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Quel nouveau driver PING pour l’été 2017 ?

La marque de Phoenix fonctionne selon un calendrier assez régulier s’agissant de la sortie de ses nouveaux produits, soit une nouvelle gamme de driver et bois de parcours tous les 18 mois. En juillet 2014, Ping créait l’événement avec la sortie du G30 et ses turbulettes. En janvier 2016, le G était principalement une mise à jour avec le concept « Dragonfly ». En juillet 2017, Ping devrait de nouveau créer l’événement…

Un calendrier bien rythmé

Adopter un calendrier de 18 mois pour sortir des nouveaux produits est une contrainte industrielle qui présente des avantages, et des inconvénients.

Au rayon des avantages, d’un point de vue consommateur, le client n’est pas pris en défaut par un rythme de sortie produits trop rapide, qui pourrait créer de la frustration, et de la dévaluation trop rapide.

Au rayon des inconvénients, d’un point de vue des ventes, les derniers mois marquent un essoufflement des ventes, surtout du fait de la sortie des nouveautés de concurrents qui seraient sur un rythme plus court.

Ping n’est pas la seule marque à respecter cette logique, et à s’y tenir contre vents et marées. C’est aussi le cas de Titleist.

Pour en avoir discuté avec Steve Pelisek (Président de Titleist Clubs) en février dernier, c’est une philosophie immuable, basée sur une logique de respect du consommateur « Titleist », et aussi un temps nécessaire pour développer un produit qui apporte une véritable valeur ajoutée par rapport au précédent.

Avant la crise des années 2013-2017, quand TaylorMade changeait le driver tous les ans, il y avait un véritable débat, et même opposition entre marques, sur ce calendrier. Ping comme Titleist n’ont jamais cédé à la tentation d’activer des ventes plus rapidement.

Pour PING, cela tient au fait que l’actionnariat familial, une singularité dans l’industrie, veut préserver son business-model long terme, en préservant une trajectoire rectiligne résistante aux vents parfois contraires.

La marque peut se le permettre, car elle ne vend pas qu’un driver tous les 18 mois. En développant des gammes hommes, femmes, des bois, des fers, et des putters, finalement, au global, elle peut communiquer sur le marché relativement régulièrement.

Bénéfice de cette stratégie, l’arrivée d’un nouveau driver PING reste un événement attendu.

La sortie du G30 en juillet 2014 avait été une réussite d’un point de vue commercial.

Autre avantage d’un calendrier de 18 mois scrupuleusement respecté, une fois sur deux, cela tombe pendant l’été, et juste avant le British Open, troisième majeur de l’année, et gros rendez-vous pour les ventes de clubs après le Masters d’Augusta en Avril.

Si en janvier, la sortie d’un nouveau driver peut-être potentiellement noyé dans la masse des sorties de produits annoncés pour le PGA Merchandise Show d’Orlando, au mois de juillet, le grand flux des innovations est déjà passé, de sorte qu’un nouveau driver PING a plus d’espace pour s’exprimer.

Cette stratégie industrielle et commerciale présente l’inconvénient de rater le rush de « Janvier-Avril », mais l’avantage d’occuper la période « Juillet-octobre » avec moins de concurrence sur le seul argument nouveauté.

Quel driver PING pour juillet 2017 ?

Dans deux mois, nous serons en juillet 2017, 18 mois après le lancement du driver PING G, et 36 mois après la sortie du PING G30.

La culture de PING est plutôt de proposer des évolutions constantes plutôt que des révolutions, dixit notre consultant matériel, Clément Morelle, responsable du magasin US Golf de Lyon.

Pourtant, sans être devin, cette année, PING aurait bien besoin de refaire le coup du G30, qui avec ses turbulettes sur la couronne avait réussi à marquer les esprits et les ventes grâce à une innovation avec deux avantages :

Faire du sens pour le consommateur (facilement compréhensible) … une technologie qui se voit, ce que Chip Brewer, président de Callaway affirme être une clé de succès pour la vente d’un nouveau club de golf.

Proposer une technologie inédite et propre à la marque. A savoir, une innovation qui vous démarque des autres.

Quand Callaway, TaylorMade, et Titleist jouent sur les poids ajustables sous la semelle, PING va chercher à priori à proposer autre chose.

Impossible de se procurer des chiffres sur le business de PING, l’entreprise familiale n’est pas cotée, et ne répond pas à ce type de questions.

Quoi que l’on puisse penser de cette stratégie, PING ne dispose pas des mêmes moyens que certains rivaux soutenus par des grands groupes financiers. De même que les objectifs de profitabilité ne sont pas les mêmes.

En juillet 2015, pour notre dernier entretien avec David Solheim, nous avions pu constater à quel point l’entreprise voulait verrouiller sa communication.

En revanche, le Phoenix Business Journal a recueilli en avril 2017 les propos de John Solheim, actuer pd-g, témoignant du fait que la société s’était portée acquéreuse de plusieurs brevets pour le développement de clubs de golf auprès… de Nike Golf, et son ancienne structure dédiée à la recherche et développement.

Si Nike n’a jamais produit de clubs de golf dans sa propre usine, en revanche, la marque à la virgule avait mis beaucoup d’argent pour racheter le cabinet recherche et développement de Tom Stites finalement baptisé « The Oven ».

Toujours à ce jour, Nike Golf a déposé près de 1237 brevets auprès de the « US Patent and trademark Office ».

Impossible de savoir quel prix a été payé par PING. En revanche, nous savons qu’il s’agirait d’au moins cinq brevets dont trois consacrés spécifiquement au driver.

A cette heure, après vérification auprès de l’USGA de notre part, aucun club n’a encore été soumis à certification par PING en prévision d’une mise sur le marché pour juillet 2017, pas plus que Bubba Watson ne semble jouer un driver prototype. Le secret est toujours bien gardé.

Sur quoi Ping pourrait bien travailler pour créer la surprise, ci-après nos hypothèses.

Les hypothèses de travail et le rachat de brevets

Il semble peu probable que PING ait le temps de faire passer les derniers brevets achetés de l’état de dessin à produit, sauf si ces brevets ont été achetés bien avant que l’annonce en ait été faite.

Ces derniers brevets concernent le fait de sortir une ligne complète de clubs de même longueur, du driver au fer alors que Cobra, plus en avance, s’est contenté de fers de la même longueur. Un brevet qui a été déposé par Nike en mai 2015, et qui est très documenté.

PING a acheté un brevet de fabrication de 2007 permettant d’ajouter des composants en polymères dans la tête d’un driver. Un procédé largement utilisé par Nike avec les drivers Vapor Flex.

Un autre brevet de 2012 concernerait le fait de présenter des alvéoles sur la couronne et/ou la semelle d’un driver. Ce brevet pourrait faire écho à un précédent brevet déposé par PING en septembre 2016.

En fonction de la position des alvéoles, cela pourrait influer sur l’aérodynamisme du club, dans la dernière partie du downswing juste avant l’impact, ce qui ressemble fort à la solution imaginée par Nike pour contrer les fameuses turbulettes de PING.

Enfin, toujours pour le driver, il semblerait que Nike était sur le point d’abandonner le principe de cavité sous la semelle avec les clubs prévus pour 2016/2017. Pourtant, PING a bien acquis un brevet conçu en 2013 qui prévoyait d’allonger encore cette cavité avec une forme carré pour changer la répartition des masses, et augmenter le MOI.

La marque de Phoenix ne devrait pas s’arrêter là, et pourrait continuer à racheter des brevets appartenant à Nike, pour les mixer avec ses propres créations à l’avenir.

En septembre 2016, nous imaginions déjà que PING pourrait travailler sur de nouvelles pistes concernant le driver, et notamment à cause d’un brevet déposé au sujet de la face du driver.

Sachant que la plupart du temps, ces nouvelles pistes concernent le fait de réduire les masses ou de changer la position des masses.

Une tête mesurant entre 440 et 460 cc, son poids est souvent autour de 205 grammes à plus ou moins 10 grammes près, sachant qu’au-dessus de cette valeur, la tête est trop lourde pour être swinguée efficacement, et en-dessous, la tête n’offre pas un MOI assez bon.

La couronne des drivers a souvent été l’élément privilégié par les ingénieurs pour déplacer du poids de cette zone vers la semelle. Cela a été le cas avec le PING G, et le principe « DragonFly ».

Enlever du poids d’une partie du driver est toujours contrebalancé par le fait que la structure doit rester globalement résistante.

Cette fois, PING s’intéressait à la face, et au fait de proposer, non pas une face pleine en titane comme sur le dernier G en T9S, mais plutôt une face en nid d’abeilles, ce qui aurait pour finalité d’augmenter l’angle de lancement, de réduire le spin tout en augmentant la tolérance !

Soit l’idéal recherché par toutes les marques, mais selon différents procédés.

Politique-fiction...

Après avoir porté les turbulettes comme véritable originalité, il est tout à fait possible que PING cherche à nouveau à se démarquer sur la façon d’amener de la performance.

A ce stade de notre enquête, ce serait mensonger de prétendre savoir avec certitude !

Simplement, le fait que PING achète des brevets, ce qui peut aussi être une façon de brouiller les pistes sur un marché hyper concurrentiel, dénote un intérêt de PING pour aller chercher de nouvelles idées ailleurs que dans son seul centre de recherche et développement.

Après avoir mis à l’honneur la libellule (dragonfly), pourquoi ne pas jouer sur le nid d’abeille pour la conception d’un prochain driver jaune et noir, à multiples alvéoles sur la face, sur la couronne ou sur la semelle ? C’est pour l’instant de la pure fiction !

Réponse en juillet 2017 avec sans doute un produit qui devra bousculer l’état actuel des ventes, et relancer PING, au moins pour les drivers, alors que le contexte en France est globalement à la baisse cette année, après une année déjà décevante en 2016.

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