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Wedges Cleveland CBX : Enfin des wedges plus faciles à jouer ?

Peut-être, êtes-vous comme moi, particulièrement concerné par la problématique à résoudre du chipping et de la qualité des approches à moins de 50 mètres, et donc du besoin des outils les plus simples à jouer. Utilisateur d’un ARCCOS 360, j’ai aussi pu récemment observer que sur une dizaine de parties jouées cet été, je sortais mes 3 wedges (50, 56 et 60) dans 23% des cas contre seulement 13% pour le driver et le bois 3. Le 60 degrés devance le 56 degrés dans la liste des clubs que j’utilise le plus sur un parcours, largement devant le driver ! C’est donc dans ce compartiment de jeu que je perds le plus de coups ! Quand une marque me parle de wedges plus faciles à jouer, je suis forcément très intéressé…

A l’aide de l’outil ARCCOS 360 qui historise les coups de golf sur toute une partie, et analyse vos performances et contre-performances, j’ai pu constater à quel point j’étais pénalisé par la mauvaise qualité de mon chipping en bord de green. Sur une partie jouée 10 au-dessus du par, c’est facilement 40% de mes erreurs !

Alors quand Cleveland présente le nouveau CBX en parlant d’une plus grande facilité, je vais être forcément attentif.

Avant de tester les clubs au golf de Marne La Vallée en région Parisienne dans le cadre d’une démo organisée par la marque pour la presse, je vais vous relater les arguments mis en avant par Jeff Brunski, le directeur de la Recherche et Développement de Cleveland Golf, rencontré en février dernier. Des arguments qui présentent du sens.

Peut-être même enfin du bon sens pour beaucoup de simples amateurs !

Premier constat sur l’état général du marché des clubs de golf en 2017, les fers à cavité continuent de prendre une plus grande place dans les ventes au détriment des lames.

Des tests que nous effectuons sur jeudegolf.org, nous constatons indubitablement deux tendances : une augmentation de la distance, et une baisse du taux de spin couplé à une baisse de l’angle d’atterrissage proposée sur les fers à cavités.

Je ne suis pas certain que tous les golfeurs amateurs qui testent des clubs, font des fitting… comprennent bien les enjeux qui sont ainsi posés, à souvent regarder le seul aspect de la distance.

Les marques répondent à la demande avec une offre, non pas adaptée, mais désirée. Plus de distance ! On veut tous plus de distance.

Pour ce faire, on nous met dans les mains des fers 7, qui sont des fers 5 avec des lofts abaissés de 2,3, 4, et parfois même 5 degrés de lofts.

Sur le papier, quand vous sortez votre fer 7, vous tapez effectivement 1 à 2 cannes plus loin qu’avant.

En revanche, il y a une contrepartie que vous ne pouvez pas visualiser quand vous êtes à 120, 130, 140 ou même 150 mètres du green !

La balle ne freine pas autant qu’avant ! Le pouvoir stoppant est diminué par l’action conjointe du spin qui a été baissé jusqu’à 2000 tours (de 7000 à 5000 tours en moyenne), et l’angle d’atterrissage de la balle, passé de 45 degrés à 43 degrés ou moins.

Voilà pourquoi aujourd’hui, de plus en plus de golfeurs passent des lames au fers à cavité dopés.

Est-ce que nous scorons mieux ? C’est la seule véritable question.

Si gagner en distance équivaut à perdre en contrôle, où est le gain ?

C'est à chacun de l'évaluer en fonction de son jeu et de ses besoins.

En matière de wedges, l’offre se résumait jusqu’à présent et curieusement, à essentiellement des lames.

La raison en étant tout simplement une prédominance de l’esthétique dans l’acte d’achat.

Par habitude, et aussi par le fait de clubfitters, comme par exemple David Edel qui ont su « maginifier » certains wedges, le marché raisonnait plus image qu’efficacité, pureté plus que score.

Le wedge, c’était jusqu’à présent le plus beau club du sac…

Avec le CBX, il me semble que Cleveland pose enfin les bonnes questions.

Pourquoi j’utilise des fers à cavité à défaut des lames que je trouve injouable, et pourquoi j’utiliserai des lames difficiles sur mes wedges, quand en plus, je le joue plus souvent que n’importe quel autre club du sac ?

Jusqu’à présent, l’offre globale des wedges a trop été seulement pensée sous le prisme du très bon joueur, qui a besoin d’un « dos » le plus fin possible.

Proposer aujourd’hui un wedge à cavité pour en faciliter le maniement est donc un premier argument censé, mais pas forcément encore suffisant.

Deuxième argument que j’ai trouvé pertinent.

Pour Jeff Brunski, l’étude des ventes des derniers clubs mis sur le marché à illustrer une terrible évidence.

La plupart des séries montées aujourd’hui en acier n’excèdent plus les 110 grammes, et même les 90 grammes en matière de poids de shafts.

A l’inverse, une grande majorité des wedges vendus dans le commerce sans fitting, sont vendus avec des manches à plus de 120 grammes !

Quelle incohérence ! Si on part du principe qu’un swing est toujours le même, comment expliquer qu’avec un fer 9, le poids ressenti diffère à ce point du gap wedge ?

Brunski met donc cet argument en avant pour expliquer le choix du grammage du shaft proposé sur le wedge CBX, un nouveau manche conçu en partenariat avec True Temper.

Le nouveau True Temper Dynamic Gold 115 a donc été pensé pour les amateurs, et pas pour le joueur du TOUR.

Comme son nom l’indique, il est plus léger.

Toutefois, certains amateurs avaient déjà anticipé la problématique, en faisant monter des shafts encore plus légers dans le cadre d’un fitting. Cependant, c’est encore un acte très marginal dans le processus d’achat actuel d’un wedge.

Alors me direz-vous, pourquoi Cleveland se réveille seulement maintenant sur ce sujet ?

D’une part, l’évolution des ventes entre cavité et lames n’est pas un processus si ancien, en tout cas dans la proportion récemment constatée (84% des ventes de cavités), et d’autre part, la marque propose déjà des versions CB sur ses wedges, au même titre que Callaway, Titleist ou TaylorMade.

Simplement, jusqu’à présent, il s’agissait de la version CB d’un wedge construit à l’origine en version lame.

Dans le cas du CBX, Cleveland est vraiment parti du concept d’un club à cavité, et pas dans l’objectif d’en faire une version TOUR derrière.

Le travail mené par Jeff Brunski et ses équipes a été de dessiner le club universel. Celui qui ferait le mieux la synthèse de tout ce qui se produit actuellement sur le marché, pour ensuite, dessiner le club Cleveland qui pourrait s'en approcher le plus : le CBX.

C’est aussi une question de culture et de marché.

Historiquement, les USA pèsent près d’un golfeur sur deux dans le monde ! La culture golfique y est plus athlétique qu’en Europe ou au Japon. En gros, le client américain a trop longtemps préfiguré de l’offre mondiale des marques.

Les temps changent. Les marques produisent en moins grande série des clubs plus distincts. Le consommateur américain n’est plus le seul modèle.

Certes, plus un loft est élevé, et moins le besoin de tolérance est important, cependant avec une lame, le sweet spot est plus petit, et plus proche du talon.

Le CBX se veut justement une réponse cohérente.

Le principal objectif de Brunski était d’augmenter le MOI, et le poids périphérique autour du dos de la tête, alors que la semelle élargie devait aussi économiser 76 grammes pour que ce wedge ne soit plus un « muscle back » mais bien un w-edge, à savoir un club avec du poids en périphérie (edge du club).

La semelle a été élargie, en particulier au centre (5mm en plus) et en pointe (9mm en plus) par rapport au dernier RTX-3.

Le club paraît ainsi plus lourd en pointe, mais reste relativement équilibré.

Une fois que je l’ai eu en mains, je peux vous mettre au défi de ressentir ces éléments.

Conséquence, cela déplace une plus grande proportion de poids vers le talon, et ainsi le centre de gravité est plus au milieu du club, soit environ 2 à 3 millimètres du centre géométrique de la face.

Avec les lames, usuellement, le centre de gravité est plus proche du talon à cause du poids du hosel, qui fait donc bien pencher le poids du côté talon.

A l’inverse, Cleveland affirme que le centre de gravité du CBX est 5 mm plus proche du centre. Le marketing de la marque n’hésitant pas à nommer ce principe : Feel Balancing Technology.

Posé au sol, le club ne paraît pas si différent d’un autre wedge Cleveland. Et pour cause, on ne joue pas avec le dos d’un club de golf !

Entre un RTX-3 et un CBX, visuellement, c’est assez difficile de les distinguer à l’adresse, surtout en ne regardant que la face.

La face présente les mêmes avantages proposés sur le RTX-3, à savoir des rainures ROTEX 3 qui combinent des rainures ZIP, du micro usinage et de l’usinage laser entre les rainures pour augmenter la friction de la balle à l’impact.

La semelle présente toujours le principe Dual V, vu pour la première fois sur le RTX-3, un principe lui-même hérité des fers Srixon Z 545.

Principe qui doit rendre le wedge vraiment très maniable surtout sur le gazon.

Tous ces éléments mis bout à bout sont censés nous offrir une solution de wedging plus facile à mettre en œuvre.

Pour ma part, le premier test n’est pas suffisamment révélateur.

Je suis encore incapable de déterminer si le club est plus facile par rapport à une lame.

En tout cas, il n’est pas plus difficile, et les chips que j’ai eu à faire ont tous été réussis.

Le contact est aussi bon qu’un RTX-3. Pour formuler un avis pertinent et objectif, il faudrait encore essayer sur plusieurs sessions.

De mon point de vue, il est difficile de démontrer avec une absolue certitude l’avantage proposé, de même qu’il est difficile de le contester sur seulement quelques coups.

Cependant, la logique des arguments proposés par les ingénieurs Cleveland est limpide.

Les CBX seront proposés du loft 46 à 60 mais avec un seul bounce, le plus large, et contrairement à ce qui est possible de sélectionner avec un wedge tour player type RTX-3, à savoir de un à trois bounces différents.

Pour Jeff Brunski, interrogé à ce sujet, si vous avez besoin de réduire le bounce, c’est que vous n’êtes pas concerné par le CBX.

Il y a désormais une véritable séparation entre les besoins d’un TOUR Player, et ceux d’un golfeur amateur qui se bat au chipping…

Une semelle plus large doit vraiment permettre d’augmenter la tolérance, et réduire les grattes.

Le CBX doit vraisemblablement aider à réduire la marge d’erreur à l’aide de sa semelle plus large.

Disons que le CBX présente l’intérêt d’offrir la technologie d’un wedge tour player sur la face, et le bénéfice d’un wedge pour amateur sur le dos, et le périmètre du club.

A l'avenir, je ne serai pas surpris que Cleveland distingue plus fortement le segment des wedges lames de celui des cavités pour vous proposer une nouvelle façon de réfléchir votre achat de wedges. Le club qui se change le plus souvent dans le sac...

To be continued…

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