec le G30. Simplement, d’un point de vue look, il paraissait plus réussi, plus moderne, un peu plus tendance. Ceci étant, PING ne parlait pas de révolution à son sujet.

Quand PING a mis le G30 sur le marché avec ses fameuses turbulettes.

Il proposait au marché un produit jamais vu.

Avec le recul, on pouvait être dubitatif sur le réel intérêt des turbulettes dans la performance des golfeurs amateurs qui swinguent à moins de 80 mph…

Toutefois, commercialement, cela a marché !

Si on peut admettre que 18 mois plus tard, le G pouvait être une simple mise à jour… 36 mois plus tard, le G400 aurait dû être à nouveau un vrai pas en avant.

PING se veut la marque qui ne produit que des évolutions, et ne se vante pas de révolutionner son offre ?

Dès le cinquième mot du communiqué officiel de lancement pour le G400, on nous parle de… « révolution » !

On s’attend donc à quelque chose d’au moins franchement nouveau. Et non !

Des trois derniers drivers PING comptant le G30 et le G, il est juste le moins abouti esthétiquement parlant !

Sa couleur noir cuivre ne me convainc pas, justement par rapport aux teintes de bleu proposées sur le G… La semelle du G400 a juste 5 ans de retard en termes de design, et ne propose rien de réellement jamais vu.

Mais, nous ne sommes pas là pour parler esthétique ! De plus, les goûts et les couleurs ne sont jamais des critères 100% objectifs.

Alors venons-en à ce qui justifie un nouveau driver G400 vendu entre 469 et 539 euros.

Que veulent une majorité de golfeurs ?

Un driver qui sonne bien, soit agréable à regarder, donne un bon retour dans les mains, des trajectoires hautes et pénétrantes, et surtout si possible, un smash factor élevé, signe de plus de tolérance et de plus de vitesse de balle en sortie de face.

Le communiqué de la marque nous donne quelques informations bien que laconique.

« Le design multi-matériaux du driver G400 combine une technologie de réduction de la trainée d’air avec une face forgée induisant de la vitesse de balle, ainsi qu’une semelle dotée d’un poids améliorant le MOI, pour offrir de la longueur et des drives plus droits. Usinée à la machine pour faciliter la flexibilité à l’impact, la face du driver G400 produit une vitesse de balle plus percutante sur toute la face et délivre une sensation de puissance. »

Des promesses… pas de preuves !

Poursuivant « La couronne ultra-fine, qui présente la technologie Dragonfly, permet d’économiser du poids et de le redistribuer pour améliorer le moment d’inertie (MOI) et d’optimiser le positionnement du centre de gravité, alors que la structure verticale a été conçue pour améliorer l’acoustique et procurer un son inspirant la confiance. Le manche de couleur cuivrée à l’allure attirante pour l’œil utilise une technologie de peinture à couleur variable semblant devenir noire à l’adresse, ce qui minimise les distractions, alors que le manche Alta CB contre-balancé permet de disposer plus de masse en tête de club pour améliorer le transfert d’énergie. »

Des mots déjà écrits à propos des précédents clubs, sauf concernant la peinture variable qui me laisse assez dubitatif : Est-ce qu’un seul golfeur a déjà émis l’envie de ce type de solution dans une précédente enquête d’innovation ?

Je me suis alors intéressé à ce que pouvait déclarer trois journalistes reconnus dans le domaine du matériel de golf : Andrew Tursky (USA), Tony Covey (USA) et Martin Hopley (R-U).

Pour le premier cité, le G400 est une affaire de design au niveau de la tête.

Plus la tête d’un driver est large, et plus il sera tolérant. A l’inverse, plus la tête sera petite, et plus vous pourrez swinguer rapidement avec moins de trainée dans l’espace.

Pour les ingénieurs, l’équation à résoudre consiste à trouver le bon équilibre entre tolérance et vitesse.

Le nouveau G400 mesure donc seulement 445 cc, soit 15 cc de moins que le 460 cc usuellement partagé par la plupart des marques.

Pourtant, et ce serait le principal argument de la marque, avec cette dimension en moins, le G400 resterait aussi tolérant que le G.

La marque aurait théoriquement réussi à augmenter la vitesse de swing de 0,75 mph (soit quasiment rien ou alors il faut se demander par rapport à quelle vitesse de swing, 70 mph ou 120 ?) pour en plus, une augmentation de 3% du MOI, la mesure de la tolérance.

Prenons un peu de recul sur ces chiffres.

+0,75 mph, de mon expérience, vous ne le sentez pas dans les mains !

+3% de MOI, vous ne le sentez pas dans les mains.

Pour augmenter la tolérance, Ping a amélioré la technologie Dragonfly.

L’idée d’origine et donc déjà vue sur le G, consistait à enlever de la masse depuis des endroits de la couronne où vous n’en avez pas besoin.

Les ingénieurs PING ont donc enlevé du poids de la couronne en Ti8-8-1-1, et depuis la semelle pour augmenter la vitesse.

Tursky se pose alors la question suivante : Pourquoi ne pas utiliser du carbone comme tout le monde ?

La réponse de PING : Car le titane est plus facile à mouler, et permet de rendre la couronne plus fine. Au passage, PING égratigne les autres marques « Le carbone ne permet pas d’économiser autant de poids que certains aimeraient le faire croire. »

Pour Karsten Solheim, PING a été une marque pionnière dans le fait de mouler des têtes. La marque a créé la couronne la plus fine de toute l’histoire de l’industrie avec le G400. Dont act !

De là, on revient dans le discours déjà maintes fois entendu « Nous avons déplacé du poids à l’arrière de la semelle… » alors qu’en réalité un déplacement du centre de gravité ne peut s’opérer que de quelques micro millimètres comme me l’avaient très bien expliqué Tom Olsavsky ou José Miraflor pour Cobra.

Petite nuance par rapport aux précédents drivers PING, à l’arrière de la semelle, se trouvent des poids en tungstène, la grosse tendance de fond du marché actuellement.

Pour le coup, Ping n’hésite pas à faire comme tout le monde.

Le tungstène sera positionné dans trois compartiments différents selon le modèle de driver PING G400 retenu.

Sur le SF Tec, le tungstène sera placé au talon pour favoriser un draw de 6 à 8 mètres (selon PING).

Sur le standard, le tungstène sera placé à l’extrême arrière pour augmenter le MOI. (Plus de 9,000g/cm² selon PING).

Sur le LS Tec, le tungstène est plus avancé pour déplacer le centre de gravité vers l’avant pour moins de spin, une trajectoire plus pénétrante, tout en ajoutant 1 ou 2 mètres d’effet fade (300 tours de spin en moins selon PING et selon le shaft utilisé).

La face a été produite dans un nouveau matériau (le T9S+ au lieu du précédent T9S) sans que l’on sache si c’est vraiment un argument discriminant.

La face présente une épaisseur variable pour donner plus de vitesse sur les coups décentrés. Rien de nouveau…

Cette nouvelle face produirait 20% de flexion en plus. Soit une face plus fine, mais pourtant capable de générer plus de vitesse à l’impact.

Ce que PING ne démontre pas vraiment, pas plus que nos amis journalistes anglophones dont notamment Martin Hopley, une sommité dans le métier.

Martin a déjà eu l’opportunité de tester le G400 en comparaison du G, et c’est son test qui m’a le plus inspiré !

Ayant le mérite d’être honnête, il a proposé des données intelligibles sur le nouveau PING.

Il n’a pas cherché à illustrer la vitesse de swing, mais seulement la vitesse de balle, occultant volontairement ou involontairement au passage le smash factor, toujours est-il qu’il a fourni la distance au carry.

Pour une vitesse de balle identique, soit 149 mph avec le nouveau et l’ancien driver PING, Martin a généré 3 yards de moins avec le PING G400 au carry !

Entre les deux drivers, il a noté que le nouveau modèle donnait en moyenne 300 tours de spin de plus, levait la balle de 0,8 degrés en plus, avec un « peak height » effectivement plus haut de 4 yards.

Autrement dit, il a généré des trajectoires légèrement plus bombées au cours de son premier essai, qui ne sera sans doute pas le dernier.

En réalité, pour commencer à gagner de la distance, Martin est obligé de modifier le loft du driver pour le descendre à 9,5 degrés. Où est le scoop ? Le G400 est ajustable ! Vous allez donc pouvoir fitter vos trajectoires ! En quoi, est-ce incroyablement nouveau ?

J’ai donc recoupé avec les propos de Tony Covey, un journaliste normalement plutôt âpre concernant le matériel de golf.

A propos du G400, il commence son discours par une maxime sur la philosophie des marques qui sortent des drivers tous les ans, ce qui n’est pas le cas de PING.

« La demande pour des clubs d’une durée de vie d’un an conduit souvent à produire des clubs qui ne font pas ce que le fabricant revendique. Parfois, de la peinture fraîche recouvre un pas en arrière d’un point de vue technique. Et en l’absence d’innovation, vous pouvez toujours vous réfugier derrière une belle histoire. Et même quand vous n’avez pas d’histoire, votre réputation peut suffire. »

Pas franchement tendre, il poursuit « Oui, les fabricants pensent que vous êtes bêtes. Le business des marques se basent sur votre ignorance, et leur succès en dépend. »

Je n’ai jamais été aussi loin dans ce type de propos !

En fait, il essaie de démontrer que PING ne fonctionne pas ainsi, arguant justement que la marque de Phoenix n’a jamais prétendu révolutionner le business.

Je vous renvoie au cinquième mot du communiqué G400 « révolution ».

J’ai d’ailleurs trouvé son sujet globalement très complaisant avec la marque, ne se privant pas d’ajouter à la fin de l’article… un lien vers le site officiel de PING.

Dommage pour l’indépendance de jugement !

Pour Covey, le fait que 12 joueurs professionnels jouant sur le PGA Tour aient mis un driver PING G400 en jeu lors du dernier US Open est un argument choc.

Je réponds « Bubba Watson, l’égérie de la marque »

Bubba n’a pas passé le cut Erin Hills avec deux cartes de 75 et 73.

L’argument de vente des drivers utilisés par les pros a lui aussi largement vécu !

En 2017, Bubba drive en moyenne à 306 yards de moyenne. En 2016, il drivait à 310 yards ! En 2015, c’était 315 yards ! (Source : PGA Tour)

Pour autant, faut-il conclure qu’avec les nouveaux drivers PING, il drive de moins en moins loin !

Pour Tony Covey, le point clé concernant le G400 est la nouvelle répartition des poids dans la tête, plus petits, mais aussi plus denses, pour un placement plus précis.

Le MOI du G400 serait exactement de 9263 gr/cm2, soit le driver le plus tolérant du marché !

Qu’est-ce que cela veut dire ? Et bien que pour un golfeur amateur comme pour un pro, cela devrait augmenter la vitesse de balle par rapport à la vitesse de swing, soit le ratio de smash factor. Justement une donnée que nous n’avons pas encore à propos du G400… la promesse mais pas la preuve.

Sauf que jusqu’à présent, le ratio maximum pour un driver était de 1.52, ce qui correspond aussi à quelque chose de codifié auprès du législateur. Comment PING pourrait augmenter un ratio borné ?

Pour l’instant, j’ai plus qu’un doute.

Autre argument mis en avant par Covey, pour la première fois, le G400 va présenter une face avec un design rugueux issu du LS TEC précédent, ce qui a pour objet de réduire le spin. Pourtant, Martin Hopley a bien donné 300 tours de spin en plus avec le G400 contre le G ?

Décidément, il n’y a pas que les marques qui se coupent les cheveux en quatre pour argumenter sur la supposée performance d’un driver…

Et ce n’est pas fini.

Comme Hopley, Covey a testé le driver PING G400, se montrant particulièrement enthousiaste, et pas du tout dans une démarche de neutralité journalistique pour le coup.

Il avance le fait de driver en moyenne à 105 mph, ce qui est beaucoup, mais réaliste (un pro drive à 120 mph et plus…).

Pour cette vitesse de swing, il produit une vitesse de balle de 155 mph, soit un smash factor réaliste de 1.47 en moyenne.

Avec le PING G400, Covey affirme avoir drivé à 109 mph pour 160 mph de vitesse de balle, soit toujours environ 1.47 de smash factor en moyenne, selon ses propres chiffres.

Il s’avère bluffé comme jamais par le G400.

Premier constat, alors que PING nous parle de 0,75 mph de gain en vitesse de swing, Covey va plus loin, et démontre 4 mph ! Le club seul ne peut pas suffire à expliquer un tel résultat. C’est absolument impossible.

Deuxième constat, si le PING présente le plus haut taux de MOI du marché (9263), le smash factor n’aurait pas été équivalent mais supérieur.

A la différence de Martin Hopley que j’aurai plus facilement tendance à croire, Tony Covey ne fournit pas de datas issus d’un launch monitor dans son article.

Je précise que Martin utilise un GC2 et pas un trackman. A ce jour, sur le tour, je ne croise jamais aucun pro muni d’un GC2 au practice…

En parcourant, l’article de Tony, on découvre qu’il a en fait effectué le test du PING G400 au quartier général de PING… Ah, tout s’explique, et cela me rappelle une petite anecdote vécue cet hiver.

Si vous vous rappelez, j’ai testé les balles TaylorMade TP5 et TP5x au Kingdom, l’équivalent du centre d’essai Ping pour TaylorMade.

J’étais sorti bluffé du test des balles avec des chiffres éloquents. Mon premier article avait relaté cet état de grâce. Quelques semaines plus tard, de retour en France, j’avais refait le test, et je n’avais jamais retrouvé les mêmes données !

En gros, aux USA, je swinguais le driver à plus de 100 mph, et de retour de l’autre côté de l’Atlantique, j’avais perdu 5 mph ! Vite, je retraverse…

C’était ma première expérience Carlsbad. Pour Tony dont les bureaux sont à Carlsbad…. C’est plus difficile d’argumenter sur l’effet de surprise.

Un test de club réalisé chez la marque avec les outils de mesures de la marque… ce n’est pas vraiment un argument suffisant.

On voit bien que du fait de la législation actuelle sur les drivers, les marques et PING n’est pas la seule dans ce cas, se coupent les cheveux en quatre pour plafonner sur les questions de performances.

Il serait temps de changer de discours et de logiciel pour proposer autre chose, et justifier une nouveauté, sans toutefois se borner à du cosmétique.

Dans le cas du G400, c’est quand même la grosse impression de fond. Les ingénieurs admettent avoir principalement travaillé sur les éléments visuels de la tête pour rendre le club plus agréable à regarder à l’adresse.

Sur ce point, c’est tout à fait juste.

Autant la semelle est laide, autant la couronne est l’une des plus réussie dans un style très « Batman » avec les turbulettes amincies et savamment placées, tandis que des « dots » ont été placées à l’arrière de la couronne.

Sur ces aspects, pas de vantardise de la part de PING, cela n’a aucun effet sur l’aérodynamique, ils ne l’ont fait que pour l’esthétique, et c’est très bien fait.

S’agissant des shafts, pour l’un de nos consultants clubfitter, c’est en fait là, le principal argument entre le G400 et le G.

Aldila qui produit les shafts PING aurait proposé un shaft standard de meilleure facture entre les deux modèles. Le ALTA CB pour contre-balancé présenterait un plus grand intérêt que le ALTA 55 monté sur le G. Ce sera à vérifier.

Après avoir cru pendant des mois que PING allait casser la baraque avec une nouvelle « révolution » basée sur l’achat de plusieurs brevets vraiment innovants, PING a refait du PING, à savoir des ajustements.

La couronne est une légère amélioration graphique par rapport au G. La semelle est un retour en arrière au moins visuel. Le shaft standard fourni par Aldila et logoté PING est probablement meilleur que le précédent, mais on est loin de la révolution, ou alors, elle n’est pas encore, ou mal démontrée, avec des arguments déjà évoqués 18 mois plus tôt.

J’en viens à la véritable innovation qui aurait du sens en 2017, dans un environnement où la législation bride la performance.

Il ne faut plus essayer de proposer 5 mètres de plus en moyenne, mais proposer plus de récréatif, et plus de ludique.

En ce sens, Cobra avec l’Arccos 360, si cela fonctionne vraiment, part pour l’instant dans une direction plus intéressante.

Plutôt que de parler de 9223 g/cm2 de MOI, ce que personne ne sait réellement quantifier, si votre driver vous fournissait des données sur la qualité de votre swing, vous en auriez pour votre argent.

Le prochain saut technologique pour toutes les marques de matériel et pas seulement PING, ce sont les objets connectés.

Sur ce point, PING que je pensais capable de prendre deux trains d’avances, a pris un train de retard, sauf à ce que les marques considèrent que le moins vous en savez, mieux elles se portent… l’argument de Tony Covey.

Entre mon driver d’il y a trois ans, et un driver connecté, qui n’irait pas franchement plus loin, là, il y aurait matière à parler de changement.

Il y aurait un argument de vente entre un club qui m’apporte de la distance, et un club qui m’apporte de la distance, plus des infos utiles sur « comment je fais cette distance ».

Pour relancer sérieusement les ventes de matériel, les marques sont condamnées à innover, pas à repeindre les capots des clubs.

Il faut de l’innovation vraiment visible, et surtout utile, dans un environnement où de toute façon la performance est finalement bornée. Avec un nouveau club, pour une marque, le risque, ce n’est pas de faire mieux, mais moins bien.

Prochain article : Notre test des drivers PING G400 pour infirmer ou confirmer ce qui est écrit dans ce sujet.

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