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Ce qu’il faut savoir de l’origine des clubs « One ou single Length »

David Edel est un célèbre clubfitter américain, qui fort de son succès, a transformé son atelier, pour en faire le camp de base d’une marque, EDEL Golf, qui commence à se faire une jolie notoriété dans le domaine des wedges et des putters. L’histoire ne s’arrête pas là. Edel a aussi directement contribué à l’un des plus gros phénomènes de ces derniers mois : les clubs à longueur unique, notamment popularisés par Bryson DeChambeau, et aujourd’hui développés par Cobra Golf. Si le golfeur est parti sous d’autres cieux en arrivant sur le PGA Tour, David Edel n’en a pas pour autant arrêté de travailler sur des clubs à longueur unique…

Si vous avez manqué le début…

Bryson DeChambeau fait actuellement moins l’actualité que l’an passé.

Le golfeur au look « années 60 » a plus de mal à confirmer chez les pros, le statut qu’il avait acquis chez les amateurs.

Cependant, depuis 24 mois, sans réellement gagner sur le PGA Tour, les clubs de DeChambeau ont fait le tour du monde.

Ce buzz a été tel que cela a complètement relancé cette idée des clubs d’une longueur de manche unique comme véritable solution pour mieux jouer au golf.

Une idée qui en soi n’avait rien de réellement nouveau en 2016.

Au contraire, l’expérience avait déjà été tenté dans les années 80 sans grand succès à l’époque.

Les clubs de golf, comme la mode, reviennent parfois dans le passé, chercher des inspirations pour alimenter les chroniques du présent.

Bryson a un argument bien à lui et imparable : Ne pas se tenir vouté à l’adresse au-dessus de la balle, pour durer comme golfeur de haut niveau, et ne pas se « casser » le dos comme des McIlroy ou des Jason Day.

En visite chez Cobra, Tom Olsavsky, ingénieur en charge des fers One Length, m’en avait fait une démonstration patente.

« Combien de temps tenez-vous vouté pendant une conversation ? Et combien de temps, tenez-vous droit pendant cette même conversation ? Beaucoup plus longtemps… « Cela paraissait une évidence, et donc une démonstration implacable en faveur de tels clubs, qui justement permettent d’adopter une seule position devant la balle.

Dans le cas de David Edel, difficile de l’accuser d’avoir volontairement plongé dans le passé pour faire un coup marketing.

Au contraire, ce sont bien Bryson DeChambeau et son coach qui l’ont trouvé, n’arrivant pas à résoudre par eux-mêmes des questions techniques liées à l’usage de ces clubs, si particulier.

L’histoire des clubs « Single Length » by Edel est ainsi partie de cette rencontre, et de cette expression d’un besoin client.

La curiosité, l’expertise, et la passion du clubfitter ont fait le reste.

Edel est peut-être à ce jour le seul exemple d’un clubfitter qui a réussi à transformer son activité de monteur, ajusteur, tous les termes que vous voudrez employer pour définir le fait de fitter des clubs d’autres marques, en une marque de clubs de golf à part entière.

Enfin, le seul exemple très récent, puisque si on remonte plus loin dans l’histoire des clubs de golf, c’est souvent le trait commun de la plupart des grandes marques, dont les origines ont trouvé naissance dans un atelier et sous l’égide d’un passionné tout seul.

Je pense en particulier à Barney Adams, le fondateur de la marque du même nom, Adams Golf en 1998.

Ceci étant, les exemples ne sont pas légions, surtout en 2017.

Il faut aussi reconnaître que les clubs à longueur unique sont tombés dans l’oubli, surtout de la part des grandes marques, et par conséquent d’une majorité de golfeurs.

Un peu comme les putters contrebalancés, ce type de clubs étaient traités par des marques plus confidentielles, comme par exemple Sterling, considérée comme une marque spécialiste en la matière.

Le business des clubs de golf fonctionne un peu comme le cinéma, où les auteurs de blockbusters viennent puiser de temps en temps des idées dans le cinéma d’auteur et indépendant, ce cinéma parfois de qualité avec une audience pourtant confidentielle.

Les enjeux techniques

Pour Edel, la création d’une série de clubs à longueur unique pour DeChambeau devait déjà répondre à des questions techniques incontournables.

Au départ, le golfeur avait du mal à trouver le bon équilibre ou plutôt la bonne masse pour ses têtes de fers les plus fermées.

David Edel a commencé par résoudre cette question, avant de finalement créer toute la série de Bryson, celle qu’il a joué jusqu’à en changer au moment de son passage chez Cobra en 2016, et l’explosion de la notoriété de ce type de clubs.

Effectivement, quand vous vous mettez en quête de produire une série aussi peu conventionnelle, vous avez un grand nombre de questions à résoudre, et ce, avant même d’essayer de démontrer un intérêt ou un bénéfice par rapport à une série à longueur variable.

Au moment de créer une série à longueur unique de manche, il faut régler les problèmes suivants : Les lofts les plus ouverts ne génèrent pas assez de distances par rapport à l’équivalent sur manche variable.

Les lofts les plus fermés sont aussi trop court d’un point de vue de la distance.

Les clubs les plus ouverts comme le fer 8 ou le fer 9 sont trop lourds quand ils sont allongés par rapport à la taille normale.

Pour rappel, manche de longueur unique signifie que les fers 8, 9 ou pitch sont plus longs que de manière usuelle. Alors que les fers 5 ou 6 sont inversement plus courts. Normalement, le fer 7 est la référence de longueur… C’est aussi le club qui est le plus souvent considéré, à tort ou à raison, comme le plus facile à manier par une majorité de joueurs.

Le secret de David Edel pour résoudre toutes ces questions, qui n’avaient pas nécessairement toutes été traitées par le passé, et par d’autres concepteurs, a été par le fait de totalement customiser le club… pas seulement la tête, mais aussi le shaft !

Pour cette raison, il a réalisé un partenariat stratégique avec la marque Paderson Golf Shafts, pour mettre au point un shaft graphite, qui ouvrirait de nouvelles possibilités, tant pour les lofts ouverts que pour les lofts fermés.

Edel s’est ainsi mis en tête de partir du fer 7 pour construire toute la série.

L’expérience d’un véritable fitter se révèle alors d’or.

Le fitting est la clé de la mise au point, aussi bien de la longueur des manches, des poids, des angles de lies, de bounces, etc.

Il faut méticuleusement travailler chaque club pour s’assurer de la progressivité d’un club à l’autre dans la série.

C’est peut-être une des raisons qui font que les grandes marques ont été réfractaires à industrialiser le process à la chaîne, ou en tout cas, mis à part Cobra.

Et encore, pour avoir vu la chaine de montage du custom fitting US de Cobra à Carlsbad, cette dernière contrôle peut-être chaque série one length.

L’autre raison qui explique pourquoi par le passé, ce type de clubs n’ont pas fonctionné tient dans la pédagogie.

Edel ne ment pas sur un point crucial. Jouer des clubs one length ne s’improvise pas, et les résultats ne viennent pas après un jour d’usage !

Pour ma part, c’est sans doute la raison pour laquelle je n’ai pas accroché. En revanche, je constate que Xavier Bretin, consultant pour jeudegolf.org, n’en démord plus ! Il ne joue plus que ce type de fers !

Il faut du temps pour s’ajuster.

Edel pointe quatre questions qui reviennent en permanence au sujet de ces clubs :

Comment cela marche sur des lies inégaux ? Combien de temps faut-il pour s’ajuster ? Comment fonctionnent les wedges avec cette série ? Quelle vitesse de swing fonctionne avec ces fers ?

Pour le clubfitter, chaque question trouve une réponse dans la bonne conception des clubs.

Le dessin de la tête, notamment la courbure entre le hosel, et l’arête supérieure supporte une face plus fine, mais plus résistante pour un club globalement plus tolérant, selon Edel.

Les faces présentent des épaisseurs progressives pour donner une vitesse de balle spécifique à chaque fer. Besoin impérieux pour assurer un écartement régulier.

Il n’y a pas que les faces qui sont « progressives ». C’est aussi le cas de la cavité interne.

En réduisant progressivement la taille de la cavité interne combiné aux lofts, Edel semble parvenu à contrôler la vitesse de balle, toujours pour un bon contrôle de l’écartement de distance, le point crucial pour une série « One Length ».

Le corps du fer a été rempli avec un insert en polymère pour améliorer le touché, le son, et le transfert d’énergie.

Cet insert est aussi utile pour déplacer du poids vers la périphérie de la tête, pour augmenter la taille du sweet spot.

Sur ce point, Edel reprend à son compte le langage des grandes marques. Le sweet spot étant par définition un point de la taille d’une tête d’épingle, ce dernier argument est plus discutable. Edel veut sans doute dire qu’il a augmenté la tolérance globale de la face sur les coups décentrés…

Au moment de forger les têtes, le fitter a adopté un processus en 5 étapes pour améliorer la structure du grain de l’acier carbone, toujours dans le but d’améliorer le touché.

Le centre de gravité a été centré dans la face pour réduire la dispersion à travers une plus grande stabilité de la tête. Le centre de gravité n’ayant pas été abaissé dans la face, les trajectoires ne sont donc pas plus « montantes », comme on peut le voir sur certaines séries, et notamment des TaylorMade M1 ou M2.

Le point clé de la conception des fers Edel tient peut-être dans le fait qu’il a anticipé la problématique du poids ajustable sur chaque tête.

Ces poids lui ont permis de trouver des solutions de fitting dans une plage comprise entre 262 et 276 grammes, pour chaque joueur qui voudrait adapter la longueur des manches. Longueur unique ne veut pas nécessairement dire figée…

Enfin, et ce n’est pas le moins important, David Edel a fait développer un système de shaft quasi sur-mesure. Le shaft doit justement contrer les effets négatifs liés au fait d’utiliser des manches de longueur unique.

Pour les fers de lofts fermés, le profil du shaft doit favoriser des trajectoires plus hautes, tout en conservant le même poids et les mêmes sensations par rapport aux autres clubs.

L’idée d’Edel est de maintenir un vol de balle linéaire tout au long de la série.

Un processus de conception crédible

Sur l’ensemble de la conception des clubs Single Length de David Edel, on comprend que le fitter a essayé de prendre en compte tous les détails, dont deux semblent vraiment très pertinents : le poids des têtes, et les shafts spéciaux.

De notre côté, les précédents tests menés avec des clubs de cette catégorie ont illustré qu’il y a bien un problème de « gap » entre les clubs, surtout les longs fers, justement par manque de poids en tête.

Le fait qu’Edel prenne cette problématique en considération d’emblée est plutôt rassurant sur le sérieux de son offre, mais comme il le précise honnêtement, avant de crier à la solution miracle, il faut être fermement convaincu par ce principe, et s’y consacrer pleinement, et sur plusieurs séances d’essais pour arriver à un résultat satisfaisant.

Ce que par exemple, Xavier, notre consultant semble avoir obtenu.

La série SLS-01 de David Edel est une offre qui méritait d’être présentée sur Jeudegolf.org, compte tenu du sérieux du fitter rencontré Orlando en 2014 par Alexandre d’Incau, et de toute la réflexion mise dans ce produit.

Surtout qu’il était intéressant de rappeler qu’au-delà de Bryson DeChambeau, c’est lui qui a remis ce produit au goût du jour.

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