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Fers Titleist 718 MB

S’il y a bien un domaine où on ne peut pas parler de révolution mais bien de continuité, c’est dans le domaine des lames. Pour des fers dit Muscle Back, Titleist n’est plus une marque à présenter, c’est peut-être même une des références. Pourtant, dans les faits, très peu de golfeurs jouent ce type de clubs. Même sur le tour, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la part des pros qui jouent des fers MB ne dépassent plus les 25 à 35% de nos jours !

Les lames… plus que pour les joueurs sur le tour ?

Adam Scott est le parfait ambassadeur pour Titleist. Joueur d’élite, un temps numéro un mondial, il ne jure que par les muscleback pour mieux travailler la balle. Comprenez : Lui donner la trajectoire désirée.

En 2017, pour son fer 3, il avait certes opté pour une 716 T-MB, mais pour ses fers 4 à 9, il était resté fidèle à sa vieille série 680 de Titleist, une lame forgée référence de l’année 2005.

Si on prend les 10 meilleurs golfeurs de la planète actuellement, Dustin Johnson joue les TaylorMade Tour Preferred MB du fer 3 au pitch.

Jordan Spieth ne joue pas de MB puisqu’il combine long fer T-MB et du 5 au 9, une 716 AP2.

Justin Thomas joue un fer 4 Titleist 716 CB et une 718 MB du 5 au 9.

Jon Rahm joue une série TaylorMade P750 Tour Proto du fer 5 au pitch et un fer 4 RSi TP UDI.

Hideki Matsuyama joue une série Srixon Z965 du fer 4 au pitch.

Justin Rose joue un fer 4 TaylorMade P790 avec une série TaylorMade P-730 “Rose Proto” du 5 au pitch.

Brooks Koepka joue des fers Mizuno JPX-900 Tour du fer 4 au fer 9.

Rickie Fowler partage sa série entre un fer 2 King Forged CB et des fers 4 au pitch King Forged MB.

Henrik Stenson joue des fers Callaway Legacy Black du fer 3 au pitch.

Et enfin, Rory McIlroy utilise des fers TaylorMade P750 Tour Proto du 3 au 4, et des TaylorMade Rors Proto du 5 au 9.

Si seulement 25 à 35% des pros jouent des lames, la proportion est plutôt de 70% pour les dix meilleurs golfeurs de la planète qui eux jouent des lames !

De tous les clubs de golf, la lame MB se distingue par deux caractéristiques : Un taux de spin donné à la balle élevé, et un angle d’atterrissage plus prononcé du fait du loft plus élevé ou plus classique (entre 34 et 35 degrés pour un fer 7, et même 37 degrés dans un passé récent…).

En conséquence, le smash factor est plus réduit… en tout cas pour un golfeur normal.

Pour donner de la distance aux amateurs, les marques se sont peu à peu éloignées de ces clubs très traditionnalistes, en baissant les lofts, en augmentant la taille des semelles, et en ajoutant du tungstène ou d’autres matières dans la tête, afin de modifier le centre de gravité.

Pour la frime, on se fait prendre en photo avec des lames, sinon, pour la partie du dimanche, on joue les clubs « backup ». A savoir, des clubs beaucoup plus tolérants !

Sur le tour, les pros ont du mal à jouer des clubs avec des semelles plus larges qu’une MB, essentiellement pour des raisons de sensations, mais aussi parce qu’ils préfèrent jouer des lames pures avec un centre de gravité plus haut dans la tête.

Tiger Woods s’inscrit dans cette catégorie, notamment pour son célèbre stinger tapé au fer 2.

Alors que les nouveaux clubs apportent plus de distance, mais en contrepartie moins de contrôle, la MB est une valeur sûre pour « manœuvrer » la balle.

A l’inverse, un pro comme Jim Furyk reconnaît qu’une lame est tellement petite, avec une tendance du centre de gravité à se mettre plus près du talon, qu’il devient très/trop facile de taper des draws. Pour ces raisons, il préfère jouer du cavity back (CB), et ne pas modifier son swing.

S’agissant d’une lame, il y a en fait une chose très importante à savoir.

La grosse différence entre une MB et une CB vient du centre de la face qui est en relation avec la ligne centrale formée par le shaft.

Sur une lame, la ligne centrale de la face est plus proche du shaft. Sur un fer cavity back, la tête est plus large, ainsi cette ligne est plus éloignée.

Plus cette ligne est loin, et plus un joueur peut maintenir un release tardif.

Un joueur comme Furyk a besoin d’une CB pour cette raison.

A l’inverse, des joueurs comme Mickelson et Ernie Els vont préférer une MB par rapport à leur geste, et la possibilité de ramener la face square à l’impact.

La philosophie des nouveaux clubs Titleist

Quand on interroge Marni Ines sur la philosophie qui a prévalu à la conception des fers Titleist 718, il vous répond que tout est en relation avec la position du centre de gravité plus en ligne avec le centre de la face, tout en essayant d’améliorer le moment d’inertie ou la stabilité sur les coups décentrés à l’impact.

La nouvelle gamme 718 met en avant l’intégration de tungstène et de nouvelles constructions, mais pas pour la MB.

« Tout est question de placer la technologie là où cela a du sens, et là où cela donne un bénéfice. Quand vous devez créer de la distance avec une face, c’est assez facile de déplacer le centre de gravité en arrière. Par contre, le fait de ne pas prendre en compte le moment d’inertie comme une priorité est d’une certaine façon une défaillance. C’est pourquoi nous ne voulons pas le sacrifier. »

Au cours du développement des nouveaux fers Titleist, Marni Ines conduit des tests sur les points d’impacts à un demi inch du centre, que ce soit en haut, en bas, à droite, ou à gauche.

« Quand c’est approprié, nous essayons de combiner un centre de gravité bas et un moment d’inertie élevé pour placer le centre de gravité là où vous aurez le coup le plus consistant. »

Avec le 718 MB, les clubs qui ont servi à Justin Thomas pour remporter le PGA Championship en aout dernier, Marni Ines a concédé très peu de changements par rapport aux précédents 716 MB. Justement parce que dans ce cas, il ne s’agit pas de reculer le centre de gravité, mais bien de conserver les caractéristiques attendues par les pros.

La ligne « musclée » est juste plus droite pour ajuster le poids précisément en tenant compte du centre de gravité désiré par les joueurs professionnels.

La tête est toujours réalisée avec une seule bille d’acier carbone 1025.

Qu’est-ce qui change ou ne change pas ?

En comparaison avec l’ancien 716 MB, les changements sont très faibles. La ligne générale du club est toujours inspirée de la lame forgée 680 mise sur le marché en 2005.

Le dessin de la tête est un peu plus droite après la tendance plus courbe de la 716 MB. Avec sa finition en chrome polie, le club est toujours aussi classieux à regarder, un peu comme un bijou aux lignes épurées.

Pour justifier le changement, Titleist parle de distance et d’un meilleur contrôle de la distance. Bien entendu, c’est toujours un club pour golfeur d’élite capable de centrer régulièrement dans la face, tout en cherchant un MOI bas pour travailler facilement la trajectoire de balle.

Vous sentirez immédiatement dans les mains, la différence entre un bon et un mauvais coup.

A l’adresse, la tête de la MB est naturellement compacte. Plus on avance dans la série, et plus la tête s’élargit, de même que la consistance.

Vous noterez que les pros, et même les meilleurs jouent rarement un fer 3 MB. Pour un amateur, il faut une énorme vitesse de swing pour obtenir le bon angle de lancement avec les balles d’aujourd’hui qui spinnent beaucoup moins.

Proposé avec un shaft Project X en standard, Titleist propose beaucoup d’autres options au travers d’un fitting.

Un premier essai au Golf des Chanalets

Quelques jours avant la sortie des Fers Titleist 718 MB, j’avais pu les essayer en compagnie de Benoît Delcambre au Golf des Chanalets, mais revers de la médaille, nous n’avions pu taper que des balles de practices. Même si les données ont été ajustées au trackman, je ne considère pas que ce soit aussi fiable qu’un véritable test avec une balle de jeu premium.

En comparaison d’autres lames MB récemment testées, c’est difficile de distinguer la 718 MB. Il faudrait un test complémentaire pour donner des résultats plus précis.

En l’état, on peut simplement noter que malgré un loft à 35 degrés contre 34 pour les rivaux, la 718 MB n’est pas franchement moins performante pour la distance.

En mains, pour une lame muscleback, je me souviens avoir trouvé le club plus jouable que ce à quoi je m’attendais.

Comme bon nombre de golfeurs, j’aurai tout de même du mal à en faire ma série du dimanche, sauf à faire une composition entre T-MB sur les longs fers, et MB du fer 7 au pitch.

Sur une même session de test avec des conditions identiques, je peux constater que la 718 CB m’a paradoxalement donné un peu plus de spin, alors que logiquement, la tolérance était un soupçon meilleur. Idem pour l’AP2, le club le plus joué sur le tour, et notamment par Jordan Spieth.

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