Drivers TaylorMade SIM, SIM MAX et SIM MAX-D

Comme en 2018 et 2019, la rédaction de JeudeGolf.org a été conviée à découvrir en avant-première les nouveaux clubs TaylorMade pour 2020, dont les drivers SIM, SIM Max, et SIM MAX-D. Cette présentation a eu lieu aux Canaries, mi-décembre, avec en contrepartie, le respect d’une date d’embargo fixée au 6 janvier 2020. J’ai donc pu déjà tester les nouveaux clubs au Trackman, et me forger une première opinion. La question la plus importante : Est-ce que les nouveaux drivers TaylorMade SIM 2020 seront les meilleurs par rapport aux trois dernières générations ?

En 2020, les ingénieurs avaient un choix à faire, opter pour de nouveaux matériaux ou se concentrer sur la géométrie du club, soit deux des principales manières de travailler sur une tête de club, tout du moins, selon les ingénieurs.

S’agissant du premier cas de figure, les ingénieurs estimaient avoir été déjà assez loin sur la question des matériaux, et notamment l’intégration du carbone.

Cette nouvelle année s’accompagnera donc d’un travail plus prononcé sur l’aérodynamisme, mais pas seulement, il sera aussi question de se replacer au centre de l’échiquier d’un point de vue technique, et commercial.

Toujours très orientée « data », TaylorMade a continué dans cette voie au moment de penser sa nouvelle ligne de drivers et de bois, logique qui avait d’ailleurs déjà été à l’origine de la Twisted Face en 2018, et de la Speed Injection en 2019.

En 2020, ces deux technologies seront toujours au centre du projet, et feront encore partie de l’ADN des drivers TaylorMade.

La marque semble vouloir fonctionner par addition de technologies plutôt que par opposition ou même zigzaguer entre différentes trouvailles.

Ce qui va être dévoilé en 2020 sera en complémentarité des années précédentes.

Cependant, comment améliorer un club de golf dans un environnement aussi normé, et alors que pour ma part, je n’avais pas réussi à trouver de gains de performances entre 2018 et 2019, entre M3/M4 et M5/M6 ?

S’inspirant de l’industrie du cycle, TaylorMade a observé des changements radicaux en matière de design, et avec de véritables pistes d’améliorations.

Le chemin vers la performance commencerait par faire gagner de la vitesse de club, puis les conditions de lancements (notamment par différentes formes de têtes ou de poids amovibles), et enfin, la vitesse de balle serait la clé, notamment pour un driver.

Le modèle SLDR de TaylorMade, lancé quelques années plus tôt, précurseur des séries M avait assumé le rôle de meilleur driver pour lancer haut avec peu de spin.

Le centre de gravité de la tête de club était bas et en avant.

Cependant, tous les amateurs n’ont pas trouvé de facilité avec ce type de tête.

La croisée des chemins pour une marque de matériel de golf consiste le plus souvent à choisir entre un centre de gravité reculé pour favoriser le moment d’inertie, et en contrepartie, accepter plus de spin ou l’inverse, réduire le moment d’inertie, et obtenir moins de spin, un choix souvent plébiscité par TaylorMade.

Ces dernières années, sur le tour, les plus longs frappeurs ont plutôt été ceux qui adoptaient la logique TaylorMade, avec notamment Rory McIlroy ou Dustin Johnson, alors qu’un Bubba Watson a concédé un peu de terrain.

Cependant, dans les ventes, c’est la logique inverse qui a pris le dessus.

Si on se réfère au seul exemple français, en 2020, PING est sorti grand gagnant avec le G410 et son moment d’inertie élevé.

Pour 2020, pour une marque comme TaylorMade dont la finalité n’est pas seulement le tour, mais bien la vente de clubs de golf, il fallait donc accepter un nouveau compromis.

Travailler sur une meilleure aérodynamique, et notamment en favorisant un moment d’inertie élevé.

La conception multi-matériau était alors toujours essentiel pur optimiser toutes les contraintes de conception. De ce point de vue, une couronne en carbone était toujours nécessaire.

Reculer le centre de gravité de la tête du driver n’était pas sans poser de nouvelles questions, surtout pour des ingénieurs plus habitués à l’avancer…

En travaillant sur le modèle 2020, TaylorMade pensait avoir réalisé un excellent driver d’un point de vue du dessin. Qu’allait-il en être de l’aérodynamique avec une tête aussi différente ?

Si le spin ne devait plus être l’obsession première, si la stabilité de la tête à l’impact devait être prioritaire, comment chercher des gains pour la distance ?

Dustin Johnson a donc été mis à contribution pour tester le nouveau driver.

L’américain, connu pour être l’un des plus longs frappeurs au monde, a naturellement tendance à ouvrir la face au moment du downswing, ce qui n’était pas le but recherché par la marque, créant ainsi plus de traînée qu’imaginée. On parle plus souvent en anglais de « lag ».

Un nouveau dessin créé, et c’est un nouveau problème à régler pour les ingénieurs, comme Chandler Carr que j’ai pu rencontrer et interviewer à l’occasion de ce voyage offert par TaylorMade, une des seules marques qui accepte d’être ouvertement critiquée par JeudeGolf.org, et ne rechigne pas à me donner accès à toutes les informations possibles.

En d’autres termes, une marque qui n’a rien à cacher.

Le driver est parti en soufflerie pour comprendre le flux d’air et l’interaction avec la tête.

De là, est né le concept « Shape in Motion » ! Vous comprenez déjà d’où vient le nouveau nom de S.I.M. pour Shape in Motion, que l’on peut traduire en français de « forme en mouvement ».

Quand la face de driver est ouverte pendant le downswing, TaylorMade affirme avoir résolu le problème de trainée (LAG), et de pression exercée dans l’air et au niveau du talon du club, ce qui aurait conduit à plus de vitesse au niveau de la tête du club.

La forme de la tête jouerait réellement sur la vitesse du club, et selon Chandler Carr.

Cet argument a un autre mérite. Il est plus difficilement contestable !

Si vous inventez un driver qui se swingue plus vite, et que ce gain de vitesse arrive à se retrouver à l’impact en gain de vitesse de balle, on ne peut pas vous reprocher de faussement intervenir sur l’épaisseur de la face alors que le coefficient de restitution est de toute façon bloqué par le législateur.

Ces dernières années, toutes les marques parlaient de gains de vitesses de balles, par un travail sur la face, alors que ce n’était proprement pas possible.

En déplaçant le débat en amont sur la vitesse de swing, TaylorMade réussit deux choses.

D’abord, elle reprend à son compte un argument qui a fait le succès du PING G avec ses turbulettes déjà passées en soufflerie, et d’autre part, elle ne peut pas être taxée de marketing trompeur sur un tour de passe-passe qui permettrait une augmentation de la vitesse de balle, et par une opération du Saint-Esprit.

Bien entendu, la marque n’argumente pas de cette façon.

C’est mon interprétation.

TaylorMade considère qu’avec la Twist face, elle a déjà agit sur l’optimisation de la vitesse de balle selon le point de contact dans la face, et garanti la régularité de sa production avec la Speed Injection.

Cependant, gagner en vitesse de swing ne sert à rien, si ce gain ne se retrouve pas en vitesse de balle, et donc en distance pour l’utilisateur.

Pour obtenir plus de vitesse de balle, TaylorMade affirme que la combinaison d’une forme plus génératrice de vitesse, associée avec la twist face, et la speed injection, permet finalement d’obtenir ce graal recherché.

Curieusement, au lieu de poursuivre avec l’appellation M, le nom du driver change en 2020.

M n’est plus à l’affiche !

Signe que 2020 doit marquer ce tournant pour la marque, et avec SIM (Shape in Motion) ce qui signifie aussi que TaylorMade va bien mettre l’accent sur ce qui se passe pendant le mouvement, pendant le swing, plutôt que sur la seule face.

Ce changement de nom dissimule une autre intention…

Celle d’une inflexion stratégique majeure, et citée plus haut : Acter de la mode du moment en faveur de plus de M.O.I.

A ce titre, la semelle présente une forme asymétrique, ce qui est plutôt nouveau pour la marque.

Posé au sol, le driver TaylorMade SIM fait cependant penser à un précédent driver Nike avec un pad à l’arrière de la tête, le Vapor Fly Flex vu sur le marché en 2016.

Partant du constat que beaucoup de golfeurs amateurs, mais aussi professionnels déplaçaient les précédents poids sous la semelle vers l’arrière, et notamment sur les drivers M3, et M5, cette forme asymétrique qui correspond à la question de la réduction de la traînée dan l’air, a aussi pour but de déplacer un poids à l’arrière de la tête, et donc de reculer le centre de gravité.

Par exemple, le numéro un mondial, l’américain Brooks Koepka reculait au maximum ses deux poids sous la semelle de son driver TaylorMade.

Pour ma part, je regrette que TaylorMade ait abandonnée ce qui faisait sa force.

Le fait de pouvoir régler le driver avec un poids coulissant sur un rail d’avant en arrière ou inversement était un point distinctif par rapport aux autres marques.

Les raisons de l’offre et de la demande sont passées par là… Cependant, le marché n’a pas toujours raison, surtout quand on admet le manque de connaissance de la majorité des golfeurs, sur ce qui fait réellement un driver…

On ne m’enlèvera pas de l’idée que le driver le plus vendu n’est pas nécessairement le meilleur driver !

Ce n’est pas parce que tout le monde saute d’un pont, qu’il faut nécessairement faire la même chose.

Sur le SIM, la couronne a été légèrement modifiée, mais conserve le système de contraste entre la face, et le début de la couche de carbone (technologie introduite avec le R1), signe que TaylorMade préserve un minimum de son ADN.

Pour la face, TaylorMade précise que sa technologie clé reste la twist face Speed Injected, à l’image de ce qu’est le Jailbreak pour Callaway.

Sous la semelle, la Speed Pocket a été redessinée pour favoriser l’interaction avec le sol, sans que je sache dire si cela a réellement un impact mesurable, mais ce n’est pas le plus important.

Sur la version la plus ajustable, le driver SIM, si le rail d’avant vers arrière a été retiré, vous pourrez toujours déplacer un poids de 10 grammes et de manière latérale.

De tous les tests que j’ai pu réaliser à ce sujet, autant je trouve que cette possibilité ne sert à rien, et est sans effet quand le poids est à l’arrière de la tête, comme par exemple chez Callaway ou PING, alors qu’au contraire, quand ce poids est placé plus près de la face, il y a bien un effet de correction sur la position de la face à l’impact.

Attention, comme je l’ai déjà écrit, cela ne veut pas dire plus de draw ou de fade. J’écris bien que cela agit sur l’ouverture de la face à l’impact…Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Enfin, toujours sous la semelle, TaylorMade cumule titane et carbone pour apporter un meilleur équilibre à sa tête.

Autre et curieux changement, en 2020, TaylorMade comme Callaway vont opter pour la même appellation MAX pour le second driver.

Les années précédentes, TaylorMade présentait M1 et M2, M3 et M4, M5 et M6.

Désormais, ce sera SIM et SIM MAX, idem chez Callaway…

Aux deux têtes SIM et SIM Max, il faudra ajouter une troisième tête dite SIM MAX-D pour draw type, un type de tête que je continuerai toujours à réprouver puisqu’il vous force à placer les mains en avant dans le stance, et par rapport à la tête de club, et ce pour influer sur le chemin de déplacement du club, notamment pour les sliceurs.

J’insisterai toujours sur le fait qu’il est préférable de travailler avec un enseignant pour comprendre la relation entre chemin de club, et face du club, et ce, pour contrôler ses trajectoires plutôt que d’utiliser cette fausse bonne idée anti-slice, qui ne marche pas nécessairement…

Pour en revenir à la distinction plus importante entre SIM et SIM Max, le modèle SIM plutôt héritier du M3 et du M5 avec son ajustement du poids latéral présentera une face dite midsize, plus petite alors que le volume de tête sera toujours de 460 CC.

De son côté, la version MAX proposera une face plus large de +8%, au motif de protéger la vitesse de balle quand le coup est éventuellement décentré. Le MAX n’est pas ajustable. En revanche, le moment d’inertie devrait être MAXimum…

Enfin, le MAX-D (draw) proposera une face oversized (+18%).

S’agissant des manches, TaylorMade veut proposer une véritable stratégie de shaft adapté à chaque tête.

Pour le SIM, TaylorMade recommande un HZRDUS Smoke Green pour des trajectoires plus basses, en même temps que de favoriser la stabilité à l’impact.

J’ai essayé ce nouveau shaft.

Trop lourd pour moi, et malgré ma vitesse de swing importante (plus de 105 mp/h), je n’ai jamais réussi à centrer la balle correctement. Le résultat a été catastrophique car justement trop lourd (85 grammes).

A l’extrême inverse, pour le MAX-D, la marque californienne proposera un manche lady 45, et un shaft HELIUM très léger, pour des trajectoires hautes et plus de vitesses de swings.

Il faut donc retenir qu’en 2020, TaylorMade modifie sa stratégie, en particulier pour se remettre au centre du marché. La majorité des ventes sont plutôt sur les clubs à fort moment d’inertie.

Le nouveau driver SIM devra se placer à la croisée des chemins entre les drivers tolérants, et les drivers performants pour les joueurs du TOUR.

De ce point de vue, TaylorMade devrait considérablement reprendre des parts de marchés, et notamment en premier lieu à PING, ce qui est somme toute assez prévisible, puisque les deux marques sont sur des calendriers de sorties produits assez décalés dans le temps.

La question qui vous interpelle le plus est la performance.

Au moment du test aux Canaries avec une température très clémente, sur un practice en légère descente, j’ai battu mon record personnel de distance en utilisant le SIM MAX sur un manche ALDILA Tour Green 65.

Pour une vitesse de swing de 108 mp/h, j’ai obtenu sur une balle, une vitesse de balle de 162 mp/h, pour une distance totale de 270 mètres.

Le taux de spin était encore inférieur à 2200 tours avec un angle de lancement de seulement 12 degrés.

Avec de tels chiffres, je pourrai être enthousiaste par rapport à ce nouveau driver, cependant, c’est surtout le résultat d’un test mené avec les outils du fabricant.

De retour à Lyon, et après avoir reçu de premiers échantillons (une tête 10.5 et non pas la tête 9.5 degrés de loft testé aux Canaries), je n’ai pas encore reproduit ces performances.

Je vais pousser les tests plus loin, mais en réalité, de ce que j’ai déjà mesuré, je ne m’attends pas à des différences de rendements par rapport aux têtes M3, et M5.

Si je peux trouver un gain, il sera léger, et seulement au niveau de la vitesse de swing, mais comment être certain que ce sera le seul fruit de la tête, et par rapport au manche ?

Sans présager des tests plus poussés, ma philosophie et mon expérience me poussent de plus en plus à considérer qu’il n’y a pas un driver qui soudainement arrive et donne instantanément plus de performances.

En revanche, une bonne tête bien adaptée, le bon manche avec la bonne longueur, le bon poids, le bon flex, et un grip bien adapté, et vous finissez par trouver une combinaison plus performante au regard de l’objectif que vous vous fixez, et qui n’est pas systématiquement la distance, mais aussi la dispersion.

Vous aurez encore des apprentis bloggeurs ou des coachs rémunérés pour vous donner des notes ou vous dire que les nouveaux clubs de golf sont des « game changer »… C’est pas la question tout du moins pour la performance !

Ce n’est pas le fait d’aller en magasin ou chez un fitter, de taper quelques balles, de changer un ou deux shafts, ne pas se préoccuper du grip qui vous fera mieux driver.

C’est un tout petit peu plus fin, ce qui n’entend pas automatiquement le driver SIM pas plus qu’il ne l’exclut.

Ne cherchez pas de miracles ou de recettes en 5 secondes. Vous voulez un bon driver ? Consacrez-y du temps ! Cherchez à comprendre ce qu’est vraiment un driver ! Ce qui le compose…Son équilibre.

De ce point de vue, il est juste de dire que TaylorMade propose absolument toutes les solutions. Encore faut-il trouver la bonne pour soi…

Comment la tête interagit avec le manche, et le manche avec le grip ?

Il faut dédramatiser cette question de la performance supplémentaire d’un driver 2020 par rapport à 2019 et avant…

Ce n’est plus le sujet…pas plus que de donner un avis ou une note d’un golfeur sur un club, et à tous les autres.

Le sujet, c’est de configurer son driver avec une marque que l’on apprécie, une tête qui visuellement vous plait.

Pour ma part, après des années à chercher, j’ai enfin trouvé ma bonne combinaison, en optant pour un grip plus gros, un manche TPT raccourci, et une tête M4 à l’opposé de ce que peut-être une tête Draw Type, et en 9.5 degrés de loft.

Pourtant, quand j’avais initialement testé cette tête M4, j’avais découvert un faible rendement en smash factor…

Sur le parcours, c’est pourtant avec cette configuration que je tape le plus long et le plus droit.

Est-ce que je pourrai changer pour une tête SIM ?

Pourquoi pas si à loft et lie identique !

Ma motivation tiendrait alors plus au look, et au son à l’impact qu’à la performance.

Plus que la performance, ce qui doit « driver » votre choix, de mon modeste point de vue, c’est le plaisir visuel, le son à l’impact, et la bonne adaptation tête/manche/grip en fonction de votre projet de jeu.

Pour être positif au sujet du SIM, et je remercie TaylorMade de m’avoir déjà envoyé des échantillons, toutes les marques ne le font plus, je dirai qu’il est possible que le son ait été amélioré, et donc par conséquent le plaisir.

Il est aussi certain, pour mon goût seulement personnel, que la forme de la tête, son dessin et ses couleurs sont nettement meilleures, d’un point de vue esthétique et par rapport au M5, qui était selon moi un recul par rapport à l’excellent M3.

C’est déjà pas mal avant d’imaginer un éventuel ou hypothétique gain de distance.

Changez de driver que si vous vous voulez améliorer votre configuration, pas changer un driver pour un autre, et sans savoir ce qui vous apporte vraiment quelque chose.

Personnellement, cela m’a pris des mois, et des dizaines de tests…

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Commentaires   

golfnswing@gmail.com
0 #1 Fabuleux !golfnswing@gmail.com 08-01-2020 19:44
Il ne fait pas de toute que Taylor Made est le roi incontesté& du marketing à base, essentiellement, de ce qu'ils appellent la "technologie visible". Comme me le disais leur représentant à qui je demandais à quoi servaient les vis apparentes qui apparaissaient il y a 15 ans, quand il n'en étaient qu'au balbutiement de cette méthode : "tu comprends, ça fait vendre !"
Et oui, et, pour ça, il n'y a pas de limite à l'ingéniosité pour que ça se voie et que l'on puisse raconter de belles histoire.
Le spin plus bas, ou plus haut ? Ca dépend essentiellement du loft dynamique et de l'angle d'attaque, et il ne saurait y avoir un spin optimal, le même pour tout le monde .
L'incidence de l'aérodynamisme sur la vitesse? cela ne joue vraiment,, et pour une incidence tout à fait marginale, que dans les millisecondes avant l'impact, quand la face est square, et pas comme cela peut être mesuré en soufflerie, et le driver qui optimisera cette vitesse dans tout le down swing, n'est pas près de voir le jour.
Quant à la vitesse de balle, elle dépendra du centrage favorisé, ou défavorisé, par le bon réglage du driver, de la qualité de la face et de son coefficient de restitution -COR-lorsque l'on s'éloigne du centre, et de l'optimisation de ce COR lorsque l'on est au sweet spot. A ce sujet, les injectées c'est comique: si les faces ne sont pas optimisées avant l'injection, le problème des COR souvent inférieurs à l'optimum restera entier.
Et tout cela , mis bout à bout, ne donnera jamais d'aussi bons résultats qu'un driver aux spécifications étudiées dans toutes leurs dimensions, loft, angle de la face, flex, profil du shaft, torque balance point, poids du shaft, longueur, grip, taille et consistance, équilibre dynamique, longueur, et en fonction de la morphologie du golfeur, de la typologie de son swing, et de ses objectifs.
Et ceci ne pourra jamais être obtenu que par un clubfitter/clubmaker professionnel.

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