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Bois de parcours Callaway ROGUE

Souvent quand une marque de matériel sort une nouvelle ligne de driver et de bois de parcours, il y a en réalité une certaine différence dans les technologies mises en œuvre. En 2018, Callaway veut rapprocher le bois du driver avec le partage de la technologie Jailbreak. Est-ce que cela peut réellement fonctionner, et apporter un net gain de distance ? Qu’en sera-t-il par rapport à la version EPIC ? La vitesse de balle peut-elle réellement progresser ?

Jailbreak même pour les bois !

L’an passé, le bois de parcours Callaway EPIC n’incorporait pas le principe Jailbreak. Finalement, le driver et le bois de parcours ne partageait pas le principe pourtant cher à son géniteur, Alan Hocknell. A ce titre, les bois méritaient-ils vraiment l’appellation EPIC?

Pour cette nouvelle saison, l’ingénieur a voulu pousser son concept à son paroxysme, quitte à miniaturiser.

Le ROGUE sera donc le premier bois de parcours JAILBREAK. On peut donc deviner qu’il sera question de vitesse balle.

A cette caractéristique, Hocknell a ajouté le principe Face Cup déjà dévolu à l’augmentation de cette vitesse pour les clubs Callaway.

Son créateur ne tarit d’ailleurs pas d’éloges « Cette synergie technologique est ce qui fait des fairways Rogue une merveille d'ingénierie et une puissance absolue. »

Ayant pu recevoir le club quelques jours avant sa sortie officielle, j’ai donc pu tester cet argument.

Pour rappel, la technologie Jailbreak correspond à deux barres placées derrière la face pour rigidifier la tête, et accroître la charge d’impact sur la face.

A la différence du driver, les barres Jailbreak dans les bois de parcours et hybrides sont moulées dans la tête pendant le processus de fabrication, il s'agit donc d'acier et non pas de titane, comme dans les drivers.

Les barres sont droites et non pas en forme de sablier, mais elles sont optimisées par un diamètre de trois millimètres, le même que le point le plus fin du driver en forme de sablier.

Au bout du compte, le bois ROGUE compile le Jailbreak, une face très fine, et la face cup.

En plus de l’argument puissance, Callaway affirme que le centre de gravité a encore été abaissé pour favoriser l’angle de lancement. Encore un argument vérifiable…

La couronne est composée de matériau composite en carbone triaxial, plus léger et plus résistant que l'acier.

Le poids économisé grâce à cette couronne et au hosel fixe est utilisé pour abaisser le centre de gravité afin de faciliter le lancement et augmenter le moment d’inertie pour la tolérance.

A noter, Callaway a décidé de revoir sa politique en matière de choix de shafts.

Désormais, la marque américaine a simplifié en basant le choix sur un crantage du poids allant de 40 à 80 grammes par incrément de 10.

Enfin, les lofts varieront de 13,5 degrés à 25 degrés, du bois 3+ au bois 11.

Comparativement aux autres bois de parcours que j’ai déjà pu tester ces derniers mois, en swinguant à la même vitesse, je n’ai pas nécessairement trouvé le gain de vitesse de balle attendu avec le ROGUE.

Certes, le smash factor est plutôt bon (1.45), mais c’est en fait l’efficacité globale du club qui fonctionne.

Et ce n’est pas pour la qualité de la face comme génératrice de vitesse supplémentaire comme supposé, mais pour la baisse flagrante du taux de spin qui accentue nettement la roule.

Au carry, je constate un léger mieux, mais c’est surtout en distance totale que le gain apparaît.

Toutefois, au cours des derniers mois, c’est bien avec le Z F65 de Srixon que j’ai produit jusqu’à présent la meilleure distance.

C’est finalement l’argument qui fait toujours la différence : la facilité à centrer plus souvent la balle donne la meilleure distance !

A vitesse de swing équivalente, le ROGUE semble effectivement meilleur que son prédécesseur, le modèle EPIC ou même le FUSION. Sur ce point, c’est même assez indiscutable.

Comme illustré ci-dessus, la performance avec un bois de parcours vient bien de la capacité à lancer droit.

Un test ne se résume pas à taper toujours droit tel un robot. Le cas présent, j’ai aussi dispersé quelques balles à gauche du fairway. La distance est alors amoindrie, ce qui pèse sur la moyenne, mais c’est aussi le cas pour des tests d’autres bois de parcours.

J’ai reproduit le même test à quelques minutes d’intervalles avec mon bois 3 de jeu afin de faire la comparaison, un Mizuno JPX-850 sur un manche regular 60 grammes.

Dans ce cas, effectivement, le ROGUE permet une meilleure vitesse de balle (1.45 contre 1.44 de smash factor).

En revanche, c’est bien le spin qui sépare les deux clubs. Il y a 1000 tours de spin d’écarts et donc 8 mètres à l’arrivée en faveur du ROGUE. Mon bois de parcours commence probablement à dater.

Premier avis

Je n’arrive donc pas à trouver une nette amélioration de la vitesse liée à la technologie Jailbreak, par contre, le taux de spin bas, fait néanmoins du ROGUE, un bois de parcours plutôt performant.

Ce petit exercice confirme que sur la vitesse de balle, il devient de plus en plus difficile d’obtenir des résultats sensibles de la part des marques, alors que le déplacement du centre de gravité influe encore sur le spin.

Les gains sont marginaux. Toutefois, sur une période de 3 à 5 ans, notamment sur la question du spin, on peut trouver une légère amélioration de la distance entre deux bois de parcours.

En mains, j’ai eu de bonnes sensations avec le ROGUE, et même cette impression de puissance décrite par Alan Hocknell.

Sur une balle bien centrée, le résultat sera plutôt intéressant, mais voilà, comme beaucoup d’amateurs, je ne centre pas systématiquement toutes les balles, et ne tire donc pas toujours la pleine mesure de l’outil.

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