Wedges Callaway MackDaddy CB: Plus facile ?

En matière de sandwedges, il y a deux grandes familles de produits, les lames traditionnelles (blades) qui d’ailleurs dominent paradoxalement les ventes en France, et les cavity back, des clubs aux dessins plus larges, et il faut l’admettre moins esthétiques. Avec le CBX, Cleveland occupe ou plutôt domine les ventes de clubs CB ou plus facile à comprendre, les wedges tolérants. En sortant depuis septembre 2020, un nouveau MackDaddy CB, Callaway espère sans doute occuper davantage le terrain, et quelque part, apporter de la cohérence par rapport à la majorité de ses ventes de fers…

Cleveland CBX2 et Callaway MackDaddy CB, désormais, il y aura clairement un match à armes pratiquement égales…tout du moins, s’agissant des caractéristiques de produits qui se veulent très similaires ou qui répondent à la même problématique.

Sans se mentir, clairement, on est loin des canons de beautés généralement vus à propos des wedges traditionnels.

La semelle est plus large de même que la topline, et en fait un peu tout le dessin de la tête est plus proéminent.

On retrouve la même logique qui existe déjà sur les séries de fers entre par exemple une lame MB très fine, et une série MAVRIK aux traits plus larges.

Fait étonnant, les consommateurs se tournent majoritairement vers des fers tolérants avec des semelles plus importantes, mais ce n’est pas aussi systématique, au moment de choisir des wedges.

Cela tient peut-être au fait qu’en magasin, les beaux wedges sont plus facilement mis en avant, et il y a peut-être aussi une part de romantisme du golfeur pour ces clubs si particuliers.

L’autre élément qui pourrait constituer une part de l’explication, c’est qu’en dehors du look, le golfeur amateur ne saisisse pas réellement le bénéfice d’usage d’un wedge CB…

Au moment de présenter son nouveau produit, en septembre 2020, Callaway expliquait ou promettait qu’avec le CB, vous alliez enlever le hasard de votre jeu…

Une chose est certaine à propos de ce club, il ne s’adresse pas (pour une fois) aux meilleurs joueurs.

La notion de hasard fait donc référence à ces millions de golfeurs amateurs qui peinent à sortir d’un bunker, à taper une balle depuis un rough un peu épais, ou à réaliser un chip en bord de green.

Callaway argumente sur le fait que le club est plus tolérant, permet un contrôle plus précis, et donne plus de spin autour du green.

Plus tolérant ? Comment peut-on l’évaluer quand on est un golfeur amateur ?

Pour ma part, cette question m’intrigue. Je suis allé sur le parcours avec les wedges Cleveland CBX, et très franchement, je ne sais pas dire si je réussis mieux ou rate moins de coups parce que le club est plus large à tout point de vue.

Dans le vrai feu de l’action, établir cette tolérance supplémentaire comme un fait certain est raisonnablement compliquée. Il n’est donc pas étonnant que d’autres n’arrivent pas à être formel sur ce point.

Un contrôle plus précis ? Là-encore, comment le prouver ? J’aurai même tendance à penser le contraire, que ce soit pour le Cleveland CBX ou ce Callaway CB. La tête me paraît plus lourde et presque moins maniable qu’une lame. C’est étonnant alors que le produit doit être plus facile à jouer.

En réalité, la seule chose qui est objectivement mesurable, c’est le bénéfice de la semelle plus large, et encore, cela dépend si le golfeur met le bon angle d’attaque…vers la balle.

Pour le troisième argument, le spin, dans ce cas, alors là oui, je peux confirmer que le niveau de spin donné à la balle est tout aussi bon par rapport à un wedge lame.

Et pour cause, un wedge CB de 60 degrés ne donne pas moins de loft dynamique qu’un wedge lame du même loft ! Ce n’est en fait pas là l’enjeu.

Tout du moins, je peux au moins vous rassurer sur ce point : Un wedge Callaway CB ne donne pas moins de spin que le plus pointu des wedges de la même marque.

Callaway explique que la performance du wedge CB peut même se mesurer sur des coups réalisés avec un contact même imparfait. Attention, je veux mettre ici un bémol. Un mauvais coup reste toujours un mauvais coup, et quel que soit le club.

C’est peut-être pour cela qu’au final, ce type de wedges, et c’est valable pour toutes les marques, peine à convaincre.

La somme des bénéfices n’apparaît pas de manière suffisamment visibles ou mesurables.

Pourtant, le point de vue de la marque consistant à dire que ce serait logique de compléter sa série de fers « Improvment » avec ce type de wedges CB est bien complètement logique.

La différence, c’est que pour un fer 7, vous espérez peut-être sans vous l’avouer, lancer la balle comme si c’était votre fer 5, alors qu’avec un wedge, il n’y a pas ce jeu du « je dois envoyer mon fer 7 à 135 mètres, et même si pour cela, mon fer 7 doit en fait être un fer 5 »

Et justement, un wedge Callaway CB de 60 degrés, fait bien à priori 60 degrés, et non pas 54 ou 52 degrés… C’est sans doute la grosse différence entre ce qui fait choisir des fers à plus larges semelles, et pas des wedges à plus larges semelles.

A bien regarder entre le Callaway CB et son homologue direct, le Cleveland CBX, je vais trouver des différences qui au premier abord ne sautent pas aux yeux : Le nombre de rainures ou l’espacement des rainures, la façon dont la face est fraisée, ou encore la V sole sur le Cleveland, un point clairement discriminant.

Au final, est-ce qu’un club est meilleur que l’autre ? Je ne le crois pas. Il sera très difficile de départager les deux produits de manière objective, et sur le seul critère des performances.

Votre choix ne pourra que se faire sur d’autres arguments, le prix ou votre préférence pour une marque plutôt qu’une autre.

En réalité, si vous deviez regarder un seul argument technique concernant les caractéristiques, ce serait finalement le shaft, et en particulier son poids en plus de la rigidité.

L’idéal serait de créer une logique entre les manches sur vos wedges par rapport à votre série.

Le hic, c’est que pour des raisons de stockages, en magasin et même sur internet, vous avez très peu de choix possibles sur les manches. Vous risquez de choisir au petit bonheur la chance, et pourtant Callaway nous explique que ces clubs doivent réduire la part du hasard sur le parcours.

La meilleure solution reste de passer par l’étape fitting, pour commander la bonne tête, le bon shaft, et aussi le bon grip.

En standard, Callaway propose le KBS Hi Rev 2.0 de 105 grammes en acier, et deux manches en graphite qui sont plus légers (60 et 80 grammes).

Finalement, le fait le plus intéressant concernant ce MackDaddy CB, et qui est en même temps très pertinent, c’est le fait d’avoir allonger la taille du grip, et dans le but de permettre aux joueurs de baisser encore plus bas les mains sur le grip…

Le Golf Pride SG-1 est effectivement un peu plus long que le Cleveland CBX, ce qui me fait dire que c’est pour le coup un véritable argument discriminant, bien qu’au premier abord, vous pourriez juger cette caractéristique plutôt anecdotique.

Tout du moins, pour ceux qui apprécient de faire certains coups avec les mains très basses sur le grip.

Callaway propose ces wedges du 46 degrés au 60 avec 2 degrés d’écarts à chaque fois, pour droitier et gaucher.

Sur Internet, vous pouvez les trouver entre 109 et 139 euros pièce, ce qui semble un peu en-dessous du prix moyen marché, par rapport à des wedges lames.

Comparativement à des wedges lames, le prix de revient est pourtant sans doute plus élevé, car il y a nécessairement plus d’opérations pour arriver au dessin final.

Le prix exprime certainement le fait que ces produits soient un peu moins demandés par les amateurs.

Bien que j’aie testé les Callaway CB, volontairement, je ne vous propose pas plus de données de tests, car je ne trouve pas d’éléments pertinents à relayer.

Il n’y a pas d’anomalies ou inversement de surperformances. Le seul point à retenir, c’est que ce type de wedges ne va pas donner moins de spin ou un comportement de vol de balle très franchement différent.

Je préciserai seulement que sur sol très dur, en particulier l’été, ces wedges à très larges semelles pourraient s’avérer moins utiles…et engendrer des balles plus facilement topées, si le golfeur ne gère pas parfaitement son angle d’attaque.

En matière de bunker, la réalité dans la vrai vie du golfeur me fait craindre que le club soit moins important que la qualité du sable dans votre golf.

Ces dernières années, j’ai très peu de souvenirs de golfs en France où j’ai joué dans des bunkers avec un sable doux et fin, et bien plus dans des bunkers de terre… Dans ces cas là, large semelle ou pas, le problème à résoudre, ce n’est pas le club, et peut-être pas plus la solution.

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