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Driver Callaway XR 16: Préparez-vous au décollage!

Développé en partenariat avec Boeing, le nouveau driver Callaway pour la saison 2016, le XR redessiné XR 16 se veut tout simplement être le driver le plus rapide de l’histoire de la société ! Bien entendu, un driver rapide, cela ne veut rien dire…Au contraire, il s’agit de favoriser la vitesse de déplacement de la tête de club sous l’effet d’énergie générée par le golfeur ou la golfeuse. Après le Cobra King Ltd développé dans l’Espace, le TaylorMade M1 tout carbone, Callaway dégaine à son tour son driver puissant. En 2016 comme en 2015, la bagarre pour la suprématie mondiale ne faiblit pas, et le niveau des compétiteurs monte…

Bienvenue à bord du vol Callaway XR 16, vol long-courrier à destination de...

Le ton est donné dès le départ !

Callaway nous a d’ailleurs permis de recevoir le club très rapidement, tant et si bien que nous avons pu l’examiner sous toutes les coutures.

Premier constat qui nous a sauté aux yeux, un air de ressemblance avec précédent club Callaway qui n’a peut-être pas autant marqué son époque, en tout cas pas autant que le Big Bertha, le XR 16 a des faux-airs de ressemblance avec le driver Optiforce.

Un club lancé à l’été 2013 et qui avait été annoncé comme un driver de vitesse par Callaway.

Ce dernier était monté en standard sur un shaft très léger, et allongé, le Project X Velocity (d’ailleurs le plus léger des drivers testés en 2013).

Effectivement, nous avions trouvé un gain de vitesse de club de près de 2 mph à iso-conditions, ce qui était assez considérable.

Pour un testeur disposant d’une vitesse moyenne de 91.5 mph, avec le Callaway Optiforce, sa vitesse moyenne de club était montée à 93.6 mph.

Est-ce que pour autant ce driver a gagné le prix de la distance en 2013 ? Non, il a été légèrement devancé par le Titleist 913 D2.

En cause, un taux de spin assez élevé et un smash factor pas forcément très tolérant pour l’Optiforce.

En matière de driver, nous l’écrivons souvent, il s’agit souvent de compromis. Avec un shaft franchement plus léger et plus long que la moyenne des manches standards du marché, l’Optiforce gagnait en vitesse de club, mais voyait parallèlement son angle de lancement augmenter de plus de 2 degrés par rapport à la moyenne des autres drivers.

Adieu les trajectoires très tendues, et bonjour le spin…

Près de trois ans après la sortie de ce driver, Callaway veut sans doute résoudre toutes les parties de l’équation.

Successeur du XR, driver lancé en 2015 sur le créneau des clubs accessibles à tout public et relativement bon marché (en effet à 359 euros prix tarif, en 2015, le XR était en-dessous de près de 50 euros du prix marché moyen des drivers proposés), le XR 16 se doit de confirmer le retour de Callaway au sommet des ventes de drivers dans le monde.

Si le PING G30 a été le driver le plus vendu dans le monde, au cumul de ses modèles, Callaway a repris la première place à TaylorMade, un événement dans le monde des équipementiers de golf.

Moins exposé médiatiquement que le Big Bertha ou le Great Big Bertha, les drivers stars de Callaway, le XR était en fait la vrai bonne affaire du fabricant américain.

Toutefois, frontalement opposé au TaylorMade Aeroburner, le XR était en fait plus cher que son rival (respectivement 299 euros contre 359 euros) et très proche en performance malgré un taux de spin légèrement plus élevé, défavorable à la distance à vitesse de swing équivalente.

Autant dire qu’en 2016, Callaway se devait de relever le défi, et tenter d’améliorer encore les performances de son club.

Toujours dans un rythme de sortie d’un driver par an, Optiforce en 2013, X Hot en 2014, XR en 2015, et donc XR 16 en 2016, Callaway a astucieusement misé sur un partenariat avec la prestigieuse société aéronautique Boeing pour tenter de définitivement imposer son driver auprès des consommateurs.

Première difficulté à passer : la hausse du prix !

En effet, le XR 16 sera commercialisé au prix tarif de 399 euros, soit 40 euros de plus que le XR. Certes, le XR, produit moyen de gamme d’un point de vue tarifaire était moins cher qu’un R15 ou un Great Big Bertha, des drivers premiums, le XR 16 monte en prix car tout le marché va monter en prix en 2016 sous l’effet de la conversion euro-dollar défavorable aux américains, mais pas seulement…

La guerre des étoiles coûte cher ! Même si Han Solo a fait un retour triomphal au cinéma, pour Callaway, le partenariat avec Boeing n’a certainement pas été gratuit.

Toujours plus de R&D pour pousser toujours plus loin la performance, ou repousser les limites de l’aérodynamique !

Tiens parlons-en d’aérodynamique puisque c’est tout le sujet du driver Callaway XR 16.

Le but recherché par la marque américaine était dès le départ le fait de produire un maximum de vitesse de swing, tout en apportant plus de tolérance que le précédent modèle.

Pour mémoire, et pour une vitesse moyenne de swing de 94 mph au drive, le XR donnait un smash factor de 1.43 contre une moyenne marché de 1.45. Le XR pouvait donc mieux faire.

C’est là où les ingénieurs de Boeing ont apporté leurs contributions avec un tout nouveau dessin de la couronne.

En 2015, sur ce thème précis, Ping a marqué de très gros points avec ses turbulettes sur la couronne du G30.

Sur le XR 16, pas de turbulettes, en revanche, une forme de couronne très bombée pour faire baisser la résistance à la pénétration dans l’air de 30% par rapport au XR précédent !

Dans le même temps, la face du club réduit elle-aussi la pénétration dans l’air de 10% !

Résultat, c’est d’une logique mathématique infaillible…plus de vitesse de club, et donc plus de distance.

Si nous devons jouer les oiseaux de mauvais augure, attention, plus de vitesse de club ne suffit pas toujours, surtout si cela créé d’autres compensations qui amenuisent en fait les gains, comme un angle de lancement ou un taux de spin trop élevé.

Notre test indépendant devra justement traiter ces questions.

Passé ce gros effort de la part de Callaway, la marque en a aussi profité pour réduire la masse de sa face de près de 9 grammes. C’est un travail plus classique pour une marque de driver. Nous nous demandons jusqu’à quel poids elle pourra descendre ? (sans mauvais esprit)

L’intérêt de cette intervention sur la face étant de produire cette fois une plus grande vitesse…de balle à l’impact avec plus de MOI et donc un smash factor amélioré.

Enfin, Callaway a déplacé les gains de poids plus bas dans la tête, et plus en arrière pour tenter d’optimiser le spin.

De l’aveu de leurs ingénieurs, ils auraient gagné 15% d’abaissement du centre de gravité par rapport au XR de 2015.

L’avis de la rédaction :

Pour envoyer un drive loin et droit, effectivement la vitesse de club est le premier paramètre clé pour y parvenir.

L’aérodynamique d’une tête de club et le fonctionnement plus général de l’ensemble tête shaft est donc une préoccupation légitime pour une marque.

Toutefois, pour un driver, il faut savoir que vous déplacez une face plate dans l’air, et en plus avec l’ambition d’accélérer à l’impact, ce qui provoque une rotation de cette dernière.

D’un point de vue purement mathématique, ce n’est pas le scénario le plus idéal pour faire accélérer un morceau de métal dans l’air, et c’est là justement que Boeing intervient pertinement.

Avec ce partenariat, il est certain que Callaway a appris des choses très importantes concernant le fait de manipuler un objet en rapport avec la friction de l’air.

La firme Boeing ayant elle-même conduite des recherches pour ses propres avions, utilisant des ailettes pour casser les flux d’airs et réduire les effets de trainées. Objectif : Abaisser la consommation d’énergie !

Dans le cas du driver XR 16, la problématique était légèrement différente. Au contraire, il fallait faire en sorte que l’air reste le plus près possible de la tête et le plus longtemps pour ne se disperser qu’après l’impact.

Pour l’avoir concrètement déjà testé (désolé, le résultat du test ne sera publié que dans quelques jours, histoire de confirmer les datas, et faire participer d’autres testeurs), effectivement, il paraît évident que ce club est très facile à déplacer dans l’air, et ce sans avoir besoin d’être aussi léger que l’Optiforce, qui pour le coup l’était trop pour une grande majorité de golfeurs.

Pour rappel, le shaft Project X Velocity de l’Optiforce ne pesait que 43 grammes quand l’actuel shaft Fujikura Speeder Evolution 565 pèse 59 grammes, soit 16 de plus !

Cela n’empêche pas ce nouvel opus 2016 d’être un club globalement léger (mieux équilibré que l’Optiforce) de 5 à 15 grammes (tête, shaft et grip) par rapport aux drivers concurrents.

Pour justement réduire ce poids, Callaway a eu recours à plus d’aluminium dans son mélange en titane pour maintenir la résistance tout en abaissant le poids de la couronne.

Deux grammes de moins pour la couronne, et neuf grammes de moins pour la face, c’est justement cela qui a permis de modifier le centre de gravité de la tête.

Etant donné la profondeur de la tête favorable au smash factor, il ne sera pas inintéressant de jouer avec le système optifit pour changer le loft du club, et trouver la bonne configuration pour chaque golfeur.

De ce point de vue, vous aurez un choix de loft de 9 à 12° avec une option draw disponible qui aura tendance à légèrement fermer la face (en tout cas plus que le XR précédent).

Pour finir par l’esthétique du club, nous ne sommes pas franchement fan de la couleur du shaft (trop rouge), mais les goûts et les couleurs….

En revanche, la couronne de la tête propose un grain mat très agréable au touché. Concernant la semelle, il y aura les pros et les contres…

Bonus :

Pour ne pas vous faire languir, nous vous proposons les données d’un seul testeur (en attendant les deux autres)

Ne focalisez que sur le smash factor, le spin, et le degré d’efficacité, en un an, le testeur a gagné en vitesse de swing. De ce point de vue, pas facile d’identifier ce qui vient du club, de ce qui vient du joueur… Le test avec les deux autres éléments de notre équipe de testeur (senior et joueur amateur de haut niveau) devrait apporter une réponse plus complète sur cet aspect.

En revanche, nous notons déjà un gain de 0.2 points de smash factor, une baisse du taux de spin de 200 tours par minute, et une nette amélioration du degré d’efficacité (passant de 2.35 à 2.43).

Cet élément est le plus intéressant car il annihile les facteurs extérieurs au driver pour comparer des choses comparables.

Bon vol sur la compagnie Callaway Airways…

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