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Driver Nike Vapor Flex 2016

La firme américaine Nike pourrait bien créer une petite surprise en 2016 sur le marché des équipements de golf. Pour avoir découvert l’ensemble de la gamme chez notre consultant, Loïc Monchalin, clubfitter au golf du Gouverneur, et Clubmaker sur le tour européen, notre attention a été particulièrement portée sur le nouveau driver Nike Vapor Flex, qui présente un look unique en son genre. Depuis plus de dix ans, la marque a souvent été très innovante dans ce domaine, mais pas toujours reconnue par le marché comme telle. Qu’en sera-t-il cette année ?

Nike peut-elle créer la surprise avec le driver Nike Vapor Flex 2016 ?

En 2016, l’offre de Nike en matière de driver va tourner autour de trois nouveaux produits : le Nike Vapor Fly, une tête de 460 cc classique et abordable par la majorité des golfeurs, et des golfeuses, le Nike Vapor Fly Pro, club à priori utilisé par Rory McIlroy, une tête au design très similaire à la précédente, mais un peu plus pointue, et enfin, un produit plus particulier, le Nike Vapor Flex qui présente un système d’ajustement bien particulier sous la semelle.

Ce ne sera pas la seule différence sur ce club qui au premier regard ne laisse pas indifférent.

Première remarque importante, la tête du Vapor Flex est de seulement 440 cc, soit 20 cc de moins que la majorité des drivers du marché, et qui correspond au positionnement des produits « pros » ou demandés par les joueurs du tour qui privilégient des têtes plus petites, ne recherchant pas absolument de tolérance en dehors du centre de la face.

Ou disons qu’ils décentrent moins souvent qu’un amateur et préfèrent tirer le meilleur parti du sweet spot !

Bien que ce club soit associé à la famille des drivers Nike Vapor Fly, le Flex n’a pas grand-chose à voir d’un point de vue de la construction. C’est plutôt un lointain cousin !

Si cela se voit au premier coup d’œil, cela s’explique aussi.

A commencer par la tête qui est une construction en deux parties et plus précisément en deux matériaux.

Si la face et la partie avant de la tête sont construites en titane comme l’immense majorité des drivers modernes, la partie arrière qui est aussi la plus volumineuse a été réalisée avec un carbone plus léger et plus résistant, dit RZN.

Le carbone est décidément à la mode ! TaylorMade, avec sa nouvelle famille M, et donc Nike, misent beaucoup sur ce matériau pour développer de nouvelles sensations.

Pour avoir testé ces drivers, il y a effectivement un touché et un son différent. C’est difficile à décrire, mais dirons-nous, une sorte d’impression d’accroissement de l’effet d’écrasement de la balle dans la face par rapport à un club tout titane.

Cette impression étant assez nouvelle, tous les golfeurs risquent de ne pas apprécier, et en particulier, les très bons joueurs qui ont acquis une certaine expérience du retour d’informations dans les mains.

Ils pourraient ne pas retrouver la sensation habituelle, et être surpris.

Derrière cette impression difficile à retranscrire avec des mots, le but recherché par les fabricants est très certainement l’augmentation du MOI, et une meilleure restitution de l’énergie.

Souhaitant certainement que derrière la première impression, le joueur constate un gain de performance qui finira par l’achever de basculer du tout titane vers le carbone.

Nike mise depuis quelques temps déjà sur le RZN ! Ce nom apparait sur ses balles, et d’autres produits.

Il s’agit d’un matériau à base de fibres de carbone combinant force avec légèreté.

De l’aveu de la marque, il y aurait plus d’une vingtaine d’usages différents de ce matériau dans des drivers, des bois de parcours, mais aussi des fers, et des balles de golf.

Est-ce que c’est quelque chose de vraiment nouveau ?

Et bien non, puisque dix ans en arrière, Callaway s’était déjà lancée dans cette aventure avec un driver qui d’ailleurs avait pas franchement défrayé la chronique, le driver FT construit avec une partie avant en titane, et une partie arrière plus légère avec une couronne en carbone.

Pour Nike, cette fois, c’est sûr ! Cela va marcher ! Tout bonnement, parce que la couronne RZN sera plus résistante que le titane tout en réduisant le poids de la tête du club.

Comme vous le savez peut-être, sauver du poids est l’enjeu crucial de toutes marques de drivers pour justement le déplacer, et influer sur le centre de gravité de la tête.

En déplaçant le centre de gravité de quelques millimètres, les marques pensent pouvoir augmenter le smash factor à vitesse constante.

Dans cette optique, la couronne noire présente une structure externe en nid d’abeille pour qu’elle soit plus fine encore, et toujours dans le but de réduire le poids.

A noter, la partie bleu qui représente la section de la couronne en titane, peut aussi servir d’aide à l’alignement !

Abordé au début de cet article comme étant l’élément le plus discriminant, revenons sur le FlightPod qui était déjà présent sur le précédent modèle Vapor Flex.

Ce système très particulier et visible sous la semelle a le mérite d’être unique. A une époque, où toutes les marques passent leurs temps à se marquer à la culotte avec des produits au look très ressemblant.

Nike, et c’est une peu une tradition, arrive à se démarquer avec un produit unique en son genre.

Souvenez-vous des drivers à tête carrée ! Callaway et Nike ont tenté l’aventure. Cela n’a pas fonctionné, mais c’était déjà caractéristique du fait que Nike prend vraiment des risques, et tente des coups.

Avec le flightpod dont la fonction est d’ajuster le poids, pas de réglettes ou de poids en forme de vis à déplacer.

C’est un système de cylindre avec un poids de 9,5 grammes d’un côté, et un poids de 0,5 grammes de l’autre qui peuvent être manipulés en avant ou en arrière de la tête du driver.

Au final, c’est le même usage qu’un poids fixé sous la semelle d’un driver Cobra King F6+ et que l’on peut déplacer d’avant en arrière.

Mais c’est quand même une petite différence.

Si vous insérer la partie la plus lourde (en jaune) vers l’avant, vous abaissez le spin d’environ 300 tours par minute avec un vol de balle plus bas que si vous placez cette partie plus lourde à l’arrière de la tête, ce qui en revanche, augmente la tolérance.

Toujours au chapitre des paris assumés par Nike, et qui différencient la marque, le Vapor Flex présente sous la semelle une cavité !

Apparue avec la gamme Covert, et pour l’instant jamais copiée, Nike a le mérite d’avoir de la suite dans les idées !

Cette cavité est toujours présente sous la semelle du Vapor Flex même si visuellement, nos yeux sont d’abord attirés par le flightpod.

Sur cette tête 440 cc, la cavité a même été élargie pour augmenter le moment d’inertie, et la tolérance sur les coups décentrés.

Pour finir avec la semelle, car décidément, il se passe beaucoup de chose sous la semelle de ce driver.

Vous remarquerez peut-être que la « Volt Compression channel » a aussi été élargie.

De quoi s’agit-il ? Sur ce point, Nike ne se distingue pas. C’est un système très comparable à la speed pocket de TaylorMade ! A savoir une tranchée située derrière la face pour favoriser la déformation à l’impact de la face, et en fait, la compression !

Tout comme chez Taylor, mais aussi Mizuno ou Titleist, il est question d’augmenter la vitesse de balle à l’impact, un point crucial pour la performance d’un driver.

Au global, cette tête 440 cc est en fait un peu plus volumineuse que la précédente, et notamment plus longue de 14,2 mm d’avant en arrière, et la face plus haute de 2,9 mm.

Résultat, la face est plus large de 169.4 cm2 sous l’effet d’une tête plus large de 30cc alors qu’elle est censée toujours mesurer 440 cc ???

Comme écrit plus haut, la tête est légèrement plus petite que sur le modèle Vapor Fly pour favoriser les bons joueurs, mais pas au détriment d’options clés comme le flightpod ou le flexloft 2.0 qui depuis le hosel permet d’ajuster le loft de près de 5 degrés (8,5 à 12,5°).

Au moment de notre essai dont l’article va être publié prochainement, Loïc Monchalin n’a cessé de vanter la qualité du shaft proposé par Nike cette année, le Mitsubishi Tensei.

C’est un point souvent ignoré, mais les marques assemblent des têtes et des manches pour composer un driver dans un certain niveau de prix, et donc un certain niveau de coût pour au final un niveau de marge désiré.

Certaines fois, si la tête présente une grande innovation, le shaft est un produit basique ou très standard, ce qui relativise performance, et rapport qualité/prix.

Nike ne peut pas trop se permettre ce luxe, et quand elle propose un bon shaft, elle est sans doute contrainte de rogner sa marge. C’est le lot des marques challengers.

Démontrer une qualité de produit à un prix qui représente plus l’image que le coût réel de fabrication ou même la marge désirée.

Sans aller plus loin sur cette argumentation, faute d’éléments plus vérifiables, le Mitsubishi Tensei paraît à minima, un shaft intéressant !

En dehors de ce modèle, Nike propose toujours l’UST Elements Chrome et en plus une édition limitée du Mitsubishi Diamana Blue avec du kevlar au niveau du butt, et du boron au niveau du tip !

Toujours selon notre consultant, l’offre Nike en 2016 pourrait être une sérieuse challenger du fait justement de son rapport qualité/prix, et nos premiers retours clients laissent penser qu’il ne se trompe pas.

L’avis de la rédaction :

D’un point de vue esthétique, le Vapor Flex est finalement très conventionnel... Mis à part la bande bleue sur la couronne, l’ensemble est assez sombre, et devrait plaire à ceux qui n’apprécient pas les couleurs flashy du Vapor Fly, au demeurant, un bleu assez sympa.

Techniquement, par rapport au Vapor Fly, même avec un réglage porté sur l’arrière, le Vapor Flex est censé promouvoir une trajectoire de balle plus tendue. Nous le vérifierons dans le test.

Vous l’aurez compris, il s’agit d’un club destiné aux golfeurs ayant une grande vitesse de swing pour justement générer moins de spin. De ce point de vue, il doit être le club le moins spinnant de la gamme.

Des trois drivers proposés en 2016 par Nike, il est - de notre point de vue – le plus intéressant, et le plus intriguant.

Pour autant, ce n’est pas le driver privilégié par Rory McIlroy qui utilise un Vapor Fly Pro.

Comme l’ensemble des marques du secteur, Nike a revu ses prix à la hausse (effet euro-dollars et ajout de nouveaux matériaux).

Le Nike Vapor Fly est passé de 319 euros en 2015 à 349 euros en 2016. Il en sera de même pour le Vapor Flex qui devrait être commercialisé à partir du 4 mars.

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