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Driver PING G400 : 3 choix possibles

Nous vous en parlions quelques semaines plus tôt, PING s’apprête bien à sortir une nouvelle série de drivers courant de l’été 2017, soit 18 mois après avoir proposé la série de drivers PING G. Comme la précédente génération, la série G400 va être déclinée en trois versions : LST (low spin technology) en lofts 8,5 et 10 degrés, SFT (straight flight technology) en lofts 10 et 12 degrés, et « classique » en lofts 9 et 10,5 degrés. Alors que nous espérons fantasmer sur une nouvelle révolution technique, que nous apprennent les premiers clichés des drivers PING G400?

La nouvelle est tombée ce lundi 12 juin 2017, sachant que la liste de mise en conformité publiée par l’USGA est facilement accessible. PING vient de faire valider trois nouveaux drivers.

Ping présente trois drivers sous l’appellation G400

Depuis 36 mois, PING fait visiblement confiance à cette appellation à base de G (G30 et G « tout court ») ne cherchant pas à distinguer son offre, soit en revenant au modèle « i » ou même « ANSER ».

C’est déjà un témoin de continuité dans ce qui nous attend à horizon juillet en France, et sera déjà mis en jeu à l’occasion de l’US Open qui va se disputer Erin Hills cette semaine.

Bubba Watson devrait être l’un des premiers à éprouver ce driver.

Dans le top 3 des gros faiseurs en matière de bois numéro un, derrière TaylorMade et Callaway, PING veut certainement reprendre la main contre ses rivaux, qui eux sortent des drivers tous les ans.

Le G30 avec ses turbulettes avait clairement marqué les esprits, et obtenu de très bons résultats dans les ventes, aux Etats-Unis comme en France.

C’était une prime à l’innovation…réellement perçue par le consommateur.

Depuis, l’offre a tendance à se resserrer, de sorte que le marketing ou la notoriété de la marque restent les principaux éléments explicatifs de la performance commerciale d’un driver par rapport à un autre.

Si les ventes de drivers se portent plutôt correctement en France en 2017 surtout par rapport à d’autres familles de produits, comme les fers ou les balles qui sont dans le rouge, il serait souhaitable que PING ou une autre marque arrive à franchement défrayer la chronique avec un produit nettement novateur.

Cobra tient une idée avec son driver connecté.

Les consommateurs restent cependant encore sur la réserve. La plupart du temps, ce qu’ils veulent, et en particulier les seniors, une grande part de la clientèle de PING, c’est toujours plus de distance !

Comment PING va répondre à cette demande, et avec quel argument la marque peut-elle créer une rupture technologique ?

Les premiers clichés délivrés par l’USGA ne permettent pas de répondre complètement à cette question, mais lèvent déjà des tendances et une grande partie de l’équation.

PING, comme toutes les marques dans cette situation, ne veut pas communiquer sur son produit, et pas avant, la date de sortie officielle.

La liste de mise en conformité de l’USGA est un passage obligatoire.

Internet a bouleversé la donne.

Alors que dans un passé récent, les marques pouvaient tranquillement faire homologuer leurs produits sans être gênées par la presse, aujourd’hui, dès la mise en ligne de l’homologation, tous les journalistes ont accès à la même information.

Conserver le secret et créer du suspense sur un nouveau produit devient impossible.

Pour les marques, il faut obligatoirement fonctionner en deux temps, et renoncer à l’effet de surprise.

De tous les clichés déjà révélés, un manque à l’appel, et c’est certainement le plus important : Celui concernant la face du club.

Ce sera de mon point de vue l’élément déterminant concernant ce prochain driver.

Pourquoi ?

Car, si je m’attends, et j’espère pour le marché, un produit franchement novateur, les premiers clichés de la couronne et de la semelle du G400 me mettent plutôt sur la piste suivante : Une continuité par rapport aux précédents G et G30, notamment avec les systèmes VORTEC et Dragonfly tout simplement reconduits.

Comme je pouvais le supposer, le rachat des brevets NIKE ayant été opéré récemment, il y a fort à parier que PING n’a pas pu dans un délai raisonnable intégrer de nouveaux projets dans sa conception.

C’est bien pourquoi mes précédentes hypothèses risquent de rester au rayon des fantasmes ou de la planche à dessin.

Sans détour, je crains une nouvelle évolution avec le G400 plutôt qu’une véritable révolution comme le G30. Bien entendu, je peux me tromper…

Ce qui accréditerait encore le fait que les limitations actuelles de l’USGA ne permettent tout simplement plus de créer ce fameux choc de performance. Ce produit qui apporte un changement notable par rapport au précédent.

C’est aussi pourquoi je crois de plus en plus nécessaire que les marques changent de fusil d’épaule et investissent de nouveaux territoires autre que la performance pure…comme par exemple la technologie connectée.

Toujours trois drivers distincts...sous un seul label : G400

S’agissant du G400, on peut distinguer sous la semelle qu’une nouvelle barre de tungstène placée stratégiquement aura pour but d’abaisser encore le centre de gravité.

Ce qui suppose que la couronne a été en contrepartie encore allégée.

A ce stade, c’est le principal enseignement révélé par les premières images du G400.

Certainement des arguments qui vont jouer en faveur d’une légère amélioration des conditions de lancements.

Et visiblement, les ingénieurs PING ont voulu pousser cette logique à son paroxysme. Il est probable que le niveau de MOI du G400 dépassera celui des précédents G.

Sur la couronne, les turbulettes du premier G30 et le système VORTEC sont conservés. Le G400 est de ce point de vue bien une évolution.

A ce stade, personne ne peut honnêtement affirmer ce qu’il va en être au sujet de la face, et même le poids final de la couronne.

PING a-t-elle eu le temps d’intégrer un de ses brevets révolutionnaires concernant une face avec des alvéoles ou en nid d’abeilles ?

C’est incertain, et surtout, comment apporter une performance supplémentaire tout en respectant la limitation du COR ? Cette question n’a encore jamais été ouverte.

Concernant le G400 LST censé être le moins spinnant des trois drivers, sur les deux précédentes versions, le modèle justement moins spinnant n’était pas si démarqué du modèle classique.

Pour y remédier, PING pourrait aller un peu plus loin cette année avec cette barre de tungstène franchement plus avancée, tout comme le tuning weight port plus lui aussi avancé.

Petite remarque au passage, le G400 LST sera présenté en 8,5 degrés au lieu de 9, ce qui tend à accréditer le fait que la marque veut accentuer l’écart de lancement par rapport à la version classique.

Le LST pourrait être alors le moins spinnant des trois drivers, en même temps que celui qui propose l’angle de lancement le plus tendu, justifiant enfin sa réputation.

Le modèle « Staight Flight Technology » qui a été pensé pour les sliceurs est le résultat d’une face très fermée et d’une géométrie prononcée au niveau du talon. Ce n’est pas une solution que j’appréciait particulièrement avec les séries précédentes.

A l’adresse, cela se voit nettement.

A la différence des autres modèles de la série G400, PING a placé le poids en tungstène au centre de la semelle et du côté talon.

Cela va déplacer le centre de gravité plus près du talon et augmenter l’angle de fermeture du club pour faciliter le fait de le ramener square à l’impact.

Des éléments communs que l’on peut discerner sur ces nouveaux drivers PING G400, les alvéoles sur la couronne seront vraisemblablement le principal argument technique (à la question près de la face).

Ces alvéoles viennent compléter la structure Dragonfly qui agit déjà sur la stabilité de la tête.

De manière générale, les alvéoles agissent sur les balles comme sur les clubs au niveau de l’aérodynamique.

Comprenez que plus vous swinguez vite, et plus vous obtenez un gain. Avantage surtout pertinent pour des golfeurs professionnels, et moindre pour des amateurs. Ce qui était déjà le cas des turbulettes...

Le meilleur moment pour prendre tout le monde à contre-pied...

En proposant un club à l’été quand toutes les autres marques ont déjà dégainé leurs offres, PING profite d’une plage de temps rêvée pour occuper seul l’espace.

Plus son produit sera innovant, et plus elle pourra reprendre de l’avance en parts de marché. Ce lancement est crucial pour la marque, qui au passage va présenter des nouveaux bois, hybrides et fers G400. C’est donc un gros rendez-vous.

A l'été 2016, le PING G était encore le troisième driver le plus vendu en France. Un an plus tard, il n'est plus qu'en quatrième position derrière le M2, le EPIC et le FUSION.

En un an, les deux leaders ont sensiblement creusé l'écart dans les ventes.

Souhaitons qu’il s’agisse d’une ligne de produits qui apporte un net gain pour le consommateur, sachant que le matériel de golf subit une certaine inflation tarifaire depuis 18 mois.

En France, il faut savoir que malgré la relative ancienneté de la série de fers G par rapport aux nouvelles séries 2017 chez Callaway ou TaylorMade, la série PING G est pourtant toujours la plus vendue.

La série G400 ne devra là-aussi pas décevoir alors qu’elle arrive en terrain conquis.

Pour le driver, ce week-end d’US Open devrait être un bon révélateur de performance alors que cette saison, Bubba Watson est quelque peu rentré dans le rang, tout comme Miguel Angel Jimenez et Lee Westwood sont eux aussi moins en vue.

Mattias Schwab, un néo-pro autrichien de 22 ans, ayant déjà réalisé une solide carrière amateur devrait être le prochain grand espoir de la marque…

Amateur, il jouait déjà du PING ! C'est tout naturellement qu'il a signé son premier gros contrat professionnel avec son équipementier de toujours.

PING a vraiment besoin de la relève pour appuyer ses produits.

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