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Fers Mizuno MP-18 SC

Coincée entre la lame MP-18 et le MP-18 MMC de construction multi-matériau, comprenez un fer forgé mais pas complètement, la MP-18 SC de la catégorie des cavity back est peut-être des trois nouvelles offres Mizuno, la plus pertinente pour les très bons joueurs. Si quelques années en arrière, on pouvait se poser la question de l’avenir des cavity back, ces clubs s’imposent de plus en plus auprès des joueurs classés à un chiffre. Toutefois, par rapport à une lame Muscle Back, il faut bien y regarder pour trouver de véritables différences…

Trouver sa place…

Une cavity back a jusqu’à présent souvent vécu dans l’ombre d’une lame Muscle Back (MB).

Ce temps est peut-être révolu. SI la MB est vouée à servir de vitrine de savoir-faire, une CB telle que la MP-18 SC présente un objectif commercial plus ambitieux.

Les golfeurs peuvent s’émerveiller devant la pureté d’une lame type MB, mais au moment de choisir, opter pour la raison avec une CB.

Pourtant, entre les deux types de têtes, les écarts ne sont pas si spectaculaires. Au contraire, cela se joue à quelques millimètres près.

Loft et lie sont équivalents.

A l’adresse, le club paraît compact comme une lame. Vous pourriez vous y tromper…

Pourtant, pour la MP-18 SC, la face est un demi millimètre plus haute, et la top-line plus épaisse d’un millimètre par rapport à la MP-18 traditionnelle. Ces deux petits détails font justement toute la différence au niveau du smash factor.

En termes moins « technique », on vous dira que vous aurez plus de retours de sensations en mains.

Concrètement, si vous tapez un coup de fer 7 avec un ratio de smash factor autour de 1.35 avec une cavity back, il y a des chances que ce même ratio tombe de à 1.30…

C’est donc essentiellement au niveau du rendement en vitesse de balle qu’un golfeur va concrètement sentir la différence.

Par rapport à une lame, une CB donne seulement quelques tours de spins en moins (environ 500 tpm sur un fer 7), alors que la trajectoire est très proche, même si légèrement moins bombée.

Pour un bon joueur, la trajectoire et le travail de la balle restent très largement satisfaisants pour contrôler profondeur et effets.

Quoi de neuf docteur ?

Pour cette nouvelle tête, Mizuno affirme avoir essentiellement travaillé sur une semelle plus large et plus cambrée pour la rendre plus facile à jouer.

La top-line est affinée et fuselée pour plaire à l’adresse, tandis que la taille générale a été rendue encore plus compacte toujours pour plaire aux golfeurs professionnels.

Toute l’argumentation du fabricant japonais repose sur son procédé de fabrication dit Grain Flow Forged, réalisé à Hiroshima, et qui donne la sensation de perfection au touché.

Pour Mizuno, toute la difficulté est de réunir deux mondes.

Au Japon, la concurrence est exacerbée par rapport à une multitude de marques qui revendiquent un véritable travail artisanal (Seven, Miura, Kyoei, Yamaha…)

De l’autre côté du pacifique, aux USA, Mizuno veut conquérir le cœur de golfeurs plus athlétiques et déjà servis par une production très « Made In USA » à quelques paradoxes près.

Entre les deux mondes, il faut parfois faire un très grand écart. Les deux marchés pesant 15 et 25 millions de golfeurs, soit plus des deux tiers de la planète.

Une MP-18 SC doit à la fois rivaliser avec une production locale basée sur la tradition et la pureté, et une production américaine plus marketing et plus sportive.

Finalement, cela explique le discours de la marque qui mise tout sur la mise en scène de ces artisans alors que l’on parle d’une firme comparable à Nike ou Adidas dans le sport multi-marques.

C’est la force de Mizuno de savoir adapter son langage et son image à son marché, mais c’est aussi un peu sa limite, au moins sur son marché national…

Avec la MP-18 SC, Mizuno mise sur Nick Faldo, son meilleur ambassadeur, que les autres marques japonaises n’ont d’ailleurs pas.

C’est le mérite de cette marque d’avoir vraiment voulu sortir de ses frontières pour dans un premier temps aller à la conquête du vieux monde, et installer une manufacture en Ecosse pour y assembler des séries. Mizuno est de ce fait la marque japonaise la plus européenne…

Une marque qui joue son va-tout sur le fitting pour contrer l’idée que ses clubs sont conçus à l’origine pour des golfeurs plus petits ou moins athlétiques.

Ainsi, les têtes de MP-18 peuvent être mélangées dans une même série pour offrir la meilleure expérience fitting possible.

Sur le produit en lui-même, vous l’aurez compris, il est difficile de trouver une véritable révolution.

L’intérêt de la MP-18, c’est surtout le fait de pouvoir marier une tête MB, une tête CB, et même une tête MMC en fonction des numéros et des lofts.

Pourquoi ne pas choisir la précision ultime d’une CB sur les fers courts, adopter les effets d’une MB sur les fers intermédiaires, et choisir la puissance d’une MMC sur les longs fers.

Une première expérience concrète…

Comme déjà démontré dans l’article sur le MP-18, je vais vous proposer les mêmes chiffres pour comparer MP-18 SC et les autres têtes.

Sur un fer 7 monté sur un shaft acier stiff KBS Tour 120 S, à 79 mph, le smash factor est encore très satisfaisant (1.32) bien au-dessus du rendement de la lame MP-18.

Avec un fer 4, on peut constater essentiellement deux choses : Le smash factor ne progresse plus très rapidement (seulement 1.34) et le taux de spin reste très cohérent (fer 4 à 4000 tours de spin pour un fer 7 à 7000 tours).

Ainsi, le fer 7 est bien un club pour contrôler la profondeur avec seulement 5 mètres de roule. Avec le fer 4, la balle roule déjà 13 mètres.

Surtout en comparaison avec une lame, si les écarts de distances sont marqués sur les fers courts, plus les lofts se ferment, et moins on trouve ce fameux écart de tolérance, et de distance.

C’est ce qui explique pourquoi certains pros aiment mixer les MP-18 lames sur les longs fers, et les MP-18 SC sur les fers courts.

Avec le fer 4 SC, j’ai porté la balle à 161 mètres contre 157 mètres pour la MP-18 lame.

Entre les deux clubs, le spin est quasiment équivalent à 200 tours près, tout comme l’angle de lancement.

C’est le principal enseignement sur un premier essai de cette série SC.

Plus on avance dans les lofts, et plus l’écart se resserre avec une véritable lame. L’avantage de tolérance est surtout marqué sur les fers courts.

En comparaison avec les autres fers CB du marché, la série Mizuno MP-18 SC est très conventionnelle.

Sur ce type de clubs, il est difficile de trouver des écarts significatifs.

Chaque marque cherche à mettre en avant son processus de fabrication, et sa qualité. Cependant, dans le top-10 des marques du marché, il devient difficile de distinguer des performances nettes sur une CB.

C’est vraiment votre attachement à la marque, et l’image qu’elle projette pour vous qui pourra vous inciter à aller plutôt vers l’une que plutôt vers une autre.

Sur la MP-18 SC, pas de mauvaises surprises en perspectives, ce club offre un rendement en tout point comparable à ce que l’on peut attendre d’une bonne cavity back, pas plus, pas moins…

Pour la marque, il est donc essentiel d’être crédible comme fabricant de cavity back, là où d’autres marques peuvent paraître moins légitimes.

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