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Fers Callaway EPIC: L’œuvre idéale d’Alan Hocknell

Une fois n’est pas coutume, une marque a donné un chèque en blanc à son principal ingénieur pour qu’il conçoive, non pas un club de golf pour un marché donné et selon des contraintes économiques, mais un club de ses rêves pour son propre jeu (joueur à un chiffre) pouvant ensuite être proposé à beaucoup d’amateurs. Alan Hocknell est une véritable référence dans le monde de l’ingénierie propre au golf. C’est un excellent joueur de golf, et pour l’occasion, Callaway lui a donné carte blanche pour concevoir un club unique en son genre : l’EPIC !

L’histoire des fers Callaway EPIC et EPIC Pro est assez originale.

Il est rare qu’une marque donne une complète carte blanche, même à son directeur de la recherche et du développement.

Pour l’avoir rencontré à Carlsbad, dans son bureau 2180 Rutherford Road, Alan Hocknell est non seulement un ingénieur plutôt réservé avec cette touche de classe typiquement britannique, mais aussi conscient que les clubs de golf sont l’affaire de toute une équipe de la R&D à l’équipe de production, sans oublier les ateliers.

Pourtant, cette fois, il a été réellement seul devant la feuille blanche pour concevoir le club avec lequel il rêverait de jouer.

On n’est parfois jamais mieux servi que par soi-même.

D’un point de vue marketing et commercial, cette approche se distingue aussi nettement du cliché qui veut que des professionnels louent les clubs pour lesquels ils sont de toute façon payés pour jouer !

A la longue, plus personne ne croit Justin Rose ou Phil Mickelson quand ils découvrent un nouveau club, et le trouvent plus extraordinaire que celui de l’an passé. Plus personne… vraiment ?

L’histoire des EPIC a donc le mérite de nous interpeller.

Comme beaucoup d’ingénieurs, Alan Hocknell, joueur à un chiffre, est un passionné de golf.

Autant, les fonctions commerciales dans les entreprises qui manufacturent les clubs ne jouent pas nécessairement beaucoup au golf, autant, quand on s’adresse à des ingénieurs Callaway, TaylorMade, Cobra, Titleist, Srixon ou Cleveland, ils jouent et plutôt bien !

Pour Hocknell, l’idée de départ était de mettre un club aux caractéristiques d’un « super-improvment » dans une tête de club « player ».

Chez Callaway, la référence des fers était jusqu’à présent la ligne APEX CF avec sa déclinaison APEX Pro.

Hocknell voulait en fait intégrer les technologies qui permettent à Callaway de booster la distance sur des Big Bertha ou des Steelhead, tout en minimisant l’impact sur la tête.

Selon Médéric Cocaire, expert fitting et formation chez Callaway, la marque a mis en place plus de 200 étapes de fabrications pour concevoir les EPIC !

Du jamais vu pour un fer Callaway, et sans doute dans d’autres marques, et cela devrait se retrouver dans le prix de vente (plus de 2000 € la série de 7 fers).

Techniquement parlant, Callaway a donc utilisé la technologie Face Cup utilisée sur ses fers Improvments, car justement, cela permet d’augmenter la vitesse de balle même sur les coups décentrés.

La face est en fait plus fine, y compris autour du centre. La partie centrale de la face tombe à seulement 1 millimètre d’épaisseur !

Comprenez que pour une tête compacte censée plaire aux bons joueurs, l’EPIC doit tout de même lancer plus vite !

Pourquoi un golfeur 5 d’index devrait être privé d’un gain de 4 à 5 mètres, et parfois plus, avec ses fers ?

Autre élément très important dans la conception Callaway, le système « Internal Standing Wave » qui a pour objet d’augmenter l’angle de lancement sur les fers « improvments » a aussi été implanté sur les EPIC.

Le principe est simplement basé sur du tungstène ajouté dans la semelle, une pratique que l’on voit chez beaucoup de fabricants, et notamment TaylorMade, Cobra, Srixon, Ping ou encore Titleist.

Toutes les marques veulent baisser le centre de gravité sur les longs fers, et au contraire, l’élever sur les fers courts, pour coller avec l’impact réel de la balle dans la face, et ce, pour optimiser les conditions de lancements.

Jusque-là, en dehors d’essayer de faire rentrer des techniques dans une tête plus petite, rien de bien aberrant !

La véritable idée avec les EPIC, fruit de l’expérience, a été de reprendre le principe d’exo-cage au niveau du châssis, ce qui a été vu sur le précédent Big Bertha OS, pour renforcer l’ensemble, et permettre justement de monter une face plus fine !

Pour soutenir une face plus fine, il faut schématiquement un corps plus solide pour que la face puisse effectivement se déformer efficacement.

Pour l’ingénieur, la difficulté consistait à créer un club qui puisse performer, tout en restant dans les limites fixées par le règlement de l’USGA, et notamment la limite de COR à 0,83 sur les fers 3 à 7.

C’est plus facile à faire sur des têtes plus massives !

Entre la version EPIC et la version EPIC Pro, Hocknell a procédé à de tous petits ajustements.

La version EPIC Pro est encore plus compacte avec moins d’offset, une top-line encore plus fine, et une semelle plus étroite.

Forcément, cela aura pour conséquence de réduire la tolérance, et d’abaisser l’angle de lancement, à mesure que le centre de gravité sera un peu moins bas.

Pour avoir déjà pu tester la version EPIC, mais pas encore la version EPIC Pro, ce qui pourrait intervenir en septembre, je suis assez interrogatif sur cette différence entre les deux clubs.

Sans faire trop de suspense, j’ai été extrêmement surpris par les EPIC, d’abord au moment du test, puis ensuite, de retour au bureau, quand j’ai analysé les données à tête reposée.

Les fers EPIC coupent le spin et l’angle de lancement !

C’est clairement des fers superpuissants avec un look agréable à regarder. Hocknell a complètement réussi ce qu’il voulait faire.

Néanmoins, les clubs ne donnant plus de spin, et donnant des trajectoires tendues, on gagne énormément de distance, mais il y a un revers à la médaille.

Comment arrêter la balle sur le green avec plus de précision ?

Prenons le cas du fer 7 !

Pour arrêter la balle rapidement sur le green, il faut idéalement 6 à 7000 tours de spin, ce que seuls des lames peuvent donner. Les clubs improvments sont plus près des 5000 tours.

En corolaire, il faut aussi un angle d’atterrissage de 45 degrés pour qu’en plus du spin, la balle s’arrête en moins de 5 mètres sur le green, et être à la limite de ce que beaucoup rêvent de faire avec une balle tour exclusivement : donner du backspin !

Dans le cas du fer 7 EPIC, j’ai donné 4400 tours de spin avec une balle tour, et mon angle d’atterrissage est tombé à 43 degrés pour finalement une roule de 11 mètres en moyenne.

Comme dirait Manuel De Los Santos, et j’aime bien cette expression « Le joli dans l’histoire », c’est la distance que j’ai produit en moyenne avec ce fer 7, soit 152 mètres avec une pointe à 155 !

Pour moi, cela représente plutôt ma distance moyenne avec un fer 6 ! C’est donc un club de plus en distance, et sans blabla marketing. C’est véridique !

Cependant, il faut mettre dans la balance un réel gain de distance couplé avec un smash factor nettement plus élevé, contre une perte nette de pouvoir stoppant donné à la balle.

Avec un fer 7, en graphite ou en acier, ma moyenne est autour de 1.32. Avec le Callaway EPIC, je suis monté à 1.36, ce qui se ressent clairement dans les mains !

J’en reviens donc à mon interrogation s’agissant de la version Pro « Est-ce que la version avec un centre de gravité moins abaissé pourra permettre d’augmenter l’angle d’atterrissage ? »

Pour de très bons joueurs, index à un chiffre, ce serait sans doute ce qu’ils rechercheraient.

De ma compréhension du matériel, je dirais que c’est à priori l’inverse, jusqu’à ce que je puisse en juger ou le faire tester par Xavier Bretin.

En conclusion, l’EPIC est assurément un club très puissant, et je dois bien admettre qu’en l’état des shafts que j’ai testé, ce club est plus puissant que son alter égo chez TaylorMade, le M1.

Cela ne se joue pas nécessairement sur un gros écart, mais à cette heure, difficile de trouver un club plus puissant. Il semble que le PING G400 soit aussi sur cette tendance.

L’histoire des EPIC made in Hocknell se résume à "pas de spin", et "angle de lancement très tendu", pour des balles qui roulent, roulent, roulent…

Au moment du choix, il faudra être conscient de cette notion entre avantage/désavantage… gain de distance/perte de pouvoir stoppant.

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