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Fers HONMA TWORLD 747P: Tout pour la distance?

En signant Justin Rose pour la saison 2019, ce dernier gagnant très rapidement sur le PGA Tour (Farmers Insurance Open à Torrey Pines), Honma a réalisé un très gros coup pour se mettre en avant, et faire découvrir ses offres Tour World, dont les fers 747P. Il s’agit de clubs à ranger dans la catégorie pour joueurs en progression, et à la recherche d’un maximum de distance, surtout à en juger par les lofts proposés.

Pour argumenter sur ses nouveaux fers, vous ne trouverez pas forcément une longue diatribe du fabricant, notamment sur son site Internet. En revanche, les caractéristiques du club nous en disent beaucoup sur le positionnement du produit, et le client ciblé.

Pour des clubs clairement « distance », les têtes sont plutôt « Mid-Size », et ne vont pas jusque dans le domaine des clubs « oversized » voués aux débutants.

Les 747P ont pourtant un but clairement affiché : Vitesse et distance.

Et pour cause, les lofts sont très fermés.

Un fer 7 vous sera présenté à seulement 28,5 degrés de loft, ce qui à titre d’équivalence, le met frontalement en compétition avec un TaylorMade M6, soit l’une des meilleures ventes de l’année.

De nos jours, en France, le loft moyen d’un fer 7 devrait plutôt être de 33 ou 34 degrés d’ouverture, ce qui est le cas sur une lame Muscle Back ou Cavity Back, les clubs les plus exigeants.

Cependant, les ventes révèlent année après année, que les consommateurs privilégient des clubs avec plus de semelles, moins de lofts, et un centre de gravité abaissé pour gagner de la distance.

Les fers TaylorMade M6 ou PING G410 sont plébiscités.

Les Tour World 747P s’inscrivent donc complètement dans cette logique.

A l’inverse des marques américaines, Honma revendique le fait de confectionner ses têtes de clubs de manière artisanale, et au Japon, dans son atelier de Sakata.

En réalité, Honma a surtout réussi à se créer une image de marque dans les clubs moulés, quand d’autres marques japonaises se sont surtout faites remarquées pour leurs clubs forgés.

Le Tour World 747P est un club moulé de belle facture, dont la fonction est de vous proposer de la distance, mais surtout de la facilité.

Comme beaucoup d’autres marques actuellement, Honma mise sur le tungstène au niveau de la semelle, et sur une cavité avec une poche dessinée pour abaisser le centre de gravité, et tenter de compenser un loft physique du club très fermé par rapport à la norme.

Il s’agit néanmoins d’arriver à lever la balle alors que vous avez moins de loft !

Je vous rassure ! On lève très bien les balles avec ces fers, cependant, vous verrez dans l’article test qu’il y a tout de même beaucoup à dire sur les trajectoires, et notamment pour cette série montée sur des manches aciers en stiff.

S’agissant justement des manches, Honma vous propose principalement un regular avec le Vizard, un graphite regular en moyenne un quart de inch plus long que la moyenne du marché (37,25 inches pour un fer 7) ou un acier stiff NS Pro 950 GH plus dans la norme (longueur du manche à 37 inches pour un fer 7).

Pour avoir reçu une série complète du 5 au 10 (l’équivalent du pitch), j’ai pu constater que l’offset de la série était plutôt minimal, ce qui ne déplaira pas à un bon joueur, sans trop entamer la confiance d’un golfeur avec un index plus élevé.

La topline est vraiment fine, une autre caractéristique appréciable sur un club de golf, alors que la semelle n’est pas très large pour une série avec des lofts aussi fermés.

En comparaison avec le fer TaylorMade M6 avec lequel il pourrait être mis en compétition, la largeur de la semelle paraît très similaire.

Les différences sont plus marquées quand on pose le club au sol, et à l’adresse.

La longueur de la lame paraît plus importante sur le modèle Honma, alors que le M6 paraît plus compacte, et la top-line nettement plus large et plus ronde pour le TaylorMade.

A l’inverse, le P747 est plus « taillé » ou plus racé.

Ces deux types de clubs ont beau être très comparables, au final, il y a bien de grosses différences au niveau du dessin de la tête.

L’offset est effectivement légèrement moins prononcé sur le modèle Honma.

C’est comme si le modèle Tour World 747P s’approchait d’une lame sans en être une. Toutefois, du fait du tungstène et de sa forme, ce n’est pas un club pour travailler la balle à l’extrême, et comme avec une lame.

A la base du shaft, autre différence avec le M6, le coude est plus droit, plus court, et à priori, c’est un choix pour pousser le centre de gravité plus près de la pointe.

Les journalistes anglais qui émettent des revues sur les clubs de golf, et notamment le toucher me font toujours « rêver » pour leur capacité à estimer qu’un club apporte plus de toucher qu’un autre.

J’ai passé plusieurs minutes à essayer de me concentrer sur le toucher du Honma, versus le M6, puis le M5, car je n’avais pas tout à fait les mêmes shafts.

En effet, comparer des têtes sur le seul argument du toucher demande d’avoir au moins les mêmes manches.

C’est vraiment un exercice délicat que de dire qu’un fer présente un meilleur toucher. A la rigueur, j’ai eu l’impression que le contact de balle avec le Honma Tour World 747 P paraissait un soupçon plus ferme ou que les ondes dégagées à l’impact étaient plus concentrées.

Mais là, on commence à toucher au subjectif… Ce n’est pas trop un domaine dans lequel je me trouve à l’aise pour faire des commentaires.

Il faut être capable de faire le distinguo entre des balles parfaitement touchées dans le sweet spot ou pas.

Avant de parler de performance, le produit fini est plutôt qualitatif.

Les finitions sont soignées.

C’est un club que l’on pourrait mettre dans son sac, sans avoir à rougir.

Pour cette série, Honma présente des clubs du fer 4 au fer 11, une rareté sur le marché. Le fer 10 est bel et bien un pitch, alors que le fer 11 est plutôt équivalent à un gap wedge.

En termes de prix, la série en graphite regular peut se trouver à moins de 1350 euros les 6 clubs chez les distributeurs français, ce qui paraît raisonnable pour des clubs Honma ou comparativement à des séries BERES qui peuvent facilement coûter le triple.

Avec une telle série, Honma se place donc face à la concurrence américaine sur la partie du marché la plus importante en volume.

Ce sera intéressant de voir, avec l’apport d’image de Justin Rose, si Honma arrive à faire une percée significative sur le marché…

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