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Fers Ping i200

18 mois après la sortie des fers Ping ie1, eux-mêmes rapidement renommés « i » tout court, la marque de Phoenix est revenue au principe d’association d’une lettre avec un chiffre, d’où aujourd’hui les i200, sorte de pont naturel avec les anciens i20 et i25. Vous avez du mal à vous y retrouver ? Au-delà des problématiques de naming, nous avons déjà pu tester ces nouveaux clubs, et vous livrer un premier avis ainsi qu’une comparaison avec les précédents modèles.

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Toute une histoire de nom…

Les i200 viennent remplacer les ie1 dans la gamme PING. Ce club nous avait d’ailleurs plutôt laissé une belle impression au moment de sa sortie en 2015.

On peut comprendre la problématique qui se posait devant les décideurs de la marque, après avoir sorti un club tout simplement appelé i, se voulant une rupture.

i, tout simplement,…le club qui allait mettre tout le monde d’accord ?

18 mois après, dans une logique commerciale, technique, et industrielle, la série ne pouvait en rester là.

Pourquoi pas i30 ?

Ce sera finalement i200, et sans doute un indicateur de ce que pourrait être la future règle de nommage chez Ping pour les mois à venir avec les prochains renouvellements des séries G et S.

Pour être bien précis, les i200 s’intercalent dans une classification intelligente et précise des fers dans le business.

Si vous séparez les fers en deux grandes catégories, vous avez les fers « improvments » (pour les joueurs à la recherche de tolérance), et les fers « players » (pour les joueurs qui veulent travailler la balle et lui donner des effets).

Dans ces deux catégories, vous pouvez encore subdiviser les produits en deux familles de chaque côté.

Les i200 sont dans la catégorie pour les bons joueurs.

Traditionnellement, les CB (Cavity back) et les MB (Muscleback) s’opposent.

Les MB communément appelées lames sont les clubs les plus intransigeants. Il s’agit de la part la plus faible dans la vente de clubs de golf en France.

Entre une i200 et une iBlade (lame), toute la question tourne autour de la marge d’erreur, et un angle de lancement plus élevé

Considérant que les golfeurs connaissent une grande évolution entre le moment où il débute, et le moment où pour certains, ils arrivent à un index à un chiffre, et même inférieur à 5, ce crantage du matériel est logique, et ne fait que suivre cette évolution technique du joueur.

A 36 d’index ou plus, vous êtes content d’utiliser un fer « oversized » pour vous aider à lever la balle.

Autour de 12 d’index, le choix d’une MB est encore prématuré, et pour y arriver, une CB peut s’avérer un choix utile.

Chez Ping, avant de jouer une iBlade (MB), et après avoir commencé par un Gmax, et évolué sur un fer G, vous pouvez donc vous laisser tenter par une série i200.

Un club qui commence à être exigeant tout en restant encore abordable.

Pour l’avoir tapé quelques heures avant de préparer ce sujet, j’ai pu ressentir ce que j’observe depuis quelques mois avec les nouvelles séries PING, à savoir une certaine aisance, et maniabilité.

Pour étayer mon propos, je pourrais argumenter à partir d’un élément quantitatif irréfutable, le smash factor.

Cependant, après avoir tapé des centaines de clubs de golf, des milliers de « set-up », je crois qu’il n’existe pas vraiment de mesure objective pour définir une sensation.

Des sensations aux caractéristiques techniques d’un fer i200

Sur les éléments objectifs, la tête du fer i200 a été construite en acier inoxydable 431.

D’un point de vue purement esthétique, ce club est en quelque sorte un mélange entre un retour à quelque chose de très classique, notamment au niveau de l’intérieur de la cavité, et un contour très moderne, très épuré, riche et moderne.

Le i200 ressemble à un condensé entre une série S (rappel du S55) et une série G pour les connaisseurs de la marque.

Au-delà de l’aspect esthétique, la barre en T à l’arrière de la face doit servir à placer plus de poids juste derrière la zone d’impact de la face, et ce, pour renforcer le transfert d’énergie.

Techniquement, la face a été amincie d’un millimètre (seulement 2,31 mm) pour générer plus de vitesse à l’impact. Le poids ainsi économisé a été placé près du hosel (talon), et près de la toe (pointe), pour augmenter le moment d’inertie de 7% selon Ping.

Pour la marque, le i200 se rapproche en tolérance du précédent G15.

Clairement, la cavité est la partie qui a subi le plus de modifications visibles. Remarquez l’élastomère en argent (CTP) qui est pratiquement deux fois plus important que par le passé.

La poche pour le CTP est plus profonde, ce qui contribue aussi à améliorer le son et la sensation du club au touché.

Dernier élément à évoquer concernant la tête, la « leading edge », partie comprise entre la face et la semelle est plus importante pour augmenter le bounce, ce qui a pour objectif de faciliter le passage du club sur le gazon.

Avec la tête, il faut aussi évoquer les shafts AWT 2.0 en acier proposés en standard.

AWT pour « Ascending Weight », ce qui veut dire que plus les shafts sont raccourcis et plus ils deviennent lourds. Une très belle réponse différenciée de l’actualité des clubs de même longueur, particulièrement en vue chez Cobra.

Pour Ping, cela équivaut à proposer plus de contrôle sur les clubs « courts », alors qu’un shaft plus léger sur les fers les plus longs favorisera la vitesse de swing.

Il y a du pour et du contre !

Si l’idée est bonne, pour ceux qui préfèrent jouer des clubs d’un poids équivalent sur chaque fer, cela peut s’avérer perturbant.

Premier essai consacré au fer i200

Ce tableau résume mes propres tests des fers de cette gamme chez Ping depuis 2013. Cela n’a pas la même valeur qu’un essai réalisé par plusieurs testeurs comme nous avons l’habitude d’en produire.

Il s’agit simplement de vous apporter des premiers éléments d’appréciations objectifs dans l’attente de la publication de notre test complet.

J’ai veillé à vous présenter des set-ups comparables, à savoir des têtes i montés sur des shafts aciers regulars.

Notez la cohérence de PING dans le loft de ces séries i, à savoir toujours 33 degrés de loft.

Idem pour la longueur des shafts standards proposés !

En revanche, le poids des shafts a un peu varié selon les versions.

Sur 4 ans, je concède que mon swing a quelque peu bougé à la faveur des bons conseils de nos différents consultants. Il ne faut donc pas pleinement mettre sur le compte des clubs l’écart de vitesse de swing de près de 6 mph entre le i20 et le i200.

Toutefois, le degré d’efficacité neutralise ce paramètre (ratio entre la vitesse de swing et la distance au carry).

C’est le premier point que je voudrais vous mettre en avant.

Entre le ie1 et le i200, notez que le smash factor et le degré d’efficacité sont très proches. Les gains existent mais ils sont marginaux.

Ceci dit, dans le contexte réglementaire actuel, il pourrait difficilement en être autrement. C’est pour cela qu’il faut distinguer le marketing de la réalité industrielle. Les marques ont une marge de manœuvre très restreinte pour améliorer leurs produits.

Elles investissent des millions en R&D pour trouver la petite bête. En l’occurrence, comme annoncé par Ping, effectivement, il y a un léger gain de vitesse de balle à l’impact. Ce gain se traduit en distance au carry (+2 m) et en distance totale (+5 m) versus le précédent ie1.

Mais ce n’est pas le plus intéressant. Alors que nous réalisons nos tests dans des conditions similaires, dans ce cas, j’observe que le taux de spin est amélioré, et la hauteur de trajectoire quelque peu abaissée.

Sans me réfugier derrière trop de chiffres, j’aurai tendance à effectivement changer une série d’ie1 pour une i200, un bon point pour PING. Ceci étant, il reste à comparer les i200 avec d’autres CB dans d’autres marques. Ce sera l’objet d’un prochain sujet au moment des guides de choix 2017…

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