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Bois de parcours PING G

Quelle pouvait bien être la motivation d’origine de la marque PING au moment de penser la création de son nouveau bois de parcours G ? Bien entendu, quand vous lancez un nouveau driver comme le G, vous n’imaginez pas, ne pas l’accompagner de toute la gamme complète de bois et d’hybrides qui va avec. Ce n’est sans doute pas la seule motivation…

Produire un club performant mais facile à jouer

Derrière chaque lancement de nouveaux produits, et ce, dans un environnement assez régulé, chaque marque, PING en particulier, a pour objet de proposer un club plus facile à utiliser.

Depuis toujours, c’est un thème récurrent.

Les marques ont parfaitement conscience du fait que le développement du golf passe par un jeu plus accessible au moins d’un point de vue technique.

Si les golfeurs jouent mieux…ils seront d’un part plus nombreux, et d’autre part, ils seront tentés de consommer plus de produits golf.

Néanmoins, c’est une mission difficile.

Les marques ne tiennent qu’une partie de l’équation : le club.

Concernant le nouveau G, le leitmotiv est « lever la balle plus facilement » et pour en comprendre la globalité de l’enjeu, il faut raccrocher ce leitmotiv au précédent G30.

En résumé, lancer avec le même niveau de vitesse de balle tout en procurant un meilleur smash factor, signe d’une meilleure maniabilité ou meilleure tolérance.

Un club de golf obéit toujours à un besoin précis ou plutôt un scénario sur le parcours.

Le bois de parcours n’est pas en théorie le club le plus utilisé du sac. Il est en revanche indispensable cinq, six fois, peut-être un peu plus en fonction de la longueur du joueur avec son driver et ses fers.

Prenons l’exemple d’un long par 4 ou d’un par 5 que vous voudriez atteindre en seulement deux coups.

La balle est posée sur le lie court d’un fairway légèrement humide avec sur votre droite un obstacle d’eau latéral.

Vous pourriez être tenté d’assurer et ne sortir qu’un fer pour jouer en trois coups.

C’est là où PING aimerait vous convaincre de jouer l’attaque.

Une attaque mesurée avec un bois de parcours plus facile à manier pour que vous rangiez votre première idée dans votre sac.

De la théorie à la pratique, comment y parvenir ?

Pour les ingénieurs PING, un premier élément technique est fondamental pour atteindre cet objectif : le bord extérieur de la semelle situé sous la semelle !

En réduisant la hauteur du « bounce » à cet endroit précis, PING imaginait pouvoir « descendre » le club encore plus près du sol, un peu à l’image d’une voiture de course dont le bas de caisse aurait été abaissé.

Objectif pour un club de golf : Améliorer les conditions de l’impact avec la balle.

De l’aveu des ingénieurs, ils ont passé beaucoup de temps à travailler cette question des conditions de l’impact, la forme des divots, et ce, afin de trouver la bonne hauteur.

Après toute une phase de test, ils ont réussi à réduire le bord externe de la semelle situé sous la face de 3.5 millimètres.

Quand ils ont pu tester le club en situation « naturelle », sur un fairway, et avec un launch monitor, ils ont trouvé un gain de lancement de près de 12% en hauteur de face.

Comprenez que l’impact avec la balle se faisait plus haut dans la face par rapport au précédent G30.

Et plus simplement, imaginez qu’en conséquence, c’est un peu comme si vous tapiez votre balle avec un tee alors que vous êtes sur le fairway.

En contactant la balle plus près de l’axe neutre, vous obtenez une efficacité améliorée, et matérialisée par une vitesse de balle plus rapide, un angle de lancement plus élevé.

Quand vous combinez ces paramètres, votre confiance augmente naturellement.

Comme en parallèle PING avait travaillé sur la réduction de la masse sur la couronne du driver G, la marque a appliqué le même principe sur son bois de parcours, allant jusqu’à gagner sept grammes.

Soit une réduction du poids de l’ordre de 25% utilisée pour améliorer le moment d’inertie du club.

Toujours concernant la technologie du club, le bois de parcours PING G présente un nouveau design au niveau de la semelle.

Ce nouveau dessin est d’ailleurs appelé « Cascading shape » par les ingénieurs, et pourrait se traduire par « forme en cascade ».

Concrètement, sous la semelle, d’un tiers du club à un autre, l’objectif était de réduire le « stress » exercé sur la face à l’impact.

Conséquence de cette technique, PING a pu affiner encore davantage la face du club à ses extrémités pour augmenter la vitesse de balle sur les coups décentrés.

Comme pour le driver, le bois de parcours PING G est proposé en trois versions, standard, SF TEC et LS TEC ou plutôt « Stretch ».

SF TEC s’adressant aux golfeurs en difficulté avec le slice, tandis que LS TEC a pour objet de produire une trajectoire plus « low spin » pour favoriser la distance.

Ainsi, PING varie les plaisirs, et surtout entend répondre à tous les besoins avec trois versions d’un même type de club.

Le SF TEC présente une orientation de la face au niveau du talon porté sur la gauche, et surtout un swingweight plus léger par rapport aux deux autres modèles.

Vous noterez que la couronne est plus arrondie.

Cette tête est disponible de 16 à 19 degrés de loft.

A l’opposé le bois de parcours numéro 3 dit LS tec ou plutôt « Stretch » a été pensé pour être le plus long des trois modèles.

D’ailleurs, il rappelle d’un certain point de vue le précédent Rapture, un bois de parcours conçu pour être tapé sur un tee, et à la place d’un driver.

De toute la gamme G, ce bois de parcours présente la tête la plus large (184 cc contre 167 cc pour le G standard) et son profil légèrement plus allongé en fait le club au plus haut niveau de MOI de la gamme.

Il est proposé uniquement en loft 14.5 degrés.

Enfin, le PING G (standard) est finalement le plus conventionnel des trois, mais surtout celui qui correspondra à la majorité des besoins.

Ce sera sans doute le modèle le plus vendu, d’autant qu’il est proposé du loft 14.5 degrés en bois 3, au loft 20.5 degrés en bois 7 avec au milieu un bois 5 en 17.5 degrés.

L'avis de la rédaction

Dernier élément avant de terminer la présentation de cette gamme de bois de parcours, PING affirme avoir trouvé une utilité aux rainures sur les bois de parcours.

Depuis longtemps, il y a débat en la matière.

Si sur un sandwedge, c’est l’élément le plus important. Pour un bois, nous pouvions en douter.

Pour les ingénieurs PING, il y aurait bel et bien une utilité quand le bois de parcours est joué dans un léger rough ou quand il y a de la rosée sur le terrain de bon matin.

Toujours selon eux, les rainures additionnelles sur les bois 5 et 7 amélioreraient la performance.

Dans le cas de la rosée, les rainures aideraient à évacuer l’humidité au moment de l’impact, et renforceraient la friction à l’impact.

En prenant le soin de ne pas les peindre, PING a maximisé la profondeur de ces rainures.

Le bois 3, lui ne présente pas de rainures centrales, comptant plutôt sur la rugosité de la face pour créer du spin, et réduire la friction avec la balle.

Pour conclure, tous ces éléments sont une nouvelle démonstration qu’un club de golf répond à un besoin spécifique.

Si vous jouez au golf au sud de l’Espagne l’après-midi, vous n’avez pas trop besoin de penser à la rosée sur le parcours. En revanche, si vous jouez dans le nord de la France, tôt le matin, c’est un argument qui peut éventuellement vous sensibiliser.

Est-ce que pour autant, ce sera suffisant pour mieux jouer au golf ? PING tend à le croire, et c’est son métier de pousser tous les détails au maximum de la performance.

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