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Wedges Callaway MackDaddy 4

Finalement, la question la plus importante concernant la sortie d’une nouvelle génération de clubs est de savoir à quoi cela sert. Quelle différence notable va-t-on trouver ? Quels bénéfices pour le golfeur amateur ? Pour une marque, on peut aisément comprendre que la sortie d’un nouveau produit est l’occasion d’affirmer ou de réaffirmer un savoir-faire. C’est aussi l’occasion de marquer des points vis-à-vis de la concurrence, et de conquérir des parts de marché. En matière de wedges, il n’est pas évident de pouvoir répondre à toutes ces questions. Callaway nourrit pourtant l’espoir d’être la marque numéro 1 dans tous les domaines (drivers, bois, hybrides, fers, wedges, et putters). Avec la série Mackdaddy, en s’appuyant sur l’expertise de Roger Cleveland, il semble que la chasse aux « Vokey » soit plus que jamais d’actualité…

Comprendre le marché des wedges aux USA et en France

Aux USA, TItleist occupe la première place des ventes en matière de wedges. Une position qui fait rêver beaucoup de marques, dont Callaway.

Sur le segment très particulier des wedges, il faut considérer que le marché se découpe en deux grandes familles : les wedges pour très bons joueurs (lames), et les wedges à cavité pour aider les joueurs en progressions.

Sur le segment des wedges lames, Titleist s’est construit une très forte notoriété avec le concours passionné de Bob Vokey, celui qui le premier a cru dans la spécialisation de Titleist sur ce type de club si particulier, et parfois injustement snobé par les golfeurs « loisirs », et inversement vénéré par les pros.

Sur le segment des wedges à cavité, c’est essentiellement Cleveland qui domine le marché, avec l’offre la plus adaptée à l’immense majorité des golfeurs.

Comme la majorité des golfeurs jouent au-dessus d’un chiffre, et comme par exemple en France, c’est souvent Cleveland qui tire la plus grande part du lion.

Dans l’hexagone, la part de marché de Cleveland descend rarement sous la barre des 50%. Sur aucun autre type de clubs, aucune marque n’occupe une telle position dominante, même pas TaylorMade dans le domaine des drivers !

Pour Callaway, qui oscille entre la première ou la seconde place sur tous les types de produits mis à part la balle et le wedge, justement, tout le dilemme consiste à prendre une position, soit sur le segment des bons joueurs, soit sur le segment des golfeurs en progression.

Jusqu’à présent, aucune marque n’a réussi à cumuler les deux.

En recrutant Roger Cleveland, en l’associant très rapidement au meilleur joueur des vingt dernières années dans le domaine du wedging, Phil Mickelson, Callaway a en fait opté pour une stratégie axée sur son marché le plus proche, le marché américain, et la cible de Titleist et Vokey.

La génération des clubs MackDaddy, appellation donnée à la série pour contourner le problème d’utilisation du nom Roger Cleveland, qui de son côté avait très bien vendu sa marque, pour se retirer du business, ce qu’il n’a finalement pas su faire, répond à cette ambition de créer une marque à l’intérieur de la marque.

Vokey est en soi une marque dans la marque Titleist, de même que Scotty Cameron pour les putters.

Avec MackDaddy, Callaway inscrit peu à peu, avec patience, avec constance, avec persévérance, sa marque pour tenter d’imprimer dans l’esprit des consommateurs.

Vokey en est à la sixième génération de ses SM. Cleveland a son célèbre 588, sans doute le wedge le plus vendu de l’histoire, et récemment, elle a développé la troisième génération de son produit le plus innovant, le RTX.

En matière de wedges, il faut donc un nom, une histoire à raconter, et une forme de continuité. On parle alors de « série à feuilletons ».

Vous remarquerez que sur d’autres types de produits, comme les bois, les marques changent plus facilement de noms, notamment pour attirer ou renouveler plus facilement l’attention.

Après avoir parlé du besoin de récurrence dans le domaine de la communication, et donc le principe de série pour les wedges Callaway MackDaddy quatrième génération, on ne répond pas encore à la question du pourquoi faire, et surtout de l’intérêt pour le principal intéressé, le consommateur.

Quoi de neuf docteur ?

En matière de wedge, il est difficile de profondément renouveler le genre.

Par rapport au précédent wedges MackDaddy 3 ou MD 3, Callaway a augmenté l’offset tout en réduisant un peu le leading-edge (bord d’attaque du club) pour tenter de promouvoir un contact plus propre, notamment sur les lies les moins épais.

Autre différence de design notable, le leading edge est un peu plus droit que la précédente version, entre la pointe et le talon, au niveau de la cambrure habituelle du wedge.

Toujours comme marque de fabrique, le MD4 va présenter ces quatre petits supports de poids à l’arrière de la cavité. Selon les ingénieurs, cela permet de placer stratégiquement la masse du club.

In fine, cela doit nous aider à taper des coups plus solides à l’impact, et mieux contrôler le vol de balle.

Mais c’est surtout sur le terrain des rainures que Callaway souhaite nous emmener cette année.

Avec le brevet « Groove in groove », littéralement les rainures dans les rainures, Callaway pense tenir son principal élément de différenciation.

Les rainures principales sont sciées et façonnées à l'horizontale pour une tolérance précise.

Ci-après, un extrait du communiqué de presse Callaway « Les wedges avec un loft plus bas (52° et moins) sont dotés d'une strie 20D pour un spin constant en plein coup, tandis que les wedges avec un loft plus haut (54° et plus) sont dotés d'une strie 5D agressive pour un maximum de contrôle hors du rough et autour du green. La configuration à 16 stries intègre une rainure supplémentaire pour attraper la balle près du bord d'attaque pour plus de contrôle, en particulier sur les coups courts. La rugosité de la surface Micro-Positive, façonnée dans les parties planes de la face, comporte trois micro-rainures plus en relief prolongeant la longueur de la zone de frappe, avec des micro-rainures entre les rainures aidant à agripper le revêtement de la balle pour augmenter significativement le spin sur une variété de coups. Cette combinaison de rainures et de micro-rainures procure 84 points de contact différents pour agripper l'enveloppe de la balle. Toutes les rainures Mack Daddy 4 sont contrôlées à 100 % avec un stylet numérique et un logiciel spécifique pour assurer la tolérance la plus stricte selon les règles de l'USGA. »

Il faut comprendre en résumé que si les principales rainures sont usinées à l’horizontale, les rainures intermédiaires ne sont pas usinées au laser. A la place, Callaway a donc ajouté le principe de micro surface avec des micro-rainures complémentaires.

Callaway a placé une nouvelle rainure dite « Nip it » très près du bord d’attaque. Le but étant de donner plus d’accroche sur un petit chip.

Au cours d’un essai de ces wedges, il faudra donc trouver plus de spin à balle équivalente, et sur tous les types de coups, chips comme pleins coups.

Focus particulier sur les semelles

S’agissant des semelles, un sujet important pour des wedges, Callaway veut apporter une nouvelle forme, X, qui semble être un mix entre la semelle en C, et la semelle en W.

Soit la semelle en C avec un bounce de huit degrés, qui est recommandée pour des conditions fermes ou pour ceux qui aiment ouvrir la face de manière très prononcée.

La semelle en S (standard), la plus polyvalente présente une bounce de dix degrés. Cette semelle correspond à la majorité des conditions.

La semelle en W est celle qui présente la semelle la plus large, particulièrement adaptée aux joueurs avec un angle d’attaque très prononcé ou qui jouent sur des parcours plus gras ou plus humides.

Pour cette semelle, Callaway a augmenté la cambrure pour la rendre plus maniable. Cette semelle sera particulièrement utile dans les bunkers.

La semelle en X (seulement disponible entre 58 et 60 degrés) veut combiner un bounce important avec une semelle très large (comme la semelle W) et la polyvalence de la semelle en C.

Les bons joueurs sont clairement la cible de cette nouvelle semelle. En tout cas, ceux qui ont un angle d’attaque prononcé, et qui veulent jouer une grande variété de coups autour du green.

Au global, Callaway va donc proposer près de 21 combinaisons de lofts et de bounces, sa gamme la plus importante à ce jour pour des wedges MackDaddy.

Beaucoup de choix sur le papier, mais dans la pratique ?

Alors que Titleist va jusqu’à proposer trois niveaux de finitions, Callaway s’en tient à deux (platine et noir mat), un choix sans doute suffisant.

Pour le shaft standard, Callaway confirme la tendance du marché. A savoir un manche plutôt lourd de 115 grammes…Il sera toujours possible de sélectionner un manche plus léger.

Cependant, dans les magasins, pour des problèmes de stock, le choix est beaucoup plus limité que sur le « papier ». Faute d’essayer, pour le consommateur, il n’est pas simple de pouvoir choisir, à la fois, la bonne semelle, et le bon shaft…

C’est la principale limite objective à cette profusion d’offres. Au catalogue, vous avez beaucoup de choix. En magasin, vous êtes limité par le stock réellement présent. Rares sont les distributeurs qui iront jusqu’à stocker, ne serait-ce qu’un exemplaire des 21 clubs possibles.

Sur ce point, c’est bien dommage.

Disponible à partir du 26 janvier au prix unitaire de 169 euros, Callaway veut conquérir la deuxième place du marché américain au détriment de Cleveland.

Ce n’est pas une nouvelle tentative. Cela fait même plusieurs années que Callaway rêve d’y parvenir.

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