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Driver Callaway Rogue SubZero

Lancé en même temps que le driver ROGUE, le modèle Subzero se veut le driver le plus ajustable, au niveau du loft, mais aussi au niveau de la position du centre de gravité. Mis à part ce nom tout droit sorti d’un jeu vidéo, ce driver Callaway en version EPIC avait été un an plus tôt, à la fois une surprise pour son niveau de performance, et une mise en exergue de la technologie JailBreak. Dans le top-3 des meilleurs drivers de l’année passée, qu’en sera-t-il en 2018 ? Peut-on vraiment attendre un bouleversement en moins de douze mois ?

Subzero : La bonne surprise de 2017 se renouvellera-t-elle avec le Rogue en 2018 ?

Le changement du poids entre l’avant et l’arrière de la tête peut avoir un effet spectaculaire sur le taux de spin donné à la balle. En tout cas, cela avait été une des conclusions de mon test du driver Callaway Subzero Epic.

Deux poids interchangeables (2 grammes et 14 grammes) à l'avant et à l'arrière de la semelle vous permettent d'ajuster le taux de spin à ±200 tours par minutes. Positionnez le plus gros poids vers l'avant pour réduire le spin, positionnez-le vers l'arrière pour augmenter la tolérance et améliorer le lancement et la portée.

Commercialisé au même prix que le driver ROGUE, la nouvelle version Subzero est vraiment à considérer.

A la différence du duo M1/M2 chez TaylorMade, et ce sera sans doute encore le cas avec M3/M4, il n’y a pas une si grande différence de tolérance entre EPIC et Subzero EPIC ou désormais ROGUE et Subzero Rogue.

Si le ROGUE est présenté avec un swing weight en D3, très conventionnel et adapté pour la plupart des amateurs, le D4 du SubZero ne m’a paru injouable, bien au contraire.

A prix équivalent, j’aurai tendance à dire (549 euros), qu’il serait presque dommage de se priver de l’ajustabilité du modèle Subzero, pour justement trouver le bon équilibre entre MOI élevé et taux de spin abaissé.

Quand j’avais essayé un peu plus tard dans la saison, la version ajustable du driver EPIC, j’avais finalement trouvé un résultat plutôt bon sans toucher au réglage du centre de gravité, et en laissant le poids vers l’arrière, alors qu’une fois, le poids placé vers l’avant pour baisser le spin, le Subzero m’avait donné une des meilleures performances de la saison.

Dans le tableau ci-dessous, on peut voir, classé par ordre de distance moyenne (du plus grand au plus petit) que le modèle Subzero a été plus performant que le modèle EPIC.

Surtout, en proposant deux configurations distinctes, il donne deux fois plus de chances de trouver le bon réglage au niveau de la tête, sans même parler du choix du shaft.

Paradoxe, en changeant les propriétés de poids, au lieu de baisser la tolérance et baisser le spin, j’ai monté la tolérance, et effectivement, baissé le spin.

Dans la version que j’appelle « High MOI », c’était le principal reproche que je pouvais faire au Subzero.

Plus de 2900 tours de spin, c’était trop, et alors que le smash factor à 1.47 ne laissant pas trop penser que je décentrais les frappes excessivement.

Mis à part que j’ai swingué moins vite avec le réglage LOW Spin, tous les ratios étaient meilleurs.

Je prends pour exemple le ratio spin sur angle de lancement qui restitue les conditions de lancements. Soit 156 tours par angle de lancement, le ratio le plus bas de l’année et comparable au TaylorMade M1, à la différence que je n’ai jamais pu trouver le bon tempo avec le M1.

Les deux drivers avaient beau être des D4 dans les deux cas, pour une raison que personnellement j’ignore, le M1 m’a paru injouable, et j’ai essayé plusieurs manches sans succès.

Ce problème ne s’est pas posé avec le Subzero.

La seule remarque que je pourrais faire concerne la vitesse de swing. Si cette dernière avait été plus élevée, à la vue des ratios, le Subzero en version Low Spin m’aurait donné la meilleure distance de la saison.

Rogue : Qu’est-ce qui change ?

Pour présenter son nouveau driver, Callaway affirme « Distance Jailbreak avec faible taux de spin dans une forme ultra tolérante ».

Le ton est donné.

Le communiqué de presse de la marque fait état d’un commentaire dithyrambique « Rogue Sub Zero est une prouesse extraordinaire : un driver digne des pros, puissant, à très faible taux de spin et doté d'une forme de tête à MOI élevé. Bien qu'il soit conçu pour plaire aux pros du Tour, le Rogue Sub Zero est tellement tolérant et facile à frapper que tout amateur à la recherche d'un spin plus faible sera le candidat idéal. »

Effectivement, ce sont des arguments intéressants qu’il convient de vérifier.

Comme pour le driver ROGUE, les changements évoqués par la marque, et en particulier, le patron de la recherche et du développement, Alan Hocknell, ne paraissent pas révolutionnaires.

On est dans la continuité de l’EPIC avec des petites touches d’améliorations. Ci-après, je vous retranscrit le contenu de l’argumentation Callaway :

Les nouvelles barres en titane en forme de sablier sont plus légères qu'auparavant, mais tout aussi efficaces pour rigidifier la couronne et la semelle, permettant ainsi à la face de supporter une plus grande charge d'impact et donc d'offrir plus de vitesse de balle.

La technologie améliorée X-Face VFT augmente la vitesse de balle sur une plus grande partie de la face.

Le MOI élevé du Rogue Sub Zero résulte d'une couronne composite en carbone triaxial légère et robuste qui permet d'économiser du poids qui est ensuite redistribué dans le périmètre de la tête.

La forme et la configuration de la tête du Rogue Sub Zero permettent aux ingénieurs de Callaway de positionner le centre de gravité bas et profond avec un effet plus neutre.

Cette position, le long de l'axe neutre de la tête (ligne longeant perpendiculairement le loft et croisant le centre géométrique de la tête), permet un lancement plus élevé et un faible spin, soit des conditions de lancement qui favorisent une distance maximale.

Sur la question du choix entre ROGUE et ROGUE Subzero, Alan Hocknell apporte la définition suivante :

« Le driver Rogue standard occupe une place centrale sur le marché. Il répond aux attentes des joueurs : un spin relativement faible, un haut niveau de tolérance, une vitesse de balle élevée à partir d'une grande surface de la face. Il est probablement le modèle qui conviendra à la plupart des joueurs. Cependant, beaucoup de golfeurs réalisent des niveaux significatifs de side-spin. Pour contrer ce phénomène, le Rogue Draw présente tous les avantages du modèle standard, mais avec une capacité de modelage de trajectoire / un effet de correction agissant plus de droite à gauche, grâce au poids supplémentaire interne du talon et une vis externe de 5 g. Et pour finir, avec le Rogue Sub Zero, nous avons un driver pour les golfeurs qui ont tendance à créer trop de backspin. Le driver bénéficie d'un centre de gravité plus neutre, il ne dispose pas d'une grande capacité de draw, ce qui l'oriente vers les meilleurs joueurs qui frappent le centre de la face plus souvent. Toutefois, pas toujours... ... Nous avons relevé qu'un certain nombre de joueurs réalisent ce que nous appelons un swing « dominé par le fer » : ils frappent la balle assez bien avec des fers mais procèdent de la même façon avec un driver, ce qui n'est pas très efficace. Cela arrive aux golfeurs d'habileté moyenne effectuant trop de spin avec le driver. Le Sub Zero bénéficie toujours de beaucoup de tolérance, il pourrait donc, pour ce type de joueurs, permettre de contrecarrer ce défaut. »

Ne reste plus qu’à tester…

Mon premier avis

Pour ce test, Callaway m’a proposé un manche stiff sur une tête de loft 9 degrés. J’ai réalisé quatre essais distincts :

Loft 9 et 11 degrés puisque la tête est ajustable.

High Moi (HM) et Low Spin (LS) puisque la tête est ajustable.

Toutefois, ce n’est pas exactement le même test que l’an passé puisque la version EPIC était en 10,5 degrés sur manche regular.

Les résultats ne sont donc pas complètement comparables.

Des quatre essais du Subzero Rogue, une configuration se détache nettement : HIGH MOI en 9 degrés.

C’est à la fois la configuration qui a apporté la meilleure distance moyenne (235 mètres), le taux de spin le plus bas (1802 tours), et le meilleur smash factor (1.48).

En optimisant l’angle de lancement, je pourrais peut-être encore augmenter la distance.

Si je note entre EPIC et ROGUE, un moindre taux de spin notable, je ne sais pas dire si cela vient de la tête ou du manche (stiff).

A la lecture des chiffres, je ne trouve pas de cohérence entre les choix du MOI et du loft. On pourrait s’attendre à ce que si le réglage favorable au MOI est meilleur sur la tête en 9 degrés, il sera meilleur en 11 degrés versus le réglage Low Spin, or c’est l’inverse.

A défaut de complètement comprendre la logique des réglages, et d'appréhender les tendances, le fait de pouvoir ajuster ces 4 paramètres, permet de trouver le meilleur pour soi.

Je soupçonne le fait que d’un jour à un autre, on puisse avoir des sensations différentes, et trouver des résultats différents. Le fait de pouvoir changer les réglages peut être alors une bonne chose versus un driver non ajustable. Le risque avec tous les drivers ajustables, c’est de finir par se chercher un peu continuellement.

S’agissant de comparer les modèles EPIC et ROGUE, en l’état, je n’ai pas assez d’éléments pour statuer sur une amélioration. Il me semble que les deux drivers sont très proches, et plutôt dans un standard de performance haut pour le marché.

Si j’étais possesseur d’un EPIC, je ne suis pas certain de trouver assez de gain pour changer en ROGUE. Si en 2018, je me posais la question de changer de driver par rapport à un modèle de 2016 ou plus ancien, le ROGUE serait assurément dans les drivers à tester.

En 2017, entre M1 et Subzero, le match était nettement à l’avantage de Callaway. Reste à voir en 2018, ce qu’il en sera avec le M3 ?

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