Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Driver Srixon Z785: Toutes les solutions pour bien driver ?

Deux après le driver Srixon Z565 qui présentait une importante « vague » sous la semelle, Srixon nous propose un nouveau driver avec une ligne beaucoup plus agressive, et un certain nombre de choix techniques dans l’air du temps. Comparativement au précédent driver d’essence très japonaise, le nouveau Z785 semble s’être musclé à la sauce américaine. J’ai pu me faire une première idée fin juillet sur le practice du Saint-Malo Golf Resort. Découvrez pourquoi ce driver Z785 est un véritable virage technologique par rapport au précédent driver.

La « wave technology » développée sur le précédent driver Srixon n’aura pas de nouvelle itération avec le dernier Srixon Z785.

Entre le nouveau et l’ancien modèle, on ne retrouve pas beaucoup de points communs. Srixon nous présente un driver complètement revu et corrigé.

Le Z565 restera un modèle à part dans sa collection.

Avec le Z785, Srixon retrouve le type de design vu précédemment avec le Z545 (deux générations en amont), soit une ligne beaucoup plus agressive, et qui dégage visuellement l’impression d’une plus grande complexité technologique.

Deux ans auparavant, j’avais eu du mal à apprécier le Z565.

Visuellement et dans les performances, je ne l’avais pas trouvé séduisant.

Il me paraissait trop épuré, trop simpliste, et finalement trop loin de l’univers Srixon déjà démontré avec les lignes précédentes.

Ce driver se voulait sans doute une rupture. Il était temps de revenir à un driver bien plus dans l’air du temps, et plus évocateur de puissance.

Et au premier regard, c’est bien ce que dégage ce nouveau Z785.

Le look est une chose, mais ce n’est bien sûr pas le seul élément à prendre en compte.

Si justement le look a changé, c’est parce que la marque japonaise a fait sa révolution s’agissant de la conception technique.

Si le Z565 semblait hors marché sur les choix de matériau et la forme, le Z785 s’approprie bien tous les codes du moment, comme la couronne en carbone, et en fait la construction multi-matériau qui a actuellement le vent en poupe chez la plupart des fabricants.

Pour Nicolas Marchand, responsable de la communication de Srixon en France, cela s’explique par des améliorations techniques pas nécessairement linéaires dans le temps, entre carbone et titane.

« Effectivement, le composite chez Srixon, ce n’est pas quelque chose de nouveau. Nous l’avions déjà utilisé en 2004. Le composite a fait des prouesses très tôt. Cependant, il n’a plus progressé alors que le titane était meilleur. Il y a eu de nouveau progrès avec le composite qui permette d’être meilleur que le titane d’aujourd’hui. Ce n’est pas un coup en avant, un coup en arrière. Simplement, le titane que nous proposions sur la couronne a été remplacé par 5 couches de carbone qui nous a permis d’avoir la rigidité supplémentaire recherchée et nécessaire, tout en gagnant du poids. Le composite d’aujourd’hui n’est pas le composite que nous avions 14 ans en arrière. »

Il ajoute « Les japonais prennent le temps pour analyser les performances. Pour ce driver, ils ont estimé que le composite était meilleur. »

Ce passage du titane au carbone composite n’est pas anodin.

Il définit pratiquement tous les autres changements perceptibles sur ce driver, de la tête jusqu’au manche.

L’usage du carbone permet donc un gain de 17 grammes sur le dessus de la tête, la couronne, afin de redistribuer cette masse sur la périphérie de la tête, et tout autour de la semelle.

La couronne est ainsi 65% plus légère que la même couronne en titane.

Comme c’est toujours le cas pour cet argument, il s’agit d’augmenter le moment d’inertie du club.

On retrouve là encore un élément vu sur le Z545, soit deux générations en amont, un driver qui justement à l’époque était très tolérant, et permettait à un golfeur amateur sans être un pro du driving, de donner un maximum de vitesse de balle plus facilement.

C’est justement ce qui a été un peu perdu avec le Z565 finalement plus pointu, et moins tolérant.

Le nouveau Z785 va donc présenter une tête un peu plus stabilisé pour que le contact soit amélioré.

Je n’avais pas le Trackman, ni des balles Premium au moment de tester ce nouveau driver sur le Practice du Saint-Malo Golf Resort, mais très rapidement, j’ai senti que ce driver délivrait de très bonnes sensations, à défaut de pouvoir encore parler de performances.

Je dirai même que c’est le jour et la nuit entre le Z565 et le Z785.

Ce dernier me paraît réellement pouvoir concourir avec les autres drivers leaders du marché. Cela pourrait même être la bonne surprise de l’année 2018 !

Le changement de conception de la structure de la tête n’a pas qu’un objectif esthétique.

Visiblement, cela a permis Jeff Brunski, ingénieur en chef du groupe Srixon/Cleveland/XXIO de travailler sur une face soudée sur la couronne et sur la semelle.

Nicolas Marchand insiste sur cet argument. « Ce n’est pas une face soudée uniquement à l’emplacement de la face. C’est tout autour, ce qui nous permet d’élargir la surface de frappe, et donc délivrer plus de tolérance. »

Pour la première fois selon le fabricant, ils ont utilisé la face la plus rigide jamais conçue par leurs soins, le TI-51AF Forgé, un titane 8% plus rigide et 1% plus léger que le précédent 6-4 Ti.

Comprenez que si la couronne est en carbone, la face reste en titane, d’où la composition multi-matériau qui est censée associer la légèreté du carbone et la rigidité du titane, pour délivrer un maximum de vitesse de balle à l’impact.

La nouvelle face TI-51AF Forgé a été forgée au Japon chez Nippon Steel dans son usine de Kobe.

J’en arrive à un argument qui devient de plus en plus important selon moi, et même incontournable pour un driver : Le fait de pouvoir régler l’orientation de la face.

Depuis que j’utilise encore plus régulièrement le Trackman pour analyser mon swing de golf, et notamment mes drives, j’ai pu comprendre que mes trajectoires souvent en draw étaient le résultat d’un chemin de club intérieur-extérieur, et une face légèrement fermée à l’impact.

Le driver n’est pas sans effet sur ce résultat.

Si le manche est trop long, cela accentue mon chemin de club intérieur-extérieur, et si la face, comme c’est souvent le cas sur le marché, est fermée à gauche naturellement, et notamment pour faire plaisir aux « sliceurs », je me mets à taper des hooks incontrôlables en pensant que ce n’est que le résultat de mon geste.

Là où pour ma part, Srixon fait bien le « travail », c’est de proposer une face ajustable selon son propre souhait.

C’est vraiment très important de pouvoir placer la face standard, ouverte ou fermée pour justement mieux adapter le driver à son geste.

Dans mon cas, j’opte de plus en plus pour des faces « droites » à l’adresse, et non pas orientée à gauche. Le résultat est nettement amélioré.

J’en arrive à penser que cela devrait être un prérequis sur tous les drivers du marché, surtout que l’on peut progresser, et modifier sa capacité à ouvrir ou fermer la face du club à l’impact.

Il est donc important de pouvoir modifier le réglage du driver, surtout si son swing change.

Le fitting du driver est comme toujours un gros plus.

Dans le cas du Z785, il faut définir le loft (au choix 9,5 ou 10,5 degrés) puis on détermine si on préfère une trajectoire en draw ou en fade.

Sur ce point, je considère de manière générale que les marques n’expliquent pas très bien, et on peut arriver à une confusion.

Oui, pour les pros, le réglage de la tête peut légèrement les aider à générer un effet de droite à gauche ou de gauche à droite, mais c’est tout de même bien plus la technique que le club qui va produire l’effet.

Pour nous les amateurs, le fait d’orienter ou de répartir de la masse à gauche ou à droite de la tête pour soi-disant faire du draw ou du fade ne doit pas se comprendre comme donner l’effet et la trajectoire à la balle.

En réalité, il m’a fallu des années pour comprendre ce que les marques voulaient vraiment dire. Il s’agit surtout de gérer l’angle de fermeture de la face à l’impact.

Pour un golfeur, qui comme moi referme trop souvent la face, le fait de régler le driver en fade ne va pas me permettre de dessiner une trajectoire évidente de gauche vers la droite, cela va surtout atténuer le degré de fermeture de la face, et en réalité, me permettre plus souvent de taper droit.

A l’inverse, pour un sliceur, le fait de déplacer le réglage, fermer la face vers draw, va réduire le degré d’ouverture de la face à droite, et redresser sa trajectoire de balle dès l’impact.

Attention, cela ne fait pas de miracle, car cela ne joue que sur un paramètre sur deux de la trajectoire : L’angle de la face. S’agissant du chemin de club, c’est toujours le joueur qui a la main !

Dans un fitting sérieux, vous verrez qu’en diminuant la longueur du manche, vous réduisez l’écart du chemin intérieur-extérieur par rapport à une trajectoire plus rectiligne, ou en tout cas pour mon exemple.

On est censé perdre en vitesse de swing avec un manche plus court, mais souvent, en frappant plus au centre de la face, on gagne au contraire en vitesse de balle, ce qui est le véritable but recherché.

J’insiste donc sur ce point, le réglage de la tête (Quick Tune System’s) me paraît désormais un élément incontournable, alors que dans un passé récent, je pensais que c’était un gadget, n’arrivant pas à donner foncièrement des effets de draw ou de fades, en changeant les réglages.

Dans mon cas, j’ai mesuré 1 à 2 degrés d’angles de la face à l’impact selon les réglages, cela peut faire une différence de 10 à 20 mètres de dispersion sur le fairway…et encore plus selon la vitesse de swing.

Autre élément propre au fitting, sur ce nouveau driver, Srixon propose la possibilité d’ajuster un poids de 6 à 14 grammes pour parfaitement ajuster le swing weight du club, surtout si vous êtes amené à changer la longueur du manche par rapport au standard.

Enfin s’agissant du manche, là-encore, Srixon a fait évoluer son produit.

Toujours fabriqué par son usine de Miyazaki, Srixon propose un nouveau manche Mahana dessiné en collaboration avec Toray Industrie et Mitsubishi.

Pour faire simple, ce nouveau shaft se veut plus léger, tout en restant plus consistant, et ce, dans le but de restituer une puissance maximale en relation avec sa propre vitesse de swing.

Pour le fabricant, c’est rendu possible par l’usage et la combinaison de NanoAlloy, et de fibres de carbones utilisées par Miyazaki avec son principe dit Dual Speed Technology, déjà vu sur de précédents drivers XXIO.

Pour Nicolas Marchand « Ce nouveau shaft sera plus léger que la génération précédente, et aussi légèrement plus whippé pour donner un peu plus de fouetté, en fonction de l’intensité que l’on va lui donner. »

Le but étant que le shaft ne s’ovoïde pas pendant le swing, et c’est ce qui permettrait de garder le contrôle de la trajectoire, toujours selon Nicolas Marchand.

« Même si je vais trop vite, le shaft va réagir pour vous assurer de réduire la dispersion potentiellement créée par votre mouvement. »

Il ajoute que ce manche a été fabriqué à la main, et spécialement conçu pour la tête de ce driver, étant donné que les deux entreprises travaillent en étroite collaboration.

Il ne s’agit pas là de demander à un sous-traitant, un shaft éventuellement et à peu près en corrélation avec la tête.

Manche et tête sont conçus conjointement.

Désormais plus préoccupé que par le passé par la longueur des manches, constatant que le Mahana est proposé en standard en 45,25 inches, ce qui est un standard plutôt long, j’ai demandé à mon interlocuteur si on pouvait trouver des manches plus courts.

Il est effectivement possible de faire couper le manche, tout en ajustant le poids en tête pour conserver le bon équilibrage du club.

Je précise que les manches proposés sont en stiff 51 grammes (IFC 5433) à priori plus rigide en butt et moins rigide en tip, justement pour donner cet effet de fouetté alors que le regular en seulement 48 grammes sera légèrement moins whippé avec un IFC de 4323.

Il y a moins d’écart de rigidité sur le regular entre le butt et le tip, les deux extrémités du manche.

Il ne me restera plus qu’à organiser le test au trackman de ce nouveau driver avec des balles Premium et plusieurs testeurs.

Sur le papier, et après mes premières frappes de balles, j’aurai tendance à penser que ce nouveau driver propose toutes les solutions que l’on peut attendre d’un bon driver.

Indiscutablement, Srixon revient à une conception plus moderne, plus actuelle, et probablement plus performante que le précédent Z585, qui restera bien une rupture dans son histoire récente.

Cet article sera bientôt complété par un reportage à découvrir sur jeudegolf.tv

Restez informé

Recevez notre newsletter

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.