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Bois de parcours Callaway EPIC Flash

Bois de parcours Callaway EPIC Flash

Le driver EPIC Flash n’est pas le seul club de la gamme Callaway à bénéficier d’un développement issu de l’intelligence artificielle. Les nouveaux bois de parcours dont le SubZero affichent ce nouvel argument. Ces dernières années, Callaway a souvent décalé les innovations entre driver et bois de parcours. Ce n’est pas le cas avec EPIC Flash. Est-ce pour autant le bois de parcours le plus abouti proposé par la marque californienne ?

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Avant d’évoquer l’intelligence artificielle et la nouvelle face flash, on peut constater que le nouveau bois de parcours EPIC Flash mise sur la continuité de technologies déjà martelées par le passé, comme la construction de la face en acier 455 carpenter, ou Jailbreak mis en œuvre l’an passé sur le Rogue.

Bien entendu, ce qui va distinguer l’EPIC Flash dans les racks des magasins, c’est le dessin de cette nouvelle face Flash.

Une face censée produire plus de vitesse de balle comme me le témoignait, son concepteur, Alan Hocknell, lors de notre interview exclusif à Carlsbad en Californie.

Comment augmenter la vitesse de balle alors que le matériel de golf subit une réglementation très stricte ?

Une réglementation qui, à tort ou à raison, nous force à revenir en arrière par rapport au début des années 2000, et les premières faces interdites, car dépassant le coefficient de restitution autorisé.

La seule solution plausible consisterait à élargir le sweet spot pour faire en sorte que les coups moins bien centrés, pour ne pas dire décentrés, puissent néanmoins se rapprocher du coefficient de restitution maximum.

Le problème, c’est que c’est une théorie, et à mettre en pratique, c’est loin d’être aussi simple.

Avec l’aide de l’intelligence artificielle, Callaway fait donc un pari sur un problème compliqué à résoudre.

La face, et notamment la partie invisible, cachée dans la tête ne répond pas aux impératifs classiques de conceptions.

La face, et notamment la partie invisible, cachée dans la tête ne répond pas aux impératifs classiques de conceptions.

En toute logique, elle devrait être plus épaisse au milieu. Ce n’est pas le cas ici.

Pour correspondre à la majorité des golfeurs amateurs, bien plus que les professionnels sur le tour, la face a été épaissie tout autour, en périphérie, surtout pour aider les coups tapés bas.

Pour les avoir essayés au Ely Callaway Performance Center ou sur le parcours de La Costa en Californie à l’invitation de Callaway, je n’ai pas dans un premier temps, et sans outils de mesures, pu me faire une idée sur les gains possibles.

A la différence du driver, plus que la distance supplémentaire, le bois de parcours avec un manche plus court, et une tête plus compacte doit surtout apporter plus de précision.

Je ne suis d’ailleurs pas loin d’enlever le driver de mon sac pour ne plus que privilégier le nombre de fairways en régulations.

Entre un driver et un bois de parcours, le gain de distance n’excède pas si souvent 20 mètres, alors que les fautes à gauche ou à droite peuvent excéder 20 mètres !

Avant de pousser les tests plus loin, j’ai considéré plusieurs autres détails comme prépondérants sur ce nouveau bois.

Callaway semble vraiment être disposé à proposer le meilleur produit possible, avec notamment un détail que j’ai trouvé significatif : Le grip.

En fournissant, en standard, un grip Golf Pride Align avec en plus un rappel de couleur par rapport à la semelle, Callaway marque au moins un point sur la mise en valeur de son produit par rapport à la concurrence.

Autre point intéressant, et c’est en relation directe avec ce grip qui présente un avantage et un inconvénient : La bague d’ajustement Optifit permet de changer les réglages de la tête sans perdre l’alignement du shaft, et donc décaler dans les mains le grip !

C’est loin d’être anecdotique alors que pour ma part, j’utilisais déjà ce type de grip sur un driver d’une autre marque, et justement pour avoir eu le malheur de ne pas l’aligner sur le loft finalement le plus souvent utilisé, il perd complètement de son intérêt.

Bien vu Callaway !

Toujours au chapitre des détails qui n’en sont pas, Callaway propose en standard des manches que j’aurai tendance à trouver plutôt qualitatifs.

J’ai de plus en plus de doutes sur les Fujikura Atmos proposés par TaylorMade, et c’est peut-être le seul regret.

En revanche, le Project X EvenFlow me paraît en sensations, et en résultats, beaucoup plus abordables pour des golfeurs amateurs.

Avec le Project X HZRDUS Smoke que j’ai pu tester chez Cobra (un des shafts les plus difficiles que j’ai jamais eu à tester à contrario), et le Mitsubishi Tensei AV au choix en standard, Callaway propose des manches qui me paraissent plus complémentaires pour faire un début de choix, au moment d’un fitting.

Manches, grips, ajustements du hosel, effectivement, cela peut paraître accessoire alors que la marque veut revendiquer plus de vitesse de balle à travers la face Flash, le Jailbreak ou la Face Cup.

J’y reviendrai.

Avant cela, il convient de distinguer le modèle EPIC Flash du EPIC Flash Subzero.

Ce deuxième modèle au nom un peu barbare présente deux poids ajustables sous la semelle.

Deux poids de 16 et 2 grammes qui peuvent se positionner en avant ou en arrière pour soit augmenter la stabilité du coup à l’impact (en position arrière) mais en contrepartie, en théorie, augmenter le spin, et donc potentiellement amenuiser la distance gagnée par une meilleure vitesse de balle.

Soit réduire le spin avec plus de poids près de la face, ce qui peut être pertinent pour un golfeur avec une vitesse de swing rapide, et surtout une meilleure manière de contrôler la face dans la zone d’impact.

Si souvent les technologies des marques sont cosmétiques, cet argument fonctionne réellement.

De retour à Lyon, j’ai pu tester quatre bois de parcours Callaway Epic Flash et Subzero. Je détaillerai le résultat dans un article de test.

D’ici là, sans ménager le suspense, le Subzero est un coup de cœur, et rend même le modèle Epic Flash assez quelconque en comparaison.

J’avais déjà observé ce phénomène avec Rogue. Des deux bois, le Subzero est vraiment à considérer.

Look, qualité de la finition si je puis dire, et performance aux limites du possible, le Subzero est vraiment un bois de parcours qui me séduit cette année.

Est-ce que la face Flash est vraiment plus performante ?

C’est franchement difficile à dire. Les premiers tests m’ont montré que le Callaway XR 16 avait fait mieux, trois ans auparavant…

On en revient à l’argument clé pour n’importe quel club de golf. Le mariage du bon manche, de la bonne tête, le bon équilibrage vaut mieux que tout discours marketing. Le fitting reste la meilleure assurance de choisir un produit légèrement plus performant pour soi.

Affaire de goûts et de couleurs, comparativement au XR 16, il me semble que le nouvel Epic Flash Subzero est plus attractif, au moins visuellement. C’est un beau produit.

Par rapport au EPIC version 2017, et au ROGUE, il y a un léger mieux. Par rapport aux derniers bois Callaway dont le très jolie XR Steelhead, le mieux semble provenir du niveau de spin, un peu plus bas (imputable au shaft ?) plus que la vitesse de balle.

La principale explication de la différence de performance entre le Subzero et le modèle Epic Flash tient selon moi au loft dynamique.

Ce dernier est beaucoup plus fermé avec le Subzero, et donc plus propice à prendre la balle de plein fouet à l’impact, avec l’avantage de tendre la trajectoire plutôt que de lever la balle.

Le loft dynamique dépend majoritairement du joueur. Cependant, les caractéristiques du club influent le mouvement.

Un golfeur avec une vitesse de swing plus rapide pourra bénéficier du Subzero pour cette raison. A l’inverse, un golfeur avec une vitesse plus modérée pourrait préférer avoir plus de facilité pour lever la balle.

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