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Fers TaylorMade M3

Par rapport au lancement des nouveaux drivers TaylorMade M3 et M4, la sortie des nouveaux fers M3 et M4 pourrait paraître un peu plus anecdotique. Pourtant, Brian Bazzel, vice-président de la création produits chez TaylorMade a bien essayé de nous démontrer le contraire, tout en mettant en avant une nouvelle innovation propre aux fers, le RIBCOR.

A la découverte des nouveaux fers TaylorMade M3

Présent à Londres comme représentant français de la presse golfique, le 6 décembre dernier, j'ai pu découvrir en avant-première, les nouveaux fers TaylorMade M3 et M4.

Petit retour en arrière…

Avant de développer mon point de vue par rapport aux nouveaux fers M3, j’ai d'abord voulu me replonger dans les données que j’avais obtenu pendant les tests des précédents fers TaylorMade depuis 2013, et notamment pour la gamme Improvment.

Je constate que la trêve des confiseurs est passée. Au lieu de ralentir le rythme de sortie des nouveaux produits, les marques de matériel, et TaylorMade en particulier, continuent d’alimenter le marché à un rythme très soutenu.

Je me risquerai à dire : Trop !

Surtout pour le marché des séries de fers où les véritables innovations sont tout de même difficiles à délivrer.

Depuis 2013, sur le segment des clubs « Improvment » ou golfeurs en progression, TaylorMade a été jusqu’à présent plutôt très active.

Le Rocketblade Z devait déjà être un club révolutionnaire avec des fentes sur la face qui optimisaient la vitesse de balle à l’impact. Puis, nous avons eu l’Aeroburner, et enfin les nouveaux fers M en 2016, puis en 2017.

A peine, les fers M 2017, déclinés en 1, 2 et CGB sont-ils sortis qu’arrivent les M3 et M4.

Or, le M3 avec un loft de fer 7 à 30,5 degrés ne peut pas être un produit complémentaire, mais bien un remplaçant du M1.

Honnêtement, ça va trop vite, et je souhaite pour TaylorMade que l’innovation de ce M3 soit vraiment convaincante pour justifier un tel rythme.

Surtout que d’un point de vue performance, entre le M2 2017 et le M2 2016, il n’était pas du tout évident de trouver un réel gain de performance.

Si je prends le test du fer 7 Aeroburner comparé à celui du M CGB, si je trouve un gain d’efficacité marginal, c’est assez insuffisant pour justifier un nouveau produit franchement plus performant, au-delà de renouveler des clubs déjà usés.

A l’occasion de la conférence de presse européenne du 6 décembre dernier, pour laquelle, j’ai accepté un protocole de confidentialité jusqu’au 2 janvier, j’ai donc découvert les nouveaux M3.

Des clubs qui sont effectivement dans la tradition de styles des séries M.

Cette fois, étant donné le temps passé sur les nouveaux drivers M3 et M4, le patron des ingénieurs Brian Bazzel a surtout mis l’accent sur un nouveau principe technologique : le RIBCOR.

C’est principalement ce procédé technique qui justifie ce nouveau fer.

TaylorMade aurait, suite à recherches, découvert comment mieux gérer la réponse globale de la face d’un fer par rapport à une moyenne de frappes décentrées.

Ici, il est encore question de smash factor, et donc d’augmenter la vitesse de balle à l’impact.

Pour Tomo Bystedt, principal ingénieur pour les fers « Nous avons mis bout à bout toutes nos technologies les plus décisives comme le RIBCOR, les faces slots, la speed pocket, le hosel cannelé, et l’ajustement du centre de gravité par l’ajout de tungstène pour que les meilleurs joueurs gagnent en distance. La forme du club a été modifiée par rapport aux précédents modèles. Le M3 présente un profil plus petit, une semelle plus petite, alors que la topline et le leading edge doivent inspirer plus de confiance, tout en apportant de la précision quand c’est le plus important. »

La science RIBCOR ?

Le procédé RIBCOR consiste à localiser plus efficacement la flexibilité de la face dans la zone de frappe, pour transférer plus d’énergie à la balle.

Concrètement, TaylorMade rigidifie le périmètre de la tête avec une structure plus… rigide.

Présenté au tableau par Brian Bazzel, cela paraît évident !

Je demande à voir dans les faits ! Si j’ai pu toucher les clubs… Je n’ai pas encore pu les tester avec un trackman.

S’agissant du RIBCOR, TaylorMade affirme que quand la tête d’un club frappe la balle, il y a seulement une infime partie de cette énergie qui est réellement transmise à la balle.

C’est d’ailleurs mesuré à travers le COR (coefficient de restitution).

Toute flexion de la face qui n’est pas directement en relation avec le point d’impact de la face correspond à de l’énergie perdue.

Pour Brian Bazzel et ses équipes, le fait de significativement rigidifier la structure du fer réduit les pertes d’énergies, en particulier sur les coups décentrés.

Ainsi, on parle bien d’un club improvment pour des amateurs qui décentrent régulièrement…

Bien entendu, comme il s’agit d’un fer de la famille M, les « faces slots » ou fentes sur les faces sont de la partie, et fonctionnent en relation avec le principe RIBCOR.

Ainsi, la partie en dehors de la zone d’impact idéale est renforcée pour repousser un maximum de flexibilité à l’intérieure de la zone idéale.

Brian Bazzel considère que mises ensemble, les deux technologies amplifient les bénéfices.

En gros, il faut comprendre que le fer M3 est un peu en quelque sorte un moelleux au chocolat ! Dur à l’extérieur, et tendre au centre !

La structure du club est rigide alors que la face restitue une torsion plus importante pour donner plus de vitesse à la balle.

Sur le papier, c’est effectivement une théorie intéressante.

Par le passé, TaylorMade a souvent fait beaucoup de théorie, mais dans la pratique, s’agissant des fers, au-delà du concept marketing, la différence de performance n’était pas toujours indiscutable.

Certes, le M2 a été en tête des ventes en 2017, mais était-ce imputable à la seule performance ou à une bonne stratégie de distribution ?

Pour le fer 7, avec un loft de seulement 30,5 degrés, effectivement, il y a des chances que l’on trouve un club longue distance, mais en contrepartie peu de spin, et donc peu de contrôle de profondeur.

Sur ce point, personne chez TaylorMade ne parle du spin…Le discours est bien focalisé sur la distance supplémentaire.

La bonne idée concernant ce type de club consisterait à passer par la case fitting, et choisir un shaft qui ajoute de l’angle de lancement, pour compenser le manque de spin par un angle d’atterrissage plus prononcé, tout en gardant le gain de vitesse de balle.

A condition qu’il y ait bien un gain de vitesse de balle par rapport au précédent M1 !

Pour la tolérance, Brian Bazzel indique que la technologie RIBCOR a aussi permise de placer plus de poids au talon, et en pointe (15 grammes de tungstène) pour augmenter significativement le moment d’inertie par rapport aux clubs 2017. Autrement dit, la tolérance globale du club devrait être supérieure.

C’est dommage que TaylorMade n’y ait pas pensé l’année dernière !

J’espère que la sortie des nouveaux fers M3 est bien une réalité technique, et pas seulement un choix d’habillage marketing, pour faire correspondre les nouveaux drivers et bois 3 M3 avec la série de fers du même nom…

Nous verrons bien si en 2018, les nouveaux fers M3 surpassent vraiment tout ce qui a été fait depuis 2013 par TaylorMade, en matière de fers « improvment ».

Sur le « papier », le principe RIBCOR semble pertinent.

Les M3 seront proposés de base avec des manches True Temper XP100 en acier, et des Mitsubishi Tensei en graphite.

Les M3, comme les M4, seront commercialisés à partir du 16 février 2018 pour des prix allant de

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